Girondins de Bordeaux-Bayern Munich

Carré de Vigne vs Amstel de Munich


Parés de « rouge cubi », les girondins de Bordeaux recevaient le Bayern de Munich de l’autoproclamé « meilleur entraîneur du monde » devant le choucrouté du Mans. Outre le maillot, Bordeaux se présentait également dans sa tactique LdC, Fernando organisant le jeu dans le rond central pendant que Gourcuff joue avant-centre et Chamakh attaquant de soutien. En face, la finesse tactique de la Gaal était ramenée par TF1 et L’Equipe à un 442 losange que les faits invalidèrent rapidement. En effet, la « compo tactique » munichoise fut un mystère pour tout le monde, joueurs compris. Outre Timoschuk en individuelle sur Gourcuff, Altintop trop haut dans son couloir repoussait Van Bommel dans l’axe, tandis que Schweinsteiger errait côté gauche et Muller faisait le nombre en meneur de jeu. Le couple Van Bommel – Timoschuk, jamais à plus de 10 mètres l’un de l’autre, rappelait Dolls de Takeshi Kitano, le lyrisme en moins.

Un joli bordel qui ouvrait brillamment la marque par Ciani contre son camp suite à un corner raté. Du haut niveau que Van Bommel ponctuait de fautes grossières, imité en cela par Muller. Bordeaux tremblait vaguement et Gourcuff décidait de descendre d’un cran, rappelant qu’au niveau international, un meneur de jeu est condamné à partir du rond central. Une « van Bommel » de Van Buyten sur Chamakh aboutissait à un coup franc puis un corner et enfin une « super Madjer » de Ciani (26’). Egalisation. Entre « but casquette », « lait sur le feu », et autre épinaleries commentariales, Christian Jeanpierre, sans doute intime, soulignait que Ciani en avait « gros sur la patate », et le public se réjouissait pour madame. A la 29ème, l’arbitrage renouvelait son serment d’allégeance à la putasserie footballistique en expulsant le maladroit Muller pendant que Van Bommel restait sur la pelouse.  Timoschuk lâchait Gourcuff qui en profitait pour se décaler côté droit, là où Altintop défend quand il y pense tandis que Van Bommel et Timoschuk comblent les brèches. L’abruti néerlandais justifiait sa réputation à la 39ème par une faute plus qu’inutile à l’origine du second but à Butt, tant le buteur reste indéterminé. 2 – 1 pour Bordeaux.

« De retour des vestiaires », les Bordelais se montraient curieusement fébriles face à des Munichois sans tactique et à 10. Timoschuk avait repris son individuelle sur l’ « ange rubicon », et le « carré de vignes » célébrait les vendanges. Toni trouvait le poteau tandis que Gourcuff et Jussie marquaient deux Butt sur deux services de Chamakh. L’incertitude quant à la qualité de la cuvée plana jusqu’au bout, les Bordelais poussant l’absurde jusqu’à perdre des ballons d’attaques à 11 contre 9 tandis qu’ils restaient sous la menace d’une égalisation. Après Liverpool – Lyon, les matchs se suivent mais ne se ressemblent pas…

Bilan du « match » :

–    Un but et demi « contre son camp. »
–    5 jaunes et 2 rouges.
–    Le Bayern à 9.
–     2 penalties arrêtés (ou ratés, au choix), dont une Panen sans ka pour Gourcuff.
–    Van Bommel capitaine et finissant le match.
–    Une leçon de commentaires de village par Christian Jeanpierre.
–    Larqué-hurleur tapant du pied devant la bêtise bordelaise en fin de match.
–    Bordeaux seul premier de son groupe devant la Juventus et le Bayern.

Triaud n’aime pas les statistiques… « Analyse du pauvre », selon lui. La dernière ligne devrait tout de même lui plaire.

L'ancien

Un commentaire

  1. Vous avez oublié la leçon de Larqué
    « Quand il y a faute dans la surface, avec ou sans le ballon, il y a penalty! »

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