Arsenal – West Ham (3-1) : La Gunners Academy prend les trois points

Salut camarades !

On se retrouve pour la première fois cette saison. Il y avait bien eu le brief estival, mais pas encore une académie à proprement parler. Évidemment, le Père Fidalbion, le tyran, notre guide à tous, a décidé (sans consulter ses collègues) de prendre les rencontres contre Manchester City et Chelsea et de nous laisser les miettes, à savoir, d’abord, un match contre West Ham. En attendant le putsch que nous préparons avec Jon, il y a donc ce derby de Londres.

C’est surtout – enfin – un match « facile » pour Emery, après les deux défaites inaugurales contre des cadors du championnat. L’occasion de mettre en œuvre le travail effectué depuis plusieurs semaines avec le staff et les joueurs. Il était important de l’emporter, pour le moral des troupes et pour vraiment lancer la saison.

Pour le coup, on attendait du changement, surtout avec l’absence de Mesut Özil. Annoncé malade, il n’est pas dans le groupe. Des rumeurs font état d’une brouille entre l’Allemand et son entraîneur. On ne va pas spéculer plus que nécessaire pour le moment. Emery maintient son 4-2-3-1, Ramsey prend le rôle de meneur de jeu derrière Aubameyang. Sur les ailes, Iwobi est reconduit, avec Mkhitaryan. Au milieu, la paire Guendouzi-Xhaka débute elle aussi encore une fois, et le back four reste inchangé.

L’oeuvre…

T’affrontes des méga-chèvres comme les Hammers, tu te dis que bon, quand même, tu peux les taper. Et avec la manière. Les quinze premières minutes vont dans ce sens. On presse, on joue vite, on se projette bien, on combine plus que correctement, c’est positif. Sauf qu’après bah, tout va foutre le camp assez rapidement. Les gonzes de Pellegrini vont foutre un joli petit bordel dans l’Emirates, évidemment toujours aussi bruyant. Purée, mais que ces pitres me filent leur season ticket, je me ferai une joie de gueuler, de chanter, de supporter cette équipe. Bref. Nous disions… Ah oui ! L’ami Arnautovic. Son pote Felipe Anderson recruté à prix d’or à la Lazio. Tu m’étonnes. Le feu follet par excellence. Et quand tu as des artistes comme Arsenal peut en avoir derrière, ça peut faire de gros dégâts. West Ham punit donc les Gunners sur une action où tout le monde a plus douté que n’importe qui sur sa vie entière. Eh bah ouais les gars, plus vous reculez, plus vous êtes exposés. Surtout quand on remet l’adversaire en jeu par des approximations infâmes. 1-0.

Neuf secondes pour remonter le terrain. Plus il avance, plus nos joueurs reculent. Et le bordel devant la surface : le clou du spectacle.

Un semblant de révolte intervient dans la foulée de ce premier pion. Bellerin, aussi exaspérant – nul – défensivement qu’intéressant quand il le veut devant, montre une nouvelle fois qu’une bonne exploitation des intervalles et des espaces laissés par l’adversaire peut-être la clé. Bien servi, il se retrouve peinardos pour envoyer un bon centre. Tout le monde rate le ballon… Merde, pas possible ! Le drame. Mais non, bien sûr que non, le père Monreal est là. But. Il se permet même un petit contrôle des familles en pleine surface. Hommage gratis à la défense de l’OGC Nice ce week-end contre Dijon (bises Jon). 1-1.

Là on a eu CHAUD, TRÈS TRÈS CHAUD. Dites-vous qu’Arnautovic a réussi à se mettre hors-jeu.

Mi-temps. C’est pas complètement merdique mais on n’est pas loin du très brouillonesque quand même. La deuxième période quant à elle va mettre en scène une alternance de grosse daube et de belles choses. West Ham ne se dégonfle pas et continue à pousser. Jusqu’à la blessure d’Arnautovic, qui avait Mustafi dans la poche gauche, Sokratis dans la poche droite. A partir de ce moment-là, Arsenal reprend le dessus (c’est vous dire la gueule du bazar).

Oui, oui. Le gonze qui a les mains sur les cuisses en haut va se retrouver face à Cech quelques secondes plus tard. Toujours pas compris comment.

Il faut dire qu’Emery, qui ne tergiverse vraisemblablement pas des masses, avait percuté dès la mi-temps, en remplaçant Iwobi par Lacazette. Dix minutes plus tard, Torreira remplace Guendouzi. Même pas l’heure de jeu qu’on a déjà effectué deux changements. Wow. Bois de l’eau l’ami, on n’est pas forcément prêts, hein. Impact immédiat. Passe de l’Uruguayen pour le Français qui force Fabianski à s’employer. Quelques instants plus tard, Lacazette est servi dans la surface, use de son corps pour garder le ballon et catapulte le cuir sur le défenseur adverse. Ricochet et pan, dans les cages. Dans le cul lulu, mais 2-1.

