Manchester United – PSG (0-2) : la Raide et Vile Academy livre ses notes

Ah ben ça valait le coup.

Ça valait le coup d’y croire. De bomber le torse à nouveau. De rentrer dans le lard d’Habib Beye parce qu’il parlait de nous avec mépris. Ça valait le coup de siffloter dans les couloirs comme des caïds de cour de récré quand on croisait les petit·e·s supporter·rice·s du PSG né·e·s en 2005.
Haha, ils avaient rigolé le 17 décembre mais ils faisaient moins les marioles là, deux mois plus tard. Ça tremblait des genoux. Invaincus en 2019 qu’on était. Pogba qui dabe sur la Premier League, Rashford qui est redevenu le crack vendu trois ans auparavant. Et eux… Et eux… Pas de Neymar, pas de Cavani, pas de Meunier, pas de milieu… Oh Djadja… Pardon, ohlala mais qu’est-ce qu’on allait les faire douter… Mbappé tout seul devant entre Lindelöf et Bailly… Hahaha laissez-moi rire. Il touchera pas une cacahuète le prodige de Bondy…

Subs : Romero, Dalot, Jones, Fred, Mata, Sanchez, Lukaku

Bobby me confiait par sms (que voulez-vous on est old-school ici) que c’était la déception qui primait ce matin. C’est sans doute parce que c’est un mec bien, stable, mesuré, épanoui professionnellement dans une entreprise à vocation féministe et progressiste etc.

Moi depuis ce matin je casse des parpaings pour me calmer.

Qu’on s’entende bien. On ne s’attendait pas à leur coller un 3-0 des familles, prudence est mère de ne pas trop se mouiller…  Mais on pensait au moins ressembler à une équipe de foot, face à leur semi-équipe B bricolée en allemand. Proposer un tant soit peu d’opposition…

Et bien figurez-vous que ça a duré environ 10 minutes, ce match de foot. Le temps pour Pogba de se payer Thiago Silva sur un dribble dont lui seul a le secret et pour Rashford d’alerter Buffon sur un centre raté qui se transforme en tir. Ce qui constituera la seule (!) occasion du match.

Après tout ça, nos chers Red Devils, forts de cette démonstration de force (ils ont pressé le PSG sur un neuvième de la rencontre), ont offert un récital qui a renvoyé quelques mois en arrière : passivité, manque de combativité et d’implication, imprécision, panique dans la relance, perte de patience, fautes débiles : le bingo grand-rendez-vous-manqué est quasi gagnant alors que Paris se promène. Manque juste d’en prendre un, ce que miraculeusement nous n’avons toujours pas fait quand arrivent la mi-temps et les deux blessures conjuguées de Martial et Rashford, remplacés par Sanchez et Mata.

Fort heureusement, dès le début de la seconde période, MU décide d’arrêter de nous faire espérer en offrant, sur corner, le premier but de sa carrière en pro à Kimpembe (53e). Complètement oublié le défenseur surgit pour fusiller à bout portant notre pauvre David de Gea. Mais le but sur coup de pied arrêté reste trop arbitraire, pas assez représentatif de l’écart de niveau entre les deux équipes… Alors à l’heure de jeu, Paris, sur une trouzième perte de balle mancunienne au milieu de terrain (celui où Marquinhos et Verratti ont tout mangé) décide d’accélérer et de bâtir un contre, modèle à la fois de circulation de balle et de résistance à tout pressing qui finit par un centre de Di Maria pour trouver Mbappé, entre Bailly et Lindelöf. 0-2 (60e).

Et alors là on craint carrément la piquette, tellement MU semble sonné. Incapable de vraiment opposer quelque chose avant l’ouverture du score, que faire contre un Paris libéré ? S’en remettre aux exploits du portier maison (63e, 65e) face à Mbappé puis attendre que ça se termine. Paris a son break, sa victoire, ne va pas non plus trop puiser dans les réserves… Pour preuve, Tuchel envoie Dagba connaître des premiers émois au front.

Pogba boucle quand même son match tout en frustration par un rouge suite à une faute idiote sur ce roublard d’Alves. Bravo l’artiste.

Il y a encore une tonne de travail à réaliser du côté de Manchester United. C’est important parfois de s’en rappeler.

De Gea (4/5) :
L’homme qui a dit non à l’humiliation. Ce qui n’empêche pas de prendre des buts, certes.

Shaw (2/5) :
Bloqué dans son couloir, pressé, coincé, empêché.

Bailly et Lindelöf (2/5) :
Non mais c’est sûr, Mbappé court vite, alors bon, comment l’arrêter hein. Vous comprenez, c’est pas facile… En attendant le « non mais en même temps, Cavani, il est toujours bien placé, alors vous comprenez, bon… ».  

Young (1/5) :
Beaucoup plus intéressé par l’idée d’envoyer Di Maria à l’infirmerie que par le fait de gagner le match. Et même si dans un premier temps, ça se défend, ce n’est pas très sérieux. Surtout quand l’Argentin est auteur des deux passes décisives. Double défaite pour Ashley.

Matic (3/5) :
Seul joueur à peu près de football ce soir… Et encore, ça n’a pas duré tout le match.

Ander Herrera (2/5) :
Perdu. A la fois dans l’engagement, dans la construction… Verratti s’est amusé avec lui et sa grinta pourtant réputées dans tout le royaume.

Pogba (2/5) :
Sans doute que pendant une semaine, il inspectera chaque recoin de chaque pièce où il pénètrera pour vérifier que Marquinhos n’est pas là, tapi dans l’ombre, prêt à lui pourrir la vie. Totalement neutralisé, il s’est enfoncé dans un jeu cliché, à vouloir libérer le club à lui seul. Bilan : il perd la balle qui amène le 0-2 et prend un rouge en fin de match. Pas formidable.

Martial (2/5) :
Jouer sur ses facilités ça ne suffit pas toujours. On dirait moi au lycée.

Lingard (1/5) :
Si seulement il y avait eu un mercato récemment pour trouver un ailier droit…

Rashford (2/5) :
Aux premières loges pour le Beau et la Bête, le récital de Thiago Silva et Kimpembe.

Les Suppôts de Satan :

Sanchez pour Lingard, 45e (1/5) :
Chilien en bout de course cherche à se relancer au sein d’un nouveau challenge. Forte réputation et talent sans doute pas totalement épuisé. Idéal club chinois. Prix à débattre. Appeler Ed Woodward.

Mata pour Martial, 46e (2/5) :
Disons que parfois, il évitait qu’on perde la balle trop vite.  

Lukaku pour Rashford, 84e (NN) :
Foutus pour foutus. Bah foutus.

Luke Seafer

Fils de Satan, fils du metal, fils de la haine, fils de Cobra.

3 commentaires

  1. il y a eu un contre à un moment où Manchester a été super dangereux. Mais l’attaquant a été rattrapé par Marquinhos

  2. Hé oui mais que voulez vous : cette fois-ci, le Pogba il jouait chez vous et il n’a pas été meilleur que son frangin il y a 2 ans sur cette même pelouse.

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