Uruguay – URSS (3-0) – L’union de la gauche footballétarienne vous présente son programme commun

Ivres, ils font converger les luttes

Bonjour à tous,

C’est avec un immense plaisir que nous avons accepté aujourd’hui l’invitation du secrétariat mondial du football libre. Est-ce bien ainsi qu’il faut vous nommer ?

Tout à fait, camarade Diego. Et laissez-moi à mon tour vous dire que c’est avec un enthousiasme non dissimulé que j’accueille aujourd’hui sur le sol russe votre délégation uruguayenne, porte-étendard de la révolution des peuples sud-américains. L’union de nos deux mouvements ne pourra aboutir qu’à une formidable effervescence politique et idéologique, et j’attends avec impatience d’en venir à l’ouverture de nos discussions qui, j’en suis certain, se révèleront aussi passionnantes que passionnées. Bienvenue à vous, camarades footballétaires !

De ce symposium entre les acteurs les plus avertis des tempêtes sociales qui s’abattent sur notre grand monde en ces temps brumeux, nous espérons voir poindre rien moins qu’une nouvelle internatianale. Oui mes frères, camarades, la Russie nous accueille en son sein et nous ouvre grand ses bras fraternels. Alors pourquoi lui opposer encore d’anciens griefs, futilités et autres méchants sous-entendus colportés par de méchants esprits capitalistes ? Aussi sûrement que les Russes sont un grand peuple, la patrie uruguayenne, à travers le despotisme éclairé des Tupamaros, remercie et félicite chaleureusement ses hôtes pour la tenue de ce congrès footballistique d’inspiration bolchévique !

Ce congrès de Samara sonnera la mise en branle de la marche fraternelle qui nous mènera tous ensemble vers la libération des peuples du joug de la footballocratie. Nous sommes conscients que la route sera longue, dure et semée d’embûches. Mais nous nous trouvons face à un défi qui doit nous enthousiasmer, et non nous effrayer, car nos idéaux sont forts et nos forces sont légion. Qu’il me soit permis ici de remercier tous les camarades présents aujourd’hui pour ce grand congrès de l’union, et qui se retrouveront tout à l’heure lors d’une partie amicale autour de ce magnifique sport qu’est le football, vecteur d’émancipation et de rassemblement de la masse croissante des opprimés de l’hégémonie du grand capital. Nous citerons donc, pêle-mêle, les vingt-deux acteurs de cette réunion :

Igor Akinfeïev, Fernando Muslera, Igor Smolnikov, Sebastian Coates, Ilia Koutepov, Diego Godin, Sergueï Ignachevitch, Martin Caceres, Fiodor Koudriachov, Nahitan Nandez, Roman Zobnine, Matias Vecino, Ivan Gazinski, Lucas Torreira, Aleksandr Samedov, Rodrigo Bentancur, Alekseï Mirantchouk, Diego Laxalt, Denis Cherychev, Luis Suarez, Artyom Dziouba, Edinson Cavani.

Un subtil 3-5-2 tupamaro s’immisce avec intelligence dans le 4-4-2 soviétique, signe d’une complémentarité préalable aussi irrévocable que les 22 doigts de la main prolétarienne s’apprêtant à s’abattre sur le monde !

Pour l’accomplissement symbolique, dans la solidarité sportive, de notre grande union du footballétariat internatianal, il s’agit désormais de mettre de côté nos différends et différences, et de nous jeter à corps perdus dans la bataille qui ne manquera pas de s’engager contre les ennemis du peuple. Unis, dans la fusion de l’ardeur uruguayenne et de la vigueur soviétique (qui, dois-je le rappeler, ne connaît d’autre dopage que la foi inébranlable dans l’idéal socialiste), nous sommes invincibles. Place au jeu, camarades, place à la grande marche de l’Histoire !

 


La rencontre.

-10’ : Au rythme magistral de l’hymne soviétique, les deux équipes entrent sur la pelouse devant un parterre de camarades en fusion, et se donnent l’accolade fraternelle des peuples liés par la lutte contre l’oppression des puissants.

-5’ : Le soviet-équipe russe, vêtu d’un blanc inhabituel à l’occasion de cette pacifique rencontre, se présentera dans son désormais traditionnel 4-4-2. Plusieurs joueurs sont absents, laissés au repos en prévision des âpres luttes qui attendent la Sbornaïa face aux vils fanascistes (qu’ils soient franquistes ou salazaristes) du groupe B.

1’ : La tête du camarade Dziouba est cherchée d’emblée sur l’engagement. La défense uruguayenne, au contraire de nos précédents adversaires monarchistes, a les moyens de répondre au défi physique imposé par le valeureux Artyom. Une vigueur qui sera fort nécessaire à notre action militante commune contre toutes les formes d’oppression.

