Paris FC – AC Ajaccio (0-0) : L’Aiacciu Académie livre ses notes, I Sanguinari y était

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Les déplacements en région parisienne, c’est toujours l’occasion de revoir des têtes pas vues depuis plusieurs mois, d’être nombreux en parcage… et d’assister à un match emmerdant. Celui à Charléty n’a pas dérogé à cette règle.

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Mais tout avait commencé un peu plus tôt, à l’extérieur de Paris. Rendez-vous à l’hôtel des joueurs. Après avoir rencontré le sosie officiel de Ludovic Giuly avec la doudoune de l’ACA de 1876, les dirigeants me réserve une petite surprise : “Viens, on t’emmène dans le bus avec nous pour faire le trajet jusqu’au stade.”

Dans le bus, c’est Claude Gonçalvès qui joue le rôle de la terreur du groupe. Et oui, c’est à lui que revient la place au milieu, dans la rangée du fond. “Thug life” comme disent les Anglais. Celui qui est beaucoup moins à l’aise, par contre, c’est le chauffeur de bus. Allez savoir si c’est moi le chat noir, mais il s’est avéré que le chauffeur était incapable. Impossible pour lui de trouver l’entrée pour les bus : 30 minutes à tourner autour du stade, à garer le bus au milieu de la route pour aller demander à des stadiers tout aussi incapables où se trouvait cette entrée.

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Après cette belle petite balade parisienne, l’heure était venue au rassemblement. Une trentaine de supporteurs acéistes étaient prévus, tous membres ou sympathisants d’I Sanguinari. Vient donc le moment tant attendu de la fouille. L’heure des retrouvailles avec un stadier également :

(stadier) – Vous n’étiez pas à Lens vous en début de saison ?

(moi) – Si, pourquoi ?

(stadier) – Je vous ai vu là-bas, j’étais stadier. Je me souviens de vous”.

Encore une preuve de plus qu’I Sanguinari domine le monde. Ou en tout cas les tribunes des stades de Ligue 2. Au fur et à mesure que le coup d’envoi approchait, les tribunes se remplissaient. Au total, c’est une cinquantaine de supporteurs acéistes qui se sont amassés dans le kop visiteurs. C’est autant que tous les supporters du Paris FC réunis. Et forcément, avec autant de monde, les macagnes fusent, même avec un 8Clem inhabituellement timide. Le premier ciblé ? Sans doute cet employé de la sécurité roux : “Oh rouquin, t’y es le meilleur”. La deuxième cible ? Christian Kinkela, pourtant tant aimé lors de son passage à l’ACA. Des “Ouh ah Kinkela” discrets se feront bien entendre mais ce sont plutôt les “Oh Kinkela, oh travesti !” et les “Oh Kinkela, ta mère c’est ton père!” qui remporteront la mise.

Mais l’apothéose aura lieu en deuxième mi-temps, lorsqu’Adrien prendra possession du mégaphone. Pour le meilleur et pour le pire. Outre les chants habituels, nous éviterons ici de répéter le reste. Mais il fallait bien de l’ambiance dans les tribunes pour contrebalancer avec le spectacle offert sur le terrain. Pas vraiment de jeu ni d’occasions, du déchet technique et peu d’entrain. À noter également le décès prématuré de la mailloche du tambour, qui aura succombé des suites d’un coup trop fort. RIP.

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Au final, un score nul et vierge logique dans la mesure où ni le PFC ni l’ACA n’aura su se mettre en position de force et d’apporter le danger dans la surface adverse. Au coup de sifflet final, deux comportements sont à noter chez les joueurs. La plupart viendra nous saluer, de plus ou moins loin, avec une mention spéciale pour Claude Gonçalvès, Paul Babiloni et Marvin Diop, qui viendront nous voir. Par contre, pour Johan Cavalli, la fin de match sera synonyme de colère. À un supporter qui lui criait un “bougez-vous le cul”, il répondra par l’énervement et la colère. Après le match, avant de monter dans le bus, Cavalli viendra même nous voir, pour demander, énervé, “il est où le mec avec le bonnet de tout à l’heure?”. Comme s’il voulait en découdre avec lui. Tu ne changeras donc jamais, Johan…

Voici venu le moment de quitter le stade, avec un point dans la musette, le souvenir d’une tribune bien pleine et la promesse d’être encore nombreux à Beauvais dans un mois pour le match contre le Red Star. À l’ours !

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ANNUTAZIONI :

Riffi Mandanda 3/5 : Des sorties aériennes rassurantes et un bel arrêt sur un face à face avec Kinkela à la 30ème minute.

