OL – NO (2-0) : La Crocro Académie fait le point sur sa vie

Le réchauffement climatique n’empêche pas la dépression automnale, collègue !

AVANT-PROPOS

Le Nîmes Olympique continue son dur apprentissage de la Ligue 1 (formule déposée par la firme Journalopes Inc.) avec une défaite très pénible chez les putes lyonnaises – pour avoir vécu quelque temps dans la capitale des Gaules, je ne retiens en effet de notable chez ces mangeurs de tripaille malodorante que les camions fort accueillants qui longent la gare Perrache, dans ce quartier bordélique qui a dû affreusement changer depuis que j’ai donc failli y choper la chtouille.

Défaite pénible qui vient donc parfaire le catalogue des matchs-type des Rouges cette saison : après la victoire à l’arrache (Angers), la victoire orgasmique (les Sardines), la défaite honorable (PSG), la sodomie passive (Montpellier), et toute une tripotée de matchs nuls dont certains étaient encourageants (Monaco, Bordeaux) et d’autres déprimants (Guingamp et Reims), voici donc la défaite qui fait mal, qui te plombe le moral parce que tu te dis que tes gars n’ont pas démérité, qu’ils ont bataillé, qu’ils ont été vaillants, qu’ils se sont procurés plus d’occasions face à Lopez que toi durant toute ta scolarité au lycée Daudet face à Eva Navarro, la petite brune que tu aurais bien aimé pécho mais qui a fini par se taper un bellâtre en sport-étude qui a d’ailleurs fini par être titulaire dans l’équipe de handball de Nîmes (car le saviez-vous, Nîmes est aussi une ville de handball), bellâtre dont je ne sais d’ailleurs pas s’il est toujours avec Eva Navarro ni s’il l’a mise en cloque avant de l’installer dans un coquet pavillon dans la Vaunage ou s’il l’a quittée peu après pour la laisser seule, malheureuse et dégoûtée de la gent masculine, mais là n’est finalement pas le sujet puisque je parlais des occasions manquées par les Crocos lors du match de vendredi dernier face à Lyon : des occasions manquées il y eut à la pelle, ce fut saison de Vendanges, et quand Vendanges il y a mais qu’il n’y a pas ivresse, on se crispe, on hurle, on fulmine, on insulte tous ces putains d’enculés de leur mère pas foutus de mettre un ballon au fond et on repense en l’insultant elle aussi à Eva Navarro, donc, à qui on n’a pas été foutus non plus de mettre une balle au fond, on repense à sa vie, à tous les ratages, au temps qui passe, et on se dit que c’est là un prétexte finalement assez valable pour se descendre un pastis, et puis un autre, et l’on finit par se dire que le football est un sport de merde où les déceptions sont toujours plus fréquentes que les joies, à moins d’être un supporter du PSG, et encore, et la soirée se poursuit sans jamais finir, comme cette phrase qui a commencé par quelque chose dont j’ai perdu le souvenir en route.

 

LE MATCH

Le maillot noir dégueulasse, sans doute un hommage aux graphistes lyonnais de la grande époque

 

La compo s’inscrit dans la continuité des derniers matchs. On récupère Savanier au milieu et aussi Harek en défense centrale, ce qui est une grande nouvelle. L’attaque continue à me laisser songeur : autant le choix de Bouanga et Thioub me semble logique, autant je ne comprends toujours pas comment Bozok peut-être laissé sur le banc au profit de ce pitre de Deprès.

On prend le bouillon dans le début de match, avec plusieurs situations chaudes sur la cage de Bernardoni, qui nous sort quelques belles parades, notamment sur une action menée par Depay pour Aouar devant une défense trop attentiste, le tir du jeunot n’étant pas assez enroulé.

Alors le positif, c’est qu’on revient bien et qu’on se crée des situations. Mais le drame, c’est qu’on ne conclue pas. On peut certes se consoler en se disant qu’on fait jeu égal avec l’OL, chez eux, mais le maintien ne viendra que si on arrive à gagner des matchs de temps en temps, m’voyez… Alors vous comprenez messieurs, vos défaites honorables, je m’en cague.

Et la conclusion, elle vient pour les Lyonnaises : sur une ouverture depuis son camp de Marcelo, Briançon et son tractopelle accroché au derrière laissent deux bons mètres d’avance à Dembélé, qui fait les gros yeux et glisse le ballon sous Bernardoni, sorti un peu n’importe comment (1-0, 20e minute). Le ballon de Marcelo est certes bien dosé, l’anticipation de la trajectoire du ballon : c’est un régal.