8’ : Le jeune Bentancur, fraternellement taclé dans le dos par un camarade slave, offre un coup-franc placé à l’entrée de la surface au bien aimé Luis Suarez. Impatient de se singulariser et quoique cette attitude quelque peu individualiste puisse froisser les caciques du parti, le Pistolero frappe fort à ras-de-terre au premier poteau et offre à la Russie sa première occasion d’admirer ce que son génie politique a offert de talent aux Tupamaros ! 1-0.

12’ : Nullement perturbés par cette ouverture du score précoce, les joueurs russes repartent de l’avant et entendent bien démontrer à leurs camarades tupamaros que l’implication de ces derniers dans la lutte des classes populaires n’a d’égale que la leur : sur une ouverture du gardien, le puissant camarade Dziouba est trouvé à gauche de la surface et remise de la tête dans l’axe pour Cherychev, qui reprend de volée, sur le gardien. Le spectacle est jusqu’à présent le grand gagnant de cette partie, mais verra à coup sûr l’amitié des peuples l’emporter au coup de sifflet final.

15’ : Alekseï Mirantchouk gratifie son camarade voisin, Vecino (vous l’avez ?), d’une fraternelle accolade du coude dans le dos (c’est comme ça qu’on se salue chez les cosaques).

22’ : Dziouba nous a habitués à un jeu dos au but d’une si grande qualité depuis le début de cette rencontre que Sergueï Ignachevitch est tenté de lancer un défi à son camarade-attaquant en envoyant le ballon directement en tribunes, présumant (très) légèrement des capacités surdopées surhumaines de son acolyte.

23’ : L’atelier “coups de pieds arrêtés” animé par les Tupamaros est une nouvelle fois l’occasion d’adresser un message de paix à la communauté. Sur un corner venu de la droite, la défense soviétique dégage parfaitement le ballon dans l’axe afin de mettre Laxalt dans les meilleures dispositions pour une frappe. Le ballon contré est une occasion supplémentaire d’encourager le frère Akinfeïev dans ses desseins de grandeur : 2-0.

26’ : Le camarade Smolnikov est gentiment réprimandé par la commission “Arts Martiaux” pour sa trop grande prise d’initiative. Il avait en effet décidé à lui seul d’ouvrir un atelier lowkicks en prenant le noble Edinson Cavani comme partenaire, ceci sans l’en avertir au préalable.

35’ : Artyom Dziouba constate avec étonnement que sa propre masse ne peut traverser celle d’un adversaire sans que l’une de ces deux masses ne soit contrainte de laisser place à l’autre (en se déformant plus ou moins au passage). Il planche sur une conférence qu’il donnera prochainement à l’Académie des sciences de Moscou.

36’ : Igor Smolnikov se distingue par plusieurs gestes défensifs de grande classe, dont ce tacle dans les mollets de Laxalt. Les membres du congrès n’entendent pas laisser passer de tels accès de colère envers des camarades de lutte, et décident de voter une motion de censure contre le camarade latéral (DROIT). L’exclu, auquel la parole a été démocratiquement accordée à son exclusion sous les huées, a exprimé le souhait de créer son propre courant, le collectif “Révolution et pieds décollés”.

39’ : Le camarade-physicien Dziouba poursuit ses expérimentations et nous démontre que, si son imposante masse corporelle peut bien être mise au sol, c’est seulement par sa volonté propre, et uniquement dans le but d’obtenir une faute.

41’ : Investie désormais à fond de sa mission émancipatrice, la section Tupamaros fait tourner le ballon sans partage devant ses frères russes, au cours d’un moment de détente visant à imiter l’ancienne opposition entre blocs de l’est et de l’ouest. Le public, diverti par ce bref moment de décontraction, siffle abondamment afin de montrer son contentement.

 


Deux buts à zéro à la pause, on ne peut pas dire en tout cas que nos camarades sud-américains aient pris cette rencontre internatianale à la légère, et nous nous en félicitons. Nul doute qu’ils sauront rendre en seconde mi-temps le respect qu’ils doivent à leurs aînés soviétiques, et les laisseront développer leur jeu plus à leur aise, freiné jusqu’ici par une passe à dix bien peu fair-play.

Dans le respect des valeurs du sport, et communément aux principes qui nous unissent, nous tâcherons bien sûr de montrer le plus profond respect à nos camarades outre-européens, ceci en arborant fièrement la bannière du beau jeu. Bien entendu, nos hôtes verront d’un très bon œil que nous ne changions rien à l’engagement baigné d’abnégation qui nous caractérise, pour la beauté de notre rencontre et le succès futur de notre entreprise.

46’ Les forces Tupamaros voient d’ailleurs d’un bon œil que leurs frères russes offrent à nouveau dès l’entame de la seconde période un coup-franc aux abords de leur surface, quoique le sergent Cavani l’expédie dans le mur.

