Leeds – West ham (2-1) : La Hipster académie parle des jambons qu’elle connaît.

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##Le football anal 3

J’étais attablé au bar. On avait commencé la soirée de bonne heure, au milieu de supporters de Rijsbergen, qui se préparaient à regarder le match de leur équipe. J’étais venue accompagnée de trois amies. Touristes, on s’était vu recommandées ce bar, qui était l’endroit où il fallait être. Les Rijsbergiens et Rijsbergiennes étaient prêts à toutes les folies pour soutenir leur équipe, et les privés du bonheur du déplacement de cette ville du nord compensaient par l’exubérance leur éloignement de leurs joueurs.

Je les avais tout de suite trouvé sympathiques, ces gens massés dans un bar, débarrassés des habituels boulets masculins hétérobeauf aux cheveux courts prêts à sauter comme des petits fusibles dès qu’un petit courant électrique les chatouillent. Moi je moi je moi je… et puis ma bagnole, et puis mes prots… Et puis Elodie m’a fait une scène parce que j’avais la bite dans la bouche de sa meilleure pote… Et puis débarrassés aussi des meufs éprouvantes aux lèvres couleurs de sang tatouées, qui leur tourne autour et qui n’ont d’autres objectifs dans la vie que d’être bonne à tirer. Ahahahaha… ninininniini.. héhé… Grogniasses…

Dans ce bar c’était sensiblement plus dépenaillé qu’avec nos amateurs de baisodromes, ça n’arborait ostensiblement ni muscles saillants ni culs gonflés à l’hélium, mais ça essayait de péter un peu plus haut que son cul en faisant des blagues de Proust. Bref, des gens aussi sympathiques que tolérés par leurs congénères humains. On avait commandé les bières, quand un anglais s’assis à coté de moi, qui commanda et vida deux pintes immédiatement. C’était une sorte de géant de chair, qui nous salua d’un salut des plus confraternels, qui laissa apparaître des dents qui avaient croqué la vie.

Il dit qu’il devait aller chercher ses clopes, et disparut avant le début de match. Pendant son absence, un semi silence avait suivi le brouhaha sur l’air d’“Allez Rijsbergen”. Ces gens étaient tendus, ils regardaient le match, qui ne se présentait pas comme une partie de plaisir. Quand notre anglais rentra il s’exclama : putain je ne croyais pas être allé à la messe ce soir. Qui m’a foutu des agneaux de dieu pareils ! Il s’assit de nouveau à côté de moi, j’avais comme le pressentiment que la présence des copines à mes côtés avait vaguement à voir avec cela.

– Ca te fait bander, toi, de regarder des mecs courir ?
– Je ne sais pas si beaucoup de mecs bandent en regardant du football. Sinon ce milieu ne serait pas aussi homophobe…
– Par ce qu’en plus ils sont homophobes ? Mais pourquoi tu regardes cette merde ?
– C’est mon métier, je gagne ma vie avec ça.
– Si c’est un métier, c’est normal alors que ça ne fasse pas bander. J’aurais pas pu être gigolo, moi, je n’aurais jamais pu bander en bossant.
– Je te confirme que je ne bande pas au boulot (il rit…)
– Même pour un film de cul j’aurais pas pu, et même si c’était Mary Millington ma partenaire.
– Je me souviens de Mary Millington.
– Ah toi aussi tu t’es branlé en la regardant la meuf en vidéo (il s’exclaffe)
– La chair est faible… (il sourit)
– C’était la star de mon adolescence, et j’étais plein d’énergie à l’époque… Mais autre chose, qu’est ce que tu fous dans un bar à regarder des hommes pas bandant en dehors des horaires du taf ?
– Je ne suis là que très partiellement à cause de mon métier, même si j’aime bien mon taf. Je suis là pour l’ambiance des gens qui regardent un match de football.
– Presque comme moi. Je suis là pour l’ambiance des gens qui boivent des bières ensemble.
– Nous sommes là alors presque pour la même chose. (il rit)
– Allez, maintenant que je suis là parle moi donc du foot. Je sais que je vais le regretter, mais ce serait con de pas profiter de causer avec un mec sympa qui à l’air de savoir en parler.

