OM-PSG (0-2) : La Canebière académie prolonge

Funeral for king Rudi

Pour nous mettre dans l’ambiance, je vous propose d’accompagner votre lecture ce petit morceau entraînant qui résume assez bien mon état d’esprit vis-à-vis de l’OM avant, et après le match de ce soir.

Des années à choisir entre défaite honorable et défaite humiliante, avec parfois un nul frustrant les jours où il tombe des grenouilles. Stop. Des années à se contenter de taper des Caen ou des Guingamp, à échouer systématiquement – et le mot « systématiquement » n’est pas exagéré – dès que l’opposition est présentée comme meilleure que nous. Le moment est venu de dire « stop ». On a encore entendu ce soir des expressions « fier malgré la défaite », « pas à rougir », « ça s’est joué sur des détails ». Assez.

 

Comme l’a dit le philosophe : « On peut être fier malgré la défaite une fois, on peut ne pas avoir à rougir une fois, ça peut se jouer sur des détails une fois, mais on ne peut pas être fier d’une défaite dont on n’a pas à rougir et qui s’est jouée sur des détails mille fois. » A fortiori dans le cadre d’un Projet® dont il faudrait voir à ne pas oublier qu’il s’appelait « Projet OM Champion », à la base (mais siiiiiii, souvenez-vous, les balades à la Commanderie Ligue des Champions à la main, les powerpoint ABCD, tout ça), il serait peut-être temps de tirer un trait sur ces formules récurrentes.

Non, dans l’absolu on n’a pas à rougir d’une défaite contre un PSG propulsé dans la stratosphère comme un haricot magique qu’on aurait planté dans un champ pétrolier. Mais quand Dromadette n’a jamais assisté de sa vie à une victoire contre l’ennemi alors qu’elle vient quand même d’entamer le CE1, j’avoue que le rouge me monte aux joues à l’heure de lui avouer que oui, on a encore pris une rouste contre les parisiens. Et si ces extraterrestres étaient notre seule bête noire, passe encore, mais les lyonnais eux-mêmes viennent régulièrement visiter notre terrain comme le caniche à mémère le canisite de son quartier.

Ce soir n’était qu’un match de prestige ? Le plus important serait celui à venir contre Montpellier ? Attendez un instant… l’ordinaire du championnat est important, oui, mais seulement pour assurer le minimum, le standard Elibaupien, en quelque sorte. Pardonnez mon langage, mais foutredieu de vos mères, on ne va quand même pas grimper aux rideaux à la fin de la saison si on fait troisièmes juste parce qu’on a assuré des points face aux minables pendant que Monaco explosait en vol ? On ne va quand même pas se séguer sur notre statut autoproclamé de « meilleur public de France » avec fumigènes sur le parvis et tout et tout, pour acclamer un football d’épiciers en acceptant de faire les carpettes devant le premier puissant qui passe en nous disant « oh, ces trois points c’était du bonus, on ne comptait pas vraiment dessus ». Mon vier à la fin, c’est Marseille que je soutiens, pas l’ASPTT La Bourboule ou les Girondins de Bordeaux.

 

Et à ce sujet, on déblatère, on déblatère, mais il va bien falloir finir ici aussi par poser la question qui fâche : en quoi la prolongation de Rudi Garcia est-elle un facteur d’optimisme pour qui rêve de ne plus nous voir nous complaire dans le gagne-petit ? Qu’est-ce qui, dans son attitude, laisserait filtrer la moindre parcelle d’espoir quant à une remise en question, qui viserait par exemple à cesser d’accuser nos échecs de toutes les causes pourvu qu’elles fussent extérieures à son travail ?

Nous nous étions quittés l’an dernier sur une finale perdue en forme d’obligation : l’obligation, après avoir connu des hauts et des bas, après avoir montré une réelle solidarité d’équipe, après avoir été proches d’obtenir ces victoires probantes que nous cherchons depuis des temps infinis, de con-cré-ti-ser. Et après ce début de saison, que constatons-nous ? Rouste contre Paris et Lyon. Victoire à Monaco vite révélée comme un trompe l’œil. Résultats plus ou moins convaincants contre les sous-fifres. Parcours européen lamentable dans la manière, comme l’an dernier, mais cette fois-ci sans les résultats. Loin de nous l’appel à une satellisation immédiate et définitive de Rudi, surtout que ce fameux « podium minimal » reste à l’heure actuelle un objectif très réaliste ; en revanche, l’idée de le voir présider durablement à nos destinées sportives, y compris tout ce qu’elle implique dans nos campagnes de recrutement aléatoires, contribue à ma joie de vivre à peu près autant que le résultat des dernières élections au Brésil.

Pour en revenir au match proprement dit, c’est pourtant vrai qu’on n’a pas démérité, en fait.

