Saumur-Bordeaux (1-2): la Scapulaire Académie aime les sucettes à l’Andy

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Salut la France du foot d’en bas !

Après un nul arraché face aux Voltigeurs de Pinderbriant et une double qualification acquise en Coupe de France (une sur le terrain, une en appel, on a l’habitude), les Girondins se déplacent à Saumur pour le compte de la septième journée de Haine 2. Septième journée mais seulement le cinquième match de l’équipe à cause d’une gestion menée avec le cul par Gérard Lopez et ses amis présents « sur place », évidemment.

Il est toujours intéressant de recontextualiser puisque les représentants du club et leur entourage continuent de vouloir changer l’Histoire. La leur, on la connaît : ils discréditent les opposants et disséminent l’idée d’une direction qui bosse en ayant l’objectif d’une reconstruction alors qu’il s’agit simplement de vouloir nourrir leur ego et servir leurs intérêts personnels quand dans le même temps, un plan social de grande envergure est en cours. La nouvelle doctrine du Haillan pourrait être celle-ci : Travail ? Famille Partie.

Entre un PROPRIETAIRE qui a plus de comptes dans les paradis fiscaux que de poils sur le caillou, un vice-président ès service-après-vente qui a autant de dignité qu’un membre du LR faisant un annulingus à un député RN de ses morts pour du rab de foie gras à la cantine de l’Assemblée, excusez-nous de vouloir remettre l’église au centre du village ou comme on dit chez les jeunes, mettre Carroll à la retombée du centre.

Maintenant, revenons à ce qui nous intéresse vraiment, à savoir le football. Nous sommes en Amateurs mais nous en sommes amateurs. Pas fans, non. Aucune volonté de consommer des produits dérivés d’un club échoué en quatrième division par la faute d’un obsédé de l’emprunt qui profiterait de nos deniers et qui s’accroche comme le bras d’Aron Ralston. Nous n’avons pas le canif le plus aiguisé du canyon, que voulez-vous. Nous, simples supporteurs, avons décidé de séparer l’homme du sportif. C’est pourquoi nous comprenons les amoureux du club qui se rendent au stade comme nous qui continuerons à académiser les matches. Le FCGB est pris en otage et nous faisons partie de sa famille. Et si certains ont le syndrome de Stockholm, nous serons là pour leur rappeler Isaac Kiese Thelin.

Sans transition, déplacement à Saumur, ville de Maine-et-Loire. Maine, un nom qui ne peut que nous faire penser à Stephen King et son fameux « Marche ou crève ». Un titre qui fait lien avec la politique de management à Bel-Air… Nous aurions pu également citer « Ça » et vous savez pourquoi.

N’ayant toujours pas gagné en championnat, Bordeaux se retrouve do Saumur (cela raisonne comme la Bacalhau Académie). Et comme par hasard, on est la seule équipe de Haine 2 à n’avoir ni Portugais ni joueurs issus de centres de formation du bâtiment. Rien ne nous sera épargné.

La composition :

Diabaté

Assogba Grillot Yambéré (c) Trichard

Depussay Louveau

Mutyaba Merdji Diallo

Carroll

4231. Comme le nombre d’entreprises coulées par Gérard Lopez (casse-toi).

Le résumé :

Ajouter une légende : Carroll

Le match :

Gérard Lopez n’a aucun pouvoir là-dessus donc le début de matche est vivant. Dès la troisième minute, Saumur teste le gardien. Non, ce n’est pas un milieu de terrain dans les cages, arrêt facile de Diabaté. Peu de temps après, Assogba n’attaque pas un ballon transmis par Grillot, et son adversaire le devance. Après un relai, il entre dans la surface et envoie un tir puissant, bien détourné par le gardien. Bordeaux répond sur un coup-franc excentré, tiré par Diallo. Cointard (à ne pas confondre avec Pointard qui évolue à Tourcoing) se troue dans sa sortie et Carroll tente une tête plongeante qui passe juste à côté. Dans la foulée, Diabaté, qui avait anticipé un centre, se voit être sauvé par son poteau droit. Les Girondins répondent sur un coup-franc excentré par Diallo et repris par Carroll. On l’a déjà dit, non ? Tir contré, fin alternative, pourquoi pas.

