Paris SGEL / FC Kita (1-2) – La Porte de Saint-Cloud Académie braquombouarée à domicile

Hello les zouaves,

Bon, ben la qualif en quarts c’est fait, mais comment qu’on fait après ?

Et oui, c’est qu’à force de n’avoir plus rien à jouer tous les ans dès la mi-mars, Paris Saint-Germain-en-Laye a perdu l’habitude des sprints finaux. Surperformer à fond de cinquième pendant l’automne et l’hiver, quand ça compte pas encore vraiment pour de vrai, ça, d’accord, on sait faire. Ça permet de finir la saison en roue libre avec vingt points d’avance, et de digérer son élimination européenne tranquillou avec le retour des beaux jours.

Mais là, purée, comment on fait quand on a encore tout à jouer ? La Coupe d’Europe faut continuer à la jouer, la Coupe d’ici aussi, le championnat on a même pas de points d’avance pour se la couler douce puisqu’on en a même de retard, tiens. Tout ça c’est de la faute à la finale de l’an dernier de toute façon. Les joueurs, d’habitude ils ont 6 mois sans rien faire après leur élimination en huitièmes pour bien méditer leur frustration et se refaire la cerise avant le début de la saison suivante. Là, paf, à peine on perdait contre les Bavariens, à peine fallait enchaîner avec Ibiza, et puis Lens et Marseille derrière, v’là le calendrier infernal tsé, même pas le temps de se poser, merci bien.

Résultat : et ben ça perd contre des relégables et c’est même pas capable d’assurer le trophée en Ligain à dix mâches de la fin. C’était bien la peine d’aller finir leur connerie de coupe d’Europe en plein mois d’août si c’était pour tout nous perturber l’horloge biologique de PSGEL comme ac. Vraiment, y a plus de saisons, ma bonne dame.

 


LA RENCONTRE


 

Fallait voir les cadors en face, en plus : le FC Canaris, 19e avec à sa tête le funeste duo des K, Polak et Kanak main dans la main (ou pas) pour nous servir encore et toujours le même ragoût de blocquéquipe option défense à cinq, dans notre bonne vieille marmite Ligain. Bien sûr, n’enlevons pas à Toto les bonnes choses qu’il a faites pour Paris-Saint-Germain-en-Laye, gardons en mémoire les belles promesses entrevues pendant son passage au club (on ne te méritait pas, mon beau Nenê). Mais ne nous faisons pas du mal en regardant ce qu’il est devenu, car force est de constater qu’en vieillissant on rentre vite dans le rang (DROITE).

 

Tandis que revoilà le 4-2-3-1

 

Bref, le mâche. Et bien ce fut mouvementé. La première période fut globalement à l’avantage de PSGEL, avec un Angelito de gala pour nous placer de belles banderilles qui font briller le goaliste adverse, ou qui mettent en lumière les insuffisances de ses coéquipiers, au choix.

Deux gros coups de chaud sont cependant à noter dans l’autre surface, d’abord après vingt minutes sur une incursion de l’avant-centre nanti que Pressenelle stoppe d’une obstruction bien sale à l’entrée de la surface, mais yapafote yapavar d’après l’arbitre ; puis dix minutes plus tard sur un centre mariligérien (44 rpz) repris sans opposition au premier poteau d’un plat du pied décroisé sur lequel Navasse doit s’employer.

C’est le moment choisi par PSGEL pour enfin collectivement mettre le pied à l’étrier et pilonner la cage adverse dans le dernier quart d’heure de la première période. Le portier jaune (mais en blanc), dans un grand soir, retarde l’échéance jusqu’à ce qu’une combinaison à quelques minutes de la pause à l’entrée de la surface ne voit l’Angelito glisser la balle dans l’axe à la Drax, arrivé lancé, et dont la frappe à ras de terre trouve enfin l’ouverture, 1-0.

Mener à la pause à domicile face à l’avant-dernier de Ligain, y a mieux comme début de scénario catastrophe, pas vrai ? Mais PSGEL a de la ressource en la matière, et repart sur des intentions de jeu très saines dès le retour des citrons : immobilisme généralisé, impact physique inexistant, pertes de balles en pagaille. À l’heure de jeu, c’est ainsi sur une remise en arrière plein axe toute flinguée que Kiki donne lui-même la balle d’égalisation à l’attaquant d’en face, lequel mystifie le Marquis et frappe en force au point de pénalty, 1-1.

La dramaturgie de l’instant a voulu que la passe décisive de KM7 sur l’action ait été coupée à l’écran par un plan intempestif sur ce bon vieux Leonanardo au téléphone dans sa loge. On peste d’abord sur la réalisation frônçaise toujours plus claquée sous terre, puis on prend conscience qu’il se passe quelque chose lorsque Maurice ramène l’Ange de Marie directement au vestiaire au moment de sa sortie.

