Fiorentina-Napoli (3-4) : buts partout, défenses nulle part.

Ce n’était pas que je n’étais pas impatiente que le championnat reprenne, j’en ai parlé tellement ces deux dernières semaines que certains de mes amis ont commencé à avoir soudain des doubles appels récurrents, des enfants qui ne sont pas les leurs à nourrir, des crises de diarrhée inopinées précisément au moment où je dissertais sur la nouvelle saison du championnat. J’étais toute à mon enthousiasme, un premier match contre une équipe ni trop difficile à aborder ni tellement mortellement ennuyeuse qu’on risquerait de préférer encore regarder Schindler’s list plutôt. Les précédents Napoli-Fiorentina ont rarement déçu. Je n’avais aucune raison de me tortiller en dehors de ma peau si ce n’est la prophétie méphistophélique d’un ami la veille qui me revenait régulièrement : « Je ne vous vois pas gagner votre premier match, pressentiment ». S’il n’avait pas une gueule à faire bander les anges je l’aurais bien envoyé au diable, mais du coup j’étais nerveuse. Comme souvent avec le Napoli le début du match confirma mes craintes.


Le match

SPOILERS ! Trop tard !

Le début du match est laborieux, les Florentins mènent des incursions dans la surface de Meret, opiniâtres à défaut d’être dangereux, ce qui a eu le don de sérieusement nous prendre de court, puis BAM ! 8 minutes à peine dans le jeu et voilà que l’arbitre consulte sa glace maléfique « var, var, mon beau var, dis-moi qui est le fils de pute qui a fait main dans la surface ? » et siffle pénalty. Zielinski n’avait qu’à pas tendre le bras ainsi dans la surface. On peut toujours pinailler et dire que c’était bien sévère, mais les joueurs connaissent les risques auxquels ils s’exposent. Peno donc transformé par Pulgar, propre et net. Propre aussi la tête de Milenkovic qui heureusement pour les azzurri passe à côté. Le scénar cata bon dieu ! Après quoi le match ronronne un peu et il faudra attendre la frappe délicieusement enroulée de Mertens, sorti de nulle part, littéralement, très peu vu du match jusqu’à là. Quelques minutes à peine, en petit grand homme qu’il est, expert en filouterie, il va lui encore, chercher le péno qui est transformé sans transpirer du cul par Laurent Insigne. Retour aux vestiaires avec un léger mais précieux avantage.

Soulagement de courte durée parce que la Viola revient au score rapidement, Milenkovic réussit cette fois à bien placer sa tête, trompant un Koulibaly décidément pas dans un bon jour, fait assez rare pour être noté. Un temps d’adaptation avec son nouveau binôme Manolas ? Ce match n’aura en tout cas pas été une ode à l’art du cadenassage tellement les défenses ont parues débordées, puis inexistantes d’un côté, comme de l’autre. C’était les portes ouvertes de la fistinière. En tout cas on se rend coup (pas de poing) pour coup et les Partenopei reviennent une nouvelle fois : lolo écarte pour Callejon qui marque, joliment par ailleurs. Joie courte parce que la Viola revient encore avec Boateng à peine rentré quatre minutes plus tôt. On inverse les rôles et cette fois c’est Callejon qui sert Insigne qui marque de la tête (c’est pas la taille qui compte hein).

On assiste alors à l’entrée tant attendue de Ribery, fraichement débarqué et déjà bien remonté. On l’aura vu tout le match attentif, analysant tout d’un regard vif depuis la panchina. Exubérance d’une intelligence sous-estimée. Il ne tarde pas à se retrouver au milieu de l’action quand cette grande quiche de Hysaj essaye de repartir avec son bras. Protestations du côté des locaux, on réclame un pénalty, qui ne sera pas sifflé, pas même un CF sur une faute pourtant évidente, heureusement pour nous, mais quelle défaite de l’arbitrage ce soir-là tout de même !

4-3 on repart avec une victoire toujours précieuse quand on débute à peine un championnat. (l’obviousness du propos me chagrine, mais pas trouvé mieux).

Les buts : Pulgar 9’, Mertens 38’, Insigne 42’ (P) et 67’, Milenkovic (51’), Callejon (56’), Boateng (65’)


La note artistique : 4/5

Générosité de la note revenant au scénario du match plus qu’à la prestation des Napolitains qui se sont bien cherchés et se sont bien manqués à plusieurs reprises, notamment en défense. Un Napoli à réaction, attendant toujours que les choses se compliquent avant de se bouger le culcul. Une fâcheuse tendance déjà souvent vue la saison passée. Aussi vifs et précautionneux que des contrôleurs nucléaires de Tchernobyl. La charnière Koulibaly-Manolas en grand manque de réussite en particulier, en espérant que ce ne soit qu’une question de temps d’adaptation et de peaufinage des automatismes longtemps acquis avec Albiol. Devant par contre tout a roulé comme il le faut : Callejon, Mertens et Insigne en quasi parfaite symbiose, efficaces, vendangeant peu pour changer.

La saison est donc lancée, tout n’est pas encore au point visiblement et aborder aussi tôt la Juve à de quoi nous faire suer, mais autant se prendre la raclée de rigueur maintenant et en finir vite pour passer la frustration sur les 18 autres équipes du championnat qu’il nous faudra battre.

Aurelia De Laurhindiis

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