OM-Lorient (1-1), La Canebière académie a le bourdon

Aioli les sapiens,

 

Que dire encore qui vaille la peine d’être mentionné, deux jours après ce match qui ne représentera qu’une stèle de plus dans le cimetière de nos ambitions. Ne nous reste qu’à attendre que notre équipe veuille bien se réveiller entre Halloween et le Jour des Morts, fidèle à sa devise « des santons et une farce ».

T’as pas idée.

 L’équipe

Barrada est suspendu, Mendy revient. A part ça, Cabella est maintenu en meneur de jeu et Rekik maintenu en sommeil artificiel.

 

Le match

L’OM maîtrise tranquillement les vingt premières minutes. Oh, bien sûr, on est à des années-lumière du pressing débridé de l’an dernier…

[Ah oui, un avertissement préalable : tant qu’on va continuer à obtenir des résultats de merde en tout en se faisant chier comme pas possible, j’aime autant te dire tout de suite que t’as pas fini d’en bouffer, des comparaisons avec Bielsa]

… bref, l’OM est bien en place, et sans mettre au supplice des Bretons aussi imaginatifs qu’une série télévisée sur France3, montre quelques beaux mouvements dont certains se transforment en occasions. Michy transforme le pénalty avec la même efficacité que celle qu’il aurait pu démontrer contre Paris (1-0, 21e).

Deux semaines après, il est totalement digéré ce match contre le PSG, pensez donc.

 

L’OM continue sur son rythme d’autant plus serein qu’à son habitude, Diarra pose ses gonades sur les quelques milieux adverses qui montreraient quelque velléité offensive. Sur le plan du jeu, peu de prises de risque mais des incursions régulières aux abords de la surface adverse, trop souvent gâchées par mauvais choix et manque de spontanéité.

L’on pourrait ainsi qualifier cette première période de belle convalescence pour les Olympiens, avec Nkoulou dans le rôle de la mémé tuberculeuse qui vient te rendre visite à l’hôpital en te toussant à la gueule. Un dégagement à la one again de Bellugou se transforme ainsi involontairement en passe décisive pour Moukandjo, par la faute d’une intervention de vier marin sous tranxène signée Nicolas. Trop occupé à surveiller une éventuelle connerie de Rolando sur les bons conseils d’experts avisés, Mandanda sort trop tard pour rattraper la connerie du Camerounais (1-1, 38e).

Malgré cette erreur, l’OM continue de dominer et inflige même une certaine pression sur le but lorientais, sans succès.

La seconde période est d’une autre teneur : il apparaît rapidement que l’égalisation a transformé en mémés tremblotantes des Olympiens en manque de confiance. Loin de la spontanéité des 45 premières minutes, les Marseillais accumulent déplacement gastéropodiques, passes sans initiative et touches de balles superflues. Silva et Diarra ne parviennent guère à percuter entre les lignes, les ailiers sont difficilement trouvables et, malgré des efforts louables, Cabella ne parvient pas à créer des décalages à lui seul. Descendant de plus souvent chercher la balle, Batshuayi ne parvient quant à lui qu’à créer des embouteillages.

Rémy Cabella vient de perdre au jeu du « je ne veux pas voir un joueur bouger au milieu du terrain »

Soucieux de provoquer un électrochoc, Michel remplace à l’heure de jeu Ocampos par Nkoudou et Silva par Romao [à ce moment-là de l’académie, il devrait se produire un bruit de cymbale pour souligner le gag, comme dans les émissions américaines]. Soucieux d’apporter un côté ludique à cette académie, nous te laissons deviner l’impact de ce « coaching » sur le déroulement de la rencontre :

Certes, le gardien breton a l’occasion de se chauffer les gants une paire de fois (face à Cabella et Alessandrini notamment), reste que l’option d’un match sans victoire – voire du traditionnel contre lorientais à la con à dix minutes de la fin – devient de plus en plus évidente. L’OM a beau presser dans le temps additionnel, notre réticence à prendre des risques, comme en témoigne l’ultime « refus de frappe » de Diarra, nous condamne au match nul.

 

Les joueurs

Mandanda (2/5) : Deux tirs cadrés, un but. Remarque, c’est presque la même statistique que Batshuayi, n’est-ce pas, et si Michy a l’air de s’en satisfaire, pourquoi pas toi…

Nkoulou (1+/5) : « Complot aulassien », « joueur retenu contre son gré », « n’a plus la tête au club », oui, certes. Je veux bien croire à toutes ces conneries si tu veux, mais même sans parler de professionnalisme, ne pourrait-on point en appeler à un minimum de dignité humaine ? C’est-à-dire que tu t’es fait humilier par Moukandjo. Benjamin Moukandjo. M.O.U.K.A.N.D.J.O. Honnêtement, je ne pense pas que ça puisse être uniquement pour nous faire chier, je veux dire, même si tu étais entré sur le terrain avec une plume dans le cul en chantant « Aulas je veux être ta chienne », ce serait resté plus gênant pour nous que pour toi. Alors que là, Moukandjo…

Rolando (2+/5) : OK, il est lent, il n’est pas beau, il n’est pas rassurant. Il n’empêche que le sacquer sur ce match relèverait avant tout du délit de sale gueule.

Manquillo (2/5) : Offensivement pas dégueu, mais tout de même pas terrible. Défensivement pas terrible, mais tout de même pas dégueu. Il me ferait presque regretter Dja Djédjé ; lui en tout cas, même s’il fait n’importe quoi, au moins on rigole.

