Arsenal – Manchester City (2-1) : la Gunners Academy part à la chasse aux renards

Qui êtes vous ?

Salut à tous,

Ce cru 2015-2016 de la Premier League n’en finit plus de dérouter les connaisseurs. Des leaders à la traîne (les deux Manchester), des Foxes qui caracolent en tête, Liverpool qui patauge, Chelsea qui se noie… La seule équipe qui semble à peu près à sa place au classement, c’est la nôtre. Deuxièmes derrière le club formateur de Gary Lineker, nos Gunners mènent leur barque sans trop se préoccuper de la concurrence, avec toutefois leur kyrielle de blessures coutumière.

Après un énième succès de l’ogre des East Midlands ce week-end contre Everton, Arsenal n’a pas le choix : battre City, afin d’éviter un scénario de type « Paillade 2011-2012 ». Une victoire contre les nouveaux riches du football british permettrait également de reléguer ces derniers à quatre points. Sachant qu’en général la période hivernale est à Arsenal ce qu’une météorite est à un dinosaure, ce ne serait pas du luxe.

 

ZE GARS :

Du côté de chez nous, on retrouve l’équipe-type du moment : Cech en cage, Bellerin, Mertesacker, Koscielny et Monreal devant lui, Flamini, Ramsey et Dieu au milieu, ainsi que le trident Walcott-Giroud-Campbell devant.

Les autres là alignent dans l’ordre : un autiste, un criminel contre l’humanité recherché par la Cour pénale internationale, un boucher gaucho, un truc à 50 millions, un traître, un mec à qui il ne faut pas oublier de souhaiter son anniversaire, un plot, un autre plot, un maître à jouer, Tintin et un revenant. De quoi saliver sur le papier.

 

ZE GAME :

(Images ici)

David Silva est le premier à tenter sa chance. A 15m près, c’était cadré. Le jeu s’équilibre. City vampirise la possession et semble à même de faire la différence. Nos Gunners appliquent la même tactique que contre le Bayern à l’Emirates : bloc bas, pressing déclenché à partir des 40m, projections ultra-rapides en contre.

Quand soudain, un tifo sauvage apparaît à l’Emirates

Au bout d’une demi-heure, le jeu passe d’une surface à l’autre en permanence. On sent les deux défenses à la limite de la rupture. De Bruyne vient de manger un face à face avec Cech. Et comme souvent dans ces cas-là, c’est une passe d’Ozil qui fait basculer la rencontre. Celle-ci est bien anodine pourtant a priori : après un lancement de Kos, l’Allemand sert Walcott (hors-jeu) à l’angle de la surface. Theo réussit enfin l’enchaînement qu’il tente à chaque match depuis huit ans : je rentre sur mon pied droit et j’expédie une lourde dans le petit filet opposé. Cette fois, le Gunner fait mouche et laisse la défense et Hart les cœurs à vif (1-0).

 

Une frappe, un but : on peut s’estimer heureux. City se dégonfle et manque de peu d’en concéder un second. Koscielny dévie un corner d’Ozil au premier poteau et Ramsey est tout proche de devancer Fernandinho. Arsenal va pourtant enfoncer le clou juste avant la pause. Relance à 50 millions de Mangala, le ballon arrive jusqu’à Ozil. Tiens donc, Mesut distille une passe parfaite pour Giroud, qui marque entre les jambes de Joe Hart (2-0). Deuxième tir cadré et deuxième but. Le beau jeu, qu’on te dit.

Certes, les Gunners ont fait preuve d’une grande réussite au cours de ce premier acte. Pourtant, leur avantage n’est pas usurpé, car les Citizens ne se sont jamais montrés dangereux, pris dans l’étau Monreal-Koscielny-Mertesacker (si si) – Flamini. Cependant, s’il y a un domaine dans lequel nous sommes les champions incontestés depuis dix ans (qui a dit « les blessures » ?), c’est bien le fait de se mettre en danger tout seuls comme des grands quand on maîtrise le match. J’attends donc le troisième but pour souffler.

