Leeds – Burnley (0-1) : La Hipster académie est toujours en Championship
Et elle pleure toute les larmes de son corps l’équipe de l’année dernière.
C’était l’hiver austral. Marcelo était rentré dans l’endroit qu’il appelait maison depuis toujours. Non pas qu’il n’ait eu d’autres maisons ailleurs… Il avait maintenant un an de carrière de joueur et trente ans de carrière d’entraîneur derrière lui. Alors des logements, il en avait eu beaucoup. Certains avaient été plus dignes du mot maison que d’autres. En pensant cela, les quelques souvenirs venaient lui donner un sourire intérieur. Dans ces endroits-là, il pouvait dire qu’il était chez lui. Il était tellement chez lui que des gens lui auraient offert leurs propres maisons pour qu’il restât…
Mais Rosario, c’était différent, c’étaient à la fois les années d’enfance et les années de jeune homme, celles qui nous déterminent. Et il avait profité de la trêve pour faire venir Kalvin dans son vrai chez lui, sa vraie maison. Ils étaient en train d’échanger les banalités d’usage, comme deux anciens collègues qui ne s’étaient pas vus depuis longtemps.
- Tu as profité de la trêve estivale ?
- Quand on n’a pas joué beaucoup la saison précédente, la trêve est un repos bizarre : d’un sens la pression d’apparaître ou pas sur la feuille de match n’existe plus, pas plus que l’anxiété afférente.
- Et de l’autre tu te languis du terrain, de l’excitation des matchs… Kalvin le coupa, d’un oui affirmatif et définitif. Puis enchaîna :
- Je suis joueur de foot. Pas soldat. Après une trêve à la guerre, aucun des combattants n’a envie d’y retourner. Moi j’ai envie d’y retourner.
- C’est que la compétition n’est pas la guerre, même si le vocabulaire ou quelques notions sont passées de l’un à l’autre.
- Il y a des tas d’entraîneurs qui disent qu’ils veulent des soldats, ajouta Kalvin.
- Je ne crois pas que cela me concerne trop, répondit Marcelo.
- Pourtant vous parliez de “trouver le moyen du lutter à armes égales”. N’est ce pas du vocabulaire guerrier ?
- Si je l’ai dit, cela m’a échappé. Pas la lutte, mais plutôt la mention des armes. Peut-être aurais-je dû parler de moyens ? Parce qu’on ne lutte pas à moyens égaux contre certaines équipes, financiers, logistiques ou autres. Mais à la différence des armes qui, malgré ce que certains marchands de canons voudront bien argumenter, restent pauvres en imagination tant il est facile de dézinguer un humain, les moyens de le faire rêver, de le transcender méritent plus de raffinement. Et il fallait trouver un moyen de pouvoir battre des adversaires aussi forts.
- C’était très beau quand on trouvait un moyen. Ce but à la 91e, en infériorité numérique…
- Il donne des frissons encore, n’est ce pas ?
>>>>>##### Le match en direct de Piz Fegnas #####<<<<<
Candy, le 26 mai : je ne peux pas regarder le match aujourd’hui, j’ai trop peur.
Mandy, le 26 mai : On en va pas laisser la même équipe nous battre 3 fois dans la même saison… J’y crois.
Sandy, le 26 mai : Allons plutôt nous promener en montagne… Le temps que nous passerons à se concentrer pour ne pas tomber, les mains sur le caillou, ça nous gardera les ongles et les doigts intacts. Le rocher est moins agressif que le stress.
Sandy, le 26 mai, plus tard : Putain les filles, j’ai enfin du réseau. Je vous l’avais dit, proche du sommet on a plus de chances.
Candy, le 26 mai Et alors le match ?
Sandy, le 26 mai, plus tard Il reste 12 minutes dans le temps additionel, et on est menées 1-0. Venez les filles, faites la longueur vite fait, et on se pend au relais pour suivre le live sur le site de la bbc.
Candy, le 26 mai Ils vont chier Southampton, je vous l’ai toujours dit. Comme quand Nottingham Forrest a pris Keylorgasme dans les cages pour nous empêcher de marquer la saison où on descend.
Mandy, le 26 mai Non, mais il reste du temps, on va égaliser. Il reste combien ?
Candy, le 26 mai 8 minutes…
Candy, le 26 mai Putain mais Dan James… C’est joli de dynamiter les défenses, mais il faut mettre le ballon dans les cages, pas sur la barre… Bordel… C’était notre dernière chance…
Mandy, le 26 mai Non, mais il reste du temps, on va égaliser. Il reste combien ?
