Nîmes-QRM (2-1) : La Crocro Académie respire

Il y a quelque chose de pourri au royaume des Costières ces temps-ci, mais on va prendre pour prétexte la victoire un peu chatteuse de ce soir pour positiver et se dire que la routourne va bien finir par tourner.

Quelques jours après une victoire essentielle en Coupe contre Chusclan-Laudun-L’Ardoise, essentielle tant il s’agissait de rappeler à tous les blaireaux du Gard Rhodanien qui supportent l’OM qu’ils ne sont les fils de personne, la réception de QRM était l’occasion d’enchaîner pour la première fois depuis des lustres, et ainsi d’enfin se donner un peu d’air au classement.


LE MACHE

La journée était marquée aussi et surtout par un appel au boycott du match émanant des groupes de supporters afin de manifester la grogne relancée par la politique tarifaire, et plus largement par un manque réel de communication du club. Le rassemblement devant la Maison Carrée fut de l’avis de tous plutôt positif malgré une grossière tentative de récupération du maire, mais c’est pas comme si on attendait encore quelque chose de lui. Pour rappel, l’ami JP Fournier est maire depuis 20 ans, et à l’époque de son élection voici à quoi ressemblait notre effectif, vindieu ça nous rajeunit pas.

Évidemment pas la grosse ambiance à attendre du côté des Costières ce soir. Sur le pré, du classique avec à noter les absences du 11 de Cubas (effets cumulés du décalage horaire ?) et Koné, remplacés numériquement par Delpech et Omarsson.

On retiendra du mâche qu’on a su renverser la situation après avoir concédé l’ouverture du score, et que gagner dans un contexte aussi pourri montre que le groupe est peut-être en train de se laisser pousser des burnes. Parce que pour le reste, c’était toujours aussi poussif, avec la « tactique Pascal » utilisée de façon toujours aussi rigoureuse : relance courte sans parvenir à dépasser le rond central, passe en retrait, panique générale, grande saucisse envoyée devant pour personne. Sans déconner, à jouer moche, autant l’assumer depuis le début.


LES COLLÈGUES

BRATVEIT (4+/5) : Toujours aussi bouillant, il sort au moins deux gros arrêts qui préservent le 2-1 en fin de match.

PAQUIEZ (2+/5) : Chèvre oui, mais chèvre locale, avec des VALEURS.

UEDA (3/5) : Mine de rien, c’est plutôt lui le taulier à l’arrière. Pas sûr que ce soit une excellente nouvelle, du reste.

GUESSOUM (1+/5) : Pas grand, pas costaud, pas technique, mais local.

BURNER (1/5) : « Burner », v. i., action de faire des passes en retrait merdiques qui mettent systématiquement son équipe en danger. Synonymes : caguer, foirer. Exemple : « Oh Patrick, arrête de burner, grosse chèvre va ! ». Quel carnage, mes aïeux.

PONCEAU (1+/5) : Une certaine abnégation très Jérémy Toulalanienne dans le sacrifice et la course dans le vide. On aimerait voir davantage de football parfois. Remplacé par VALERIO, qui apporte une dose supplémentaire de style, à défaut de solidité.

FOMBA (2/5) : Retombé dans ses travers, surtout après le 2e but, dont le principal consistant à reculer et à serrer les fesses en espérant que ça passe.

DELPECH (2+/5) : Il s’est méchamment fait bouger, mais il est volontaire, il se bat, on va dire que c’est le métier qui rentre. Remplacé par CUBAS, dont on attend toujours qu’il commence vraiment sa saison.

BENRAHOU (3+/5) : Encore décisif, et c’est déjà bien suffisant, mais finalement très et trop peu servi dans de bonnes conditions.

ELIASSON (3/5) : Le fils d’Elias est fidèle à lui-même, un peu sur courant alternatif, avec l’air d’en avoir toujours sous la godasse, capable d’envoyer un centre parfait qui te débloque un match comme de défendre une main dans le slip. Indispensable mais frustrant.

OMARSSON (3+/5) : Le fils d’Omar remet en route la confiance avec son but, et c’est très positif après ses vendanges à Sochaux. Toujours dommage de ne pas le voir associé à Koné ou à son remplaçant, DOUCOURE, qui a quelque chose d’un poulet sans tête mais qui peut faire mal à des défenses fatiguées.

NOTE D’ENSEMBLE : 2+/5. Toujours pas d’enflammade à avoir vu notre niveau de jeu et la fébrilité en fin de match (25 tirs subis contre QUEVILLY bordel de merde). Mais ces trois points là sont primordiaux. Reste à réussir à confirmer ce regain de confiance. Si un karma plus positif se met à revenir dans l’équipe et autour du club, on peut même se mettre à rêver à une fin de saison… sereine ? Oh pauvre. Allez, la bise et ALLEZ ROUGES.

Karoud

Karoud Fider

6 commentaires

  1. Non mais, ça va pas bien le NO de faire des touittes en lettres capitales comme ça, j’en ai sursauté dites donc. J’ai cru entendre la voix puissante et rocailleuse de Marcelin Albert vociférer ce « NIMOIS, NIMOISES ». Avec l’imitation un brin nasillarde de Roland Gromerdier en écho.
    Et merci de m’avoir rappelé l’existence de Mickaël Pagis et Jérémy Toulalan.

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