Arsenal – Manchester City (2-2) : La Gunners Academy livre ses notes

J’espère que vous m’aurez excusé pour ces quelques semaines d’absence, hein. Il a fallu que je décompresse un peu, Arsenal commençait à sévèrement menacer la tranquillité de ma santé mentale. Mais bon, je vous ai laissés entre de bonnes mains, soyez pas chiants non plus. L’ami Kreuz d’abord, que vous connaissez déjà depuis des lustres. Et puis vous aurez constaté qu’on a un petit nouveau, aussi roux que nerveux, le bien nommé Ray Parloir. Exactement dans la veine de cette belle institution, établie par un autre célèbre ginger. Avec cet effectif étoffé (ouais, je sais, ça fait bizarre comme expression, on est pas franchement familier de ce genre de termes), on veut essayer de couvrir un maximum de matchs. Reste à savoir si on sera à l’image de notre club, si on se croûtera dans le sprint final, ou si on arrivera à tenir nos engagements.

Bon sinon, j’étais loin mais j’ai suivi à peu près tout ce qu’il y avait à suivre. Globalement, ça va pas mieux, ni sur le pré, ni en dehors. Certains guignolos tentent de donner du corps au mouvement « Wenger Out » en improvisant des petits happenings ridicules. Et pendant ce temps, le club semble avoir tranquillement prolongé Arsène et attendre le moins pire moment pour le dire. Grosse ambiance. On parle de changements majeurs dans le staff, dans l’effectif, d’un gros ménage, d’une mise en place d’un directeur sportif aussie. Ça pourrait correspondre à l’idée que je me fais d’un vent de fraîcheur sur la direction de cette équipe ; est-ce que ça se fera, est-ce qu’il y aura une forme de contre-pouvoir, de remise en question d’Arsène et est-ce que ce sera suffisant pour endiguer ses difficultés ? Flou. Tout reste flou. Difficile même de savoir si les joueurs sont déjà au courant de quelque chose. Alors qu’on aurait besoin de stabilité pour repartir sur des bases saines (avec ou sans Arsène, ce serait un minimum), le club joue le suspens. Et Sanchez vient saler nos plaies avec des réactions de connard et des déclarations aussi inutiles qu’ambiguës. Robin van Persie all over again, je me suis déjà fait mon avis sur la fin de cette histoire et Alexis s’est probablement déjà fait la sienne depuis des mois. Il sera toujours temps de lui faire son procès le moment venu.

Voilà où on en était rendus avant ce match contre City, qui sentait à mon avis la grosse peignée bien nette. Et honnêtement le premier quart d’heure, où on a clairement pris la foudre, semblait confirmer mon intuition. Mais Guardiola semble avoir un goût prononcé pour les défenseurs qui ne savent pas défendre. Jouer au ballon, c’est cool, aligner les joueurs créatifs géniaux, c’est sympa et ça fait peur, mais quand tu t’exposes autant, ça suffit pas. Arsenal s’est encore montré d’une médiocrité terrible, avec ce double-pivot complètement écrasé par ses homologues et cette défense toute tremblante. Mais au moins, il y a eu des tentatives, on a vu un collectif un peu plus équilibré avec Alexis sur un côté et un Welbeck dont la vitesse a perturbé l’arrière-garde mancunienne. On a vu des mecs qui s’accrochaient un peu à leur goûter. Un début de commencement de léger mieux.

 


OSPINA : 4/5
Frôle le sans-faute. Belle présence dès le début du match avec des sorties de pompier, de beaux arrêts autant sur la frappe masquée à bout portant de Silva que sur la reprise de Fernandinho à l’entrée de la surface. Dommage qu’il soit si inutile sur le deuxième but de City. Un angle laissé ouvert comme ça, face à Aguero, c’est punition.

KOSCIELNY : 5/5
Patron jusqu’à sa sortie à la mi-temps pour un tendon d’Achille endommagé. Peut-être fin de saison pour lui. Le challenge vient de monter d’un cran supplémentaire.