Assis à côté, les copines écoutaient la discussion sans trop la troubler, et en essayant de suivre le match. D’un coté j’étais le passionné parlait de coordination, de mouvements sans ballon, d’intensité dans le duel homme à homme, de déclencheur, de passes neutres ou risquées, de marquage préventif. Je savais que les copines connaissaient ces concepts, mais sans arriver vraiment à capter quand cela arrivait sur le terrain. De l’autre mon voisin libertaire grunge et anglais se contentaient de quelques saillies souvent drôlatiques et quelquefois socialisantes. Tripoter la balle l’avait fait rire, il s’était demandé s’il ne fallait qu’une couille pour jouer au foot. Après le duel homme à homme, il m’avait demandé “Alors oui dans ce cas lequel des deux hommes au duel joue au loup pour l’homme ?” qui avait fait pouffé les gens de notre table, son auteur compris. Puis notre anglais avait fait son premier commentaire footballistique : ” on dirait que les noirs courent plus que les autres”, ce qui avait m’avait permis de citer l’aphorisme des “blacks costauds” et des “blancs intelligents” d’une ancienne gloire française. L’aphorisme avait été ponctué d’un “Encore un blanc qui s’est échappé de Plouk Town sans passeport” qui nous avait interloqués. Notre anglais s’était justifié, il fallait être à la fois crétin et doté d’un sentiment de supériorité inébranlable pour faire un vrai plouc. C’est pour cela qu’on trouve les meilleurs modèles de Ploucs actuellement en Amérique, mais que les prussiens, les français et les anglais avaient gardé quelque arrogance en pensant à l’influence qu’ils avaient eu sur le monde.

Sur ces entrefaites la mi-temps fut sifflée, sans qu’aucun des spectateurs ne se soient ennuyés, qu’ils aient écoutés la conversation précédente ou pas. L’intermède permit de reprendre des bières et d’évoquer quelques sujets plus personnels. L’anglais parlait de son fils, cycliste de haut niveau, avec une certaine admiration dans la voie. “Tu vois qu’une famille de piliers de bar, qui globalement n’est pas assez en forme pour jouer aux fléchettes même à jeun, fabrique un cycliste ? Mais en plus il faut souffrir volontairement pour faire ce truc, pas juste avoir un gros mal de crâne les lendemains de cuite ! Je parlais de ma mise à pied et du plus beau cadeau de départ qu’une foule de supporter avait pu me faire à ce moment-là : un bain de foule.

La seconde mi-temps repris et avec elle quelque discussion football et puis l’anglais posait la question qui devait lui brûler les lèvres depuis longtemps : “tu ne gagnes pas trop de fric, toi, pour regarder ces mecs là courir quelques heures par jour ?”. Ma réponse fut un peu alambiquée, parce qu’effectivement je gagne trop de fric, mais en même temps c’est du pognon que je vois mal de laisser aux riches, et j’espère que c’est ce qu’il a compris entre les lignes. J’ai toute la sympathie du monde pour le robindéboisisme, mais ce qui se passerait si je ne prenais pas cette oseille je n’ai qu’un soupçon que je ne peux pas vérifier. Je ne leur ai pas dit que j’essaie de distribuer partie de ce pognon, assez je ne sais pas. J’espère ne pas être vénal, mais à la fin il me reste quand même trop de pognon.

L’intensité du match augmentait, le temps restant diminuait, et l’équipe de Rijsbergen poussait pour marquer ce but, tout en se découvrant, et à ressentir quelques symptômes de fatigue. Tout le mode se taisait presque maintenant, sauf notre alcoolique qui demandait de temps à autre “il se passe quoi, là ?”. J’avais du mal à répondre autre chose que quelques mots évasifs, jusqu’à ce que je craque un peu et lâche un “on voit du football, là”. Les filles avaient compris ce que je voulait dire : les deux équipes étaient proches du point de rupture, et que jusqu’ici chacun faisait le dernier effort un peu désespéré pour maintenir le contrôle ou bousculer l’adversaire. Le bar retenait son souffle, et lâchait et ahhh de stress et des poufffs de déception. Mais le score resta vierge, et les joueurs se laissèrent tomber au sol, puis s’aidant entre adversaires à se relever, ils finirent par aller saluer leurs publics respectifs.

– Alors, qu’as-tu pensé du football, demandais-je ?
– C’est un jeu de voyou… Tu ne cours pas autant si tu ne cherches pas à sauver ta carcasse.
– Bien moins que les gens qui cherchent à sauver leurs dividendes en faisant suer les autres avant de les jeter comme des merdes pour les remplacer par un gamin ouigour qui vend ses bras, ses reins, …
– son cul, …
– et son dépucelage sans râler, avec le sourire et pour beaucoup moins cher.
– Les chinois ont l’interdiction de faire la gueule par décret gouvernemental.
– ahaha… comme si. Mais un passeport ne protège pas d’être un voyou. Toi aussi t’es sûrement un voyou.
– Les poètes sont des voyous. Ils doivent écrire les trucs qui viennent de là (il montre son ventre) pour faire la poésie. Et tu fais ça aussi pour sauver ta carcasse et ton cul.
– Bon alors du coup ça veut dire tu as ressenti un truc en regardant ces voyous joueurs.
– Pareil que quand je vois des gens faire des trucs con.
– C’est pas con d’écrire de la poésie ?
– Ah si c’est très con, mais je suis obligé, c’est le seul truc qui reste dont j’ai envie. Je suis trop moche pour draguer une fille et trop pauvre pour aller aux péripatéticiennes (il avait prononcé ce dernier mot avec peine en détachant toutes les syllabes.)

