Inter-Juventus (1-2) : La Bianconero académie livre ses notes


Un match qui sent bon la sueur et le sang, la trahison et la haine. L’antagonisme en définition, ce derby d’Italie sert pour la première fois de l’année une rencontre au sommet : le premier qui accueille le second, Conte qui reçoit son ex et Sarri qui s’enfume de brunes. L’affiche était magnifique et l’envie, elle, très forte, de voir un beau match de foot. De ceux qui offrent généreusement du jeu et des larmes. Il est 20h30 et mon verre, déjà vide, attend celles des Nerazzurri.


LA SQUADRA

Szczesny
Cuadrado – Bonucci – De Ligt – Alex Sandro
Khedira – Pjanic – Matuidi
Bernardeschi
Dybala – C.Ronaldo

Une formation en apparence classique qui cache pourtant une petite nouveauté : la titularisation de Bernardeschi après plusieurs purges. Un choix étrange, compte tenu de ses derniers matchs vraiment pourris, mais qui pourrait permettre de relancer l’Italien. Reste que Sarri continue de s’appuyer sur un bloc fixe en défense et au milieu (le trio Khedira-Pjanic-Matuidi ça bronche pas) mais fait tourner devant. Avec Blondie, c’est Dybalalala qui est titularisé. Les deux gauchers complètent le trio offensif avec l’indéboulonnable « CRIIIIIISTIANOOOOOOO ???? ». Pardon, l’habitude de regarder des streams portugais.


LA PARTITA

À l’attaque dès les premières secondes de jeu, les Bianconeri confisquent le ballon et se montrent les plus entreprenants. Agressifs et précis techniquement, ils prennent à la gorge l’équipe de Conte qui se retrouve acculée en défense. Du coup, les petits tacles pleuvent. Godin, Barella, D’Ambrosio se font plaisir et le match devient très vite haché. La cible principale est, bien évidemment, Ronaldo qui passe plus de temps le cul par terre qu’à jouer. Et c’est justement après s’être fait sécher dans le rond central que la Juve ouvre le score. Sur une belle ouverture de Pjanic pour Dybala, la Joya balance un tir sec entre les jambes de Skriniar qui va tromper Handanovic (0-1). BAM. Dans la foulée les occasions s’enchaînent. Ronaldo chauffe les gants d’Handa une première fois puis fait trembler la barre peu de temps après. L’équipe de Conte, elle, tente des contres rapides. Lukaku et Martinez se trouvent bien et l’équipe se remet un peu de ses émotions. Barella commence à rassurer, Sensi tente d’aérer le jeu. Et c’est sur un centre du premier que les locaux vont recoller au score. Sur une charge approximative De Ligt touche le ballon avec le bras. Péno. Le temps de se faire confirmer ça par la VAR Martinez se pose aux 6 mètres 50. Le beau plongeon de Szczesny ne change rien, l’Inter égalise (1-1). La rencontre suit alors sur les mêmes bases : une Juve qui gère le rythme, presse haut et fait circuler le ballon pour trouver une brèche ; une Inter patiente qui tente des contres éclairs. Tout ça jusqu’à la mi-temps. Pire, jusqu’à la fin du match.

Au retour des vestiaires le match se déséquilibre. La sortie de Sensi en fin de première mi-temps a déséquilibré le 11 nerazzurro et Vecino n’arrive pas à apporter autant de qualités que l’Italien. Les visiteurs dominent et se permettent même le luxe de jouer à 10. Bernardeschi ne touche pas un ballon depuis le début du match et court dans le vent. Un mauvais choix du coach, se dit-on, devant la maison. Mais sa sortie donnera raison à Sarri. Remplacé par Higuain, Blondie se fait remplacer à son poste par Dybala. Mais les effets ne sont pas escomptés. L’Italien faisait en fait un travail important de pressing sur Brozovic qui, depuis, touche de plus en plus de ballons. Et le jeu de l’Inter s’en ressent. Le match rebascule et la Juve connaît son moment le plus difficile. Les trois de devant ne se trouvent pas et Sarri décide d’équilibrer les choses en envoyant au charbon Emre Can à la place de Dybala. C’est alors Bentancur, venu remplacer Khedira, qui occupera le poste de trequartista. Un choix payant car c’est lui qui sera l’auteur de la passe décisive finale, au terme d’une action d’école qui envoie Pipita Higuain planter (une nouvelle fois) les espoirs de l’Inter. San Siro est décidément son jardin (comment ça il a joué au Milan ?). La fin du match offre peu d’émotions. Une belle sortie de Szczesny dans les pieds de Martinez et puis plus rien. La Juve remercie et repart avec les trois points. Enfin ma coupe est pleine. Santé.


