Arsenal – Valencia (3-1) : La Gunners Academy veut y croire

A un match de la défaite aux tirs au but en finale

Salut vous tous,

Comme vous avez pu vous en rendre compte à la lecture de notre dernière Acad, le championnat a encore un peu plus viré à la foire au Xanax. Et encore, on ne vous a pas parlé de Brighton… Autant dire que si nous sortons de la Ligue Europa, nous risquons de sacrément tirer la tronche au moment de faire le bilan de la saison (ne vous inquiétez pas, vous l’aurez en septembre).

Se présente chez nous pour cette demi-finale le Valencia CF, club espagnol tout à fait respectable qui, en plus de faire chier DC Comics, a également le bon goût d’accueillir deux anciens de la maison, à savoir les injustement mésestimés Gabriel et surtout Don Francis Coquelin. Les Ches traversent également une zone de turbulences en championnat qui nous rappelle furieusement notre propre parcours. Autant dire que, bien que légèrement favoris, nous ne faisons pas les malins au coup d’envoi, trop amoureux de notre club pour imaginer que ce sera facile. Mais on a quand même envie d’y croire parce qu’on joue une foutue demi-finale de Coupe d’Europe à la maison.


ZE GAME :


Tout démarre pourtant comme dans un cauchemar. Sur un corner au deuxième poteau de Parejo, Rodrigo remet le ballon de la tête dans la surface. Notre défense est intégralement lobée, y compris Xhaka, qui laisse Diakhaby marquer dans le but vide. Nous n’avions pas concédé le moindre but à domicile depuis le début de la phase à élimination directe, et voilà que nous sommes menés après à peine dix minutes dans cette demi-finale (0-1, 10e)

Toute la défense d’Arsenal résumée en une image.

Peu après cette ouverture du score, nos Gunners, estimant sans doute qu’un but de retard n’est pas un challenge à leur mesure, manquent de peu d’en concéder un deuxième. Parejo arme une lourde à l’entrée de la surface, que Cech repousse. Maitland-Niles succombe alors à une crise de Mustafite foudroyante et perd 70 points de QI d’un coup. C’est la seule explication que j’aie pu trouver pour cette remise de la tête pour son gardien, à deux à l’heure, dans l’axe et aux six mètres. Heureusement pour nos ulcères, Guedes préfère mettre le ballon au-dessus. 

Alors que nous aurions pu sombrer en raison à la fois de ces errements défensifs et de notre méforme du moment, nos joueurs décident au contraire d’appuyer sur l’accélérateur. Au sens propre. Sur un contre, Lacazette lance Aubameyang dans la profondeur. Et courir à Mach 2, Aubam, c’est son truc. Après avoir laissé sur place son vis-à-vis, l’ancien Stéphanois profite de la sortie étrange de Neto (avait-il peur que Pierre-Emerick piétine une fleur ? Avait-il envie de suivre le podcast de nos beaux collègues ? Mystère) pour servir Lacazette en retrait. Le Français égalise (1-1, 18e).  

Il ne faut attendre que sept minutes pour que Lacazette récidive. Özil, Kolasinac et Xhaka combinent côté gauche. Notre boucher suisse, libre de tout marquage, adresse un amour de centre pour la tête de Laca. Neto tente bien de s’interposer, mais le ballon a fait vibrer la montre de Clément Turpin. On notera la parfaite inutilité de l’arbitre de surface, placé à trois centimètres de l’action et qui ne signale absolument rien (2-1, 25e)

Arsenal commence alors à dérouler comme rarement ces derniers temps. Xhaka, toujours esseulé, adresse la copie conforme de son centre précédent. Cette fois-ci, c’est Aubameyang à la réception. Mais, n’est pas Özil qui veut, et tout le monde ne peut pas marquer sur une reprise avec rebond. Valence fait le dos rond, mais ne craque pas. Au contraire, dès le retour des vestiaires, ce sont les adorateurs de chauve-souris qui poussent en vain. Mustafi (!) puis Koscielny mettent tour à tour l’attaque valenciane en échec. 

Du côté des Gunners, pendant longtemps cette deuxième mi-temps est celle des ratés. Lacazette notamment s’illustre par deux fois au challenge Yaya Sanogo : d’abord en ratant sa tête sur un centre d’Aubameyang, puis en venant buter sur Neto après avoir repris un ballon tout seul aux six mètres. Il faut attendre les tout derniers instants pour que le score évolue enfin, grâce à Aubameyang qui reprend à bout portant un bon centre de Kolasinac (3-1, 90e), nous offrant ainsi un peu de répit cardiaque avant le match retour.  