 

L’équipe :

Mandanda

Sarr – Rami – Kamara – Amavi

Sanson (Radonjic, 72e) – Strootman – Luiz Gustavo

Thauvin (Germain, 72e) – Payet – Ocampos (Mitroglou, 85e)

Si Sakai doit prendre place en tribune, en revanche Florian Thauvin est bel est bien de la partie. Mieux, Rudi Garcia nous offre une innovation sortie de nulle part en confirmant ses déclarations post-mercatales sur le non-recrutement d’un avant-centre : « Nous n’avons tellement pas besoin d’un numéro 9 que ce soir, je vais d’ailleurs jouer sans n°9. Et je vous emmerde », semble-t-il nous dire.

En face, un PSG déjà amoindri se prive aussi de Rabiot et Mbappé, privés de titularisation pour cause de retard à la causerie. Tuchel comme Garcia semblent ainsi donner un sens nouveau à la notion de football-spectacle : puisque de toute façon on se fout des points (les uns en ont trop, les autres ne comptent pas en gagner ce soir), soyons fous et tentons des trucs. Pour le supporter olympien, c’est plus gai, on a toujours l’impression d’aller à la guillotine, sauf que l’échafaud serait installé chez Pinder.

 

Le match :

De l’avis général, pour que l’OM ait une chance de l’emporter, il est quasi-impératif que le PSG ne joue pas à son meilleur niveau. Cela tombe bien, aux soucis d’effectif évoqués plus haut s’ajoute une bienvenue passivité de leur part : à nous de saisir l’occasion.

Curieux match que cette rencontre jouée sur un rythme alerte, où le ballon part d’un camp à l’autre sans s’attarder dans un milieu de terrain peu disputé. L’OM contient sans trop de mal les assauts parisiens ; mieux, les inévitables erreurs individuelles sont constamment rattrapées par une solidarité sans faille. A la différence de la purge subie contre la Lazio, ces joueurs forment bien une équipe.

 

Tout à la satisfaction de ne pas nous voir nous faire ouvrir par tous les pores, il faudrait cependant ne pas se laisser aller : ce PSG-là est prenable, et nous semblons hésiter à le pousser dans ses derniers retranchements. Nos contre-attaques ne suscitent pas de projection massive dans le camp adverse (combien de fois doit-on voir le porteur du ballon obligé de ralentir pour attendre le soutien), nos centres peinent à trouver un candidat à la réception (et pour cause), et nos combinaisons offensives aux abords de la surface sont plutôt basiques.

En général, ce format « bien en place quoique timide offensivement » se traduit par une sodomie en bonne et due forme, par exemple peu avant la mi-temps. C’est ainsi que, dans le temps additionnel, Sarr manque un dégagement de la tête permettant à Neymar de trouver ses équipiers dans la surface : Draxler donne un caviar à Choupo-Moting, qui bat Mandanda mais voit son tir sauvé sur la ligne par Strootman. Score à la mi-temps : OM 0 – PSG 0 – Slip 1 (vaincu par ippon).

 

Après cette première mi-temps passée une main dans le slip, le PSG décide tout de même de se montrer un peu plus pressant. Leur domination se fait plus nette, malgré une production collective peu glamour : leur meilleur occasion est ainsi le fait d’un slalom individuel de Neymar dans notre surface, conclu par un tir trop croisé. En réponse, Payet exécute un coup-franc obtenu par Thauvin, d’un tir très joli mais hélas trop axial pour surprendre le gardien.

A bout de patience devant l’impuissance parisienne, Thomas Tuchel craque et entre son cheatcode : Mbappé fait son apparition, et le PSG n’a alors plus qu’à attendre qu’un gentil couillon de chez nous perde la balle. C’est Sanson qui s’y colle : Draxler récupère, donne à Di Maria, qui envoie le morveux fumer Kamara et ajuster un Mandanda déjà résigné (0-1, 65e).

Nos ambitions sont immédiatement révisées à la baisse : il s’agit désormais de ne pas encaisser douze buts dans la continuité de l’ouverture du score, et espérer que les parisiens soient contents d’eux pour exploiter un éventuel relâchement de leur part en fin de match. A cette fin, Garcia passe en 4231, Radonjic entrant à droite à la place de Thauvin tandis que Sanson laisse sa place à Valère Germain (dont le rôle habituel de false-nine-advanced-libero ne doit en effet pas faire oublier sa capacité à marquer un but de temps à autre).

 

La première phase du plan se déroule sans dommage autre qu’au slipomètre : Mbappé souille encore Kamara mais, excentré, échoue cette fois-ci sur Mandanda. Steve est ensuite de nouveau décisif sur une frappe de Meunier : à l’approche du terme, l’espoir demeure.

