Arsenal – Tottenham (2-2) : La Gunners Academy figue mi-raisin

Un jour on arrivera à tenir tout un derby sans leur donner de pénalty. Un jour…

Salut vous tous,

Après une dérouillée en bonne et due forme chez le leader, place désormais à ce qui est peut-être le vrai test de ce début de saison : le North London Derby. Pourquoi ? Parce que nos chers voisins ont terminé juste devant nous l’an dernier, que leur parcours à l’extérieur depuis quelques mois est au moins aussi risible que le nôtre et enfin parce qu’il s’agit de leur rappeler pour de bon qui commande à Londres.


THE GAME :


Derby oblige, Unai décide de dégainer une composition ambitieuse et résolument tournée vers l’offensive, avec la titularisation de nos trois flèches devant, un milieu Torreira-Xhaka-Guendouzi, dont la qualité première n’est pas le verrouillage défensif, et Kolasinac et Maitland-Niles sur les côtés.

Portés par cette ambition offensive et, une fois n’est pas coutume, par un Emirates incandescent (au moins trois supporters auraient applaudi une action et deux se seraient fendus de sifflets à l’encontre de Harry Kane), les Gunners se ruent à l’avant dès les première minutes. D’une talonnade, Aubam lance Kolasinac dans le dos de la défense. Le centre en retrait du Bosnien trouve Pepe dont la frappe passe de peu à côté. Rose, puis Kane, sont ensuite tour à tour mis à contribution pour empêcher Arsenal d’ouvrir le score.

Est-il nécessaire d’écrire ce qui va suivre. Arsenal met de l’intensité, se montre très dangereux et ne laisse pas l’adversaire respirer, ÉVIDEMMENT qu’on va encaisser un but après une erreur monumentale. Cette fois-ci, le fautif s’appelle Sokratis, lequel, à la suite d’un dégagement dans l’axe anodin de Lloris, vient sans raison prêter main forte à Xhaka à la retombée. Comme de juste, les deux compères ratent le ballon et le Grec ne juge pas opportun de pousser sur ses jambes pour suivre l’action. Leno n’ayant en outre pas jugé opportun de repousser la frappe de Lamela et laisse gentiment le cuir arriver vers Eriksen pour l’ouverture du score (0-1, 11e).

Cette régularité dans la douleur subie par les fans d’Arsenal a ceci de merveilleux qu’elle survient systématiquement lorsqu’ils ont oublié qu’elle s’apprête à revenir. Et qu’on en redemande chaque semaine. Nul doute qu’entre deux passages de son compagnon accipitridé, Prométhée encourage les Gunners, tout en interrogeant son cousin Aboudiabis sur le dernier calvaire que lui a infligé Hadès. Sentant qu’ils ont l’Olympe avec eux, les Spurs en profitent pour tenter de noyer définitivement Arsenal dans le Tartare (pas le fromage dégueulasse, l’autre), mais une parade magnifique de Leno empêche leur triomphe.

C’est alors que le plan machiavélique de Tottenham prend forme : plutôt que de se fatiguer à jouer au foot, pourquoi ne pas tout simplement attendre la Xhakagade hebdomadaire ? Celle-ci intervient sans surprise à la quarantième minute, lorsque notre capitaine du jour (misère) décide, comme ça, pour voir, de tenter une ablation du tibia sur Son en pleine surface. Opération doublement ratée car d’une part, le Coréen se relève, et d’autre part Harry Kane transforme le pénalty logiquement accordé par M. Rowan (0-2, 41e).

Alors que vos académiciens commencent à réfléchir à une alternative canonnière au Monsieur Lapin phocéen (j’envisage notamment d’envoyer dans notre vestiaire à la mi-temps un Gunnersaurus réaliste du style varan de Komodo), Lacazette décide que la plaisanterie a assez duré et profite d’une bonne passe de Pépé pour enrhumer deux défenseurs et transpercer les filets de Lloris. Avant de célébrer devant les supporters adverses. Quel homme (1-2, 45e).


Revigorés par ce but, nos joueurs reviennent sur la pelouse avec l’intention de plier l’affaire, mais Pierre Palmade s’oppose aux tentatives de Lacazette et Guendouzi. Tottenham a toutefois pris goût au fait de nous punir à chaque incursion dans notre camp et manque de peu de réitérer l’arnaque lorsque Kane trouve le poteau à la suite d’un jeu en triangle de toute beauté. En réaction, Ceballos fait à son tour briller Lloris à la suite d’une superbe LOURDAAAAAAA.


C’est finalement Aubameyang qui parvient à égaliser, en reprenant à bout portant une ouverture magnifique de Guendouzi. Abandonné par ses centraux réclamant à tort un hors-jeu (du moins, j’imagine que du côté de Tottenham, si quelqu’un se tient droit avec le bras tendu, ça ne peut être que pour cette raison), Lloris ne peut que constater les dégâts (2-2, 71e).