Eh bien ! Ca joue en Haine 2 ! On dit souvent qu’on y trouve de bons joueurs mais comme on les voyait seulement face à des équipes professionnelles en Coupe, c’était difficile de se faire une idée. Gérard, si tu savais à quel point on te maudit de devoir écrire cette phrase.

Le match arrive à la demie-heure de jeu, aucune équipe n’est parvenue à prendre l’avantage ballon au pied, les joueurs essaient donc le pied au cul. Diallo se fait réprimander pour une semelle en retard (alors que Gégé n’a jamais morflé pour ses semaines de retard) et un coup de Pambou sur Louveau met les équipes à égalité au tableau des avertissements. Là, on reconnait le foot amateur ! Manque juste un gros relou derrière la main courante. Ah non c’est bon, De Carli a fait le déplacement.

Les coups de lattes étant inefficaces, Bordeaux revient à ce qu’il sait faire de mieux : jouer pour la tête de Carroll. C’est ainsi que, sur corner, le Magnifique ouvre le score en ayant piqué son ballon (0-1, 34è).

L’équipe est allée fêter auprès des Ultramarines qui se sont rendus au stade malgré l’interdiction. La joie partagée avec les joueurs était belle et dans ce domaine là, on ne peut rien leur reprocher.

Les Girondins poursuivent leurs efforts avec la volonté d’inscrire un second but avant la pause. Louveau renverse pour Diallo qui voit l’appel intérieur de Trichard. Le latéral centre en retrait pour Merdji. La reprise au premier poteau s’envole. Rien ne semblait plus facile que de la mettre au fond mais l’attaquant, si maladroit qu’il est, ne finira pas au Ventoux Sud Football Club Bédoin Mazan pour autant : il a des valeurs.

Bordeaux ne fait pas le break et Saumur pousse en cette toute fin de première période. Diabaté est vigilant et permet à son équipe de garder l’avantage.

Dès la reprise, notre gardien capte un coup-franc. Puis Assogba se jette pour contrer un tir. On a eu très chaud mais l’arrière-train est toujours propre. Enfin, on a enlevé le plus gros des traces, ni vu ni connu. Et oui, on a peut-être régressé de deux divisions mais surtout progressé dans la gestion des entames de seconde période.

Saumur est bien décidé à revenir au score. Ils tiennent le ballon quand les Bordelais alternent entre longs parpaings pour Carroll, remontées de balle rapides des ailiers, parpaings pour Carroll et parpaings pour Carroll. Ce dernier ne lésine pas sur les efforts, on le voit même sprinter pour revenir défendre jusque dans sa surface. Évidemment, après une telle course, les Girondins attaquent de manière différente pour ménager le vieux. Diallo part à toute vitesse sur son côté gauche, donne à Merdji qui laisse passer pour Carroll (hein ? qu’est-ce qu’il fout là, il n’est pas en train de chercher sa hanche dans nos six mètres ?) qui remise pour Depussay. Le milieu allume un pétard de trente mètres qui défonce le piquet tendant le filet.

Alors que les adversaires essaient de s’approcher une nouvelle fois du but de Diabaté, Jean Grillot SARL poursuit son entreprise de démolition. Mais attention, il nettoie après les travaux, le rendu est très propre. Les attaquants au Scapulaire ne s’embêtent pas autant et se procurent une occasion en deux passes. Carroll délivre un amour de transversale (sans déconner…) pour Diallo qui centre pour la tête de Merdji. C’est à côté. Andy, c’est quoi ce bordel ?

Le temps passe et l’impression laissée par le résumé est biaisée. Ici c’est la Scapulaire, pas la Galipette Farcie Académie alors il se pourrait que nous ayons malencontreusement omis d’écrire qu’à défaut d’être très dangereux, les Saumurois poussaient. Et comme les habitudes ont la vie dure…

Assogba, limite depuis le début mais surtout à la limite de la surface, commet une faute. Pas de VAR, plus de statut de gros club, l’arbitre désigne donc le point de penalty. Bouhoutt fait reboot (1-1, 72è).

