Paris SGEL / Bordelais de Gironde (2-2) – La Porte de Saint-Cloud Académie n’est pas sortie d’affaire

Novembre touche à sa fin. Avec lui les dernières feuilles des arbres, les derniers rayons de soleil, les derniers garde-fous constitutionnels avant l’autoritarisme aveugle tirent leur révérence. On les reverra toutes et tous au printemps, ou pas.

Novembre s’en va, et avec lui aussi la crise à Paris-Saint-Germain-en-Laye. On aura cependant pas besoin d’attendre novembre prochain pour en savourer une belle, de crise : attendons simplement les prochains huitièmes de finale de coupe d’Europe, et on devrait bien se marrer. Mais ne nous avançons pas trop, même ça c’est pas encore gagné…

 


LA RENCONTRE


 

 

 

En attendant de savoir si l’élimination européenne, forcément humiliante, aura lieu en décembre ou en mars, PSGEL a encore un mâche de crise de novembre à jouer contre les Bordelais de Gironde et leur réputation toute pétée. L’adversaire parfait pour achever ce beau mois de fête de la défaite. Et ce fut beau, comme on pouvait l’espérer. Après dix minutes, pour bien lancer la rencontre, paf, un beau petit but contre son camp de Kimpembé Junior sur un corner bien frappé de Hatem, l’ancien smicard de chez nous (1-0). C’est vraiment bon, ce parfum de crise. Dommage que ce soit bientôt fini.

Et oui, dommage, parce que mine de rien, PSGEL joue bien dites donc. Après un mois (ou plus, je vous vois venir) à jouer au fouteballe avec l’envie et l’inventivité d’une boîte de petits pois périmée, nos camarades parisiano-saint-germanois ont enfin pris un mâche par le bon bout. Et le fait de voir enfin aligné un milieu de terrain qui tient la route n’est pas étranger à ce renouveau inespéré : Rafignouze, le Brésilien à moustache, et surtout notre beau Marcoco, qui revient après un mois d’absence (pile poil le mois de novembre, dites donc, quelle coïncidence), nous rappellent par leurs ouvertures, leur travail de pressing et leur jeu entre les lignes à quel point ce que les autres milieux de PSGEL nous ont proposé lors de ces derniers mâches était d’une nullité abyssale.

Le Brésilien offre d’abord l’occasion à Floflo Renzi d’inquiéter une première fois le goal adverse sur une belle lourdasse au quart d’heure de jeu, puis dix minutes plus tard c’est le pressing de Marco qui permet à Némarre de récupérer un ballon dans la surface adverse (une récupération de balle à moins de 40 mètres des buts adverses, vous y croyez, vous ?), et d’aller chercher un pénalty mérité, bien qu’il ait dû être confirmé par la purée de vidéo de ses morts. Le numéro 10 se fait justice lui-même et remet les compteurs à zéro (ou plutôt à 1-1).

Pas le temps de niaiser puisque, dès le coup d’envoi, c’est à nouveau Rafignagna qui s’illustre à la récupération, la donne à Némarre qui joue le une-deux avec Kyky avant de frapper du gauche à l’entrée de la surface. Le sosie d’Olivier Giwoud détourne, mais dans les pieds de Moïse Gentil, qui se fait un plaisir de marquer (2-1).

PSGEL qui se sort d’une situation merdique en jouant au football, ça n’était plus arrivé depuis… Pfiou, je sais plus, au moins un mois, non ? J’en fais trop avec la crise de novembre, peut-être. Enfin bref, PSGEL joue bien, en grande partie grâce à ses deux milieux, qui bonifient tous leurs partenaires. Même Michel Bakkker est bon, c’est vous dire.

Et même que PSGEL n’en reste pas là, essaie de planter le but du break, ici par une frappe enroulée du K que le goal détourne du bout du gant sur son poteau, là sur une double occasion de Raf’, là encore repoussée par un gardien à l’affût. PSGEL domine, PSGEL mène, mais PSGEL est encore une bête blessée, convalescente, comme le sanglier qui a eu la 106 de Perfettu (rip en paix).

Alors quand, à l’heure de jeu, sur un contre anodin, un petit ancien de la maison égalise d’une belle frappe à l’entrée des seize mètres (2-2, quelle malédiction, à vous dégoûter de former des jeunes, tiens), PSGEL s’assoit sur toutes ces belles promesses de jeu et se met à paniquer comme la première équipe de bas de tableau venue. Et comme si ça ne suffisait pas, c’est précisément le moment que choisit Thomas pour sortir Marco ET Rafigna en même temps. Non mais franchement Toto, qu’est-ce qui t’est passé par la tête ?

