Arsenal – Watford (1-2) La Gunners Academy livre ses notes

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Ils veulent foirer leur saison jusqu’au bout. Excusez-les d’être professionnels.

Vu que l’incendie est déjà bien avancé, autant rajouter un peu d’essence et quelques allume-feux.

Derrière cette métaphore moisie se cache en vérité la fureur (attention, ne pas confondre), puis la colère, froide, puis une frustration rare puis une forme d’acceptation sous une couche de fatalité et d’abandon. Après avoir sabordé ses chances de se sortir convenablement de sa poule en Ligue des Champions, après avoir noyé sa meilleure opportunité de devenir champion d’Angleterre, Arsenal vient de flinguer sa dernière réelle possibilité de trophée cette saison. Et ils ont fait ça tous seuls, comme des grands. A domicile, contre le 14e de Premier League, avec les ¾ d’une équipe A sur le terrain. C’est affligeant, c’est consternant, c’est à pleurer, c’est à se coincer les testicules dans une portière de voiture.

Cette équipe est minée par les problèmes. Ça ne se joue plus sur des détails, mais sur des lacunes trop importantes pour être réglées sur ce qui reste de la saison. Enfin, c’est ce que je crois, je ne demande qu’à me tromper. Le regain d’animation offensive contre Watford, notamment en première période, pouvait laisser augurer d’un sursaut.

Mais les vieux démons resurgissent très vite. Face à une équipe regroupée, personne ne veut prendre l’initiative d’une frappe. Les situations sont pourtant là. Et quand quelqu’un finit par saisir sa chance, la précision se fait la malle. Les centres manquent de justesse, les joueurs de mordant. Le niveau technique n’est plus là pour faire la différence dans les petits espaces comme c’était le cas par le passé. Watford revoit le jour par intervalles, au milieu d’une possession essentiellement stérile, avec une poignée de contres, dangereux à chaque fois. Et on finit par payer, encore, toujours, le chantier défensif laissé en jachère pendant trop longtemps…

Rien ne va plus, on a vraisemblablement touché le fond. Le grondement des « Wenger démission » du Bel Homme se font de plus en plus assourdissants, la douleur est telle que que j’envisage parfois cette option comme une libération. Je ne sais pas. Je ne sais plus.  Les notes sont violentes, je me mets au diapason : j’en ai plus rien à foutre.

 

Les-notes

OSPINA : 1/5
Elle est peut-être lourde la frappe de Guedioura mais elle est surtout côté gardien. Indécent de la voir passer à cet endroit-là sans même être effleurée.

GIBBS : 1/5
Inutile. Se fait embarquer dans l’axe comme un gros naïf sur le deuxième but, alors que Coquelin est déjà au marquage sur le même mec. On dirait du foot loisir.

CHAMBERS : 2/5
Une première période très active, tout plein de combinaisons avec Campbell, pour déboucher sur des centres tout médiocres. Ceci dit, on est tout à fait d’accord que c’est pas ce qu’on a de plus offensif en termes d’arrière droit. Une deuxième période à jeter.

MERTESACKER : 1/5
Et je sais même pas pourquoi je lui mets 1. Ptet parce que j’en ai marre de lui mettre 0 tout le temps et de répéter constamment les mêmes choses. Placé comme une teub, pris de vitesse sur chaque contre, sens du marquage cataclysmique sur le premier but… C’est plus possible d’aligner ce mec-là à notre niveau.

GABRIEL : 2/5
Il a au moins montré de l’engagement et de l’envie. Son pseudo-carton rouge ? Mes couilles. Ils sont deux à se lancer en planchette japonaise comme des cons ; et le Brésilien touche le ballon en premier. Abandonné en un-contre-un sur le but d’Ighalo, à cinq mètres des cages. Il n’a pas fait de miracle.

COQUELIN : 1/5
Thermomètre de l’équipe.

EL-NENY : 1/5
A lui par contre, je m’en souviens. Parce que balancer autant de bonnes positions de frappe à la benne, ça marque les esprits.

ALEXIS : 0/5
Jean-Michel Burnout. D’une médiocrité affolante. Le mec est devenu lambda. Ses crochets n’effraient plus personne, n’effacent plus personne. Il ne tente plus rien. Bref, ça pourrait être Gervinho à sa place, on verrait pas la différence.

