Milan 0 – 2 Juve, la Bianconero Académie bifle le moyen Milan dans son jardin.

Salut les zèbres,

Après mon premier RTT d’académicien qui m’aura vu zapper le match contre la SPAL mercredi, la Bianconero Académie revient pour botter le cul du moyen Milan, pâle reflet de ce que ce club fut en des temps immémoriaux. Certains diront qu’à l’instar d’une diva au melon distendu je choisis mes matches. Et bien la réponse est oui. La Juve fait toujours le boulot, même face aux équipes composées des coiffeurs de ses coiffeurs. Quant à moi, c’est plein de mépris pour les biancazzuri que je suis parti au restaurant mercredi. Le boulot a été fait donc, et Bernardeschi a marqué le but de la soirée (n’en déplaise aux napolitains). Blague à part, je profite de ce papier pour remercier le redac chef, un bien bel homme (mais pas autant que L’Editeur ndlr) qui ne manque ni l’occasion de me charrier sur mes 94820984 clubs de cœur, ni celle de m’accorder un soir off malgré mon salaire mirobolant.

Trêve de suçage de bites, vous êtes venus pour votre dose de fluides corporels et vous allez l’avoir. À match exceptionnel (ça reste à prouver mais on peut l’imaginer sans trop de problèmes), dispositif exceptionnel. SFR Sport a son Di Meco, France Télévisions a son Daniel Lauclair, Canal a son Sébastien Thoen, W9 a l’immense Denis Balbir, la Bianconero Académie ne pouvait décemment pas se passer de son homme de terrain. Dans le football moderne, on ne peut tout simplement pas faire sans. Et c’est Gaël qui s’y colle. Homme de comptoir talentueux, il n’en reste pas moins un supporter énervé de la Juve. Ajoutez à ça une bonne dose de mauvaise foi et vous avez le correspondant ultime, dans le plus pur style horsjeuïen.

Un stade mythique avec une ambiance de Coupe du Luberon. Et pas La Tour d’Aigues – Pertuis hein…

 

La fosse aux lions qui n’a d’yeux que pour l’Europe, et qui devra attendre un bon moment avant d’y goûter à nouveau.

NDA : On est bien d’accord, le Milan n’entretient pas une rivalité très prononcée avec la Vieille Dame. À titre personnel, j’ai beaucoup d’amis rossoneri, et même que certains sont des gens bien. Ils auraient tout du gendre idéal sans cette tare footballistique. Ce match revêt plus d’importance pour moi que le Derby d’Italia, simplement parce que l’Inter n’est pas très importante. Elle rentrera dans le rang en cours de saison, changera d’entraîneur, etc. comme elle le fait chaque année depuis que les choses sont rentrées dans l’ordre.

 

LES MOTS SUR L’ADVERSAIRE

PEZZO DI MERDA.

Le Milan se veut ambitieux. Il chie dans la colle, certes, mais l’ambition est là. Ils ont profité du bordel de fin de saison avec le 19 pour lui faire changer d’air. Le résultat est savoureux pour les gérontophiles que nous sommes. Il n’est plus que l’ombre du grand défenseur qu’il était chez nous.

Si ce pleutre, ce capon, ce couard, cette merde humaine de 19 avait été sur le terrain, Gaël lui aurait sans doute couru après et craché dessus sans complexe. Mais à cause d’un coude baladeur face au Genoa, il sera en tribunes ce soir. Et bien soit. Il aura droit à un accueil plein d’amour le 31 mars pour son retour à Turin, s’il ne joue pas des coudes au match d’avant bien entendu. Et j’espère bien être à Turin pour lui crier tout mon amour.

 

LA COMPO DE MAX

 

 

Rien d’étonnant une fois de plus de la part de Max. Le 4-2-3-1 qui va bien. Il reconduit l’équipe qui a rondélisé l’Udinese, à l’exception d’Alex Sandro qui laisse sa place à Stephan Eicher.