Mine de rien, Arsenal montre une nouvelle fois un visage bien plus séduisant en Ligue Europa qu’en championnat, ce qui nous laisse penser que la priorité absolue d’Emery est de soulever une nouvelle fois le trophée. Méfiance tout de même, car nous sommes tout à fait capables de bazarder un avantage de deux buts à l’extérieur. Encore plus en pleine saison des remontadas. 


ZE BÂCHES : 


Cech (3+/5) : Match plutôt tranquille du futur retraité, qui a tout de même prouvé en sortant devant Gameiro que son sens de l’anticipation était toujours intact. 

Mustafi (4/5) : Oui, je lui mets une note supérieure à son QI football, ce qui ne m’était pas arrivé depuis au moins la dernière sortie à l’heure d’une Gunners Academy. Il faut dire que, pour une fois, Shkodran a brillé par son sens du placement et sa grinta. Je me suis pincé pour y croire, j’ai revu le match pour en être certain, j’ai passé moult tests psychologiques, urinaires et sanguins afin de vérifier si mon discernement n’avait pas été altéré, mais je suis formel : Shkodran Mustafi a fait un grand match sous le maillot d’Arsenal. Il ne pouvait pas mieux choisir son jour. 

Koscielny (4+/5) : Ses jambes ont subi plus d’infiltrations que tous les immeubles de Marseille réunis, mais le Capitaine est encore là pour rappeler qu’il est indispensable et que si un seul joueur de notre effectif mérite de soulever un trophée européen, c’est bien lui. Plus que jamais, il est temps de lui ériger une statue.  Remplacé par Monreal (non noté), afin de lui éviter la surchauffe. 

Sokratis (3/5) : Forcément, quand toute la défense joue le jeu, c’est plus facile pour lui d’être au diapason. Mais je ne sais toujours pas quoi en penser. 

Maitland-Niles (2+/5) : Un savant mélange de relances suicidaires ratées et de dribbles défensifs tout aussi dangereux. Comme une seule de ses deux tentatives a fonctionné, il mérite la moyenne. CQFD. 

Celui-ci a curieusement marché. Ne refaites pas ça chez vous

Kolasinac (2+/5) : La puissance d’un Panzer, la subtilité tactique de Leroy Jenkins et un centre décisif qui amène le troisième but. Débrouillez-vous avec tout ça. 

Guendouzi (2/5) : On n’a pas forcément beaucoup vu sa tignasse et, compte tenu de ses dernières performances, ce n’est pas si mal. Remplacé par Torreira (3/5), qui a contribué à étouffer Valence en fin de match. 

Xhaka (2+/5) : Une prestation somme toute correcte, avec une absence remarquée de Xhakade (c’est comme une cagade. On se satisfait comme on peut.  

Özil (3/5) : Est-ce qu’on dit aux commentateurs de RMC Sport qu’il a fait un bon match ou cette phrase risque-t-elle d’entraîner une vague de suicides dans leurs locaux ? Remplacé par Mkhitaryan (non noté), qui lui aussi s’est montré intéressant dans les transitions en fin de match. 

Aubameyang (2+/5) : Match plutôt frustrant pour notre sprinteur préféré (même si Luke Seafer apprécie davantage Elia Viviani), qui s’en sort toutefois avec les honneurs (et un but). 

Lacazette (3/5) : Difficile de noter ton avant-centre quand il plante deux buts en demi-finale de Coupe d’Europe, mais croque deux énormes occasions qui auraient pu te mettre à l’abri (quoique, si cette notion existe encore). Donc on lui met un peu mieux que la moyenne, en espérant qu’il fasse la même chose au retour.


IF NOTE :


  • Francis Coquelin, suspendu au match aller, est annoncé titulaire au Mestalla. Il a longtemps brillé chez nous, sans jamais trouver le chemin des filets. Si vous avez envie d’arrondir vos fins de mois, n’hésitez pas à miser votre PEL sur son but.
  • Notre cher voisin du Nord de Londres a réussi à atteindre la finale de la Ligue des Champions. Ce qui veut dire que je vais devoir encourager Liverpool le premier juin. Un peu de soutien serait le bienvenu.
  • Il paraît que le Barca chercherait à nous (Gérard) piquer Lacazette. Autant dire que si on ne gagne pas cette foutue C3, c’est ventre mou la saison prochaine.

Sur ce, bise sur vous, et à bientôt pour le retour.

Johny Kreuz

Johny Kreuz

J'ai autant de clubs de cœur qu'Alex Oxlade-Chamberlain a de neurones. Seul supporter non-basque de Bilbao et Cazorliste convaincu.

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