Mendy (3-/5) : Toujours une source de danger pour l’adversaire, même s’il a paru cuit comme jamais en fin de match. On devrait hélas revoir un côté gauche tout détchéyé sous peu (à ce sujet, les masochistes et les psychopathes sont invités à revoir le match amical contre Nîmes organisé à la trêve, avec son score de 4-4 et sa fameuse aile gauche De Ceglie-Nkoudou).

Diarra (3+/5) : Il mourra sans connaître le beau temps, tous derrière et lui devant.

Silva (2+/5) : Un jeu élégant et propre, au prix hélas d’une certaine prise de risque. C’est joli à voir, mais avec son talent apparent, il n’aurait dû laisser des Merlus qu’un tas d’écailles plein de foutre.

Romao (2/5, 64e) : Sans doute Silva était-il fatigué et légèrement blessé. Mais je vais vous dire une chose, Môssieur Michel Gonzalez : quand il s’agit de produire du jeu, même un Lucas Silva état de malnutrition et amputé d’une jambe resterait plus efficace qu’Alaixys.

Ocampos (1+/5) : Il soulève l’enthousiasme par ses prises de balle et ses démarrages, avant de systématiquement saloper le tout par un dribble superflu. Lucas, c’est l’analchimiste capable de transformer l’or en merde.

Nkoudou (1/5, 64e) : Vous ai-je déjà dit que j’aimais beaucoup ce joueur ? Non, et c’est normal. Vous ai-je déjà dit que j’aimais beaucoup son prénom ?

Alessandrini (2+/5) : Courageux et créatif au meilleur de notre domination, étriqué et con dès que les choses deviennent plus difficiles. Romain Alessandrini, une certaine incarnation de la France.

Barrada n’est pas là, mais le running-gag sur corner reste assuré.

Sarr (82e) : Vu les circonstances dans lesquelles il entre en jeu à chaque match, m’est avis que ce n’est pas lui qui tricotera une couverture à Michel pour l’aider à passer l’hiver.

Cabella (2+/5) : Comme pour le Brésilien, on sent la bonne volonté voire du potentiel, mais à l’arrivée il repart de ce match sans s’être montré décisif contre un adversaire plutôt insignifiant .

Batshuayi (2/5) : Hors-jeux, dézonages ineptes et statistiques soignées : l’école Zlatan Ibrahimovic des buteurs-têtes à claques. Si ce n’est qu’avec douze ans de plus au compteur, le Suédois a le droit de n’en avoir plus rien à foutre, lui.

 

L’invité zoologique : François Béluga

Il se la pète avec sa blancheur immaculée, il n’a jamais rien branlé d’autre de sa vie que de se pavaner devant les documentaristes animaliers tout en filant se planquer sous la glace à la première tempête. Et en plus il se permet d’avoir le melon. Oui, le béluga est bien l’invité approprié pour commenter avec moi ce match contre Lorient. Pas tant pour évoquer les Bretons, d’ailleurs, que l’état d’esprit de notre équipe au sortir de ce match.

  • Les autres : C’est organisé et courageux, mais c’est quand même un peu à chier tout de même. Ils devaient sans doute s’attendre à ce qu’on leur donne le match.
  • Le classement : On reste seizièmes, easy, steady.
  • La page abonnement: Pour que vive l’Alterfoot cananal historique
  • Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook (attention, nouveau compte), et sur Twitter.

J’ai le bourdon.

Bises massilianales,

Blaah.

Blaah

Dromadaire zoophilologue et pertuisien. Idéal féminin : à mi-chemin entre Scarlett Johansson et Maryse Joissains.

8 commentaires

  1. Bonne acad’ avec en prime le gif « j’ai le bourdon » qui m’a fait éclaté de rire. Good job.

  2. Et il va me falloir une explication sur la non-exploitation de Bouna Sarr. Il est pourtant noir, il ne demande que ça d’être exploité !

    Belle acad’ au demeurant.

  3. Toi c’est le bourdon, moi c’est le cafard. Et quand je pense à Nkoudou, Nkoulou, Sarr et même Michy je broie du noir. Cette saison est sans espoir, Rolando est plus lent qu’un tamanoir et Labrune est un marchand de foire.

  4. Le saviez vous ? Nous à Marseille aimons les grands artistes incompris et leur offrons de beaux contrats pour que ceux-ci puisse exercer librement leur véritable vocation.
    Paolo De Ceglie n’est pas qu’un mauvais footballeur, le sosie non-officiel de Kaka est également musicien à ses heures perdues et se produit actuellement sous le nom de DJ Paolino.
    C’est donc le remplaçant officiel de Fanni, l’ancien DJ officiel de l’OM, connu également pour ses grandes compétences de réalisateur (Rodéo Nuts). D’un point de vue qualitatif en terme de musique, il n’y a pas ou peu de différence. Sur le terrain ce con arrive à nous faire regretter Fanni et Morel, même au poste de latéral gauche.

    Quelques liens pour ceux qui comme moi n’ont rien à faire au bureau cet après-midi (ou pour ceux qui ont du temps à perdre !) :
    Dj Paolino
    https://www.youtube.com/watch?v=Odq8FrncE-E
    https://www.youtube.com/watch?v=uwpzalU4aJA
    Rodéo Nuts

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