Nancy-Troyes (2-3) : La Chardon à Cran Académie rechute

Mais tu pensais avoir trouvé l’apaisement de l’alcoolique, une fois acquis le confort moderne de la dépression, constamment dans l’attente de la prochaine catastrophe ou du prochain verre ? Confit dans ton malaise statique devenu substance première de ta vie, une itération incarnée du malheur, maintenant que tout le monde a pitié de toi, c’est fini ? tu es libre de ne plus laisser entrer les émotions ? C’est être bien naïf de penser que ces petits aménagements avec le réel t’achètent une paix intérieure durable, à la manière de ces entreprises dont l’activité principale est de détruire la nature croient qu’il suffit de payer très cher des campagnes de communication pour qu’elle cessent effectivement de détruire la nature. Comme pour ces pourceaux du capital, il n’y a que le démantèlement qui vaille, ou à défaut de quatre chevaux et des chaînes qui briseront chacun de tes membres, les émotions subsidiaires qui causeront la perte de tes nerfs, puis de tes muscles, et enfin de tes organes vitaux. Jetez-les par la fenêtre, elles réapparaissent à votre porte en slip avec un bouquet de fleurs fanées.
C’était un beau séjour loin de la colère et de la haine.


Les notes

Valette 1/5
Inepte brute au regard de bulot, tes sorties sont faites du plomb qui sort du cul de ton capitaine et tes gants sont lestés de la matière fécale transformée par l’apposition de tes mains sur à peu près tout. Signe que Seigneur Garcia ne se trompe pas sur la valeur des joueurs, il a terminé avec le brassard enrobant son bras grassouillet comme une putain d’étiquette de solde sur un produit hard discount.

Karamoko 1/5
On attendait de le voir à nouveau pour se persuader que l’embellie constatée lors des matchs précédents tenait moins de l’heureuse anomalie que d’une réelle progression et le plus naturellement, la médiocrité a lancé sa chape sur lui comme sur chacun de ses coéquipiers. Scientifiquement, nous avons pris note que cela agissait comme un révélateur et qu’il ne valait pas mieux que le fond des chiottes ainsi que tous les autres.

Seka 1/5
Quand tu crois pouvoir compter sur quelqu’un, il ne manque jamais de te décevoir. De ce principe de vie érigé en loi de nature par les Lorrains les plus endurcis, Ernest a produit l’illustration la plus éclatante en poignardant sa propre équipe entre deux côtes, s’assurant qu’un organe vital était touché mais pas non plus meurtri au point que l’agonie se passe sans douleur.

Coulibaly 1/5
Même s’il n’y avait rien à faire, il le ferait mal.

Latouchent 1/5
On s’interroge, on retourne le problème dans tous les sens au risque de se fracturer les boyaux de la tête et en dernière instance, on démissionne intellectuellement face au mystère par trop insondable qu’incarne ce footballeur. Oui, parfois, le conformisme de la bêtise est notre seule issue face à la complexité.

Rocha 2/5
D’habitude quand on voit un partenaire tout donner, soit on se sent galvanisé et on court partout, quitte à gaspiller de l’énergie pour rien, soit on lui fait signe de se calmer, que ça ne sert à rien. Mais quand celui qui donne tout le fait déjà en pure perte par manque évident de talent, quelle est la réaction logique ?

Haag 2/5
ça allait un poil trop vite pour ses grandes jambes, si bien qu’il n’a même pas été question qu’il mette un taquet à quiconque. On a trop besoin de lui pour lui indiquer la violence, mais tout de même, quelquefois on aimerait bien qu’il l’inflige plutôt que toujours la subir (marche pour tous les Lorrains).

Bassi 3/5
Un petit tour et puis s’en va. Amine a cette intelligence de toujours produire une série de matchs corrects à l’approche d’une période de transfert, car il sait, lui, à quel point la fuite est la seule réponse à la question posée par Kenny Rocha (voir ci-dessus). Ou sinon, il y a la blessure, mais c’est moins bon pour sa carrière.

Ciss 3/5
Retour gagnant au poste d’ailier gauche avec un but et surtout l’éloignement social, physique et hygiénique de Cissokho.

Biron 2/5
En pointe il peut être dangereux, c’est indéniable. Encore faudrait-il qu’un système de jeu adapté lui permette de toucher plus de deux ballons aux alentours de la surface adverse.

Bondo 2/5
Bienvenue à la fête, camarade, comme dirait Bruce Willis après avoir judicieusement attiré l’attention d’un malheureux lambda vers son calvaire personnel. A l’aide d’un cadavre. Le tout juste après avoir soupçonné que la compétence dudit camarade était tout de même quelque peu usurpée.


Note artistique de l’équipe : 2/5

Un pour nous avoir fait croire à des choses, un autre pour la forme. Les trois points manquants sont partis dans l’Aube, accompagnant une équipe qui, elle, ne s’est pas reniée.

On n’en peut plus de décrire semaine après semaine à quel point toutes les maladies qui vous font déféquer vos globes oculaires et les souffrances de petits cœurs fragiles des supporters de clubs qui jouent en Ligain (soit à leur place, soit en instance de descente justifiée) nous apparaissent comme de méprisables jérémiades au regard de ce qu’est la vraie souffrance, l’incorrigible et indéniable programme génétique de l’AS Nancy-Lorraine.

On en vient à souhaiter la grande conflagration, le tant pis définitif, la dernière ruade directement dans les gonades et l’ultime non à la vie. Mais puisque la colère a cette semaine pris l’ascendant sur la tristesse, on vouera tout ça aux autres. Et que l’esprit de noël se baise bien fort la porte de derrière avec un sapin hérissé de toutes ses jeunes aiguilles. Merde.

Il convient enfin de rappeler que cette violence verbale n’est même pas égale au monceau d’incompétence à tous les étages de notre club. 
On peut trouver tous les coupables du monde, l’entraineur en premier lieu, les joueurs en second, mais c’est (comme toujours) les chefs qu’il faut pendre par les couilles. 
Ce sont ceux qui ont choisi ces joueurs, ce mercato, ces salaires, qui nous plombent aujourd’hui. On pourra débattre pendant des mois sur le jeu tactique de Garcia, rien n’y changera, depuis vingt ans que l’on regarde l’ASaNaL, je n’ai jamais vu ça. Un si faible niveau technique est inenvisageable pour jouer autre chose que le maintien en L2.

Alors, ce n’est même pas de la faute des joueurs à qui l’on dit de courir, tapoter dans la balle et palper à la fin du mois. 
Mais ceux qui les engagent, qui valident leur contrat, ont-ils déjà regardé du football ? Ont-ils une once de fierté quand ils pensent aux belles années nancéiennes ? Sont-ils des chevaux de Troie, des ennemis messins pour nous saborder ? 

Personne ne le sait, en tout cas nous on souffre, tous les trois jours en ce moment, et croyez nous : ça nous gave. Comme le foie gras que vous mangerez pendant les fêtes. 
Et si le père Noël peut passer dans la cheminée de Jacques Rousselot et lui offrir une petite enveloppe remplie de dignité, cela arrangera tout le monde. 
Tu as fait ton temps JR. On te remercie pour les belles années, la place Stanislas noire de monde après 2006, après 2016, on n’oublie rien tu sais, mais là il faut y aller. Avec un peu de chance, si tout se passe bien, on aura oublié ces dernières années et on ne se remémorera que le meilleur, on est pas si méchant tu sais… juste un peu tristes. 

 

Marcel Picon

Ras le cul de toutes ces conneries.

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