Après quelques (dizaines de) minutes de panique (parce que c’est Arsenal), on va enfin se mettre à l’abri. Mais accrochez-vous, la suite peut vous faire de l’effet. Cette histoire est inspirée de faits réels. BELLERIN à droite, CENTRE pour WELBECK qui enchaîne contrôle et frappe… BUT. DE DANNY WELBECK. OUI. Quel putain de match. Rendez-vous compte. 3-1, emballez c’est pesé.

La deuxième période s’est quand même révélée de bien meilleure qualité que la première. La défense fait toujours défaut et c’est plutôt affolant. Mais devant, ça bosse bien, les enchaînements sont plus fluides et l’entente entre les joueurs semble plus probante.

Globalement, une rencontre encore extrêmement difficile pour Emery et sa clique de semi-bras cassés. Il y a – comme toujours – des choses intéressantes mais aussi quelques visions de l’enfer. Derrière, évidemment. On attend beaucoup mieux de joueurs aussi expérimentés… Ce sont des gestes de base qui sont ratés, une attitude incroyable, un refus de l’adversité, presque une peur. C’est un processus global : à la perte du ballon, les offensifs ne jouent pas vraiment le jeu à fond, le pressing est molasse. Les milieux dézonent pour compenser, surnombre derrière. Enfin, les gugus en arrière garde sont à la ramasse. Cocktail explosif pour se vautrer…

Mais au moins, on chope nos trois premiers points. Il était important de réagir après deux défaites d’entrée. Même comme ça. Même aussi mollement. Même contre West Ham. Même au terme d’une partie des plus déprimantes par moment. Pour avancer, il faut gagner, il faut gagner en confiance, il faut créer une harmonie positive pour bosser dans de bonnes ondes. C’est le début. Trust the process. Trust the manager.

Les artistes…

Cech : 3/5
Une plaie pour son jeu au pied mais encore une fois solide sur sa ligne et dans ses interventions. Quelques parades de belle facture. Il fallait au moins ça.

Monreal : 3/5
Goal et le plus rassurant des pignoufs de derrière, mais quand même bien en peine par moment. Fatigué, usé, vieux et tout le toutim l’Espagnol. Je l’adore, aucun souci, mais je me demande s’il ne va pas falloir penser à le remplacer vite (oui, je sais il y a Cocacolasinac mais bon). Il s’est assez facilement fait prendre de vitesse sur son aile.

Sokratis Papaquelquechose : 2/5
J’ai lu/vu beaucoup de choses élogieuses à son égard… bon, admettons. C’est vrai que notre défense est tellement minable ces dernières saisons qu’on réussit à se contenter de peu. Mais quand même, merde, c’est pas terrible. C’est même nul.

Mustafigue : 1/5
Dégage. Loin. Quand je pense qu’on a failli le fourguer à l’Inter à l’été 2016… Comme quoi parfois il vaut mieux pas réfléchir à deux fois. Va loin, très loin.

Ballerina : 3/5
Deux passes décisives qui viennent nuancer un match calamiteux défensivement. Il ne sait absolument pas défendre ni tenir son rôle. Autant la majorité de nos attaques vient de notre côté droit mais TOUTES LES ATTAQUES ADVERSES viennent également de ce même côté de l’enfer, celui de la doublette internationale Bellerin/Mustafi. C’est un calvaire. Je lui mets la moyenne mais VRAIMENT JE SUIS PLUS QUE SYMPATHIQUE COMME TYPE. Parce que c’est nul. NUL.

Qui c’est qui couvre ENCORE UNE FOIS ? (15 exemples par match)

Xhakeur pas à la cuillère : 2/5
Décidément, Emery ne veut pas le lâcher. Une troisième titularisation en trois matchs alors qu’à chaque fois, il déçoit. Une grande marque de confiance. C’est cool mais maintenant va falloir te secouer le fion, hein. Je milite pour un 4-3-3 avec Ramsey et Torreira pour l’utiliser au mieux. Le problème c’est qu’on cumule les joueurs qui « doivent être dans les bonnes conditions pour briller sans quoi ils sont bridés ou pas dans leur rôle ». Même si je suis le premier à le dire… C’est gavant.

La Guendouze (hommage à qui de droit) : 3/5
Plus en difficulté cette fois. A 19 ans, le type réussit à être meilleur joueur contre Manchester City et Chelsea alors que les gus à côté de lui sont censés être blindés d’expérience et de maîtrise. Il est toujours aussi motivé, avenant et guerrier pour l’équipe. J’espère qu’on tient un truc. Après tu sens qu’il paie son inexpérience sur certaines séquences.

