Juventus – Valence (1-0) : La Bianconero Académie en route pour les huitièmes de finale

ANDIAMO A MADRID

 

Salut les zèbres,

 

Qu’est-ce qu’on s’emmerde en cette fin de mois de novembre… Les gens cachent leurs formes généreuses sous des couches de laine à la con, les bistrotiers essaient de vous refourguer leur bière de Noël à la cannelle/figue/foutre d’âne, les révolutions de droite finissent de décomplexer les derniers xénophobes qui se cachent sous les feuilles des platanes, la Juventus est déjà championne d’Italie pour la huitième fois consécutive…

Heureusement qu’il existe la Champion’s League pour nous divertir, comme l’aigle vient divertir Prométhée chaque jour en lui bouffant le foie quoi. Car comme le Titan, nous pansons nos blessures dans la nuit de l’intersaison. Puis, à l’instar d’un Pierre Ménès mais sans livre à vendre et en nettement moins insupportable, nous nous réveillons au petit matin d’une nouvelle saison avec un foie flambant neuf. Et bien que nous soyons enchaînés au rocher de la Serie A, condamnés à la gagner éternellement, nous rêvons de cette salope aux grandes oreilles. Nous l’avons croisée dix fois, dix fois rendez-vous compte. Et huit fois l’aigle de la défaite a festoyé de nos espoirs meurtris. Dernier rapace en date, un aigle espagnol aux analyses sanguines douteuses. Le foie avait été arraché sans ménagement un soir de printemps à Cardiff. Mais l’espoir est revenu. Et tant pis pour le raté de l’année dernière.

Cette année, on y va tout droit, et on compte bien garder notre foie intact. Pas pour le donner à Pierrot une fois qu’il aura bousillé celui qui est accroché à son énorme égo, non. On compte bien partir en vacances avec la salope aux grandes oreille, et on a besoin d’avoir un foie pour ça.

 

Onze zèbres pour nous emmener au bout de l’ennui.

 

Pour faire écho à l’introduction, on s’est plutôt ennuyé. On a quand même eu droit à un Bentancur très actif, tellement actif qu’il ramasse un carton jaune pour avoir marché bêtement sur un joueur de Valence (pas celui d’Andy Padroll, l’autre). On a aussi eu droit à beaucoup d’approximations de Pjanic, chose inhabituelle. C’était étrange, comme s’il s’était transformé en White Zambo Anguissa l’espace d’un match. Les Valencians essaient bien, notamment via Guedes, mais une certaine analité semble s’être installée sur le match. Tout de même, une frayeur souille-slip terrifiante nous secoue les tripes lorsque Daniel Wass – chevalier Rose-Croix de la loge Savoisienne – envoie une reprise de volley juste à côté du but de Wojciech. La première période nous offrira également une RAIE esstraordinaire du Polonais sobre sur une tête Diakhaby (ça vaut pas le Hollandais volant, et encore moins le Hollandais non volant mais que voulez vous ma bonne dame, on fait ce qu’on peut).

Que dire de la seconde période ? Si ce n’est que l’Homme se retrouve à la conclusion d’un centre en force de Cricri et n’a qu’à fusiller Neto à bout portant pour ouvrir le score (1-0, 59e). Et bien à part ça, pas grand chose j’en ai bien peur. Diakhaby s’essaie au but de la main mais il est bien heureusement refusé. Neto empêche Cricri de marquer une belle tête, et les attaquants de Valence se montrent trop imprécis pour tromper la vigilance de la défense bianconera.

Fuit, fuit, fuuuiiiiiit. Fin du match, on s’assure la qualification sans vraiment avoir été bons. Je crois même qu’on peut dire que c’était un de nos moins bons matches de la saison. C’est bieng mais pas trop.

 

LES NOTES

SZCZESNY (4/5) : Une raie à faire, et quelle raie ! Bien plus belle que celle sur le côté de ceux qui ont blitzkriegé son pays sans l’ombre d’un doute.

CANCELO (4/5) : Droite, Gauche, devant, derrière. Ça sonne comme une chorégraphie de madison alors qu’en fait ce sont juste les positions ou João se ballade. Quel jouor bordel. Par contre il faut laisser l’extérieur du pied à Quaresma.

BONUCCI (3+/5) : Aucune transversale de cinquante mètres amenant un but, décevant. Un petit plus pour l’embrouille avec Coquelin qui ne se sera pas fait beaucoup d’amis ce soir.

CHIELLINI (4/5) : Donnez-lui les clés du camion et il l’emmènera à bon port. Il roulera peut-être dans la merde, mais seulement si c’est le chemin le plus court.

ALEX SANDRINE (2/5) : Tiens, on a retrouvé la contrefaçon DH Gate qui joue la majorité des matches. Remplacé par CUADRADO pour la seconde période. Il court vite, voilà.

PJANIC (2/5) : Vraiment dans le dur. Vivement que Khedira retrouve le rythme pour lui reprendre sa pl… Oh ça va on peut rigoler.

BENTANCUR (4/5) : Le meilleur des trois du milieu ce soir. Sa capacité de projection est bandante, et sa bêtise frustrante. Il a seulement 21 ans, ça va aller.

MATUIDI (3/5) : Pas flamboyant, il a dû se cantonner à ses tâches défensives la plupart du temps.

DYBALA (3/5) : Un de ces matches ou Paulo se transforme en joueur sans ego, qui fait tout pour son équipe. DOUGLAS COSTA rentrera à sa place pour les dix dernières minutes.

CRISTIANO RONALDO (4/5) : Un bon match, avec une passe décisive à la clé. Avec l’âge, on aperçoit son côté humain par moment, ça fait bizarre.

MANDZUKIC (5/5) : Le mec nous fait gagner, et en temps normal je suis déjà pas vraiment objectif, alors là…

 

Pas de Bianconero Académie ce weekend, dommage parce que c’est contre la Fio. Comment ça vous vous en foutez que les académiciens aient une vie ? On se reverra contre l’Inter.

 

Un grand merci à Rav de juvefc.com qui me laisse utiliser les feuilles de match, il ne le ferait probablement plus s’il pouvait comprendre mes articles.

FINO ANAL FINE,

un baccio nel culo.

Roberto Bettégras

Gérontophile lubrico-bakouniniste.

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