Suède-Slovaquie (1-0) : la Halusky akademie livre ses notes

humains trop humains

Ahoj tristes et beaux amis !

Ça y est, la grande mélancolie a de nouveau frappé le jeune peuple slovaque dans son âme, la peine est revenue dans les cœurs, l’amertume à sa bouche.

Pour ce second match des poules de l’Euro, sûr de sa force, Pan Tarkovic a sélectionné un onze vigoureux, fait de jambes et de pieds bien faits, de membres solides et de petits culs mignonnement moulés dans des shorts de fabrication slave 100% pur textile d’Europe de l’est. Deux changements seulement sont à noter par rapport au match précédent, le pivot Hromada cédant sa place à Hrosovsky tandis que Pan Haralsin est remplacé par Pan Koscelnik sur le côté droit.


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Le piège suédois laissait pourtant croire qu’un nouvel exploit était possible après l’autoritaire victoire face à la Pologne. Mais c’est fourbes nordiques ont le sang encore plus froid que le nôtre et les atours vilains des massacreurs de phoque ! Ils ne goûtent pas notre raffinement continental et se plaisent à blesser nos frêles sentiments à l’aide de leurs crampons barbares. D’entrée de jeu le ballon leur revient, tandis que nous échoit seulement le courage. Et joie saine ! Cela suffit à maintenir ces grossiers vikings loin de notre source de jouvence. Il faut dire que nos cours d’eau ne sont pas vraiment un avantage pour eux, la Danube ne formant qu’une frontière chez nous et son affluent le Vah n’allant pas bien loin (contrairement à ce que leur culte barbare s’acharne à tenter de prouver, le Vah ne va ni là, ni là).

La tendance finit par s’inverser et la Repre se montre entreprenante dans les dernières minutes. L’équipe coupée en deux de l’adversaire encaisse mal les renversements à répétition, leur lourd bloc peinant à coulisser de droite et de gauche. Hélas, tout ce travail ne suffit point à fendre la coque du drakkar posé devant leur but (ne me remerciez pas d’avoir évité la double blague sur le bus Ikéa, c’est bien naturel).

La seconde période est bien plus laborieuse pour nos courageux représentants en short car les Suédois les privent du bénéfice du ballon et ont par surcroît le toupet de s’aider dudit ballon pour se créer diverses occasions. Quel manque de considération pour notre condition souffreteuse ! C’en est trop pour Pan Dubravka qui, ployant sous la charge trop lourde d’une complexion maladivement sensible, entreprend de se jeter dans les pieds d’un adversaires dans un geste d’ultime désespoir. Le trépas souhaité ne s’ensuit pas et l’arbitre, impavide, offre un pénalty parfaitement justifié à l’adversaire qui avec la cruauté sanguinaire qui le caractérise, transforme froidement alors qu’il fait face au corps encore meurtri du sacrifié.

Cette défaite ramène violemment la Repre à son désarroi congénital et à ses tragiques perspectives quant à ses chances de qualification. Car la prochaine fois ce sont des Ibères qui se dresseront sur le glorieux mais tortueux chemin de nos divins athlètes et il ne fait pas de doute que ces poilus méridionaux auront à cœur de nous faire payer les turpitudes de nos adversaires du jour.


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Pan Dubravka, comme montré ci-dessus, a cru bon de vouloir mettre fin à ses jours en plein match, ceci alors que les espoirs de toute l’âme slave reposaient en partie sur lui. Incliné devant un sort funeste et seulement récompensé par un cuisant échec dans sa tentative, il est de plus vertement sanctionné d’un inflexible 1/5.

Pan Pekarik, par-delà son courage et son expérience, a bien vite montré les limites physiques que lui infligeaient ses 35 ans. Avec comme illustration une absence totale d’engagement dans le camp adverse balle au pied, c’est bien en parfaite adéquation avec sa performance qu’il reçoit son 1/5.

Pan Hubocan a bien tenté de montrer qu’il pouvait faire la leçon aux puissants Suédois grâce à sa complexion imposante, hélas comme beaucoup, il a non seulement négligé les subtilités du ballon pour cela avant de sombrer physiquement, ne ménageant qu’une unique calorie en fin de match pour apercevoir qu’il avait récolté autant de points sur sa note : 1/5.

Pan Skriniar, dans la lancée de son match précédent, a été le phare dans la nuit slovaque. Jeu aérien dominant, marquage inflexible d’Isak, sortie de balle victorieuse sous pression… autant d’éléments qui ne nous feront pas regretter le généreux 4/5 qui lui est attribué.

Pan Satka a vécu un match moins facile que son camarade défensif et peut-être pourrait-on considérer que son œuvre a pris ombrage de cette performance éclatante. Rien toutefois ne nous empêche de lui attribuer la moyenne, car il a bien mérité ce 3/5.

Pan Hrosovsky avait-il seulement les ressources pour atteindre ce stade de la compétition ? Comme nombre de ses camarades, il nous a semblé jouer avec le cœur plus qu’avec des jambes qui lui ont bien vite fait défaut. Au moins avait-il l’avantage d’en disposer d’une paire, comme sa note de 2/5 l’indique.

Pan Kucka n’a pas à rougir de sa prestation, mais comme son partenaire du milieu, nous a bien vite paru abandonner son souffle au vestiaire à la mi-temps pour ne revenir qu’avec la condition physique d’une bête de trait en fin de vie. Comme l’autre membre du double-pivot, il écope d’un 2/5 indulgent.

Pan Koscelnik n’est pas de ceux qui souhaitent voir leur coéquipiers perdre alors qu’ils sont privés de match. Au vu de sa prestation, on serait toutefois tenté de croire qu’il préfère les voir perdre alors que lui-même est sur le terrain. La seule chose qu’il n’ait volée est sa note de 1/5.

Pan Mak a tout tenté sur son côté pour faire plier les vikings, en particulier ces petits ponts en pagaille qui ont fait son succès au match précédent. Sa qualité technique bien supérieure au reste de son équipe aurait pu bâtir notre victoire, mais en face on a bien vite compris qu’il suffisait de serrer les jambes pour lui opposer une résistance efficace. Pour son abnégation, qu’il soit néanmoins félicité par un bienveillant 3/5.

Pan Hamsik s’est encore promené dans tous les recoins du terrain afin de recevoir et distribuer avec sa divine générosité habituelle. La phtisie et une condition déclinante l’ont tristement ramené à un-petit-tour-et-on-rentre en seconde période. Ne pouvant plus franchir le moindre relief, il s’est effacé comme neige au printemps et n’a pu récolter qu’un déchirant 2/5.

Pan Duda a déployé toute son énergie à se plaindre de l’arbitrage et à tenter de bombarder la République tchèque à l’aide de ses tirs mais a semblé bien peu concerné par le fait de se placer au service de sa Repre. C’est bien dommageable et cela ne lui apporte en définitive qu’un méchant 1/5.

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