Ce troisième but, on croit le voir arriver lorsque Monreal sert sur un plateau Joël Campbell dans la surface. Mais Jojo préfère expédier son ballon directement sur Isla Nublar. Pour sa part, Kun Aguero navigue à vue entre Charybde et Scylla : à chaque touche de balle, soit il se fait humilier par Koscielny, soit Cech met fin à l’action.

A l’heure de jeu, Ozil et Campbell jouent au jeu de « qui casse le plus de reins en une seule passe ? ». Jojo gagne, en glissant une offrande dans la surface, que seul Ramsey peut rater à ce point.

Alors que les Gunners semblent parfaitement aux commandes, Yaya Touré choisit de faire une passe parfaite à la lucarne de Petr Cech, qui en reste pantois (2-1). Nos gars frisent même la correctionnelle en fin de rencontre, quand Mertesacker et… Giroud commettent chacun leur tour l’irréparable dans la surface. Mais M. Marriner a la flemme de siffler, comme Navas a la flemme de frapper dans les arrêts de jeu, alors qu’il est seul face à Cech.

Victoire importantissime dans la course au titre, qui me laisse pourtant un goût d’inachevé : les frayeurs de fin de rencontre étaient tout à fait dispensables (comme la présence de Chambers sur la feuille de match) et on doit plier le match au moins deux fois en seconde mi-temps. Pas de panique toutefois, on est revenus à deux points de Leicester, on est largement dans les temps pour finir 4e.

 

ZE BÂCHES

Cech (4/5) : Heureusement que Chelsea bénéficie d’une large avance en tête du championnat, sinon sa venue chez nous n’aurait aucun sens.

Bellerin (2/5) : En ce moment, Hector semble ne pas savoir où aller ni quoi faire sur le terrain. Un léger mieux en deuxième période, quand Kolarov en a eu marre de défendre.

Mertesacker (4/5) : Il a été très bon. Je ne déconne pas.

Koscielny (5/5) : Pour Henry et Rio Ferdinand, il est le meilleur défenseur de Premier League. Gageons que Kun Aguero fera désormais partie de ses admirateurs.

Laurent, on t’a vu quitter le stade avec ça dans ta poche. Tu penseras à rendre ce jouet à Pellegrini.

Monreal (4+/5) : Tout le monde s’en fout, mais il est désormais tout bonnement indispensable. A chaque fois qu’il monte, il donne une balle de but potentielle.

Flamini (3+/5) : A éteint Silva toute la première mi-temps. Un peu plus en difficulté quand Pellegrini a fait rentrer tous les attaquants dont il disposait (enfin façon de parler, il en a encore 38 en tribunes). Le problème, c’est que ce genre de performances pourrait inciter Tonton à ne pas recruter à son poste…

Ramsey (3-/5) : Il fait le boulot au milieu, mais devant… Il va finir par jouer avec un post-it « penser à ne pas canarder la 15e rangée des tribunes pendant 90 minutes ».

Walcott (4/5) : Ça passe pour ce match, parce que tu as réussi tout ce que tu rates habituellement. Mais je te garde à l’œil. Remplacé par Chambers, pour la déconne.

Campbell (4/5) : Ok, il croque une énorme occasion. Mais a-t-on vraiment un meilleur ailier sous le coude ? Surtout qu’il progresse à vitesse grand V. Vu que le Costa Rica a l’air d’être une filière sûre, ils ont un milieu défensif qui moisit à Evian… Remplacé par Gibbs, qui est précieux en ailier gauche de rechange. Si si.

Ozil (5/5) : 15 passes décisives. En 17 matches. Quelque chose à ajouter ? Remplacé par Oxlade-Chamberlain. C’est un peu comme enchaîner un blini au caviar et un toast à la Vegemite.

