Rodés – Montpelhièr (0-2) : La Palhada Academia liura sos notas

Bim Badaboum ta chatte en loukoum.

 

La borne sied très bien entre les champs de deux frères.

Proverbe basque. 

 

Ah l’Aveyron ! Délicieuse contrée où s’entremêlent les senteurs méridionales et les effluves occitanes, où la montagne trône, sublime, cruelle de beauté, amante des cours d’eau, terrible séductrice aux atouts verdoyants. Tendre pays, coincé entre le sud de la ville rose et celui du Clapas, déchirée entre la Garonne et la Méditerranée, que ne dois-tu pas choisir ! Toi, l’enclave de la saucisse à la perche,  mère de la pompe à l’huile et de la fouace ! Ton nom résonne aux oreilles des Parigots comme  une bonne brasserie où les VRP de tout poils se font péter le bide à plus pouvoir voir leur quique, comme une mafia de jobastres, plus nombreux sur la capitale qu’en ton sein, capables de paralyser toute la ville en arrêtant leurs activités ! Mais non, bien sûr, on ne peut te réduire à ça, y a aussi le viaduc de Millau ! Il y aussi de la musique, de la vraie, de la bonne, qui chante ta gloire!

Et bien sûr, il y a la belle cité ruthénoise ! Rodés la vieille, Rodés la gourmande! Patrie de Cyril Lignac et de Bernard Laporte, cité d’accueil de l’ami Bertrand, l’édile parfaitement pédale de Lutèce ! Que du beau monde !  Du gratin top budget  ! Ah, que cela me déchire le palpitant de te voir dressée sur la route des petits en ce 32eme rugissant, que cela me coûte ! J’ai versé une larme, tristesse résignée, au coup de sifflet final, pleurant sur l’élimination d’un frère, ennemi d’une après-midi, mais à jamais uni par le sang de l’Occitanie ! Oh, fraire, cantem conjunts ta la nóstra patria ! Cantem del mai que podèm ! Et ensuite, advienne que pourra !

Car bien sûr, et heureusement, c’est la loi du roquefort qui triompha, foi de canaille. Mais même avec un rapport de force largement en leur faveur, les petits n’ont pas réalisé une performance qui marquera les annales. Au lieu de ça, on a décidé du côté de Montpellier de plus pencher pour un marquage au fer blanc sur l’anal. En regardant ce match, une lueur tel Newton frappa ma pomme : bon sang mais c’est bien sûr, ce n’est pas aujourd’hui encore que je verrais du football ! Mais quand ? Mais quand, criait le coeur des vierges. Ca commence en convalescence et ça se transforme en Jeanne Calmant : on n’en finit plus de crever.

Evidemment que Montpellier domina le match, professionnalisme (enfin, selon la rumeur) oblige, mais en bon David, Rodès la fière ne se laissa ni faire ni monter, et très vite les Pailladins se trouvèrent face à une mule. On tenta bien sûr de faire passer la carotte sur les côtés, Cabella piquant constamment les cookies des amis Poule Mounier et Souley Cacamarade, communistes en quête de glasnost. Sans succès apparent, au contraire de la poutre qui commençait à me scier les sinus, résultat d’une cuite acidulée et d’un ennui aux agrumes. Et c’est sur un de ces nombreux coups d’état latéraux du futur Magpie (selon la rumeur, encore elle), qu’un Ruthénois dépassé donna le coup franc du 1-0. Et encore, le gardien dégage des poings, façon Libellule au pays des lampions, sur la fiole du marbré en chef, Teddy le nègre à pantoufles, tout heureux de planter un pion au vu de sa prestation aussi dégueulasse qu’un Katoï cul-de-jatte. Mais personne du côté aveyronnais ne se laissant abattre, et la charnière montpelliéraine le faisant volontiers, on eu chaud au derche deux ou trois fois. Malheureusement, les efforts trop intenses pour un CFA, apanage de ces matches de coupe, laissèrent les espaces nécessaires pour qu’on eut l’impression que Montpellier retrouvait enfin son jeu. Et c’est la recrue bombardée de Lombardie, Niang, 324 eme du nom, qui se chargea d’en récolter les fruits : parti dans le dos de la défense, il se fait faucher par le gardien et, en bon vengeur négrillon, se charge lui-même d’exécuter la sentence : 2-0. And the rest is silence.

