Slovaquie – Belgique (1-0) : La Halusky Academie a l’Europe a ses pieds

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Ils ne savaient pas que c’était impossible alors ils ont laissé leurs adversaires le faire.

Ahoj mes cœurs saignants !

La Repre s’est présentée fébrile et tremblotante face au vent de la plate plaine de Belgique, claquant des dents et des genoux devant les terribles enfants de la Frite. Plein de son éternelle humilité, notre onze slave a couru, plus souvent après le ballon que chevauchant balle au pied, mais ne s’est pas pris les arpions dans le tapis, car il avait à sa disposition cette ressource rare d’avoir appris à faire ses lacets.

Pliant sans rompre, nos valeureuses âmes slaves ont cru, par deux fois, céder aux coups de boutoirs égalisateurs du très grand myope, mais son doublé lui a été refusé pour cause d’une grasse épaule hors-jeu et d’une main filoute de la part de son ailier. Pauvre Romeloulou.

Cette victoire inattendue nous plonge cependant dans un trouble languide qui hante nos nuits et peuple nos cauchemars. Car aussi sûr que le romantisme est passé de mode dans les rayons des librairies, la ruine de notre âme devra-t-elle s’étaler plus longtemps que trois malheureux articles dans cette colonne ? Ô rage, ô cornecul dans l’œil, nous allons boire une belle lampée de mercure pour mieux dormir.


Poznamky

Pan Dubravka a pris de la hauteur sans se vanter, ce qui lui a permis de s’envoler avec la légèreté d’un ange sur les vicieuses frappes des sujets de Baudouin. Il mérite amplement son 5/5.

Pan Hancko avait la difficile tâche de contenir le fol Doku, mais c’est dans l’effort qu’il a su révéler son talent pour tirer la langue et suer à grosses gouttes tout en appelant son capitaine au secours. 4/5 pour l’ensemble de son œuvre ne nous paraît tout de même pas usurpé.

Pan Skriniar a montré pourquoi un club tel que le Paris Saint-Germain pouvait lui faire confiance tout en ne le faisant pas jouer : sa présence seule impose le respect à tout adversaire, son aura transperce les carapaces blindées des plus courageux disputateurs et au final, il empoche son 5/5 comme il palpe la moula sans effort à Paris.

Pan Vavro a joué au diapason de son partenaire de charnière, en misant certes un peu plus sur la proverbiale maladresse de l’attaquant adverse que sur sa propre capacité à contenir ses appels et déplacements incessants. Pour son instinct de déstabilisateur, qu’il soit remercié d’un 4/5 pas trop sévère.

Pan Pekarik a rejoint le camp de ces latéraux qui n’attaquent plus car c’est trop fatigant, mais qui défendent moins que ce qu’ils devraient parce que ce n’est pas aussi facile que ça en a l’air à la télévision, chose très utile à la propagande occidentale. N’empêche, on voudrait vous y voir, comme lui, à 57 ans. Son 4/5 n’est pas volé.

Pan Duda a beaucoup regardé le ballon transiter entre des pieds flamands mais ne s’en est pas laissé compter et a su aller placer le crampon là où d’autres ne mettraient même pas le nez sans l’y laisser. Son sacrifice vaut bien le 5/5 dont tout le monde rêve.

Pan Lobotka avait à cœur d’oublier sa saison napolitaine en s’offrant une rédemption sous forme de petits tas d’os pilés d’origine non slave. Il a mordu, molesté, ingurgité et régurgité au rythme de son souffle rauque, qu’un divin 5/5 l’en félicite.

Pan Kucka n’est plus celui du Milan AC qui n’était déjà pas Clarence Seedorf, mais il est lui, Juraj Kucka, il n’a que 37 ans ce qui n’est pas l’âge le moins honorable, et franchement, pour partager au moins ça avec lui, eh bien non, je ne m’y verrais pas d’un œil aussi vif que le sien. 5/5 pour sa retraite.

Pan Haraslin avait face à lui le sémillant Castagne, dans un duel de cogneurs comme on les aime. La subtilité érudite qui caractérise la fragilité naturelle de notre peuple l’a aidé à surmonter cette opposition éloignée de son style, il est sorti gagnant de la bagarre contre toute attente, ce qui lui vaut un bon 4/5.

Pan Schranz s’est jeté au bon moment sur le bon ballon et plein d’un opportunisme froid, il a scellé d’un pied léger l’entrée définitive de la Repre dans la compétition. Elle ne pourra en sortir que victorieuse. Que ce 5/5 l’encourage à nous mener vers la victoire finale.

Pan Bozenik n’a pas servi à grand chose, c’est bien ce qui nous montre que notre équipe est beaucoup plus que la somme d’individualités dépourvus d’âme et d’un fondement musclé qui nous faisait face : on peut jouer en sous-nombre et sortir victorieux tout de même. Qu’il profite d’un 4/5 indulgent.

L’avis de nos premières victimes est lisible ici. Forcément, ils ne semblent pas tout à fait en accord avec nos vues libérées. Nous aurons maille à partir avec l’Ukraine prochainement. Voilà qui ne devrait en rien effrayer le peuple slave.

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