Paul Babiloni 3/5 : Pour son retour dans l’équipe et pour son premier match depuis 8 mois, Babiloni a plus que bien fait le travail : sérieux et vigilant, il n’a jamais vraiment été pris de cours, même face à un 24 à l’aise techniquement. Il a dégagé le ballon quand il fallait dégager le ballon, il a mis en touche quand il fallait mettre en touche.

Pape Cissé 3/5 : Il aime vivre dangereusement : tout a commencé quand il n’a pas attaché sa ceinture dans le bus. Puis il a continué à nous faire peur et à se faire peur sur le terrain avec un petit accrochage dans la surface, une frappe détournée du bras et une perte de balle évitable. Le reste du temps, il a assuré.

Zakaria Diallo 3/5 : Il a les dents en or mais pas encore les pieds. Sinon il aurait mis au fond cette grosse occasion dans le dernier quart d’heure. Plus dangereux offensivement que Toudic. Derrière, il aurait pu jouer 150 heures qu’il n’aurait jamais été inquiété.

Anthony Lippini 3/5 : Pas un match de folie pour Lippini mais un match où il aura bien tenu son couloir, même face au vif Kinkela. Quelques petits problèmes de (re)placement, mais il n’ a pas hésité à venir prêter main forte offensivement. Et puis il a pris un carton jaune, donc match réussi pour lui.

Hugo Aine 3/5 : Le port altier, la tête haute, une sérénité à toutes épreuves. Il est la seule véritable tour de contrôle/sentinelle de notre effectif, alors profitons-en.

Ryan Frikèche 3/5 : Sa vraie place, c’est bien celle-ci. En relayeur. Avec un travail défensif moins important que d’habitude, il a pu apporter du poids offensivement. Sans être transcendant non plus.

Johan Cavalli la moyenne/5 : C’est la première fois de ma vie que je suis content qu’il n’ait pas fait de passe décisive à Fauvergue pendant un match. Comme à chaque fois que l’ACA joue en 4-3-3, Cavalli se retrouve à l’écart sur son côté, à manger la ligne de touche et à ne pas être dans le coeur du jeu, là où il est le meilleur. Alors c’est forcément problématique et son influence sur le jeu est quasi-nulle.

Claude Gonçalves 3,5/5 : Il avait tellement d’énergie à revendre qu’EDF l’a contacté après le match. S’il a couru partout, à droite et à gauche, pour attaquer et pour défendre, et s’est montré ultra-disponible, la vraie nouveauté chez Gonçalvès a été son aptitude à jouer comme meneur de jeu. Cavalli étant excentré, c’est lui qui a pris le jeu à son compte. Il n’a pas été rare de le voir porter le ballon et distribuer, comme un vrai numéro 10.

Riad Nouri 2/5 : Si tu changes l’ordre des lettres de Nouri, ça fait Rouni. Et pourtant, Riad n’a rien de Wayne. Pire, Nouri se davidgigliottise : transparent, pas d’impact et pas d’occasion franche. Mais on ne se fait pas de souci, ça va venir.

Julien Toudic 2/5 : “L’attaquant de l’ACA tout seul devant qui ne reçoit jamais le ballon”. Saison 10, épisode 8. Esseulé, sans ballon potable à exploiter, Toudic a bien tenté de presser la défense adverse. Mais au bout d’un moment, il a commencé à se décourager, jouant en marchant, la mort dans l’âme. Travailler dans les mines au Chili ou sur une plateforme pétrolière offshore dans l’Arctique doit être moins compliqué mentalement qu’être attaquant de l’ACA.

Nicolas Fauvergue Snapchat/5 :

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Il y avait un contrat sur moi” a-t-il déclaré après le match au Parisien. Et il est vrai que ses anciens coéquipiers ne l’ont pas ménagé. Quand Fauverie n’était pas hors-jeu, il était par terre, touché par Cissé, Lippini et consorts. La preuve :

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I RIMPIAZZANTI :

Andrey Panyukov, 76ème minute, NN : Panyukov c’est le Oliech blanc : il a un gros cul et il rate l’occasion la plus simple.

Marvin Diop, 83ème minute, NN : Un retour sur le terrain qui fait plaisir pour un joueur qu’Olivier Pantaloni ne voulait plus. Quelques ballons touchés mais pas de différences.

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PS : un grand merci à Franck Lavis pour ses photos et à tous ceux présents en tribune.

3 réflexions sur “Paris FC – AC Ajaccio (0-0) : L’Aiacciu Académie livre ses notes, I Sanguinari y était

  1. J’en suis à souhaiter que mon club descende en Ligue 2 (plus probable que la montée de l’ACA à court terme) pour pouvoir voir i sanguinari et le perfettu

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