MUSTAFI : 2/5
S’agirait qu’il se pose deux minutes pour réfléchir parfois, au lieu de courir n’importe où n’importe comment. Beaucoup de bonnes intentions qui se traduisent par assez peu de choses positives au final. C’est cool de monter fixer les lignes adverses balle au pied, de proposer des solutions en retrait, de vouloir sortir le cuir proprement mais honnêtement si c’est pour envoyer des ballons qui puent ensuite, c’est pas super nécessaire. Défensivement toujours instable.

BELLERIN : 1/5
Pris de vitesse sur le premier but. De vitesse. Je pense que ça exprime assez bien à quel point le mec a plongé ces derniers mois.

MONREAL : 4/5
Un match à très gros volume pour l’Espagnol, qui a sans cesse dédoublé avec Alexis (sachant que le Chilien percute TOUJOURS intérieur) sans pour autant laisser des boulevards dans son dos. On a d’ailleurs assez peu vu Sterling.

XHAKA : 3/5
La moyenne, mais un match très encourageant. OK, il fait encore son tacle de débile, il rate certaines passes faciles. Mais dans la distribution, c’était vraiment intéressant, très vertical. Et il semble enfin gagner des duels à la récup’. Dommage qu’il ne réussisse toujours pas à s’entendre avec Coquelin.

COQUELIN : 1/5
La dégringolade de Bellerin étonne, celle de Coquelin ne cesse de me gifler à chaque match. En perdant Cazorla, le Francis semble avoir perdu son cerveau football. Absent à la récup’, absent sur les seconds ballons, brouillon à la relance. Pas du tout au niveau. Le dégagement de la tête de Mustafi a beau être imprécis sur le premier but de City, c’est aberrant de voir que ni lui, ni Xhaka, ne sont à la tombée sur un ballon pareil.

OZIL : 1/5
J’aurais juré qu’il avait 72 ans. Cette tentative de relance sur le deuxième but de City, c’est La Haye direct.

WALCOTT : 2/5
Il a essayé de faire des trucs étranges, un peu nuls, tout seul dans son coin. Ça a donné un but de raccroc. Boh. Personne est bien meilleur que lui en ce moment de toute façon.

ALEXIS : 2/5
Toujours en campagne pour un transfert « à Londres », « dans un club avec une mentalité de gagnant », Alexis a été fidèle à ses prestations de ces derniers mois, avec un taux de déchet complètement improbable, des ballons perdus en refusant de lever la tête, des talonnades ratées dans sa propre surface, des transmissions foirées parce que trop peu appliquées. Et puis parfois, des éclairs de grand joueur. Honnêtement, je peux plus le voir.

WELBECK : 2/5
Peu de ballons intéressants à exploiter (la machine à transmettre de bonnes passes est hors-service depuis des semaines de toute façon à Arsenal). Au moins il s’est battu pour en récupérer.

 

GABRIEL (pour Koscielny à la mi-temps) : Vu le contexte, il aurait pu exploser en vol, prendre un rouge et marquer un CSC. C’est donc satisfaisant.

GIROUD (pour Walcott à la 68e minute) : Cf Welbeck.

IWOBI (pour Welbeck à la 76e minute) : Plus en jambes que lors de ses dernières apparitions. Devrait se contenter pour le moment du turn-over, mais bon, ça implique que Walcott est titulaire, ce qui me déprime limite plus.

 

A un moment, ils ont des vraies couleurs extérieures, City, ou c’est comme le Barca, c’est suivant la dose de coke dans le nez des créa de leur équipementier ?

Jesus Navas, latéral droit. La légende effacera probablement ce jour de l’existence de Pep Guardiola.

Le match de ce soir devrait donc se jouer sans Koscielny et probablement sans Cech, ni Ospina, touché aux abdominaux. Tremblez, slips.

Le Père Fidalbion

J'ai décidé de supporter Arsenal grâce à FIFA 99 : y avait Dennis Bergkamp sur la jaquette et c'était la première équipe disponible dans l'ordre alphabétique. Ce jour-là, j'aurais mieux fait de me péter une jambe.

2 commentaires

  1. Le deuxième but de City, je ne m’en remet pas. De Bruyne qui perfore la défense en marchant, Silva qui a trois secondes pour faire sa passe, Aguero tout seul à 6 mètres, ça faisait peine à voir. Heureusement que City n’a pas de défense.
    À nous l’europa league.

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