Arsenal – Barcelone (2-1) : la Gunners Academy te raconte la victoire contre les futurs champions d’Europe

Confinage oblige, la Gunners Academy planche comme jamais. Episode numéro 2 des rétros.

Go.

C’était il y a neuf longues années. Oui, neuf ans… Que le temps passe vite. En quinze ans, on a dû les affronter à peu près 700 fois en Ligue des champions (en quoi ?). Le succès a toujours été… Comment dire… Mitigé ? Mais cette fois, ce 16 février 2011, l’espoir demeurait. Il y avait eu 2006 (…), la double-confrontation de 2010 et les quatre buts de Messi, celle de 2011 donc, et puis plus tard, celle de 2016 où la saccharine d’Elneny en lucarne a été la seule bonne chose à retenir de la débâcle. Force est de constater qu’il y a plusieurs mondes entre les deux équipes, surtout en ce moment, où Arsenal lutte avec Everton, Burnley et Wolverhampton pour choper la dernière place qualificative en C3. Mais ne soyons pas défaitistes : si ça se trouve, la saison sera annulée et on décidera du classement en fonction de critères totalement objectifs comme l’ordre alphabétique ou le nombre de fois où l’équipe a été invaincue sur toute une saison.

Bref. Remontons le temps pour reparler de cette belle rencontre à l’Emirates. Rarement avons-nous ressenti pareilles émotions ces dernières années. Dans le groupe, c’est simple, il n’y a plus personne encore présent dans le coin. Koscielny était le dernier survivant et puis l’été dernier… voilà. Vous découvrez le XI ci-dessous, voici également le banc, histoire de se rendre vraiment compte de la situation : Almunia, Squillaci, Gibbs, Rosicky, Denilson, Bendtner et… Arshavin, of course.

Chelou, hein?

Le contexte autour de la rencontre est sympa. Arsenal vient de réussir l’exploit de concéder le nul 4-4 contre Newcastle après avoir mené 4-0. Vous savez ce fameux match, Diaby, Barton… Mais on reste sur un succès contre Wolverhampton et on entame la rencontre de C1 comme outsider. « Ce sont deux équipes qui aiment jouer au football » lance le commentateur alors que les joueurs s’avancent vers la pelouse. Honnêtement, on n’en menait pas large avant le match, mais bon, dans le foot, tout peut arriver. C’est cliché mais bel et bien vrai.

La première occaz du match, elle est pour Arsenal. Après un slalom à la conduite de balle magistrale dont seul Walcott a le secret, Fabregas lance RVP au-dessus de la défense, qui bute sur Valdes (6e). Comme quoi, il y aura des possibilités. Mais on ne va pas se mentir, les meilleures situations viennent de la bande à Guardiola. Un piqué de Messi qui passe miraculeusement à côté (15e), une frappe mollasse jamais vue du même Argentin (23e), Pedro qui tente et foire sa madjer à deux mètres des cages (29e). Mais sur un alignement des plus curieux, David Villa file au but et trompe Szczesny (1-0, 26e). Logique.

Pas trop réalistes les Catalanes

Arsenal a ses temps forts, comme quand Abidal se mue en héros devant Van Persie (25e) ou que le Batave décide d’allumer sans aucune once de précision les cages de Valdes (29e). Nouveau miracle ensuite, Messi se balade tranquillement entre 500 joueurs, et alors qu’il a servi Pedro qui a buté sur Szczesny, le ballon lui revient. De la tête, peinardos, c’est but. Qu’il croit ! L’assistant siffle un hors-jeu qui pour être tout à fait honnête semble un peu imaginaire. Même complètement en fait (pour des raisons évidentes les images ne seront montrées).

Ne vous emmerdez pas à marquer surtout

A la pause, difficile d’imaginer comment Arsenal peut renverser la dynamique et ne pas sombrer. Même si le Barça, avec la majorité de la possession, est plus ou moins contenu, Messi rate une nouvelle immense occasion devant Szczesny (68e). Heureusement qu’il n’est pas dans un grand jour…

Alors Wenger tente un coup de poker : Song est remplacé par Arshavin. On joue l’attaque à fond. Quitte à prendre une pilule, autant tenter le coup. Une espèce de 4-3-3/4-2-3-1 se met en place avec Nasri et Wilshere en double-pivot, Fabregas en 10. Avec des permutations. Trois joueurs au profil offensif pour faire face aux innombrables attaques catalanes, ça sent quand même moyennement bon.

