Capitale de la France contre capitale des Gaules

Province de l’empire

« Passion PSG »…un Parc des Princes plein, une tribune jet set pleine, des résultats sportifs inespérés au vue de l’effectif et de l’instabilité des dirigeants, des pom pom girls à vous invertir un supporter marseillais…(hummm…petite blackette…pléonasme faisant de toi moins qu’une femme mais plus qu’une naine…) il n’y a guère que Colony Capital pour ne pas épouser la « passion PSG. » Un club géré avec des bouts de ficelles là où le potentiel paraît énorme…mais, semble-t-il, le fond de pension américain se montre plus intéressé par la gestion foncière et l’éventuel Super Ligue Européenne que par le projet sportif à cours terme ; n’en exigeant pas moins de ses « clients » qu’ils démontrent leur passion pour le PSG à coups d’abonnements au Parc. Bref…

1ère mi temps :

Les « spécialistes » médiatiques ne parviennent pas à placer Giuly. Kombouaré non plus, semble-t-il, tant il dispose de 3 hommes de couloirs sur le côté droit (Ceara, Jallet, Giuly) contre aucun à gauche (Armand n’a, plus que jamais, pas le profil d’un latéral offensif et Lyiundula est plus intelligent que milieu gauche.) Du reste, le début de match illustre l’embouteillage à droite, avec un Ceara centrant systématiquement, annulant la foulée « genoux poitrine » de Jallet, tandis que Giuly rôde autour d’un Hoarau avant-centre. L’OL, en 433 customisé par l’inversion Delgado-Govou, penche à gauche, tant Clerc, Makoun et l’argentin ne parviennent pas au niveau de Cissokho, Kallstrom, et le vice-champion du monde pour avoir dit non là où Giuly a mis les doigts…et surtout, du fait d’un Lisandro très Guevarra dans le placement.

Lyon domine car les Parisiens s’appliquent à défendre, Paganinelli résumant le phénomène par un déchiffrable mais quand même !: « C’est eux (les Parisiens) qui z’ont tendance à descendre bas. » Tout ceci jusqu’à ce que Govou repasse à droite, le jeu de l’OL devenant dès lors trop stéréotypé pour déstabiliser quiconque.  Aussi, le PSG peut-il désormais réorganiser son jeu offensif et régler son placement. En phase défensive, Giuly coupe Cissokho, Jallet fait le deuxième rideau ; en phase offensive, Hoarau décroché sert d’appui vers Giuly, ou remise sur Jallet qui lance le futur Paganelli ou Luyiundula dans la profondeur. Puel y voit un jeu de contre-attaque, les « spécialistes », un « replacement » rapide suivi d’une « explosion » soudaine. Jallet plus défensif, Clément ose apporter le soutien offensif, et le PSG, entre combativité, talent, technique, maladresse et opportunisme (comprenez : Giuly, Luyiundula, Clément, Hoarau, Giuly) mène 1-0 sur une action digne d’un Nantes aux pieds de briques.

2ème mi-temps :

Les vieux bouts de ficelle n’ayant pas réussi à tailler un costard à l’OL,  la jeune pelote gone a su tirer son épingle du jeu. L’intérêt réside surtout dans le changement d’animation lyonnais, les entrées de Gomis, Pjanic, Ederson permettant de voir à l’œuvre un système beaucoup plus adapté au profil « et demi » de la ligne offensive. En effet, Pjanic, Ederson et Lisandro aiment tenir la balle, jouer dans de petits périmètres et multiplier les combinaisons. Difficile de les fixer sur des positions tactiques figées sous peine de castrer leur créativité. Un bloc de 6 joueurs, avec Makoun en piston, au service de ces 4 offensifs aux permutations incessantes, rappelle l’animation « blitz » de Manchester et permet à ces joueurs de s’exprimer en dehors de toute considération défensive. Certes, Lloris « arrête un but », l’assise défensive Cris-Bodmer a parfois du mal à se lever, et une ficelle parisienne plus longue aurait pu finir le travail. Mais le PSG doit composer avec ses vieux bouts, tandis que l’OL possède, avec ces 4 « joueur et demi », une force offensive calibrée pour la conquête de l’Empire.

Un joueur dans le match

Le chant du signe… :

L’arrivée de Claude Makelele sonnait le début d’une nouvelle ère pour le PSG. Le monument vieillissant du football mondial en résume le projet…et ses limites. En faisant dans le TRES qualitatif, le PSG comptait garantir des résultats à court terme ainsi qu’une étape de formation de ses jeunes pousses par de vieux briscards. Mais l’écart est encore trop grand pour que le déclin des anciens soit  masqué par la maturation des espoirs. Aussi, voir Makelele, jadis signe envoyé aux supporters par leurs dirigeants, désormais, incapable de se défaire du marquage des ans, incite à penser qu’avec le milieu défensif, une partie des promesses se sont déjà envolées.

L'ancien

Un commentaire

  1. Certain qu’entre Montpellier, Monaco et maintenant Lyon, le PSG ne tient pas plus de 80 minutes…5 points perdus!

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