Les notes :

Jourdren (3/5) : N’a pas eu grand chose à faire et l’a parfois mal fait, comme un symbole de service minimum SNCF. Non en fait de service tout court.

Congré (4/5) Voilà la preuve qu’il a le niveau CFA. Allez, à la réserve !

Mézague (2/5) : Tout a fait dégueulasse et permissif. Une tête de con bien utile nonobstant. A bon entendeur.

El-Kaoutari (1/5) : Heureusement que c’était pas du National en face, on en aurait pris 5 sans déconner.

Deplagne (non noté/5) : Comme à l’école, beaucoup trop de fautes pour être noté.

Sanson (3/5) : Pas de place pour lui à la récupération avec l’autre monstre, il est remonté d’un cran après la sortie de Cabelloche et a été précieux.

Stambouli (5/5) : Impressionnant de maîtrise devant la défense, mammouth à la récupération, éléphanteau à la relance. Who’s the boss ?

Mounier (2/5) : Tu peux te faire un collier avec ta bonne volonté et te mettre ton envie en pendentif.

Cabella (3/5) : Très bon, mais n’a pas passé une seule seconde du match dans l’axe, son poste à l’entame. Et puis le numéro de La Traviata, y a que la Callas qui le faisait bien.

Camara (2/5) : Inutile mais pas chiant. En progrès. Encouragements du conseil de chiasse.

Montaño (2/5) : Le drame de l’obsolescence. On a pris le modèle au-dessus, du coup.

Sont entrés en jeu  (à califourchon sur la quéquette à Denis la Malice) :

Niang à la place de Montaño : Quatre minutes, montre en main. Un péno provoqué-transformé. Le buteur de la Paillade c’est bientôt Niang, et tant pis pour la mesure.

Marveaux à la place de Sanson : Casper à la place de Belphégor, connerie à large spectre.

Tinhan à la place de Sanson : Expliquez-nous donc les tinhan et les aboutissants de votre métier, petit homme d’ébène.

 

A part ça : 

– Les CRS de Rodez ont dû se masser devant le kop pailladin. Ils ont commencé par les épaules, puis sont descendus plus bas. Des Nîmois sûrement.

– Montpellier-Rodez, c’est 2 heures de caisse. Quatre si on compte le trajet en voiture.

– Le MHSC a été le premier club à reprendre après la trêve, le 27 décembre, après 6 jours de vacances. Si on compte le congé maladie, ça fait quand même 5 mois, donc bon.

– Le FC Sète, glorieux club des années 30 et cher à Loulou et moi-même pour cause d’origines familiales, s’est majestueusement hissé en 16emes de finale en battant 2 à 0 Carquefou. Avec deux autres pensionnaires de CFA 2 dont j’ai oublié le nom, les Verts et Blanc sont les petits poucets de la compétition. LES VOICI LES VOILÀ LES DAUPHINS DE SÈTE, LES VOICI LES VOILÀ LES DAUPHINS SÉTOIS !

 

Point transferts:

– Une rumeur Lucas Mugni, jeune (21 ans) milieu offensif de Colón, Argentine, enfle à Montpellier. Aussitôt démentie par Nicollin le Jeune, qui enfle lui aussi.

– Un club qatarien s’intéresserait à Emmanuel Herrera. Qu’il soit papou, moldave du sud ou tadjik, on s’en fout. Qu’importe la destination, pourvu que ça cesse.

– Une offre de Newcastle serait imminente pour Cabella, avec possibilité de le laisser en prêt dans le Clapas jusqu’en juin. Un peu comme si l’amant de ta femme se faisait connaître mais te la laissait pour les fêtes.

 

Like la Paillade Académie sur Fas Bouc, et on te paiera un godet dans l’endroit de notre choix.

Suis Marcelin Albert sur Toui Ter, et il te convoquera pour un test d’alcoolémie positif.  

Donne tes sous pour la Cause analienne, t’auras l’impression d’avoir participé à une belle aventure humaine pleine de contacts rapprochés et de MST échangées et échangistes.

 

La potoneta vinhairona,

Marcelin Albert.

1 thought on “Rodés – Montpelhièr (0-2) : La Palhada Academia liura sos notas

  1. Ca reste des voisins plutôt cons, mais pas tous sanguins il est vrai.
    Leur rap est terrible.

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