OL de Lyon / Paris SGEL (2-4) – La Porte de Saint-Cloud Académie est re-la meilleure

Il aura fallu qu’un an-ienc de PSGEL, qui sévit aujourd’hui chez un relégable presque breton, nous colle un bon coup de pied au cul à la maison pour que nos srabs du Ouest Side se bougent un peu les miches et nous sortent enfin le fameux mâche référence de l’ère Maurice Petitpochon. Enfin, les 60 premières minutes du mâche référence en tout cas, puisque les 30 suivantes se sont légèrement perdues sur l’autoroute de la remontada© sur laquelle Paris-Saint-Germain-en-Laye s’échine encore et toujours à bifurquer dès lors que tout se déroule un peu trop bien à son goût.

On domine outrageusement, on mène au score avec une marge de quatre buts, l’adversaire ne voit pas le jour ? Dans l’art divinatoire parisiano-saint-germanois, la traduction de ces funestes signes est on ne peut plus claire : ça va nous retomber sur le coin de la gueule modèle géant, alors rétractons nos gonades à la roudigarçiaise, accroupissons-nous dans un coin en pleurant, et attendons que ça passe. Et le pire, c’est que ça marche.


LA RENCONTRE


Sur le papier, un double pivot d(e l)’enfer.

J’vous ai déjà un peu tout divulgâché, mais c’est pas grave, ça nous permettra de ne pas trop nous éterniser : en gros, PSGEL, malgré le goût plus que douteux de son maillot twenty-third qu’il vendra sûrement pour cent balles et un dégueulis de Mars chez Desigual l’été prochain, a mis d’emblée tous les ingrédients qui lui avaient manqués ces derniers temps : du mouvement, de l’envie, de l’application technique, de l’impact physique, du jeu court, du jeu long… Bref, du foute.

Les Yvelinais excellent notamment dans les transitions, et après cinq minutes de jeu, c’est déjà l’heure de la course folle pour Mbappouze en contre, lancé en une-deux par un Marco toujours aussi génial dans ce genre de situations, avec à l’arrivée de ce sprint magistral sur l’aile gauche un centre en retrait que Moïse reprend directement sur le fascis goaliste adverse.

Première alerte chaude sur le but lyonniais donc, et ouverture du score dix minutes plus tard : Kikine provoque à droite, centre à ras de terre, la défense détourne, Marcoco reprend d’une volée topée repoussée par le goal directement sur Kiliane à gauche, au second poteau, qui s’emmène le ballon d’un contrôle orienté magistral pour une frappe du gauche en angle fermé qui file comme une boule de croquet (oé jsé pas on tente d’autres sports chez Horsjeu point net) entre les jambes du défenseur puis du gardien adverses, 1-0.

PSGEL ne s’arrête pas en si bon chemin, et remet ça à la demi-heure suite à un corner repoussé que Pressenelle remet en jeu pour la tête de Markiki, remise dans l’axe pour la volée de Danny l’eau, démarqué, grosse frappasse, 2-0.  Puis, au retour des vestiaires, ça enfonce le clou en moins de dix minutes avec le coup franc excentré de l’Angelot que personne ne reprend et qui finit sa course dans le petit filet opposé (3-0), puis sur un énième contre express de Kiligoal (pour le doublé et le 100e but en Ligain, rendez-vous compte un peu), lancé une énième fois en profondeur par Marcoco, le tout dans la foulée d’un énième arrêt de haut vol de Navasse sur une frappe en pivot dans sa surface (4-0).

Quatre buts à zéro. Score de funeste mémoire pour PSGEL, et qui replonge aussitôt les joueurs bleus-roses dans une neurasthénie collective bien familière de par chez nous, et que notre éminent académicien olympique de marseillais a coutume de nommer sous le vocable suivant : rétractation gonadique. Après une heure à gérer le mâche une main dans le slip, nos camarades-joueurs prennent soudain conscience de la possibilité d’une victoire et d’un passage en tête de la Ligain, ce qui les renvoie illico à l’état de stase. À force, PSGEL voit des remontadas© partout.