 

Réaction du supporter parisien sain d’esprit

 

Son milieu privé de ses deux accélérateurs de jeu, vidé de sa substance, PSGEL s’enferme une énième fois dans ses schémas habituels : Némarre cherche un pénalty à la minute, Kimpemboss redevient Kimpembouse et perd une balle qui manque d’être décisive (il peut dire merci à Sergio sur le coup), et Bakker redevient un paillasson pour son adversaire direct. PSGEL recule, PSGEL subit, PSGEL s’expose bêtement aux contres du virevoltant Hathem… Bref, ça finit sur un match nul, mais c’est finalement pas si cher payé pour nos srabs du Ouest Side qui ont eu toutes les peines du monde à contenir les derniers assauts adverses après avoir pourtant dominé les débats pendant une heure.

 


LE SOVIET PAS ENCORE PROPRE


 

Serge Riche (2+/5) : Même quand il fait un arrêt décisif dans les cinq dernières minutes il a l’air fébrile, tout de même.

Florenzi (2/5) : Il est toujours partant pour aller de l’avant, et sa lourdasse au quart d’heure de jeu a lancé le bal des occasions de PSGEL. Défensivement par contre, ça pêche parfois un peu. Et la précision de ses centres a été peu de fois au rendez-vous.

Titi Pembélé (2+/5) : Bon, il marque contre son camp, mais le reste du mâche est pas si mal pour un bizut, et j’ai pas envie que ce petiot-là revienne pour nous planter un poignard dans le dos d’ici un an ou deux, si vous voyez ce que je veux dire. Alors je lui accorde un bonus du débutant. Pars pas tout de suite, bébé Kimpembé.

Capitaine Kim (2/5) : Mitigé, le match de Prunelle. Du bon pendant la majeure partie de la rencontre, du bon boulot de taulier, et puis un petit manque d’implication sur l’égalisation, une demi-heure à subir la tête dans le sac, et même une perte de balle super ultra dangereuse à cinq minutes du terme. Mitigé, Prunelle.

Michou la Baque (2/5) : Pour une fois, Blondin s’est porté vers l’avant, délivrant quelques bons centres et combinant bien avec ses partenaires. Mais après l’heure de jeu son équipe a plongé, et lui aussi par la même occasion.

Rafignâ (3+/5) : Le gôrs s’affirme de mâche en mâche. Dommage qu’il ne les joue pas jusqu’au bout, hein ? Remplacé à la 63e par l’Ange de Marie, bon, à la limite, pourquoi pas.

Paredesse (2+/5) : Plutôt sobre et juste devant sa défense, ce qui n’est certes pas le meilleur hommage qu’il pouvait rendre à son célèbre et regretté compatriote, mais on ne lui en tiendra pas rigueur. Remplacé à la 85e par Momo Icardoche, ça faisait longtemps, tiens.

Marcoco (3+/5) : Une petite frayeur sur une perte de balle dangereuse en tout début de mâche, puis la belle machine s’est mise en route et nous a donné à voir tout ce qui nous avait tant manqué pendant son absence : du jeu, tout simplement. Remplacé à la 63e par Andrérerrerra, pour qu’on se rappelle quand même que rien n’est acquis pour de bon, et surtout pas le bonheur.

Némarre (3/5) : Enfin, il a eu de bons joueurs à côté de lui pour l’aider à briller. Pendant une heure, en tout cas, le temps de mettre son péno réglementaire, puis de chercher à tout prix à en obtenir un deuxième pendant la demi-heure restante.

K’bappé (2+/5) : C’est pas faute d’avoir essayé pour le K, mais ça voulait tout simplement pas rentrer.

Moïse Gentil (3/5) : Il me fait penser à Edinson, politiquement… Remplacé à la 81e par le petit Pablo, toujours aussi espagnol.

 

Et voilà, novembre c’est fini, et c’est bien triste,

Mais il reste plein de belles opportunités de rire aux dépens de PSGEL, et ça commence dès mercredi à Manchèsteure, alors restez à l’écoute,

Trotskanalament vôtre,

Georges Trottais

 

 

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

2 commentaires

  1. C’est ce genre de match qu’on veut voir sans Zlatan Ibrahimovouscontinuezonvaêtrechampions.

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