Jordan Amavi adresse une lourde sur l’extérieur du poteau, avant que survienne ce que les complotistes nommeront un nouveau cheatcode des qataris. Ne versant pas dans la paranoïa, nous préfèrerons nous montrer plus mesurés et ne voir dans l’incident qu’une banale lubie sans mauvaise intention de la part de ce fils de Valérie Boyer d’arbitre. C’est ainsi qu’un coup-franc de Payet est merveilleusement tiré, pour trouver Luiz Gustavo à la réception. Ce qu’il advint ensuite (arrêt et reprise victorieuse de Mitroglou) ne présente que peu d’intérêt, puisque M. Bastien – que sa purulente de mère croupisse en enfer au milieu de mille démons aussi putrides que concupiscents – avait déjà sifflé une faute imaginaire de Strootman sur Marquinhos à l’entrée de la surface.

Aussi scandaleuse soit cette décision de M. Bastien – que des poils de fox-terrier poussent sur tout le corps de sa femme, gencives comprises – on rappellera tout de même qu’un arbitrage correct de l’action, à supposer que celle-ci aboutisse à la même conclusion, ne nous aurait au mieux rapporté qu’un match nul. Un résultat qui, eu égard à notre patience déjà trop longtemps éprouvé et au vu des limites présentées par notre adversaire du soir, n’aurait guère moins suscité de frustration.

 

Le but de Draxler, achevant une contre-attaque de Neymar et Mbappé, ne sert qu’à alourdir un peu plus nos statistiques défensives abyssales (0-2, 95e). Certes, l’OM s’est battu, l’OM n’a pas démérité, l’OM n’était pas loin de faire mieux, certes l’arbitre – que ses fils et ses filles deviennent étudiants en école de commerce – nous a emmanchés… autant de considérations qui me laisseront bien en peine lorsque demain la question de Dromadette n’appellera qu’une réponse par oui ou par non : « Bonjour Papa, est-ce qu’on a gagné ? »

 

Les notes :

Mandanda (3-/5) : Un homme respectable, qui se fait pourrir par un petit morveux entré trois minutes plus tôt. Ah elle est belle, l’autorité des adultes, c’est encore un coup de l’héritage de mai 68, ça. De mon temps, il aurait pas fait deux pas sans prendre ma savate dans la figure : « Bon alors Kylian (déjà de mon temps il se serait pas appelé Kylian), déjà tu commences par sortir de cette surface, tu frappes et tu attendes que je te dise d’entrer. » Je peux te dire que ça aurait filé droit.

NDLR : Cette académie ayant été rédigée sur un ordinateur appartenant à l’Education nationale, une malheureuse confusion de fichiers a conduit à intervertir la note de Mandanda avec le texte de la dernière circulaire de Jean-Michel Blanquer. Nous prions nos lecteurs de bien vouloir nous en excuser.

Sarr (3/5) : Irréprochable dans l’attitude. Il a pu faire des bêtises, que ses coéquipiers ont rattrapées, et il lui est arrivé plus souvent qu’à son tour de rattraper les cagades des collègues.

Rami (3+/5) : Présent, appliqué, propre… un peu trop, d’ailleurs, son petit hippopotacle des familles sur Neymar n’a touché que le ballon, ce qui est indigne d’une affiche de tradition.

Kamara (2/5) : Une note injuste, sa belle prestation étant dégradée par le fait qu’il se fasse dévorer trois fois par Mbappé, pour deux buts au final. Il se consolera en se disant qu’il n’est ni le premier, ni le dernier.

Amavi (3/5) : Tient tout le match sans penser à sa liste de courses en laissant partir un ailier dans son dos. Il ne garde son statut de tête de Turc que grâce aux oublis de repli d’Ocampos, qui l’obligent à gérer deux attaquants et donc, fatalement, à se trouver plusieurs fois pris en défaut.

Strootman (4/5) : Un sauvetage héroïque, cerise sur un gâteau déjà copieusement garni d’interceptions et cassage de lignes en tout genre. +1 pour avoir su relativement garder son calme au moment de l’enculerie arbitrale. -1 pour avoir su relativement garder son calme au moment de l’enculerie arbitrale et ne pas avoir mis un bon coup de boule à M. Bastien – que son reflet ait la tête de Jean-Michel Aulas ad vitam eternam.

Luiz Gustavo (4/5) : Oublié le défenseur arthritique du début de saison, le Luiz Gustavo véritable est revenu, bien décidé à occuper le milieu de terrain et les organes génitaux de vos femmes pour le plus grand bien de tous.

Sanson (2-/5) : Qu’est-ce que tu veux que je te dise, il faut toujours un couillon pour nous coûter le match, c’est la tradition… mais au fait, t’avais pas déjà contribué l’an dernier, toi ?