– Moi aussi je crois que je suis obligé de regarder du foot. c’est un peu pareil que toi.
– Mais non c’est pas pareil que toi. Moi quand je fais la poésie, je me sens bien après. Toi, je t’ai entendu parler de football depuis tout à l’heure, et ça ne te libère pas le ventre comme quand tu vas chier sur les gogues. Ça te malaxe.
– Ca me malaxe ?
– Oui je veux dire, ça s’entend que à l’intérieur c’est comme cela (il mime le geste d’un torchon essoré) quand tu parles du football. Il y a la guerre là-dedans.
– La guerre ?
– Oui la guerre même si je peux pas te dire si c’est la guerre entre les blancs et les rouges, ou bleu et noirs et les jaunes, ou qu’est ce que je ne sais pas encore.
– Je ne comprend pas. J’essaie principalement de faire les bonnes analyses, et j’ai un peu peur de me tromper de temps de temps. Mais en guerre à l’intérieur ? Je…
– Moi aussi j’ai peur d’écrire la merde. Mais moi je sais bien que je suis un grand poète, comme Ronsart, ou comme Baudelaire (il rit à gorge déployée)… Ou comme Michaux ou Mélenchon dans la poésie de l’absurde. (il rit encore)
– Mais c’est un brin prétentieux, si je ne m’abuse…
– Tu t’abuses, les mecs que j’ai cité ils sont nuls. (il rit encore, réfléchit un peu…) Sauf Michaux peut être. En vrai je suis nul aussi, mais c’est pas la question ?
– Pas la question ?
– Bah non parce que je m’en fous. J’en ai rien à foutre de ces conneries. Je crois que les gens aiment bien mes poèmes, et je suis content quand ils me disent ils aiment bien mes poèmes. Et je suis content qu’ils m’achètent un livre parce qu’il faut bien payer cette merde (il rigole encore en montrant son verre).
– Et quand bien même ça me rendrait malade de perdre un match où je suis le coach ou que sais-je encore. Quelle importance que je sois une serviette essorée ou pas ?
– Oh moi j’en ai rien à foutre non plus ! (il rit). Moi je dis ça pour toi.
– Mais je comprends pas ce que tu dis, ça ne fait pas de sens. Je ne sais pas envisager le foot sans être stressé, si c’est le sens de ta remarque.
– No No no ! si je redis autrement, je te dirais que tu es comme un obsédé qui n’a pas tiré un coup depuis 2 ans. ça t’essore, comme tu dis.
– que ?
– Je sais pas si tu as baisé dernièrement, mais je te dirais de tirer un coup, ou te faire enculer et puis on en rediscute.
– Mais, hein ? Je…
– Bon je suis pas pédé, et quand j’ai essayé je n’ai pas aimé ça. Mais je peux te proposer de t’enculer. Tu vois ce que ça te fait, et puis on recause.
– Mais tu es fou !
– Non je suis obsédé sexuel trop vieux et alcoolique pour tirer son coup. Et je crois que ça va te faire tu bien. Alors tu viens ?