L’explication, on la connaît maintenant toutes et tous : la baraque de l’angelot aux grandes oreilles a été cambriolée pendant le mâche, tout comme celle du père à Marquignosse. Niveau timing, en tout cas, c’était parfait, et Toto Kombo n’aurait pas trouvé meilleur coaching gagnant. Car après le double incident de l’égalisation et de la sortie étrange d’AnrrhRrhel, l’équipe parisiano-saint-germanoise est entrée dans une phase de flottement propice au poignardage de cul à la saucisse végane : à vingt minutes du terme, pif un dégagement du goaliste qui arrive à surprendre la charnière centrale, paf l’avant-centre adverse qui réceptionne et la donne à son cop1, pouf le but à bout portant pour leur Moïse à eux, 1-2.

PSGEL mettra encore une dizaine de minutes à se réveiller un peu, le temps de placer deux-trois maigres occasions que le goal se chargera de repousser tranquillou. Braquo à la kombouarienne pour les Nantés au Parc des Ce-prin, bien aidés par une équipe yvelinienne à la ramasse pendant les trois-quarts du mâche. C’était bien la peine de vaincre la remontada©, tiens.

 

Fig. 1 – Exemples de spécimens parisiano-saint-germanois en panne d’idées

 


LE SOVIET K.O.MBOUARÉ


 

Kélore Navasse (2/5) : Un bel arrêt à la 30e, mais après qu’est-ce que tu veux y faire, hein ? 

Colinou Dagbinou (2+/5) : Ça faisait longtemps que je l’avais plus vu titu, tiens. Allez, un bonus pour la route malgré ton mâche un peu nul, p’tit chou.

Remplacé à la 74e par Quérère, profession bouche-trou à 37 miyions, bingo.

La Marquigne (1/5) : Aussi dépassé qu’un boumeure sur Touitche, il laisse s’échapper l’attaquant sur l’action du péno pas sifflé, sur celle de l’égalisation, et puis aussi sur celle du deuxième but, tant qu’à faire. Tiercé gagnant.

Pressenelle (1/5) : Miraculeusement sauvé des eaux du pénalty indiscutable sur son obstruction de demeuré en première période, il a rééquilibré le karma en buvant la tasse sur le deuxième but nanté.

Abdiallo (2/5) : Comparé à ses camarades de la défense, il a été plutôt serein. Comme quoi tout est relatif.

Daniel Pereire (1/5) : Ben ça alors, Danny est titulaire et comme de par hasard ça joue comme des brêles, tiens donc.

Marcoco (2-/5) : Même le Hibou a fait un mâche de merde avec plein de pertes de balle, c’est dire.

Ange de Marie (3/5) : Il a pris les choses en main en première période, montrant la voie à ses coéquipiers apathiques avec moult actions dangereuses à son actif, et une passe décisive en prime. Puis, contrairement à la tradition biblique, c’est l’Ange qui a été visité pour qu’on lui annonce que sa famille avait été touchée par l’Immaculée Effraction. Plus de peur que de mal a priori, c’est déjà ça.

Remplacé à la 62e par Paredesse, pour lui permettre d’aller retrouver sa famille en boîte de nuit, selon Pierrot MénessSsse. 

La Rafignade (2/5) : Nouveau 10 pour une nouvelle life.

Remplacé à la 56e par Icardoche, mouaif.

Julot DraxXxler (1+/5) : C’est bien beau d’avoir la confiance du côche mais dernièrement il en fait pas grand chose le Julot, té. Bon, un but cependant.

Remplacé à la 74e par Sablo Parabia, mais je crois qu’à ce moment-là j’en avais plus trop grand chose à carrer.

Kiliane (1/5) : C’est bête, sans les ralentis personne n’aurait capté que c’était lui qui avait donné l’égalisation avec sa passe en retrait moisie puisqu’elle a été coupée au direct et que personne n’était dans les tribunes pour en témoigner. Encore un argument contre la vidéo, tiens.

 

Allez, rien n’est encore joué, tout est encore à perdre, on va bien s’amuser,

La bise trotskanale,

Georges Trottais

 

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

2 commentaires

  1. Mais vous faites tous les jeux de mots, comment voulez vous qu’on s’en sorte avec Zlatan Ibrahimolesdoigts.

  2. je salue la décision du Soviet de collectiviser la isba du camarade argentin.
    la transformation du parc des princes en kolkhoze est en marche
    y’a pas que chez nous marseillais que la distribution des richesses est en bonne voie!
    applaudissements nourris!

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