Nancy-Clermont (1-0) : La Chardon à Cran Académie même pas à cran

La fiction a ceci de réellement magique qu’elle offre l’impression (pour peu qu’elle s’en donne les moyens) d’une possibilité entre toutes qui semble échapper au réel : celle d’un éternel recommencement pur, sans souffrance, sans mal, dépourvu de toute altération. Le retour du même, oui mais sans presque le souhaiter, la cassette vidéo tueuse, la mélodie du bonheur, le film porno parfait qui vide les couilles à chaque fois, le syndrome de Stendhal à chaque page, une joie renouvelée sans effort. Le double du réel, sans ironie, réalise sempiternellement la prophétie qu’il a lui-même prononcée et dévoile au détour d’un chapitre inattendu sa perfection.
De notre côté du miroir, l’alcool est toujours le seul excipient renouvelable et pour peu qu’on parvienne à conserver tout cela dans l’estomac au prix d’un petit miracle biologique, le temps passe un poil plus vite. Enfin, je ne vais pas vous embêter avec mes états d’âme.

La feuille de match de Jean-Louis Garcia


Les notes

Valette 4/5
L’ignoble individu peut avoir ses qualités, entre soulevé de jupe non consenti, mains aux culs, s’abriter derrière la présomption d’innocence et se draper dans le silence, veuillez contacter mon avocat…ça nous rappelle quelqu’un, sauf que lui a montré cette fois qu’il était capable de faire enfin preuve de réussite.

Ciss 5/5
C’est ce Saliou-là qui nous a longtemps manqué, sorte de Julien Cétout gaucher pas forcément bon dans ce qu’il fait mais d’une générosité confinant parfois à la simplicité qui nous rappelle avec bonheur que le foot est quand même un bon sport de con.

Seka 4/5
Note même pas usurpée car non seulement il n’a pas fait de connerie mais en plus il a semblé réellement en jambes, qui plus est face à une équipe qui savait quoi faire du ballon, chose inhabituelle.

Coulibaly 3/5
Visiblement à l’aise comme tous ses copains dans cette nouvelle défense à trois (il fallait y penser, dites donc).

El Kaoutari 4/5
Nonobstant ses relances à la one again avec pour seul objectif – certes ludique – de taper le plus fort possible dans le ballon, il nous a offert un vrai bon match de défensif avec interceptions, jaillissements dans le bon rythme et duels remportés avec autorité, comme quoi tout n’est pas perdu en ce qui le concerne.

Latouchent 3/5
Il a encore du mal à savoir ce qu’il fait là par moment (et nous aussi), mais cette fois il avait l’excuse de ne même pas avoir été positionné du bon côté donc rien de grave.

Akichi 3/5
Sans éclat, à la bourre mais présent au garde à vous, tous crampons dehors prêt à faire voler des ratiches.

Nguiamba 4/5
Courageux enfant au milieu des adultes, il semble faire son trou au point que de réelles solutions paraissent désormais exister au milieu grâce à lui. On ne lui demande pas de tripoter la chique, juste d’aller faire tomber l’adversaire qui la possède et de la mettre en touche, ce qu’il réalise de manire satisfaisante. C’est bieng.

Rocha 3/5
Sa saison aura connu des bas mais il semble qu’à terme, on devra admettre qu’il a été un, sinon le joueur le plus régulier de l’effectif et que sa polyvalence nous aura sorti du merdier plus souvent qu’on l’espérait.

Biron 2/5
Match difficile pour lui où sa vélocité n’a pas créé la différence. La défense qui lui faisait face semblait cette fois avoir quelque gage de sérieux et d’organisation, contrairement à à nombre d’équipes qui lui ont cédé auparavant.

Scheidler 4/5
On a assez moqué son physique de super tanker et ses origines communes avec Rayan Philippe ; il est temps désormais de reconnaître son apport fort consistant au jeu. Car si le bougre a effectivement la carrure pour faire le ménage dans les 22 mètres adverses, il semblerait qu’il soit également doté d’une intelligence de jeu propre à utiliser ce physique hors norme à bon escient, et d’un certain talent balle au pied.


Note artistique de l’équipe : 4/5

Un constat qu’on s’était tous fait mais auquel Garcia à fini par se résoudre lui aussi porte ses fruits : on n’a pas un ailier correct mais pourquoi on continuerait donc à en aligner ? Foutons un défenseur de plus et qu’ils se démerdent devant pour se créer des buts entre eux, rien à foutre de passer par les côtés.

Chose inattendue : ça marche. Les adversaires se cassent les dents sur une défense qui compense son incapacité à jouer ensemble par le surnombre et le milieu n’a que pour but de dissuader toute intrusion par l’axe balle au sol, là d’où le cerveau des centraux est le plus éloigné.

Ajoutez à ça une efficacité offensive à mettre en grande partie sur le compte de la chatte à mémère, et vous obtenez des victoires totalement imméritées selon les critères de suceurs des consultants obsédés par la possession et le beau jeu, des victoires de fumeurs alcooliques, pas douchées, des morpions plein le slip, des victoires d’adolescents du Haut-du-Lièvre, des victoires bien nancéiennes, quoi.

Marcel Picon

Marcel Picon

Ras le cul de toutes ces conneries.

3 commentaires

  1. Qu’arrive-t-il en ce moment ? 4 matches et autant de victoire ? Qu’est devenue l’ASaNaL de nos souvenirs ?

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