La fin du match s’apparente à une tactique « Dresde 1945 ». Les Spurs ne voient plus le jour et essuient tour à tour une ogive de Xhaka, un tir en pivot d’Aubameyang et des escarmouches de Pépé. Entre-temps, Sokratis a vu son but annulé pour une position de hors-jeu.net de Kolasinac, passeur pour l’occasion. Une fois de plus, c’est au cœur de la domination des locaux que Tottenham se montre dangereux, mais Harry Kane préfère tenter sa spéciale « je vais m’empaler sur le défenseur en amplifiant ma chute avec un jeu d’acteur à rendre jaloux Marion Cotillard » plutôt que de servir un coéquipier. A la surprise générale, M. Rowan refuse de siffler pénalty et les deux équipes partagent les points.

Eh bien ma foi, il n’était pas mal du tout ce derby. On a eu de l’intensité, du suspense, des occasions dans tous les sens, bref un très bon match de foot. Nos Gunners pourront toutefois regretter ces deux erreurs guignolesques qui offrent deux buts à des Spurs mangés au milieu de terrain.


THE BÂCHES :


Leno (2+/5) : Deux ballons bêtement relâchés, dont le premier nous coûte un but, mais des sorties autoritaires, un jeu au pied efficace et un arrêt de très grande classe devant Son. Je te dis pas que c’était bien Daniel, mais je te dis pas non plus…

Maitland-Niles (2+/5) : En première mi-temps, il était notre meilleur défenseur. De la même manière que la pluie de grenouilles fut la meilleure des plaies d’Égypte. Moins en vue en deuxième période.

Sokratis (2/5) : Oui, d’accord, la hargne, le but refusé, tout ça. MAIS QU’EST-CE QUE TU VAS FOUTRE SOUS UNE CHANDELLE A CINQUANTE MÈTRES DE TES BUTS, TÊTE DE PIOCHE ?

David Luiz (2/5) : On a enfin trouvé le moyen de les différencier avec Guendouzi : si l’un des deux arrive à prendre le ballon à un attaquant adverse, c’est la Guendouze.

Kolasinac (2-/5) : La dernière fois qu’il a réussi un centre, il était encore Yougoslave.

Torreira (2+/5) : De l’envie, des projections et un gros travail de l’ombre. Mais il semble quand même sacrément tirer la langue physiquement, on aurait peut-être dû le cryogéniser en prévision de la trève internationale. Remplacé par Ceballos (3+/5) dont l’entrée a coïncidé avec la disparition du ballon pour nos chers voisins.

Xhaka (1+/5) : Ou comment saborder un match plutôt correct en essayant de vendre de la moelle osseuse coréenne au marché noir.

Guendouzi (4/5) : Le néo-Bleu a régalé tout au long du match, grâce notamment à sa qualité de passe supérieure, qui a permis à Aubam d’égaliser.

Pépé (2+/5) : Vivement qu’il en plante un, car il commence sérieusement à me briser les noix à force de chercher la frappe dès qu’il touche le ballon. Mais qu’est-ce qu’il a l’air fort, tout de même.

Lacazette (4+/5) : Il a encore marqué dans un grand match, donc qu’est-ce qu’on peut dire à part « BRAVO » ? Remplacé par un Mkhitaryan, qui a tellement erré sur le terrain qu’on a fini par se demander s’il n’essayait pas de vérifier que tous les chemins mènent à Rome.

Aubameyang (4/5) : Voir au-dessus. Lui aussi est décrié (il ne marquerait soi-disant que des tap-in, les vendredi 29 février par vent favorable), mais lui aussi a encore marqué dans une rencontre à enjeu. C’est pas le joueur le plus technique, mais s’il en remet une quinzaine cette saison, ça suffira à mon bonheur.


IF NOTE :


  • On n’avait pas un numéro 10 au fait ? Blague à part, si Emery adopte définitivement le 4-3-3, on n’est pas près de le revoir.
  • Petit point mercatal : comme indiqué plus haut, Mkhitaryan s’en va à Rome, Nacho est parti sur la pointe des pieds à la Real Sociedad (dommage, il méritait bien mieux qu’une sortie en catimini) et Mustafi est resté au rayon des invendus avec les rutabagas et l’époisses. En espérant qu’un pigeon débarque cet hiver, sait-on jamais.
  • Et en bonus, comme je vous aime bien, je vous laisse avec ce moment de LAULE signé RMC. Attention, ne mettez pas cette vidéo au bureau, vous risqueriez de hurler.

Sur ce, la bise, n’oubliez pas les deux boutons ci-dessous qui vous amèneront fortune, richesse (au moins autant qu’un RSA le permette) et 8.6,

Johny Kreuz



Johny Kreuz

J'ai autant de clubs de cœur qu'Alex Oxlade-Chamberlain a de neurones. Seul supporter non-basque de Bilbao et Cazorliste convaincu.

2 commentaires

  1. Vous êtes sévère avec l’emirates library, qui pour une fois a fait plus que ronronner

    Sinon j’ai toujours dit que M. Rowan était un très bon arbitre. J’etais A un HJ d’acheter son maillot d’ailleurs.

  2. Je pense que Unay Emery a enfin trouvé l’occasion de laisser au repos la Xhakagate ( drôle de milieu defensif, très atypique qui se reserve de défendre), il pourrit trop l’entre jeu des Gunners et tire l’équipe vers le bas. En un mot, c’est un danger permanent pour l’équipe!!!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.