Everton – Arsenal (2-1) et Arsenal – WBA  (1-0) : La Gunners Academy rattrape son retard

3

Vient le moment de respecter les traditions.

Bannière-Johnny1

Salut vous tous,

Tel Bellerin obligé de courir 50m en moins de quatre secondes pour compenser un placement aléatoire, nous autres académiciens d’Arsenal sommes obligés de mettre les bouchées doubles en cette fin d’année pour arriver à rattraper notre retard, dont les proportions ont atteint, ces derniers temps, des niveaux dignes de la dette publique grecque. [c’était bien tenté, de vouloir apurer les comptes au 31/12, mais c’était sans compter sur le service relecture, ha ha]

J’aurais pu, par conséquent, faire l’impasse sur la défaite contre Everton. Mais j’estime que parler des matches de merde qui se finissent mal fait partie du travail de l’Académicien. Nous ne voulons pas faire comme ceux, suivez mon regard, qui ne reviennent que pour célébrer la large victoire de leur club adoré contre un futur pensionnaire de la division inférieure. Nous ne voulons pas non plus vous servir d’excuses pour ce retard, sinon dans votre tête, l’ordinateur d’un membre de la Gunners Academy risque de ressembler à ça.

En espérant ne pas avoir oublié d’autre rencontre et vous divertir un minimum entre le fourrage de dinde et les Van Nobel, je vous souhaite une bonne lecture.


Toffee or not Toffee


Pour les non-férus de gastronomie britannique, le Toffee est une espèce de pâtasse, mêlant délicatement caramel, beurre et lait concentré sucré, pour le plus grand bonheur de tes cellules adipeuses. L’inconvénient, c’est qu’une fois que tu l’as laissé un peu durcir dans le fond de la boîte Quality Street que Tatie Germaine t’a offerte pour Noël, le Toffee prendra à coup sûr la consistance du macadam une fois dans ta bouche. La mort par asphyxie est inévitable si tu ne prends pas la peine de le mastiquer, pour une durée comprise entre une heure et un replacement de Mertesacker.

Qu’une équipe choisisse ce mets tout sauf délicat comme surnom est par conséquent plutôt révélateur. Nos Gunners en ont fait l’expérience en se coltinant une indigestion carabinée lors de la deuxième période. Et ce alors qu’Alexis Sanchez avait ouvert le score, d’un coup-franc raté dévié par une talonnade improbable d’Ashley Williams et mal repoussé par Stekelenburg (0-1).

Ce serait oublier qu’à Arsenal, le sabordage est un art, que nous maîtrisons à tel point que même Barbe-Rouge, Triple Patte et Baba viennent suivre régulièrement des formations à Londres, pour se préparer en cas d’attaque gauloise. En témoigne ce centre du pied droit (ce qui nous a permis de réaliser qu’il en était pourvu) de Leighton Baines pour la tête du gnome irlandais Seamus Coleman que personne dans notre défense n’a pris au sérieux (1-1).

Arsenal après l’ouverture du score.

Notre quota d’insultes à caractère pornographique étant (largement) épuisé pour 2016, nous nous contenterons de mentionner le wagon d’occasions vendangées lors du second acte, une équipe d’Arsenal reculant plus qu’un militant du Brexit après le référendum ou encore le but à la con encaissé dans les dernières minutes (2-1). J’oubliais aussi le raté d’Iwobi à la dernière seconde, alors qu’il n’y avait plus de gardien dans les cages, qui m’a donné envie de remettre la noble pratique de l’écartèlement en place publique au goût du jour. Au moins, cette fin de match m’a permis de réaliser que ma machine à remonter en 2013-2014 fonctionnait. Faites-moi penser à vous la prêter, ça vous permettra de revoir Cazorla et Rosicky sur un terrain.


Perfide West Bromwich Albion


Voilà nos Gunners revenus à une rencontre plus conforme à leurs standards de cette saison : un adversaire qui vient pour ne pas prendre de but et Arsenal qui prend un malin plaisir à s’empêtrer dans les barbelés, comme un vulgaire Johnny Hoogerland* . L’an dernier, cette même rencontre avait tourné au cauchemar, avec une défaite sur un CSC et la blessure du Francis au passage. Autant dire que ce genre de match un 26 décembre a tout du cadeau de Noël empoisonné.

Le début de match résume plutôt bien mes craintes. Ben Foster applique à merveille le théorème de Fraser Forster : « si un gardien quelconque affronte Arsenal, il se transformera en Lev Yashin durant 90 minutes ». Il faut dire que le mode « arrosage automatique » activé par nos attaquants ne facilite pas les choses. Les deux actions vendangées de suite par Alexis Sanchez au retour des vestiaires en sont le parfait exemple.