52 Le lieutenant Godin affiche une certaine déception à la vue des échecs successifs de ses camarades dans l’exercice des coups-francs. Afin de motiver la communauté, il exhorte ses Tupamaros à plus de vice, et ses camarades soviétiques à une meilleure application. Le progrès ne s’obtient que dans le labeur !

56’ : Le soviet-équipe russe nous offre sur une combinaison toute en finesse un modèle vivant du fameux jeu “moscobite”, fait de “une-sans-deux”, de récupérations de balle au forceps, d’appels invisibles et de passes dans les profondeurs du vide.
Faites-vous référence à ce grand moment de don de soi de la part du camarade Nandez, au cours duquel il tente de sortir le ballon de la tête tel un phoque tandis qu’un de vos soldats lui frictionne vigoureusement l’épine dorsale à l’aide de son genou ? Nous-mêmes apprécions ces petites chamailleries, quoique celle-ci nous ait surpris en l’occurrence de part son manque de préparation.

62’ : La section Tupamaros persiste à faire tourner la balle autour d’un bloc soviétique étouffé par tant de monopolisation du ballon. Les tentatives russes pour collectiviser le ballon se heurtent au conservatisme bien dommageable dont font preuve les Bleu et noir, sans doute égarés par un subit esprit de compétition mal placé. Diego, un mot peut-être sur ce manque criant d’esprit de camaraderie de la part de vos joueurs ? Que vous teniez à ce point au concept si oppressif (pour ne pas dire macroniste) de “victoire”, passe encore, mais que vous ne daigniez même pas faire ruisseler l’opportunité d’un simple petit but sur nos pauvres espoirs déçus…
Comme annoncé, nous nous réjouissons de l’opportunité que votre beau pays nous offre de venir en son sein appliquer les rudiments du football et du socialisme réel. Vous ne verrez donc pas d’objection à ce que nos troupes, plus jeunes et organisées, se plaisent à faire rayonner avec santé leur indéniable supériorité en la matière. Ceci dit, la locution « oppressif (pour ne pas dire macroniste) » nous paraît quelque peu disproportionnée au vu de la situation. Nous ne nous y arrêterons pas néanmoins, afin de ne point froisser nos hôtes.

65’ Et là vous l’avez vue notre supériorité ? Magnifique illustration par une nouvelle position favorable du sergent Cavani dans votre surface, mais le sort malheureux d’un croc en jambe lui faisant perdre son équilibre au mépris du corps arbitral, nous nous abstiendrons de tout commentaire qui puisse vous paraître trop passible de heurter votre sensibilité petite bourgeoise.

74’ : Enfin, un beau geste des Tupamaros, dont le goal gaulliste donne l’exemple et se fend d’une belle relance plein axe qui profite à Samedov. Malheureusement, l’attaque russe se heurte une nouvelle fois à une défense décidément bien peu coopérative. Il serait temps pour les Célestes de descendre de leur nuage et d’arrêter de vouloir faire la révolution tout seuls.
N’y voyez pas l’expression d’un quelconque défaut de solidarité. L’offrande était belle, autant que le coup de botte qui s’en est suivi était laid.

85’ : Non, mais, franchement, ce scandaleux arrêt de votre gardien, alors que lecamarade Dziouba était en position de marquer, qu’avez-vous à en dire, amis uruguayens ? Nous en appelons à votre conscience de classe, faites montre d’un peu de bonne volonté !
Conscience de classe ? Mais camarade, il serait bon de vous reprendre tant qu’il en est encore temps. Nous ne concourons qu’ensemble ! Et peut-être que nous nous montrerions plus coopératifs si vous troupes refrénaient un tant soit peu leurs appétits sanguinaires de destruction en règle de nos articulations. Recentrons la lutte sur notre objectif commun, je vous prie.

90’ : Et buuuuuuuut pour nos vaillants guerrieros ! La victoire est totale et l’impudent faire-valoir bureaucratique terrassé ! Ce qu’on s’amuse, mais ce qu’on s’amuse ! Le Sergent Cavani s’est chargé de montrer comment on combattait pour de bon les opportunistes et autres social-traîtres !
Je jette tout simplement l’éponge. Si “union des forces footballétariennes” est pour vous synonyme de “but de raccroc de merde sur corner”, c’est vraiment que nos luttes ne sont pas les mêmes. Non mais ils se prennent pour qui, les bolivaristes à deux sous, là ? Vous vous la jouez révolutionnaires, vous chantonnez l’Internationale à pleins poumons, mais vous n’êtes qu’une bande de gauchistes opportunistes, sans respect pour l’idéal socialiste que nous défendons. Alors vous êtes gentils, vous vous collez votre programme commun au cul, et avant de revenir nous donner des leçons de footballisme et de vouloir faire la révolution tout seuls, vous apprenez d’abord à avoir un diplôme et à vous nourrir vous-mêmes. Non mais.