On subissait trop. Le score est là, nous pouvons le dire à présent. Plus rien à cacher aux éventuels investisseurs.

Il reste cinq minutes à jouer et si nous avions du miser sur l’équipe qui allait l’emporter, notre choix se serait porter sur Saumur. L’avantage d’être fauché c’est qu’on n’a pas d’argent à dépenser n’importe comment (enfin sauf quand on s’appelle Gérard Lopez).

Driss Trichard, très actif ce soir encore, accélère sur le côté gauche. Bien au fait de la répartition géographique du groupe B de la Haine 2, il sert une galette parfaite pour la tête de Carroll ! Affamé, il a bouffé son vis-à-vis avant de rentrer dans le ballon. Un superbe but d’avant-centre, tout en puissance et sens du jeu (1-2, 85è).

Bordeaux, comme après l’ouverture du score, poursuit sur sa lancée. Diallo adresse un centre pour… suspense… la tête d’Andy Carroll. Au ras du poteau ! Le triplé n’était pas loin. La gaule ne redescend pas et ce n’est pas plus mal puisqu’elle permet à Madame de poser son regard sans porter de jugement en ignorant complètement la face arrière du slip. C’est que Saumur aura poussé jusqu’au bout du bout…

Les notes des 33 :

Diabaté (4/5):

Gros match, seulement battu sur penalty. Il a été bien aidé par ses montants, Gérard Lopez va sûrement lui demander des conseils.

Assogba (2/5):

Il est arrivé de Ligueudeux, on s’est donc imaginé recruter un roc. Mis à part un tir bloqué dans la surface, il était à la ramasse. On a peut-être mis la charrette avant le 2.

Grillot (4/5):

Un nombre incalculable de tacles glissés, dignes de Marc Planus. On lui souhaite le même avenir hormis capillairement parlant.

Yambéré (2/5):

Qu’il faille construire ou éloigner le danger, le ballon finit en touche. Cédric, c’est carré, le bouton est resté bloqué.

Trichard (4/5):

Drixente Tricharazu.

Louveau (3/5):

Plaque tournante et ce n’est pas sale.

Depussay (3/5):

Cheveux longs attachés, mal rasé, quarante-cinq premières minutes en championnat traversées comme un fantôme avant d’avoir bien plus d’influence. La ressemblance avec le premier match de Carroll est frappante. Un fanatique sans doute. En espérant que le grand ne finisse pas comme John Lennon.

Mutyaba (2/5):

On dirait un U15 ce qui permet de nous habituer à ce qui pourrait être notre équipe fanion l’an prochain. Il a du ballon mais surtout besoin de temps.

Remplacé par Bahassa. Un faux pied à droite, cela change des faux-culs.

Diallo (3+/5):

Belle impression pour sa première, qui demande confirmation. Ca sent la communion.

Merdji (1/5):

Pas mal d’occasions, pas une seule de conclue. Bel hommage à Michel Blanc.

Carroll (5/5):

Deuxième match et deuxième doublé. Alors qu’il aurait pu chercher un club de Championship pour finir sa carrière, il a décidé de venir s’éclater dans notre Championslip et on aime cela.

Pour conclure :

Première victoire en Haine 2 et elle porte le seau d’Andy Carroll, l’homme à tout bien faire et surtout véritable machine à marquer. Quelques individualités sortent du lot, comme Diabaté et Grillot. Le jeu de l’équipe est loin d’être au point, se contentant de jouer sur Carroll. Mais il faut bien avouer que c’est un sacré point fort. Comme nous pouvions nous y attendre après une victoire, De Carli s’est montré au milieu des joueurs et s’est distingué sur les réseaux. Pas de casquette mais la même passion, la même méthode…

Nous nous évertuerons à continuer de faire le distinguo direction/sportif. Pour eux, pour nous.

Hasta la liquidacion !

A bientôt.

Nausée Savajicl

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