Tottenham – Manchester United (2-1) : La Raide et Vile Academy livre ses notes.

Salut à tous !

Ce dimanche 14 mai 2017, les pépettes en sucre de Manchester United se déplaçaient chez le nouvelle hype Tottenham afin de confirmer que José Mourinho n’en avait réellement plus rien à carrer de la Premier League. On jouait la dernière des Spurs à White Heart Lane, stade historique d’une équipe qui l’est beaucoup moins. Ces derniers déménagent en effet l’année prochaine dans un stade tout nouveau (avec une année d’intérim à Wembley, le temps de poser le gazon quand même).


COMPOSITION INFERNALE.

Et un dernier petit tour de piste pour ce 3-4-3 inepte.

Comme dit plus haut, Mourinho ne compte plus rien obtenir en championnat ; ce onze n’a donc que vocation à préserver des membres essentiels du squad en vue de la finale d’Europa League : Pogba, Valencia, Rashford, Herrera…une logique qui nous échappe un peu en revanche en ce qui concerne la défense (à moins que Darmian soit amené à évoluer comme un pilier de l’équipe contre l’Ajax)…

Un homme n’est malheureusement pas sur la feuille de match, mais bien présent en tribune en tant qu’ancien représentant des deux équipes opposées ce jour. Éloignez peut-être vos femmes si vous en avez, car il y  un fort risque d’inondation en la présence de cet éphèbe.

Oui, on peut être bulgare et côtoyer l’essence de la classe.


LE MATCH.

Cette composition sous acide n’effrayant pas le moins du monde les brutaux Londoniens, ces derniers foncent dans le lard de nos gagneuses, qui ont du coup bien du mal à se la bouger. La seule pause qui leur est accordée intervient à la 6è minute, lorsque sur un coup-franc d’Eriksen joué au sol, Davies adresse un centre depuis la gauche que Wanyama vient couper, libre qu’il est du marquage de Rooney. 1-0, 6è.

Le premier quart d’heure est en définitive un supplice pour nos entraîneuses, qui sont obligées de jouer très bas à cause du pressing atroce mis en place par Pochettino, et qui ont bien du mal en conséquence à aligner trois passes (huhuhu). En contre, seule option laissée par leurs adversaires, les diablesses font preuve d’une maladresse que l’absence de joueurs très techniques rend rédhibitoire.

À la demi-heure, MU crée toutefois l’exploit : fort d’un sentiment de révolte hors du commun, on pousse Totts dans ses retranchements, ce qui fait passer leur possession sous les 70%. Ils ne sont donc plus qu’à 69, mais on peut dire que les nôtres y mettent une certaine dose de bonne volonté, à l’image de Rooney, par exemple, qui arrache Eriksen (jaune).

La première mi-temps de MU, allégorie.

Première mi-temps où l’on ne s’illustre donc que par la violence, à défaut d’exister par le football.


La seconde période commence exactement de la même manière que la première : MU encaisse un but, sur coup de pied arrêté, par l’entremise d’un marquage foireux. C’est Kane qui fait beugler son stade. 2-0, 49è.

Face à une intensité qui n’a pas faibli, et en l’absence d’un Pogba endeuillé pour mettre le pied sur le ballon, Ali, Eriksen et Kane s’éclatent dans les petits espaces et font tourner la chique à toute vitesse sans réelle opposition. On attendait une causerie façon Aulas/Génésio à la pause, histoire de mettre un peu de côté la tactique au profit d’une approche plus « athlétique », mais apparemment Mourinho s’est plutôt contenté de faire un loto foot.

Les entrées de Herrera à la place de Tuanzebe et de Mkhitaryan à la place de Lingard à la 60è font un certain bien à l’équipe, qui remet un peu le pied sur le ballon en profitant de la fatigue croissante des Spurs. En revanche, il nous semble avoir observé que Bailly jouait du coup latéral droit dans un défense à quatre, ce qui nous a fait osciller entre rire nerveux et ovations émerveillées durant la dernière demi-heure du match. Car le bonhomme a de la ressource, et se donne à fond, lui.

Sans transition, Martial retrouve un peu ses jambes et assène un dribble qui lui laisse un bel espace dans la surface blanche. Sans trop qu’on sache ce qu’il vise, il centre fort, et Rooney transforme l’offrande plus grâce à l’énergie cinétique générée par son gros corps que par un réel effort de finition. 2-1, 70è.

Néanmoins, et malgré l’entrée comme d’habitude digne d’une tornade de Rashford (80è), nos gagneuses ne parviennent pas à égaliser, et laissent donc les Spurs profiter du plaisir de battre leur ancien chat noir en toute logique devant leur public chaud comme une arrière-salle de bordel.


LES NOTES.

De Gea 3/5 On a eu droit aux Daves saves et à quelques relances au pied, et aussi à un regard dépité qu’on ne connaît que trop bien.

Bailly 3/5 Monstrueux physiquement, il a semblé en état de contrer l’équipe adverse à lui tout seul, en marchant. Le problème, c’est qu’il avait des partenaires.

Smalling 2/5 En retard sur Kane sur le deuxième but, et pas franchement à l’aise le reste du temps, à part dans le jeu aérien.

Jones 2/5 Reprise difficile pour lui face à une équipe au jeu très physique. Il a souvent été dépassé au marquage.

Tuanzebe 2/5 Bien calme malgré son jeune âge. En dépit d’une volonté évidente de bien faire, il a été beaucoup trop privé d’espace pour s’exprimer.

Carrick 2/5 Ça allait trop vite pour lui aujourd’hui. Du coup, son jeu de passe n’a pas eu son rendement habituel.

Rooney 2/5 Il a semblé dépassé physiquement au milieu. Mais on l’a vu plus à l’aise dès qu’il a retrouvé sa place en pointe.

Blind 3/5 Titulaire d’une chaire de relance et d’un doctorat de coup de pieds arrêtés (malgré quelques faux pas dans l’exercice), il a bu le bouillon comme les autres.

Lingard 1/5 Non, ça ne veut pas en ce moment. Vivement qu’il mette le but victorieux en finale, pour qu’on se rappelle pourquoi on l’aime.

Mata 1/5 Reprise on ne peut plus difficile pour lui aussi. Il faisait peine à voir, à se faire bouler de tous côtés par les molosses qui lui faisaient face.

Martial 3/5 Un bon match en pointe, où il s’est procuré de nombreuses occasions tout seul comme un grand. Paradoxalement, c’est en revanche quand il a retrouvé l’aile gauche qu’il a été décisif.

SUBS

Herrera NN L’équipe a rejoué dans le bon sens avec lui sur le terrain, mais c’était trop tard. Et de toute façon, Mourinho ne voulait pas gagner.

Mkhitaryan NN Pas très en jambe non plus, on dirait que personne ne lui donne de consignes depuis quelques semaines, à part « sois bon et tais toi ».

Rashford NN Avec cinq minutes de plus, il aurait sûrement créé l’exploit, mais que voulez-vous.

Nous ne ferons pas une grande place au néant footballistique produit hier à Southampton, sauf pour Romero qui a sorti un match de bonhomme, lui seul semblant quelque peu concerné. De bon augure pour la grrrrrrrande finale qui approche.

Bobby Carlton.

Bobby Carlton

Académicien et souteneur de la Raide et Vile Academy.

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