Sandy, le 26 mai 2 minutes…
Mandy, le 26 mai Mais pourquoi on ne veut pas donner la balle à Georginio qui buffle dans la défense avant de donner un caviar à Summerville. C’est facile, pourtant, bordel…
Sandy, le 26 mai Parce que Summerville est sorti.
Mandy, le 26 mai Putain, Daniel de putain de Farke, mais Summerville il sait marquer des buts, bordel…
Candy, le 26 mai Dan James a tiré sur le gardien. C’est foutu là.
Mandy, le 26 mai Non, mais il reste du temps, on va égaliser. Il reste combien ?
Sandy, le 26 mai Tristesse, c’est fini.
Mandy, le 26 mai Putain, ça ne peut pas finir comme ça. C’était qui cet arbitre ?
Candy et Sandy ensemble, le 26 mai Mandy est une gooner, Mandy est une gooner, Mandy…
Mandy, le 26 mai, en s’enflammant et s’enervant dans un premier temps avant de se mettre à sangloter Rutter et Summerville vont se barrer l’année prochaine, et il risquent de cirer un banc quelconque s’ils n’entrent pas dans le plan de jeu. Alors qu’ils seraient restés si on était monté en PL, et ils auraient joué, et ils auraient encore progressé. Cette équipe qui jouait au ballon va disparaître, et faudra reconstruire. Alors que les Gooners, ils peuvent faire deuxième toute leur vie, Saka et Odegaard vont rester, et leur équipe va se renforcer, encore.
Candy et Sandy le 26 mai, qui sanglotent…
Candy, Mandy et Sandy ensemble, qui sanglotent, le 2 juillet
Candy, Mandy et Sandy ensemble, qui sanglotent, le 4 aout
Candy, Mandy et Sandy ensemble, qui sanglotent, le 20 aout
Candy, le 31 Août : j’espère qu’on n’a pas fait n’importe quoi sur les transferts, mais je n’ai pas encore la foi de regarder les matchs.
Mandy, le 13 Septembre : Bon, on pourrait regarder les matchs à nouveau. Qu’est ce qu’on a fait comme résultats depuis le début de saison ?
Sandy, le 13 Septembre : Deux victoires, deux nuls une défaite. Pas top, mais pas si mal. On est à une poignée de points de la tête.
Candy, le 13 Septembre : Honnête… Regardons, on joue qui demain ?
Mandy, le 13 Septembre : les Burnes.
Mandy, le 13 Septembre : Leur année de PL l’année dernière n’a pas du aider à les débarrasser du style tractopelles chiants à jouer. Bon, regardons…
Sandy -6e: sponsorisés par Red Bull, c’est moche : préférait le physique de Buffle de Georginio à logo sous amphétamines de red bull.
Candy -1e: Burley c’est l’équipe du consentement, ils ont Onditoui et Andinon (ou presque)
Mandy 3e: C’est qui leur beau gosse sur le banc aux autres ? ils ont un manager sévèrement Burnley.
Sandy 17e : On vient de prendre un but par un mec des burnes qui s’appelle Kolléocho. Fin de la putain de blague. On ne tient pas à préciser davantage ce qui pourrait bien être au chaud.
Sandy 19e : Hannibal, le mec il anticipe tout ce qu’on fait, on dirait qu’il nous lit. Il nous fait peur cet Hannibal lecteur!
Candy 50e : Firpo qui vient traîner sa caravane le long de nos 16 mètres. Notre ailier remplaçant de l’année dernière lui a mis un beau vent, 6 à 7 beaufort, qui apporte des effluves d’orties en décomposition.
Mandy 51e : Le jeune Trafford nous montre sa raie. C’est un signe, on le sent mal, cette affaire. Si les dieux du foot montrent des symboles de United sur la fin de match…
Sandy 80e : nos joueurs sont jeunes et plutôt mignons, mais ils ont un peu le taux de conversion de chance de Jean Claude Dusse (hommage). Ils se créent quelques chances qui n’ont pas été obtenues sur un malentendu, mais quand même…
Sandy 82e : Rodon qui est allé au carton, ça a du générer des particules qui ne sont pas connues des physiciens, ce truc. Le mec est resté par terre, c’est dire l’énergie du Large Rodon Collider.
Candy 90e : Ils sont assez pètes-couilles pour nous empêcher de les enflammer, les burnes…
Candy 90+7e : Autant leur gars Hannibal était très à l’aise pour faire passer ses éléphants sur notre milieu de terrain, autant son remplaçant est à l’aise pour se faire passer. A défaut de guerre punique, l’arbitre lui présente la punition : il aura le droit de ne pas handicaper son équipe au prochain match.
Candy 90+8e : Putain, on était la meilleure équipe, il n’y a pas beaucoup de scénarios où on perd ce match. Mais on le perd, bordel de merde…
>>>>>##### Les Notes #####<<<<<
Meslier (Jessica Cerole/5) Se touche la nouille l’essentiel du match. Et prend un but en contre parce qu’il a le noeud lié.