Les joueurs de PSGEL lorsqu’ils marquent un quatrième but

PSGEL abandonne toute idée de se rendre la fin de mâche tranquille, et il n’en faut pas plus aux Lyonniais pour saisir l’opportunité de tenter l’impossible-qui-n’est-pas-parisiano-saint-germanois : un bête une-deux à l’entrée de la surface leur permet de réduire la marque à l’heure de jeu (4-1), puis un contre rapide achevé par Maxouèle (mais pas l’ancien Parigot, l’autre) nous offre la promesse de dix dernières minutes riches en sous-vêtements souillés (4-2).

Porté par un Navasse une fois encore décisif sur les dernières chaudes actions adverses, le onze francilianais finit par s’en sortir plus ou moins proprement, en n’ayant à déplorer que quelques pets qui tachent. Après avoir fait une nouvelle fois étalage de sa sublime capacité à gérer une avance confortable avec l’aisance d’une direction de chaîne télé couvrant maladroitement les agressions sexuelles de son consultant vedette, Paris-Saint-Germain-en-Laye reprend donc la tête de la Ligain, sans que l’on sache au fond si cela va les libérer ou les couler définitivement. À suivre fort bientôt.


LE SOVIET QUI CLAQUE DES GENOUX


Kélore Navasse (3+/5) :

L’employé du mois

Alex l’Italiano (2+/5) : Rital ni mauvais (le jeu de mots marche moins bien quand c’est pas Nagatomo). Remplacé à la 86e par Chouchinou Dagbinou, p’tite bouille d’amour.

Lou Marquignou (3+/5) : Comme pas mal d’autres, il avait quelques petites choses à se faire pardonner après la purge de dimanche dernier. Et bé c’est pas mal du tout, et une passe dé en sus sur le deuxième but.

Pressenelle (3+/5) : La même, et une avant-dernière passe en sus sur le deuxième but.

Abdiallo (3/5) : Une bonne rentrée à la pause pour calmer tout le monde contre les Barceloniens, et voilà qui donne des idées de titularisation à Maurice. À raison.

Daniel Pereire (3+/5) : Et bien mes aïeux, même lui il nous sort son mâche référence. Après avoir été trimballé de gauche et de droite, le voilà qui semble enfin avoir trouvé sa place dans ce double pivot de coiffeurs (même s’il est chauve). De bonnes récupérations, de la disponibilité, du jeu simple, et un but pour ceriser le gâteau, si c’est pas beau ça.

Idrissa Guegueye (3/5) : Décidément, c’était LE mâche pour remettre les milieux perdus de la République sur le droit chemin. Un bon gros volume de jeu bien fat, des ballons grattés et quelques belles projections, et voilà le travail. Une pensée pour tous les milieux défensifs de PSGEL aujourd’hui disparus, broyés par l’implacable moulinette à sentinelle. Remplacé à la 86e par Andrérrerra, le prochain sur la liste ?

 

Que des numéros 6 dans ma team

Angelito (3/5) : Un bon mâche comme il faut, un but chatteux en prime.

Marcoco (3+/5) : La transition, sa grande passion. On ne compte plus les fois où il a lancé le Kiks en contre, avec une passe dé à la clé sur le quatrième but. Tellement à son avantage dans cette position qu’il s’est même essayé à la frappe, tiens.

Kiks Mbapps (le 100e/5) : Après nous avoir gratifié d’une belle prestation de merde contre les Nantés, Kiki a retrouvé ses standards de Ligain : un doublé, et plein d’occasions créées avec toujours cette purée de pointe de vitesse sa mère. Déjà son 100e but en Ligain à 22 ans, franchement jpp de ce p’tit con, là. Remplacé à la 70e par Tonton Némarre, un retour discretos.

Moïse Gentil (3+/5) : L’utilité incarnée. Remplacé à la 90e par Juju la Drax, last minute man.

Youpi, prem’s de Ligain,

La bise trotskanale,

Georges Trottais

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

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