CAMPBELL : 3/5
Ah, enfin une titularisation. Et hop, une élimination, il va pouvoir retourner sur le banc et regarder Walcott jouer à sa place. A beaucoup donné en première, beaucoup combiné avec Chambers et Özil. Beaucoup moins de solutions en deuxième et du déchet technique en trop grand quantité.

ÖZIL : 4/5
Ouais, 4, ouais. Parce que c’est le seul au niveau. Parce qu’avec le nombre de bisous envoyés, on aurait dû finir le match à trois buts, pépouze. Et parce que je commence à voir la dépression dans son regard.

GIROUD : 2/5
Match compliqué. Enfermé dans la défense des Hornets, personne d’assez doué techniquement pour combiner avec lui et utiliser son jeu en remise, des centres franchement pas exploitables… Du coup, il a fait le plot et s’est heurté à un Pantilimon bien placé sur sa seule véritable tentative.

 

Substitutes

IWOBI (pour El-Neny à la 66e minute) : La frappe sur le poteau que Welbeck vendange honteusement ? C’était lui.

WALCOTT (pour Giroud à la 66e minute) : Ah bah oui. C’est sûr que c’était nécessaire, un type dont la seule qualité est de courir vite. Contre une équipe en mode porc-épic. C’est sûr. Sans compter que la qualité en question est périmée depuis au moins quatre ans.

WELBECK (pour Campbell à la 66e minute) : Non, Danny, non. Non je regrette, tu ne peux pas manquer ça. Non. Nonononononononononononononononononon. Non, je regrette mais tu vas te faire cuire le cul.

 

Sinon

Il faut arrêter de dire « Attention à Mertesacker sur ce corner ». Vraiment. Faudrait faire le distinguo maintenant : la taille (conséquente) et le jeu de tête (abyssalement nul).

Un petit mot sur les connards qui se sont battus entre eux à la sortie de l’Emirates? Rien ne vaut un  peu d’auto-citation.

Ce regard d’Özil. Le mec vient de mettre un petit pont et de lâcher une balle de but envoyée en tribunes par El-Neny. Il a envie de pleurer voire de mourir.

Le premier but. Gros danger : un mec dos au but à qui on balance une touche à la con. Mertesacker se dit que face à la menace, il vaut mieux qu’il se colle tout près de Chambers, histoire peut-être de faire peur à l’adversaire sous la pression de la chair humaine. Evidemment, il ne prend pas le ballon et laisse Gabriel et Gibbs en un-contre-un derrière.

Le deuxième. Deux noirs dans la surface, six rouges dont Gibbs qui finit son repli sur son propre point de penalty (pour rappel, le mec est arrière gauche). Guedioura, lui, peut aligner tranquillou.

9 thoughts on “Arsenal – Watford (1-2) La Gunners Academy livre ses notes

  1. Y’a eu 1-2 non?
    En même temps ça puait direct au bout de 30 minutes que si WATFORD arrivé dans votre surface c’était but.

  2. Y a eu 1-2, j’ai rectifié. Mais ce but de Welbeck ne vaut tellement rien sans l’hypothétique deuxième que j’ai fait le raccourci.

  3. Franchement, je salue le courage des académiciens sur les derniers matchs d’arsenal…

  4. J ai mal au coeur pour Ozil. Vraiment. Ce Bel homme va nous claquer dans les pattes. Il devrait être à 25 passes décisives…

    C est quand même flagrant que devant on est légers malgré toute l abnégation de Gigi (c est toi que je vois la bas dans le noir ?)

    Cette fin de saison va encore etre un long chemin de croix…

  5. Côté positif cette défaite n’est pas décomptée pour le championnat. Si Leicester se ramasse sur toute la fin de saison et que les autres équipes ne font rien ça reste jouable

    1. Et qu’Arsenal parvient à marquer un but de plus que ses adversaires à chaque match. Bref ça reste jouable.

  6. La forme depuis le début de l’année 2016 ne laisse aucunement présager qu’ils vont gagner à Everton, WestHam, City etc… donc le titre bon…
    mais la baisse du niveau technique général est flagrante. il faut dire qu’avec cazorla, wilshere et rosicky sur le flanc ça n’aide pas.

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