Iwobiqui ? : 2/5
Un bon match contre Chelsea récompense l’ami Alex qui est titularisé pour la deuxième fois de suite. Emery cherche des profils complémentaires et qui rentrent dans son schéma. Ça me fait dire qu’on va se pencher sur un ailier lors des prochains mercatos. En attendant, il dépanne mais n’apporte rien de transcendant cette fois. A le mérite d’en vouloir un minimum. Après, si j’étais une raclure, je dirais que le but encaissé vient d’une perte de balle de sa part.

Sign Da Ting Ramsey : 3/5
On va vite arrêter le délire de le faire jouer en 10, hein, Unai. Déjà contre City, bon… pas le gros kiff. Et en fait, Ramsouney va peut-être commencer à faire chier. Difficile de l’intégrer dans bon nombre de systèmes, pas toujours complémentaire avec des joueurs comme Özil ou Mkhitaryan. Pas sûr qu’un 4-2-3-1 lui aille des masses. Après, il est toujours à fond les ballons pour le pressing, peut-être trop parfois, car quand il est le seul à le faire, sans idée claire, il désorganise un peu le tout.

Mkhi la mimique : 3/5
J’avoue, j’ai un souci. Je n’arrive pas à accrocher. Pourtant, aucun mal à reconnaître son excellente deuxième partie de saison l’année passée. Et il est souvent décisif. Mais je ne sais pas… Cette nonchalance, on la connait déjà avec Özil. Pas besoin de prendre double dose. On ne paiera pas plus cher. Il pète la classe quand il envoie une passe millimétrée dans le dos de la défense, mais te rend dingue quand il foire une passe à deux mètres et marche pour récupérer la balle.

Aubamasqué oyé oyé : 2/5
Va falloir penser à marquer un jour, mon vieux. C’est sérieux tout ça. Pas super bien servi à sa décharge mais quand même bon sang… Bouge-toi un peu, merde. Pour un serial buteur…

Les intermittents du spectacle…

Lacazette : 4/5
Entrée en jeu du tonnerre. Une de plus. Titulaire au prochain match ? On l’espère tous. Mais Emery n’a pas l’air d’être chaud à aligner Aubam et Lacaz ensemble… Mais pourquoi ne pas imaginer Lacazette en lieu et place du Gabonais ? Quand tu vois le rendement des deux…

Torreira : 3/5
Ben il va aussi falloir penser à le faire débuter, Lucas. Certainement encore en période d’adaptation pour Emery et le staff but time is time. Guendouzi risque de sauter je pense, malgré ses bons matchs. Xhaka est précieux pour… certaines raisons donc voilà.

Xhaka en haut, Torreira en bas. De l’intérêt d’avoir des joueurs capables d’envoyer des passes verticales super précises.

Welbeck : 3/5
Je n’avais pas prévu de le noter jusqu’à son but. Quel joueur (non, je déconne). Mais voilà exactement pourquoi je suis « content » (rajoutez trois-cents guillemets) qu’on ne l’ait pas vendu. Le seul Nketiah ne pouvait assurer une rotation convenable, encore moins en cas de blessure de Lacazette ou Aubameyang.

Le temps additionnel…

Je tiens à préciser que j’ai presque rajouté un point à tout le monde après revisionnage et plusieurs « calme-toi bordel ». C’est pour les encourager, nos pitres.

Toujours cool de revoir Jack Wilshere à l’Emirates malgré sa calvitie naissante qui m’inquiète vraiment.

Ça vaut aussi pour Lucas Perez qui n’a réussi à peu près rien après son entrée en jeu.

On a un calendrier plus que convenable jusqu’à la défaite du 3 novembre contre Liverpool. S’agirait d’aligner les bonnes perfs et de prendre des points. On a une cinquième place à aller chercher.

D’ici le prochain match on connaîtra – attention, asseyez-vous et hydratez-vous – la poule des Gunners en Europa League. Encore des matchs qu’on va se farcir pendant que le Père Fidalbion prend du bon temps aux Caraïbes ou en Ardèche. Saloperie de capitalisme/te.

Souhait/idée : voir Torreira et Lacazette titulaires. Merci Unai.

Özil a raté son sixième match depuis le début de la saison 2016-2017 pour « maladie ». Ça va ? Tu n’as pas pris tes vitamines et ton aspirine avant de dodo Mesut ?

By the way, le retour chez Adidas en lieu et place de Puma se confirme. Voilà peut-être une excellente nouvelle. On va pouvoir se ruiner de nouveau.

Soyons patients. N’oubliez JAMAIS. C’est dur, ça va être douloureux parfois, on va souffrir souvent, mais il faut tenir.

Bisettes.

Paix.

Ray Parloir.

Ray Parloir

Franco-australien au cerveau complètement azimuté par tant d'années de dépression

2 commentaires

  1. Je tiens à dire que l’on peut avoir une calvitie naissante et être une personne fortement recommandable.

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