Sauf que cette fois, l’ami Olivier est titulaire au coup d’envoi. Et pour la première fois de la saison en championnat, il y a quelqu’un à la réception de nos 627 centres hebdomadaires. Curieusement, compte tenu du fait que Giroud est censé être le plus mauvais joueur de foot de la planète, aux côtés d’Ali Dia et Tyrone Mears, ce changement tactique finit par payer quand Ozil expédie une caresse sur la tête de l’ancien Pailladin. Résultat : trois points qui font du bien et remettent l’équipe dans le bon sens. S’il est difficile de tirer des conclusions de ce genre de matches en termes de jeu (75% de possession, 23 frappes…), on s’en contentera. Avant l’enchaînement de blessures de début janvier.


ZE BÂCHES


Acad de Noël oblige, ces notes concerneront l’ensemble des joueurs alignés depuis le début de la saison, en championnat comme en Ligue des Champions. Du moins, ceux dont je me rappelle entre deux cuites repas de fêtes.


Cech (4/5) : Pas grand-chose à lui reprocher, même si son nombre de clean sheets est plutôt famélique. Mais entre ses parades décisives et la bande de pitres qui s’exprime devant lui, j’ai du mal à lui mettre quoi que ce soit sur le dos.

Ospina (4/5) : On peut mesurer moins d’un mètre 90 et être excellent dans les bois. Titulaire lors de tous les matches de C1, David a écœuré nombre d’adversaires par ses sorties ou des réflexes improbables. Si l’on pouvait craindre un investissement moindre de sa part après avoir été relégué au rang de joker, il nous prouve à chaque match qu’il n’en est rien.

Bellerin (3/5) : Bip-Bip retrouve petit à petit ses sensations et amène toute sa percussion dans son couloir. Ses interventions défensives sont toujours aussi sûres qu’une présentation de Jérôme Bonaldi mais, touchons du bois, il arrive à rattraper ses bêtises la plupart du temps.

Jenkinson (1/5) : Vous vous imaginez si l’un des pays les plus puissants du monde élisait à sa tête quelqu’un qui n’aurait aucune expérience et qui risquerait de susciter l’hilarité à chaque sommet international ? Alors vous pouvez très bien vous imaginer ce que c’est de voir Carl sur un terrain, notamment en Ligue des Champions.

Debuchy (911/5) : Il est venu, il a vu, son genou fut vaincu.

Holding (3+/5) : Il a souffert contre Liverpool, mais il a montré des choses extrêmement intéressantes, notamment aux côtés du Boss. À revoir très vite.

Chambers (non noté) : Nous ne nous prononcerons pas, vu qu’il est rapidement parti en prêt. Mais lui aussi a vécu le martyr contre les Scousers.

Gabriel (2+/5) : C’est un mouais franc et massif. On sent par moments de belles qualités, notamment à la relance. Sauf que son placement aléatoire nous vaut chaque semaine de belles sueurs froides.

Mustafi (3+/5) : Remets-toi vite, mon garçon. On n’a toujours pas perdu avec toi et ton duo avec Kos est ce qu’on a vu de plus solide depuis une plombe. Quelques erreurs bêtes m’empêchent toutefois de te mettre plus.

Koscielny (5/5) : C’te question.

Gibbs (3-/5) : Loin d’être affreux. Techniquement, c’est toujours aussi festif, mais il compense avec un placement en nets progrès. Et maintenant il arrive à centrer. Je vous le jure.

Monreal (3/5) : Ça dépend des jours. Soit Nacho est le meilleur homme sur le terrain. Soit il est aux fraises et laisse son vis à vis se promener à sa guise dans son couloir. J’en perds le latin que je n’ai pas.

Coquelin (3+/5) : Tellement d’amour pour le Francis. Un hargneux, un vrai, qui se charge de toutes les basses besognes que nos milieux offensifs délaissent. Surtout, quand il est là, l’équipe peut évoluer dix mètres plus haut. Sinon, certains défendraient directement dans les buts je crois.

Xhaka (2/5) : J’attends beaucoup plus de lui. Attention, tout n’est pas à jeter, sa qualité de passe est même l’une des meilleures de l’effectif et ses tacles d’immonde salope (même sur son propre frère) font plaisir à voir. Mais son côté « plot de chantier devant la défense », qui oblige Coquelin à se projeter comme un box-to-box m’irrite fortement le colon.

Elneny (2+/5) : Notre chevelu de service est toujours aussi propre dans ce qu’il fait. C’est pas forcément génial, mais sa présence permet aux autres milieux de souffler, sans que l’équipe ne s’en trouve affaiblie. Et c’est bien l’essentiel. Par contre, je ne veux plus JAMAIS apprendre qu’il a débuté un match avec la diarrhée. C’était un crime contre l’équipe, comme dirait un ancien coach de Liverpool.

