Red Star – Boulogne (2-2) : La Jules Rimet Académie livre ses notes

5

Une académie scientifique et liée

restar-620x250

Par Porthos Molise, en direct de l’Olympic,

L’époque était quelconque, l’ère tout à fait banale. Quant au lieu, un extra-terrestre de Procanus VII n’aurait pu guère le situer. L’information était inutile, le fait désespérément anodin… Ou alors si peu représentatif de ce qu’un monde doué de vie et de connaissance est capable de produire que celui-ci n’apparaîtrait même pas dans les annotations bas de page du temps qui passe.

Des moines attentistes du bout du monde (ceux qui notent le moindre soubresaut d’attention de l’univers en espérant une réponse à la Grande Question) n’en feraient pas plus de cas que la prise de conscience tardive d’une mouche s’étant fait prendre à la languette qui colle du plafond de Grand-Pépé.

Sur une pelouse en pneu recyclé, dans une banlieue de bidonville (où y’a pas une pompe ouverte la nuit sauf Madame Mauricette) et devant une assistance humainement standard, un onze s’est fait prendre au jeu par un autre onze, quatre-vingt dix minutes durant.

La chose est banale, quasi insignifiante. Pourtant, pour l’assistance présente, elle vaut son pesant de cacahuète grassement réclamée au comptoir de l’Olympic.

Face au grand mystère de l’existence, ces philosophes de la balle au pied se sont retrouvés à catharsiser leurs sur-eux. En temps normal, la procrastination joue à plein… Si j’essaie pas, j’ai pas de risque d’échouer. Bien vu l’artiste, t’as pas cent balles ? L’abandon, ça marche quand on est tout seul, après tout on a de comptes à rendre qu’à soi-même.

Mais en public, hein, en public ? C’est plus dur de mentir aux autres qu’à soi-même, alors pour une fois on essaie, on craint la vindicte. Et on va. Surtout quand on se fait planter comme à la parade.

Pas l’choix, ma foi. Et la réponse au grand mystère de la vie était là, devant eux. C’était pourtant si évident qu’ils l’avaient la solution, même sans savoir… Retenez-bien. Tout part d’un malentendu.

Cette bonne parole ne tomba pas dans l’oreille d’un chauve, mais de plusieurs. Nous en primes deux, nous en rendîmes le même compte. Match nul.

La suite nous prouvera si déclic il y eut. Ou pas.

Le jeu sale :

Les plus grands scientifiques et les meilleurs chercheurs en fullerène polymerdique et autres isocaèdres tronqués s’accordent pour le dire : quand ceux qui jouent bien jouent moins bien, et que les autres n’en font pas plus, alors le niveau de l’équipe baisse.

Ce à quoi le chercheur en petite bête répond : Et pourquoi ça devrait toujours être les mêmes qui bossent ? Bonne question à laquelle je m’empresse de ne pas répondre. Quoiqu’il en soit, les bons jouèrent moins bien et les autres firent pas pire. Ce qui, face à une équipe boulonnaise à deux doigt de la déboulonnade, ne permit pas d’espérer mieux que le nul.

Le jeu et les buts sont visibles ici. A regarder avec un son désoprimant.

Les acteurs du présent :

Bouet, 2/5 : Malheureusement pour notre prix Bonbel La théorie universelle de la gravitation s’applique encore dans sa surface. Saloperie de physique.

Kébé, 3/5 : Difficilement définissable. Le terme exact est « singularité ». Mon conseiller beauté vous l’expliquera mieux que moi.

Allegro, 3/5 : Le temps qui passe, la quatrième dimension, les bas de contention…

Cériélo, 1/5 : Du chaud au froid, il n’y a qu’un transfert d’énergie que toute personne subit un moment donné dans sa vie. Bref, rien que le deuxième principe de la thermodynamique n’explique pas. Malheureusement, c’est irréversible.

Gibaud, 3/5 : Peut-on supporter plus d’un club ? Si oui, peut-on jouer dans un club qu’on ne supporte pas ? Qu’en pense le philosophe ?

Dieye, 1/5 : Une sorte de théorie du Chaos à lui tout seul… L’erreur, le but.

Oudrhiri, 1/5 : A besoin de réviser encore un peu s’il veut l’avoir son départ du club bac.

Despois de Folleville, 4/5 : On l’avait mis en bas, il s’est mis là-haut. Comme quoi, tout est relatif.

Sarr, 0/5 : Si les buts adverses étaient le soleil, il en serait une comète quelconque… Vous savez, celle qui passe pas loin, qui se rapproche… Et qui s’étiole. Plus d’info ici (bonus dino-canard).

Tuslane, 3/5 : Il fit son temps sur le match, puis sa niche footballogique fut occupé par Sabin à la 64ème. Cela s’appelle l’évolution.

Mandrichi, 2/5 : Physique instable et quanticité critique. Possède le plus haut taux de prothrombine de tout Saint-Ouen. Son temps de Quick s’exprime en Giant (hallal).

Pendant ce temps, dans un des onze mondes parallèles (à Veracruz) :

 

Merci à mon comité de révision (composé d’un amibe, de deux cellules procaryotes, d’un embryon congelé, d’un marionnetiste de Pierson et de ma mère), avant publication.

Cordianalement,

Porthos Molise

5 réflexions sur “Red Star – Boulogne (2-2) : La Jules Rimet Académie livre ses notes

  1. Le patron avait mis de la drogue dans le Picon ou quoi ?

    Sinon, la sortie de Bouet sur le 2ème but est pas mal : il s’était mis en mode Casper pour passer au travers des 2 joueurs.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.