Note de la présidence du congrès de l’union footballétarienne de Samara : les deux courants ont ici décidé de mettre fin aux négociations et de proposer des notes séparées pour la fin de cette académie.

Droit de réponse de l’état major Tupamaro : Nous déplorons cette rupture unilatérale des notations comme nous condamnons fermement l’attitude bien peu hospitalière de nos hôtes russes après le match. Nous soulignons que pour des unionistes, leur égoïsme et leur félonie semble crever le plafond. Nous concluons enfin que jamais, mis-à-part peut-être dans l’histoire de France, nous n’avions assisté à une telle trahison des idéaux socialistes qui nous semblaient pourtant motiver cette rencontre au premier abord. De la part de toute la section : cabron !

 


Le Soviet-équipe qui en a gros

La défense (0/5) – Si ce simulacre de rencontre amicale a pu servir à quelque chose, c’est bien à pointer du doigt l’analité abyssale de nos lignes arrières, lesquelles se frottaient enfin à un adversaire digne de ce nom. Entre les gants qui glissent de notre camarade-capitaine, les jambes en plomb du vétéran Ignachevitch, les relances carnavalesques du comique Koutepov, la coordination corporelle approximative du chauve Koudriachov et les élans de sympathie un peu trop démonstratifs de l’ami Smolnikov (exclu à dix minutes de la pause), on a de quoi être rassurés pour la suite du tournoi.

Le milieu (1/5) – Nous avions encensé dans ces colonnes l’impact physique de notre paire de milieux lors des précédents mâches. Il aura là encore suffi de rencontrer un adversaire avec un minimum de répondant pour que nos certitudes dans ce domaine s’écroulent. Zobnine et Gazinski (remplacé à la mi-temps par Kuziaïev, guère plus rassurant), jusqu’ici efficaces à défaut d’être beaux, ont tout simplement été bouffés par l’agressivité crasse des latinos d’en face, avec quelques hématomes et cartons jaunes à la clé.

L’attaque (1/5) – Décidément, peu de matière à se réjouir dans ce soviet-équipe russe, dont les avants ont buté sur une défense bien en place, et capable de répondre physiquement et tactiquement à leurs maigres tentatives. La sortie en première mi-temps d’un Cherychev pourtant assez entreprenant, et le passage à 10 contre 11 n’a certes pas aidé à offrir de nombreuses solutions devant pour Samedov et le petit Mirantchouk (proprement invisible et remplacé par Smolov à l’heure de jeu). Vivement le retour de notre bel enfant, Aleksandr Golovine, pour nous dynamiter un peu ce jeu sclérosé.

Artyom Dziouba (3/5) – S’il ne fallait en garder qu’un, ce serait bien sûr le colosse spartakiste, qui fut le seul (et ô combien seul) à gêner un tant soit peu la défense des enfoirés de gauchistes d’en face, par son jeu dos au but toujours aussi délicieux. Ses papilles frétillent d’avance à l’idée de mordre un bon coup dans du stoppeur franquiste, au prochain tour…

 


Les Tupamaros de retour d’une nouvelle victoire sur les traîtres.

La défense 5/5
Sans une opposition à la hauteur, il était facile de triompher pour des hommes de valeur tel que Diego Godin ou Martin Caceres. L’adversaire avait pourtant montré de bonnes choses auparavant dans le secteur offensif, mais rien que l’implacable révélateur Tupamaro n’éprouve trop de peine à juguler.

Le milieu 5/5
À l’unisson de ses camarades de l’arrière, le milieu uruguayen a fonctionné comme une équipe, LUI. Sans s’affoler et courir partout comme des sociaux-démocrates mal intentionnés (pléonasme), à l’affût du premier tacle qui blesse, LUI.

L’attaque 5/5
Enfin un bon match pour Suarez, qui a couru partout et fait tourner en bourrique les idiots utiles du capital qui lui faisaient face. Cavani a lui fait du Cavani, à savoir dominer tout le monde de sa classe.

George Trottais et Diego Guedin.

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

6 commentaires

    • Nos prochains combats contre les infâmes salopes franquistes vont vous rappeler qui de nous ou de ces raclures de fils de nazis de la pampa représentent le plus fidèlement les aspirations émancipatrices des peuples. Gauchistes, va !

      • On va bien voir ce qu’on va voir, mais au vu de vos dernières déclarations, je ne serais pas surpris que vous courbiez l’échine face à ces (encore !) royalistes totalitaires. Quant aux accusations de nazisme, elles ne font qu’ajouter un peu plus d’infamie à votre bilan déjà pas bien reluisant, Georges.

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