4-3-3 sans milieu « défensif » : la masterclass de Tonton

Pourtant, dix minutes plus tard, c’est le début de la révolte. Galette de Clichy, et alors qu’on s’attend à un centre fort, RVP décoche une praline qui trompe Valdes au premier poteau. L’Espagnol est assez mal placé certes, mais il y avait quand même à peu près 2 centimètres de marge. Quelques instants après, une des contre-attaques les plus mémorables de l’histoire de la mémoire des supporters des Gunners. On connait surtout la fin, mais en amont, c’était beaucoup moins précis : interception de Koscielny, relance sur Bendtner, qui réussit à ne pas marcher sur le ballon et trouve Wilshere alors que Xavi était à deux doigts de récupérer la balle. Puis, jeu rapide avec Fabregas, le fameux extérieur du droit pour Nasri. La suite, un classique. « ARSHAAAAAAAAAVIIIIIIIIIIIIIN », 2-1, 83e. Incroyable, Arsenal est devant.

Et on connaît tellement bien cette équipe. Au-lieu de gérer tranquillement, les gars vont essayer de marquer un autre but. C’est aussi pour ça qu’on aime tant ces fous. Résultat, Szczesny s’interpose devant Alves par deux fois (88e, 92e). Tout le monde retient son souffle. C’est terminé. VICTOIRE. SAVOURAGE.


Les artistes


Szczesny 4/5 :

Impérial. Sans lui, on aurait sûrement ramassé.

Eboué 3/5 :

Un artiste. Une légende. Et un match plus que correct.

Djourou 4/5 :

The Wall. Incroyable.

Koscielny 4/5 :

Quand tu penses qu’il y a dix-huit mois il évoluait en Ligue 2…

Clichy 3/5 :

Passe décisive sur le but de Van Persie et a fait ce qu’il a pu contre les vagues déferlantes. Pas toujours simple.

Song 3/5 :

J’avais oublié à quel point il n’avait absolument aucune discipline tactique et que sa science du placement était à revoir. Après, il peut envoyer de beaux caviars.

Wilshere 4/5 :

La saison de la révélation pour celui qu’on voyait comme le plus gros crack de la planète. Et il l’a été. Un temps. 49 matches l’année de ses 18 ans, c’était peut-être un peu beaucoup. Mais qu’est-ce qu’il était fort, bon sang.

Fabregas 4/5 :

Le départ pour l’ennemi d’un soir et son amour de toujours se fera à la fin de la saison. Il avait la classe quand même le bougre.

Walcott 3/5 :

« If I speak, I am in big trouble. I prefer not to speak ».

Nasri 4/5 :

Pareil, il va se barrer à la fin de l’année. Il était très bon aussi, punaise. Pas toujours régulier, parfois un peu nonchalant, à l’attitude douteuse, mais quel talent. Sa manière de temporiser puis servir parfaitement Arshavin, un bonbon.

Van Persie 4/5 :

Un match compliqué puis un but de dingo.


Les intermittents du spectacle


Arshavin 5/5 :

Ce type est complètement ravagé mais il nous a toujours fait délirer le p’tit prince de Leningrad.

Là c’est le petit prince de Leningrad qui tente la passe en retrait qui devient finalement une quasi-passe décisive pour Dani Alves

Bendtner – il m’avait manqué/5

Génie. D’ailleurs il est actuellement sans club et j’ai ouï dire qu’il avait pour projet de créer son émission de téléréalité. Après la baston avec un chauffeur de taxi, les photos en calebar et ses buts salvateurs quand RVP était sur le flanc. Pur génie, oui.

ET LES MECS EN RETRAIT NON ?????


Le temps additionnel


Le weekend après le match contre le Barca, on fera un joli match nul (1-1) contre Leyton Orient. C’était le début de la fin. Arsenal, deuxième derrière Manchester United, va dégringoler complet et exploser littéralement. Comme souvent, on en a l’habitude hein. A la fin du mois de février, on perdra contre Birmingham en finale de Carabao Curacao Capital League One Cup (2-1). On va tout bazarder en quelques jours, contre Barcelone au retour et puis en FA Cup contre Manchester United. Same old Gunners.

Le match retour n’a pas permis à Arsenal d’avoir la même réussite. Même si on a réussi à marquer un but sans frapper (un joli CSC de Busquets) Messi et Xavi auront raison de nos espoirs de qualif. Van Persie se fera expulser par la suite. Fin de l’aventure européenne. Mais c’était quand même bien.

A+ pour de nouvelles aventures. Le confinement réussit pas mal à la Gunners Academy, la productivité est en hausse. C’est le CAC 40 qui doit être content.

Ray Parloir

Franco-australien au cerveau complètement azimuté par tant d'années de dépression

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