 

LA PRE-PARTITA

Elle a eu lieu au restaurant où le vin a coulé a flots vu les documents que l’envoyé très spécial m’a fait parvenir, probablement pour que l’ami rossonero qui l’accompagnait ne se souvienne pas du match (je ne les partagerai pas avec vous, pour garantir leur anonymat et leur dignité, ainsi que la votre). On m’a dit que le serveur cherchait encore la bouteille de Nocino qu’il a gentiment proposé afin qu’ils puissent digérer tout ce vin. Il a préféré la laisser à notre correspondant, de peur de se faire mordre.

Il devait à peu près ressembler à ça mon envoyé très spécial.

 

LA PARTITA

 

Suso, Suso… Il me donne envie de faire un jeu de mot mais lequel ? Pendant que je cherche, Gigi boxe un coup franc de Rodriguez. Le Milan joue haut en ce début de match, alors qu’on accumule les fautes dans nos 30 mètres. C’est un peu la panique à bord dans la surface bianconera, mais Asamoah puis Pipita ressortent le ballon à tour de rôle. On va pas se mentir, ces dix premières minutes ne sont pas à notre avantage. On touche pas une bille. Mandzukic se fait filer par Zapata et offre un bon coup-franc à 27 mètres du but de Donnarumma. Pjanic s’élance mais le mur dévie en corner. Un superbe corner à deux comme on les aime et qui forcément comme tous les corners à deux ne donne rien. Le cancer du football moderne, avec la VAR ça va de soi.

La furie milanaise passe au bout d’environ 15 minutes et le ballon retrouve sa vieille maîtresse de prédilection. Ça se frotte un peu le chibre entres hommes et puis Pipita allume une mèche à l’entrée de la surface après une passe de Dybala. 100 ème but en Serie A pour lui. (0-1, 23e). Kalinic, en bon Mandzukic du pauvre qu’il est, manque de peu l’égalisation dans la foulée. Milan essaie de réagir mais ne semble pas avoir les armes. Borini enchaîne les petits coups de pute, mais il tombe sur beaucoup plus fort que lui en la personne de Lichtsteiner. A défaut d’un match franchement plaisant, on a au moins un match physique. Le Milan vient étonnamment se perdre dans l’axe du terrain alors qu’avec ses hommes de couloir (et le match pas tout à fait serein d’Asamoah à gauche) il y aurait de quoi faire du mal à cette Juve. Un poil avant la mi-temps, Rodriguez envoie une saucisse que Çalhanoglu dévie de la tête vers Kalinic.  Gigi prouve qu’il est le meilleur en sortant à une vitesse hallucinante. Il effleure la frappe du Croate qui vient mourir sur la barre. La mi-temps est sifflée. On gagne, c’est bieng.

On recommence avec un bon petit corner à deux comme on les aime. La putain de toi Max, arrête de demander des trucs comme ça. J’te le dis avec amour (pour le moment). Dybala manque le cadre par deux fois mais le break semble proche. Normalement quand j’écris un truc comme ça on encaisse rapidement derrière. Ou bien ma prédiction se réalise. Pipita a choisi, il a choisi la vie, il a choisi de me donner raison (sur ce match en tout cas, je lui ai assez copieusement chié dessus lors de certains matches je le confesse) et marque le but du break (0-2, 63e) d’une belle frappe à ras de terre qui fait poteau rentrant. Donnarumma peut se détendre autant qu’il veut, ça ne sert à rien. Barzagli remplace Lichtsteiner dans la foulée, et je m’en vais siroter un canon de rouge ou deux en attendant que la dernière demi-heure se passe. Alex Sandro et Blaisou rentreront respectivement à la 70e et à la 80e minute pour participer à la fête. Trois coups de sifflets plus tard, elle peut commencer.

 

C’est gagné, les Milanais quittent déjà les travées de San Siro. Et Gaël se marre.

 

LES NOTES

BUFFON (4/5) : Sans cette sortie supersonique devant Kalinic dans les arrêts de jeu de la première mi-temps, l’issue du match aurait été très différente. Il a fait le taf mais est-ce bien utile de le préciser ? L’homme que le monde entier nous envie.

