Nantes-Montpellier (1-0) : la Paillade Académie sort d’outretombe

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Coucou me r’voilou

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Ring the bells that stil can ring
Forget your perfect offering
There’s a crack in everything
That’s how the light gets in

J’avais pourtant perdu toute oreille lorsque j’ai entendu le cri. Cet espoir d’ouïe avait été balayé de la surface, rangé dans les entrailles terrestres, oublié, dénié, retiré par le fatum. Plus de tintement, plus de carillon annonçant la joie, l’existence dans sa plus simple forme, celle qu’on permet, celle qu’on donne, celle qu’on reprend le plus cruellement possible, sans crier gare, sans se donner la peine d’un préavis, à l’emporte-pièce sur le coin d’un instant, pas le temps de s’installer vraiment autour du bonheur qu’on le congédie illico, et nous voilà seul, sourd, isolé du monde et de son bruit de vie. Je ne sais s’il me sera possible d’entendre à nouveau ce bruissement dans son intégralité furieuse, mais il me parvient tout de même quelque son lorsque je ne me focalise plus sur cette douleur qui paraît être mon seul héritage.
J’ai cru d’abord à un mirage, à un de ces pansements de fortune qu’on appelle souvenir. Puis le grondement s’est fait plus entreprenant à mesure qu’il se rapprochait. Une respiration ahanante, un pas saccadé, un grognement d’effort, et soudain, l’arrivée du personnage.

OH ! ÇA VA ? JE TE DÉRANGE PAS ? T’AS PAS L’IMPRESSION D’AVOIR OUBLIÉ UN TRUC ?

C’était comme un spectre venu d’autrefois, venu d’un temps où je croyais avoir la vie sauve comme je l’entendais, posséder encore toutes les cartes pour jouer comme les autres, sur un pied d’égalité. Il était là, dressé dans un nuage de buée, rouge sous l’effort qu’il avait fourni pour me retrouver. Et moi, incrédule, les yeux exorbités sous le poids d’un tel étonnement, je n’osais pas laisser poindre une joie toute naturelle de retrouver ce grand dadais de Luke Seafer.

NON ? RIEN ?… ET LA SAISON QUI REPREND ? ÇA TE PARLE ?

Il avait raison. Il fallait se lever et marcher, à nouveau. Il fallait recommencer à s’ennuyer avec passion devant les matches des petits.
Alors, je me suis levé et je l’ai suivi, mon pâtre rocailleux. Et il m’a ramené au bercail.

Bercail qui n’avait pas bougé d’un pouce. On s’y fait chier et on perd sur un but dégueulasse. Pas besoin d’en dire plus.

Les Titulaires

Rulli (3/5) : tout est allé trop vite pour moi sur ce poste, si bien que voir arriver un Geronimo avant la cavalerie m’a fait sauter au plafond, même s’il n’a pas l’air dégueulasse l’Apache.

Souquet (2/5) : après un match sensationnel contre Lyon, le voici qui rame.

Mendes (2/5) : trop agressif, trop brouillon pour faire son job à plein temps.

Hilton (3/5) : c’est dans les vieux plots qu’on fait les meilleurs souples.

Congré (2/5) : main sur la glissière, cul dans la litière.

Oyongo (1/5) : moule à gaufres.

Le Tallec (2/5) : mais vous êtes pas mort, espèce de connard ?

Mollet (3/5) : cache ces cernes que je ne saurais voir.

Laborde (2/5) : monte en puissance, laissons-lui un peu de temps et il nous fera bander !

Delort (2/5) : il ne sait pas d’où il vient mais il sait toujours où il va.

Entrés en jeu

Dolly n’est plus en stéréo, Ristic n’est pas de l’agence et Camara fait le nombre.

Le bisou vigneron,

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