>>>>>##### Le match en direct de Piz Fegnas #####<<<<<

Candy (-5e) Les jambons après les Burnes. Typiquement les équipes que l’on n’aime pas jouer.
Sandy (-5e) Des gens qui ne font rien de la balle, mais qui marquent des buts sur corner.
Mandy (-5e) Tomas Soucek qui prend toutes les balles sur corner, on en fait encore des cauchemars.
Sandy (-4e) Les ballons lui tombent dessus comme des vannes sur Manuel Valls, c’est terrifiant.
Sandy (-2e) Crysencio !!! Revient avec nous, gamin, personne de sait marquer des buts à Leeds en ce moment
Candy (-2e) On joue bien, mais sans marquer des points, on dirait un LFI sur un plateau de 20 heures
Mandy (-1e) Faut dire, notre avant centre c’est la saucisse simulatrice d’Everton, autant dire qu’on n’obtient ni buts ni coups francs en notre faveur…
Mandy (0e) Et puis aller acheter un gardien lyonnais, aussi… Ca leur donne une tête antipathique, de passer par Lyon aux joueurs…
Sandy (1e) Et c’est pas la gueule de Paqueta qui va nous contredire…
Candy (2e) Mais pourquoi Pascal ne joue pas ?
Mandy (2e) Il y a ce nouveau gars Jaka qu’était blessé. Va falloir être impartiale pour le juger.
Candy (2e) grogne vigoureusement
Sandy (3e) Oh, un but. Quelle belle air-défense des latéraux des jambons.
Mandy (3e) Des jambons qui se prennent pour des chênes, ça ne fait pas beaucoup de mouvement, mais juste des défenseurs qui ont l’air de glands.
Candy (7e) Un arbitre qui fout des mandales à notre islandais…
Sandy (7e) pourquoi ça nous fait penser aux Gooners, ce genre d’action ?
Mandy (7e) se roulant par terre C’est un complot arbitral pour nous empêcher de gagner un titre qui dure depuis 20 ans !!! (se relevant) je l’ai bien fait ?
Mandy (11e) Oh, la saucisse simulatrice à obtenu un coup franc.
Candy (11e) à 10 mètres de notre surface, c’est triste
Candy (13e) Aréola qui vise Crys sur le dégagement… Depuis un an, il n’a pas eu le temps de remarquer que le mec est une puce qui se ferait piquer la balle de la tête par un Teckel ?
Sandy (17e) Oh putain on a mis un corner au Jambons… L’émotion…
Mandy (20e) Rodon qui joue au tractopelle pour dégager l’attaquant adverse… Pas de coup franc, fracture de la clavicule pour l’attaquant, autant dire c’est un chef d’œuvre qui n’est pas passé loin de l’incident industriel.
Mandy (27e) Très belle talonnade dans l’espace libre d’un jambon. Enfin, si par espace libre on entend panneau publicitaire.
Candy (30e) Tant de football dans un seul japonais, c’est indécent.
Sandy (31e) Mais achetez lui des jambes de bois à Aaronson, bordel. Ça pourrait pas être pire…
Mandy (35e) Les commentateurs qui se foutent de la gueule de la VAR, ça fait plaisir. Surtout quand c’est pour refuser un but contre nous, c’est encore meilleur.
Sandy (41e) Gudmundsson il prend plus de coup qu’un gamin à Betharram.
Mandy (45e) La saucisse simulatrice à obtenu un deuxième coup franc. 5 mètres plus haut que le précédent.
Sandy (45+3e) L’arbitre, il doit regarder le match en 4k avec un modem 56k : s’il voit un truc, c’est avec pas mal de latence… Il met 15 secondes à siffler. Et puis il a l’image qui freeze, c’est pas très pratique pour voir les semelles
Candy (45e+11) Gudmundsson jusque là on pensait que c’était notre Bruce Willis. Il prenait des taquets, en distribuait, et se relevait toujours. Mais là c’est plus une James Bond girl méchante : elle meurt au milieu du film.
Candy (58e) Aaronson qui met deux dribbles, traverse tout le terrain et frappe sur la barre. Déjà il y a 3 minutes il a fait deux bonnes actions défensives et relancé proprement. Qu’est ce qu’il a mangé à la mi-temps ?
Mandy (74e) La spéciale saucisse simulatrice pas douée. il tombe au lieu de jouer la balle, alors que le défenseur est à deux mètres. Quelle saucisse… Avec nous, il n’aurait pas eu qu’un jaune…
Mandy (86e) dix minutes qu’on n’a pas réussi à faire 3 passes. On n’est pas une équipe de petite pute, finalement…
Candy (88e) C’est énervant ces avants centres qui sont rentrés pour les dix dernières minutes et qui courent moins en défense que la saucisse simulatrice qu’on ne trouvait pas trop impliquée dans ce travail défensif.
Sandy (89e) et à la troisième action du même type, ça finit en but (avec un centreur tout seul et un mec tout seul qui met une déviation de la tête à 9 mètres de nos buts dans le petit filet).
Candy (90+4e) On s’attendait à presser de l’huile d’olive avec le postérieur, au final pas tant que cela. Surtout que de l’huile d’olive du nord de l’Angleterre, ça ne doit pas être très bon.

Les notes

Perri (Plouck Town/5) Même s’il on a engraissé trop substantiellement le club de ballon pied de Plouck Town pour l’avoir, il fait plus plaisir à voir jouer que les deux autres Caspers qui jouent occasionnellement dans nos cages. Deux très belles raies, et en plus on ne tremble même plus quand il intervient pour capter des ballons aériens comme avec Ilan.