LICHTSTEINER (3/5) : Que ce soit Rodriguez ou Borini, Stephan les regarde à peine. Plus rien ne le surprend sur la nature humaine. Remplacé par BARZAGLI, il a pu rentrer déjeuner en paix.

 

RUGANI et CHIELLINI (3+/5) : En fouillant bien, on devrait trouver les velléités offensives des Milanais dans leurs poches arrière. Rugani s’épaissit vraiment aux côtés du gorille qui est un luron supérieur à l’homme dans l’étreinte, bien des femmes vous le diront.

ASAMOAH (2-/5) : Beaucoup d’erreurs heureusement sans conséquences. Il semble s’être inspiré de son ancien coéquipier, vous savez celui qui love this game hahahahahahaha… Remplacé par ALEX SANDRO qui n’a pas eu grand chose à foutre.

KHEDIRA (3/5) : Il n’a pas fait de hat-trick aujourd’hui. MATUIDI est rentré pour les 10 dernières minutes à sa place, histoire de participer aux Olé, olé, oooooooolé infligés par San Siro à son équipe.

PJANIC (3/5) : Pas de match 4 étoiles pour Mire, mais le boulot a été fait. Un peu plus de déchet que d’habitude dans son jeu de passe (ce serait toutefois compliqué d’en faire moins).

CUADRADO (3+/5) : Une activité cuadradesque s’il en est pendant 95 minutes. Il a souvent fait la différence face au premier rideau milanais, pour mieux buter sur le second. Juan défend aussi avec le cœur et les couilles, même s’il donne parfois l’impression de marcher sur ces dernières.

DYBALA (4/5) : Après son bon match ponctué d’un joli coup-franc en milieu de semaine contre la SPAL, la Joie s’est mis au service de son copain pour le faire marquer. Une belle passe sur son premier but, une belle feinte sur le deuxième en laissant passer le ballon. Des bonnes frappes, et beaucoup activité, Paulo revient en force. Tremblez.

MANDZUKIC (3/5) : Moins en vue que ses compères de l’attaque, Mario n’en a pas moins fait un match propre comme il faut parfois le faire.

HIGUAIN (5/5) : Quand un attaquant marque les deux buts de son équipe, qu’il atteint par la même occasion la barre des 100 buts dans son deuxième grand championnat, on peut difficilement dire autre chose que bravo.

GAËL L’ENVOYÉ TRÈS SPÉCIAL (5/5) :  Une journée de cuite magnifiquement gérée, la marque des grands champions dont l’immense expérience des grands rendez-vous rejaillit sur son équipe. Higuain lui a adressé un message codé après le but du 0-2 :

Gaël, met moi un doigt de Nocino si jamais il t’en reste, avec trois doigts de rhum ambré et une rondelle de citron vert por favor.

Et en homme de devoir, votre serviteur d’un soir s’est fait une mission d’écumer les débits de boisson de la capitale lombarde en excellente compagnie. En bon taulier, il aura fait péter les plombs à une patronne de bar qui demandait le silence à une heure avancée de la nuit (non mais vous savez à qui vous avez affaire ?) et du coup renforcé l’excellente réputation des touristes français. Cet homme était habité par sa mission, et avait le souci de respecter la ligne éditoriale de horsjeu. Bourré oui, mais bourré bien. Merci à lui.

 

 

Fino alla Fine,

Un baccio nel culo (dei milanisti).

 

Roberto Bettégras

Gérontophile lubrico-bakouniniste.

7 commentaires

  1. J’ai bu un café et chié sur les milanais (brouillon trouvé sur le bureau de Roger Eicher, le fils caché de Roger Federer et Stephan Eicher)

    • Grâce à vous j’aurai appris que Roger Eicher est un modeste joueur de poker de La Miranda, Californie. Et l’enfant de deux des Suisses les plus emblématiques de l’histoire moderne avec Sepp Blatter et Alain Delon.

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