Bogle (Homère Dalort/5) Il jouera mieux contre Brighton, quand Farke lui dira Bogle les mouettes.
Rodon (Camille Honnête/5) On veut pas le croiser quand nous rodons dans les bois. Les attaquants non plus quand ils rodent dans notre défense.
Struijk (Odile d’Ô/5) Il chante Mon Struijk en plume plume de zoiseau de zanimeau tout en faisant des petites papouilles à son attaquant. Notre nouveau Cap’tain. Celui qui n’aurait pas du se blesser pendant la seconde moitié de la saison dernière.
Firpo (Cécile Ourquessa/5) Il n’est pas fait d’os, il n’est pas fait d’muscle, il est fait d’peau. Et il traîne une caravane, qu’il n’a pas vidé depuis le retour de vacances. Elle est un peu lourde.
Ampadu (Maud Sarella/5) Certaines de ses passes longues ont la beauté d’estampes adoubées par le Marcelobielsisme (et ses actions défensives donnent à Sandy envie de chanter “Ampadu-du-du pousse l’ananas et mous l’ailier”).
Gruev (Jenny, Diane, Beth, Nicole, Esther Holle/5) Il en avait marre de faire le pied de Grue avant que ses coéquipier ne le snobent. Il montre qu’il sait faire quelque chose de la balle en courant avec, en la passant vers l’avant, et même en essayant de l’envoyer lui-même dans les cages adverses. On n’a plus vue pareille métamorphose depuis Kafka. On ne compte pas le message des électeurs français qui a clairement signifié “tout sauf le FN, même Prisca Thevenot”, et qui est subitement devenu après l’été “LR soutenu tacitement par le RN, avec Agnès Pannier-Runacher comme caution gauchiste”.
Aaronson (Edmond Fissabendé/5) Pensait être fait pour distiller des ronds de jambe quand la baronne sonne, se montrer digne de son rang, mais au final il se retrouve plus à l’aise à se bouger les fesses au milieux des frustres de Championship.
Gnonto (Jean-Philippe Erbien/5) On espérait qu’il ait un besoin de lucarne ontologiquement chevillé aux pieds. Il semble préférer tirer dans les panneaux publicitaires.
Solomon (Kelly Diot/5) Fait tout pour se faire remarquer pour sa première titularisation : des prises de balle soyeuses comme s’il ne sentait pas la pression, des départs dans la profondeur plus Horsjeu que Camelus Blaah et Marcel Picon réunis. Des pertes de balles comme si’l était sol au monde. Son chef d’oeuvre sur ce match est d’ailleurs une glissade, alors qu’il était en couverture d’un corner offensif. Qui fait passer l’équilibre du match de “favorable” à “on a un but à remonter”.
Joseph (Jean Marc Débute/5) Voilà ce que c’est mon vieux Joseph, que d’avoir pris le poste le plus visible : quand tu goinfres des tirs, les gens se moquent, et te prénomment Ibrahima.
Rothwell (Gérard Mansoif/5) On va voir des ET, avec lui
Piroe (Kimberley Tartine/5) Pas le pire iroquois pour partir sur le chemin de la guerre, mais c’est comme un archer dans une bataille au corps à corps : si ça sert c’est très précieux, mais ça ne sert pas souvent.
Ramazani (Ted et Bill Houquois/5) Il ramasse anis et anus avec un enthousiasme décousu On ne sait pas si ça veut dire quelque chose, mais c’est l’impression que son entrée nous a laissé. Si on le fait progresser, faudra l’envoyer à Camelus Blaah, qui fait collection de ce genre d’ailiers “atypiques”.
Byram (Judas Nana/5) Depuis qu’il a signé chez nous l’année dernière, Candy a envie de l’appeler Biroute.
Tanaka (Helmut Ardelpic/5) résister à écrire que c’est le frère de taniké, résister à écrire que c’est le frère de taniké, résister à écrire que c’est le frère de taniké, résister à écrire que c’est le frère de taniké. Quota popularité du club au Japon ou vraie trouvaille ? Tanaka regarder le match pour savoir.
>>>>>##### Les Notes auxquelles vous avez échappées #####<<<<<
- Laure Loge
- Aretha Connery
- Axel Ermerde
- Emma Tchenuldarsenul
- Michel Pinarquechpréfère (deuch’ Nord)
- Eugénie Dumâle
- Thierry Dicule
- Trudy Lattet
- Nicky Tory Snizobe (elle est technique, celle là)
- Claire Delune
- Yannick Unitête
- Rémi Nissens