Quand tu apprends qu’Ozil est titulaire

Giroud (4/5) : Déjà 10 buts cette saison et toujours présent dans le jeu dos au but. Je sais que certains sont prêts à changer de nationalité si la France par à l’Euro avec Olivier en pointe, mais il est présent, fait du bien au collectif et n’est pas mis en examen. Je dis ça…

 

IF NOTE :

  • Vous avez cru que je ne parlerais pas de José Mourinho, hein ? Ni fleurs, ni couronnes, voir un leader garer le bus contre Burnley ne me manquera pas. Bon vent à lui, même si un facétieux zéphyr semble vouloir l’amener jusqu’à Manchester… (désolé les gars)
  • On est d’accord que Liverpool va mieux depuis l’arrivée de Klopp ? Quoi Watford ?
  • Après le corner à la rémoise, le corner à la gantoise

 

 

  • Jeremy Corbyn, leader du Labour et fan de longue date d’Arsenal, rappelle qu’il a signé en 2004 une résolution parlementaire affirmant « qu’à l’heure actuelle, Arsenal est la meilleure équipe du monde ». Encore un peu et ce Monsieur pourrait me faire devenir anglophile.
  • Ozil a donc réussi 15 passes décisives cette saison en championnat, ce qui porte son total à 29. C’est autant qu’Eden Hazard. En ayant joué 59 matches de moins.
  • Arsenal est donc le favori pour le titre après 17 journées. Même si ça ne fait pas plaisir à certains. Et qu’on finira deuxièmes derrière Leicester.
  • Putain mais Mourinho à Manchester, bordel… Et dire que Piers Morgan rêverait de le voir chez nous. Les bras m’en tombent.
  • Dans la série « vrai-faux » retour de blessure, Alexis Sanchez, pourtant annoncé ici ou là, ne reviendra finalement que le 10 janvier. Ça sent la mise au repos forcée pour le Chilien.
  • Sinon, quelle surprise, le retour de Wilshere a encore été repoussé. Bref.

 

Prochaine échéance pour nos Gunners : ce samedi, jour des boîtes, à 20h45 contre Southampton. Une équipe qui rame sévèrement ces temps-ci. Trois points et un faux-pas de Leicester, voilà ce que je mets sur ma liste au Père Noël.

La bise,

 

Johny Kreuz (@Ros_Jo21)

7 thoughts on “Arsenal – Manchester City (2-1) : la Gunners Academy part à la chasse aux renards

  1. Mertesacker m’a régalé pendant ce match. J’en suis resté pantois.

    Par contre Campbell c’est de plus en plus un grand oui. S’il retrouve sa finition époque grecque (n’y voyez aucun message grivois), il va piquer le cul de quelques défenses.

    Et moi qui ait défendu becs et ongles AOC… Je commence à m’en mordre la bite.

  2. C’est vrai que Per a été bon, sa va dégoûter Groover, et que Campbell commence à être régulier, sa va faire bander Groover

  3. Belle académie, je suis joie, je suis amour, cette équipe me fait plaisir.

    Voir Monreal devenir indispensable: j’aime.
    Voir Koscielny faire la leçon aux défenses de premier league: j’aime.
    Voir Mertesacker faire du bon boulot: j’aime (en plus il m’est sympathique).
    Voir Campbell progresser de plus en plus et mettre AOC sur le banc: j’over aime (même si ça me fait chier pour AOC, je pensais vraiment que l’on avait une pépite crédible pour dépanner sur les ailes et au milieu).
    Voir Giroud planter un but sobre et efficace pratiquement à chaque match: j’aime.

  4. Non, Walcott n’est pas HJ sur le premier but, couvert qu’il est par Kolarov qui s’est fait enfumé par le faux appel de Campbell.

  5. Avant d’encenser la Mert, faut quand même préciser que Aguerö revenait de blessure et n’était clairement pas apte pour jouer ce match. Généralement on trouve toujours que Mertesacker est bon… lorsqu’il n’y a pas de danger en face.

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