Remplacé par Radonjic (72e) : Lui ou Njie, on a la même incertitude qu’à l’époque d’Intervilles, quand les présentateurs donnaient le petit nom de la vachette qui s’apprêtait à entrer en jeu pour mettre le bordel et faire rigoler les spectateurs.

Thauvin (3-/5) : Vous aimiez vous énerver sur « il est chiant, il marque plein de buts mais on ne le voit jamais dans le jeu » ? Vous allez adorer « il est chiant, il se bat comme un diable à la construction et à la récupération, mais on ne le voit jamais bien finir ses actions. » C’est vrai que nous, les supporters, sommes un peu schizophrènes, finalement. Ou peut-être plus simplement de gros casse-couilles.

Remplacé par Germain (72e) : Auteur du plongeon le moins crédible du monde dans le temps additionnel ; mais comment lui en vouloir, la simulation de pénalty est un vice qui n’appartient qu’aux avant-centres de métier.

Ocampos (3/5) : Entré dans cet OM-PSG avec l’esprit adéquat, la bave aux lèvres et le pied ravageur. Il faut dire que l’on n’avait guère de doute concernant Lucas : à notre époque civilisée il sait se tenir mais si une faille spatio-temporelle le projetait dans un OM-PSG des années 1990, on sent bien qu’il aurait été dans un poisson dans l’eau.

Remplacé par Mitroglou (85e) : Victime d’un egalisatus interruptus particulièrement inconvenant de la part de M. Bastien – que son anus fistulise à chaque pleine lune jusqu’à la fin des temps.

Payet (3-/5) : Disponible, appliqué et volontaire au pressing… et finalement, comme tous les autres, manquant de cette étincelle nécessaire à métamorphoser l’honnête en sublime.

 

L’invité zoologique : Thomas Ténébrion Meunier

Malgré son goût infâme, son aspect repoussant et son alimentation essentiellement basée sur des trucs morts, le ver de farine est de plus en plus consommé à Paris, où fleurissent les restaurants entomophages voire les magasins où se fournir en insectes-apéro. Preuve que les parisiens sont volontiers prêts à abandonner tout bon goût pour bouffer la première merde qui se présente pourvu qu’elle soit chère et à la mode, le ténébrion meunier était bien l’invité approprié pour évoquer ce match

NdA : étant un instant pressenti pour livrer ses observations sur M. Bastien – qu’il aille se faire enculer – Monsieur Lapin vous prie de bien vouloir l’excuser : il est retenu à la Plaine où il a quelques doléances à transmettre auprès de la mairie.

– Les autres : vraiment pas flamboyants, mais bon, voilà, Mbappé… Une relative faiblesse collective qui est plutôt inquiétante, d’ailleurs : imaginez qu’ils aient enfin fini par comprendre l’intérêt d’avoir leur pic de forme en mars et pas en octobre, ces cons…

– Le classement : une rétrogradation à la 5e place, sans surprise. Nous voulions nous consacrer à notre championnat de gagne-petit ? C’est maintenant qu’il commence : faux-pas interdit contre Montpellier.

– Le moment MTVMG : il était sorti de l’agenda ces dernières semaines, mais le moment MTVMG revient en fanfare aujourd’hui, avec ce « Maintenant taisez-vous M. Garcia » prononcé par l’arbitre à la 87e minute et assorti d’une exclusion. Ajoutons les pleurs habituels en conférence de presse est c’est un bingo réussi par notre entraîneur.

– Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook, et sur Twitter. Au terme d’un concours zoologique dantesque, Johny Kreuz parvient – lui – à mettre un terme à l’hégémonie du champion.

 

Bises massilianales,

Blaah.

Blaah

Dromadaire zoophilologue et pertuisien. Idéal féminin : à mi-chemin entre Scarlett Johansson et Maryse Joissains.

10 commentaires

  1. On appelle ça la mithridatisation.
    Bordel, comment je suis arrivé ici moi ?

  2. Choupo Moting titulaire on n’avait jamais vu un tel manque de respect depuis le contournement de la ligne Maginot par les Allemands

  3. Ouai, en plus on est censé obtenir ce qu’on mérite à la fin… J’ai peur.

  4. Outre mon stream qui envoyait souvent les extérieurs du pied de Njié en lucarne, ou de Ocampos, ou de Payet ( la po compris en fait ), je trouve quand même que Mr.Bastien a été bien trop respecté dans cette acad’. Un jour, sur un malentendu, nous vaincrons!

  5. « M. Bastien – que son anus fistulise à chaque pleine lune jusqu’à la fin des temps. »
    Ça touche au génie (Tal) la!
    Bravo, quelle talent !

  6. Je sens que cette année va être longue. Et aussi les cinq suivantes.

    Notre effectif est plutôt en fin de carière qu’au début, Ramin Gustavo, Payet et il faudra renouveler tout ça par du jeune et du bon.

    Belle acad’, comme d’hab.

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