Bogle (Vers de l’infini/5) “il bouge sans masse au repos//traverse l’espace à l’oeil//qu’il égaye avec à propos//sans poser son nom sur nos feuilles” Vous avez compris, on parlait d’un photon (en octosyllabes) qui n’a pas été capté par nos rétines (enfin, si un peu, mais pas de quoi se taper le cul par terre quand même).

Rodon (Ca coule et ça crache/5) Il cache sous des airs de gros bourrin frustre quelque talent pour joueur aux autos-tamponneuses sans auto. Mais dans une brutalité qui n’excite pas trop les arbitres, on aime de plus en plus.

Bijol (Stoned In Bourges/5) Imaginez Rastignac coincé à Bourges alors qu’il rêve de conquérir Paris. Eh bah Bijol, c’est un peu pareil. C’est gros et puissant, mais ça fait un peu puissance molle. Comme une BBC qui devrait besogner Brigitte Bardot de nos jours.

Gudmundsson (Family Archeology and other poems/5) Son arbre généalogique n’a pas arrêté de lui tomber sur la gueule au fils de Gundmund. Un peu sonné, il n’a pas finit la première mi-temps, qu’il avait au demeurant plutôt réussie offensivement et avait plus galéré défensivement. Avait-il été assez aidé par son ailier ?

Ampadu (We did everything/5) A sa panoplie habituelle défensive de Labrador qui court derrière la balle pour aller la piquer, il a ajouté quelques percées de 50 mètres, dont la première nous offre le premier but, et une troisième lui vaut quelques insultes pour avoir tardé à donner sa balle.

Aaronson (14×14/5) Un carré de sonnet avec une première mi-temps à jouer horizontal qui n’est pas sans rappeler le sonnet de Rimbaud appelé “Le mal”, et une seconde mi-temps à jouer vertical qui pourrait évoquer “Mon rêve familier” de Verlaine.

Tanaka (Aujourd’hui le soleil/5) a montré l’étendue de sa force, de la douceur des rayons dardés sur la peau fine de nos attaquants, à la force brute quand il cogne comme un forçoné sur les pentes minérales du mont Etna. Et puis quelques nuages sont arrivés au milieu de la seconde mi-temps, et s’est un peu caché derrière la montagne.

Longstaff (The Exeter Text/5) Le prendre en débect qend ce gengster se gresse les feets et perd les sphéres. c’est exemplère en revenche en défense.

Okafor (Le voyage d’Hoover/5) Probablement le mec le plus doué de l’effectif avec le ballon dans les pieds. Par contre, on dirait que de nombreux ailiers ont plagié par anticipation son attitude je m’en foutiste en défense. Si on imaginait Messi, Neymar et Mbappé jouer dans le même club, on est sûr qu’ils pourraient peaufiner davantage encore la technique léguée par Okafor de laisser les défenseurs de se démerder tout seuls.

Calvert Lewin (Histoires parallèles basiques/banales /5) Une grande gigue qui ne prend pas beaucoup de ballon de la tête, et qui rate les quelques ballons qu’il a exploitable qu’il a dans les pieds. Rendez-nous le Bammie de sous Bielsa. Même s’il ne marquait pas de buts, il aidait plus l’équipe.

James Justin (Control Variations/5) C’est plus facile de bien défendre quand c’est Jack l’ailier devant toi.

Harisson (Twin Towers/5) De nos jours, on ne le voit plus jouer très haut dans le ciel de New York.

Gruev (L’inconnu du Sambre express) Il va vite et travaille, mais il ne récupère ni ne bonifie pas trop de ballon.

James (La jeunesse de Mek Ouyes/5) Faut suivre la vitesse des allers retours qu’il fait sur notre flanc droit.

Nmecha (L’invention de la poésie) N’a pas plus couru que la saucisse simulatrice qu’il a remplacé pour les derniers instants. Nous étions un brin chocked, on a inventé des tas de nouvelles insultes qui rimaient en ule et qui n’auraient pas déplu au capitaine Haddock.

>>>>>##### Les Notes auxquelles vous avez échappées #####<<<<<

  • Monquine
  • Quenoum
  • The Outsiders
  • PQR
  • Les fleurs de yukka
  • N/S
  • Prompts
  • Histoires parallèles basiques/banales
  • Le voyage d’Ovide
  • Desesperando
  • Fractales
  • New Impression of Africa
  • The Vanishing
  • Avant de naître
  • Mélodie en sous-sol

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