Ramsey (non noté) : Je n’arrive toujours pas à savoir si Aaron est un génie qui n’arrive pas à s’exprimer ou une pipe qui vit sur ses acquis d’il y a trois ans et son excellent Euro. A vrai dire, mon opinion à son égard dépend de mon humeur. Et du nombre de fois par match où il fait sa pbfkbfhjsdvfgsdvsv de toupie.

Les Belges au moins ont un avis sur la question.

Cazorla (5/5) : MAIS TU REVIENS QUAND À LA FIN ?

Alex Oxlade-Chamberlain (2/5) : Serait-ce enfin sa saison ? Eh bien quand il joue de manière stéréotypée (je déborde, je centre), il est excellent. Mais alors le reste du temps…

Walcott (2-/5) : Un excellent début de saison, des buts importants… Et comme d’habitude avec lui, il a disparu des écrans radars dès qu’on avait vraiment besoin de lui.

Iwobi (1+/5) : Copie très insuffisante. Je reste pourtant persuadé qu’il y a en lui un excellent footballeur. Mais il va falloir montrer beaucoup plus d’envie et d’implication dans le jeu collectif. Pourquoi ne pas l’envoyer en prêt se faire les dents et, au hasard, récupérer Joel Campbell ? Au hasard, hein.

Özil (3/5) : Comme d’habitude, il choisit ses matches et, le reste du temps, paraît errer comme une âme en peine sur la pelouse. Mais il est toujours capable de faire basculer un match sur un coup de patte et ça c’est inestimable. Allez, je vous le remets parce que c’est Noël.

We’ve got Ozil…

Lucas Perez (3+/5) : Pour le moment, il a tout bon. Il est décisif à chaque apparition, semble avoir le sens du collectif et fout ces putains de ballons au fond quand il en a l’occasion. S’il pouvait prendre plus souvent la place de Dumb et Dumber…

Sanchez (4-/5) : Je suis partagé. Il plante, il a une hargne qui me laisse admiratif et sa relation avec les fans est appréciable. Mais sa propension à ralentir le jeu, qui lui vaut parfois d’annihiler certaines actions prometteuses, me fait rager.

Giroud (5/5) : Le mec ne joue jamais et en est à quatre buts en championnat et deux en Ligue des Champions (un but décisif contre Ludogorets et un pénalty pour lequel il a arraché le ballon à Sanchez contre Paris). Rien que pour sa force mentale et sa capacité à faire taire les critiques, je lui mets le maximum. Parce que j’ai juste envie de lui dire merci (d’avoir enchanté ma vie).


IF NOTE :


  • France Football organise un concours du plus beau but de la saison. Dépêchez-vous d’aller voter pour Ozil.
  • Je ne suis pas certain que ces statistiques soient exactes. Mais si c’est vrai, ça veut dire que Mesut distribue encore plus d’amour que ce que je pensais.

  • Dans la série « un peu d’émotion dans ce monde de brutes », Anthony Knockaert, le maudit des play-offs de Championship, s’est fait remarquer cette semaine pour tout autre chose avec Brighton. Les images parlent d’elles-mêmes.

Sur ce, BA à vous et passez de bonnes fêtes.

 

Johny Kreuz (@Ros_Jo21)

*[note de la rédaction : la blague sur Johnny Hoogerland ne compte pas sur le quota de blagues cyclistes de 2016, mais bien sur celui de 2017. Il vous en reste donc exactement zéro jusqu’au 31 décembre. A bon entendeur, le service relecture]

3 réflexions sur “Everton – Arsenal (2-1) et Arsenal – WBA  (1-0) : La Gunners Academy rattrape son retard

  1. Bonnes fêtes à vous. Mis à part la référence au cycliste (que je n’avais pas vu, merci au service relecture), c’est du tout bon cette acad.

    Ma bonne résolution en 2017 : poser un « Wenger démission » à chacun de vos papiers, et poursuivre l’oeuvre du meilleur d’entre nous. Comment ça c’était déjà le cas en 2016 ?

  2. Bonne année à vous, académiciens valeureux de notre chère équipe d’Arsenal, et merci de votre dévouement hebdomadaire, que j’attends toujours avec joie.

    Personnellement, j’apprécie bien le duo Xhakelin, mais je pense que la force d’Arsenal cette année se trouve dans la multitude de combinaisons viables au milieu, surtout si le petit Santi ne tarde pas trop à se remettre.
    Je reste optimiste (oui, un supporter d’Arsenal optimiste, comme quoi, ça ne doit pas faire assez longtemps :-D).

  3. 2 remarques :
    – j’ai l’impression que Walcott a baissé de niveau avec l’absence de Bellerin. Coincidence ? Je ne crois pas.
    – je mettrai 3 à Ox.Il joue beaucoup plus simple, vite et mieux. Et comme c’est la saison de sa vie, lui mettre que 2 c’est quand même triste.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.