Vous avez vu comment il m’a laissé marquer peinard, ouaich ?

 

La suite du match est franchement éprouvante pour les nerfs. Savanier nous gratifie de quelques lourdes convaincantes sans trouver le cadre. Deprès découvre qu’il a des pieds, et que c’est pas si simple de taper dans un ballon avec de façon coordonnée. L’entrée de Bozok et Alioui à l’heure de jeu a coïncidé avec pas mal d’occasions côté rouge, mais quelques cagades qui nous font rater l’égalisation : tête de Bozok pas dans le timing, enroulé délicieux du gauche d’Alioui qui flirte avec la lucarne…

Pousser, pousser, et pas marquer, évidemment qu’on devait finir par s’en prendre un autre. Sur une perte de balle dangereuse de Savanier au milieu, Traoré progresse et fixe Harek avant d’adresser une exter-louche à Depay, la balle est interceptée catapultée par Alakouch dans les burnes de Briançon, qui, perturbé, se fait souiller en un contre un par Memphis Depute (je dois pas être le premier à la faire je suppose), qui ajuste Paulo une main dans le slip (2-0, 90e minute). C’est plié, dans un match où y avait la place (on finit avec 23 tirs contre 13), mais où les errances défensives ont une nouvelle fois étaient trop nombreuses. Fait chier tiens.

 

LES COLLEGUES

Bernardoni (3/5) : Une sortie hasardeuse sur le premier but, mais plusieurs parades. Ne peut rien sur le second.

Alakouch (2/5) : Un match compliqué pour le jeunot, pris dans son dos plusieurs fois et un peu brouillon dans ses tacles. Et comme cerise sur le caca, le coup de pas de bol sur le second but, où c’est lui qui remet le ballon sur Depay.

Harek (3/5) : J’ai envie d’être gentil pour son retour. Il apporte une certaine assurance, un sens de l’anticipation décuplé par rapport aux mastodontes demeurés qu’on a vu sur les derniers matchs. A confirmer, surtout pour voir s’il tient le coup niveau physique.

Briançon (1/5) : Il a certes gagné quelques duels, mais l’histoire retiendra cette anticipation désastreuse sur le premier but, et surtout cette action où Depay le laisse sur le cul sur un double contact. Cette action m’a rappelé la fois où j’avais subi humiliation similaire dans la cour de récré. Mais point de sympathie par identification ici, ça m’a juste fait me dire que moi au moins j’ai eu le bon sens de ne pas devenir joueur professionnel.

Maouassa (2/5) : Pas le plus en faute, appliqué en défense.

Savanier (4/5) : Un retour qui fait sacrément plaisir. Plein d’envie, il a pesé sur le milieu et aurait mille fois mérité de trouver la faille sur une de ses nombreuses frappes de loin. Pas de chatte pour cette fois, mais il va nous faire du bien sur les prochains matchs.

Valls (1/5) : Le genre de mec qui peut te faire un gros match mais finit souvent par te décevoir sur la durée. Il porte bien son nom en somme.

Bobichon (2/5) : Un peu pareil… Il nous faudrait du plus costaud. Au choix, du Diallo ou du Valdivia.

Thioub (4/5) : Bon match du gros Sada, de nombreuses de nos occases viennent de son côté. Quelques mauvais choix dans les derniers gestes, comme un symbole d’éjac précoce.

Bouanga (3/5) : Il est dans pas mal de bons coups mais ne parvient pas à conclure. Ce serait bien de planter, mon grand. Tu vas me dire, on point où on en est, la remarque vaut pour tout le monde. Remplacé par Alioui, pas loin d’égaliser. Allez, ça va venir.

Deprès (1/5) : Il se crée lui aussi des occases, mais que c’est brouillon… Remplacé par Bozok, qui a montré beaucoup d’envie à défaut d’adresse et a permis d’entrapercevoir des éclairs de la saison passée dans son entente avec Alioui… Ramenez-moi les dans le 11 titulaire, bordel !

 

ET SINON…

  • On est quoi, 15e ? TRANQUILLES !
  • Prochain match contre aux Costières contre Saint-Etienne. Je sais pas pourquoi, mais je vous prédis un bon vieux 0-0.
  • Bon, ben apparemment il ne nous reste plus qu’à prier pour un retour de Valdivia si on veut virer Valls du 11…

La bise, collègue

Karoud

Karoud Fider

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