LE PAGELLE

Szczesny (3+/5) : Quelques petites frayeurs balle au pied en seconde période mais un sauvetage important dans les pieds de Martinez en fin de rencontre et des sorties aériennes toujours rassurantes. Tié un bon Cezgdezasgny.

Cuadrado (4/5) : Le retour au source pour Cuadrado qui revient à ses premiers amours de latéral. Un poste où il peut faire ce qu’il aime le plus : courir dans le vide, balancer des chandelles dans la surface, envoyer des gros tacles les pieds en avant et tenter des virgules. Merci à lui de nous aider à faire le deuil. #CUADRADISMOisthenewCANCELISMO

Bonucci (3+/5) : Serein et bien aidé par les crochets approximatifs de Lukaku, Bonucci s’est taillé un rôle de patron en défense. On lui reproche toujours d’être un putain de raciste mais ça, c’est un autre problème.

De Ligt (2+/5) : De l’envie, trop d’envie. Le Hollandais est brut de décoffrage et défend souvent les yeux fermés. Cherchant le contact à tout moment (l’adolescence…), il provoque un pénalty stupide en première mi-temps qui permet à l’Inter d’égaliser.

Alex Sandro (3/5) : Du mieux depuis le début de l’année mais encore tellement loin du joueur que l’on avait vu débarquer de Porto. Meilleur représentant du combo : « je percute et enchaîne avec un gros crochet vers l’arrière ».

Khedira (2+/5) : Encore une fois titulaire, l’Allemand passe son temps à reboucher les trous au milieu de terrain. Il équilibre tous les mouvements du bloc et gère les transitions avec intelligence. Moins en lumière que les autres, il reste néanmoins important.

Pjanic (5/5) : Juste parfait. Il expose sa classe pendant 90 minutes et on en redemande.

Matuidi (3+/5) : Tu comprends jamais pourquoi il est titulaire et puis le match passe. Et il ferme des gueules. Dont la tienne.

Bernardeschi (2/5) : Sa présence est mise en valeur par son absence. « Comprenne qui voudra ».

Dybala (3+/5) : Un sacré but et une activité importante partout sur le terrain. Laissé libre d’occuper tous les postes en attaque, il bouge bien et se trouve intelligemment avec Ronaldo.

C.Ronaldo (3+/5) : Toujours dans le bon tempo. Toujours juste. Toujours trop fort. Ce qui est incroyable c’est qu’à chaque match il justifie son rang. Ne lui manque que le but.

LA PANCHINA

Bentancur (3+/5) : Un amour de joueur qui justifierait qu’on devienne Uruguayen.

Emre Can (3/5) : Il rentre pour filer des torgnoles et endosse parfaitement le rôle.

Higuain (4/5) : Un rôle de super sub qui lui colle pas mal à la peau. Le fait du hasard surement, mais d’un hasard qui joue pour lui. Car le début de saison est plutôt positif. Reste qu’il croquera, comme d’hab, au moment le plus important. Seul face au gardien, en finale.

Alessio Tachycardie

2 commentaires

  1. J’aime pas trop ta vision pour Pipita, malheureusement on dit tous comment ça va finir (et que tu vas avoir raison). Fort belle Acad’ pour le plus beau club du monde dans le monde face au FC Racluredebidets.

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