Serbie – Brésil (0-2) : La Seleção frappe toujours deux fois

On aura beau avoir vu le Brésil jouer en qualifs, savoir de quoi il en retourne avec Tite et qu’on est loin de Brésil 70, 82 ou 94, ça fait toujours un choc de s’assoupir un tantinet au cours d’une première mi-temps de la Seleção contre une toute petit équipe serbe.

Le Resumo

S’inspirant de son cousin, l’entraîneur brésilien partait de ce bon vieux principe que si t’es qualifié, relaxe-toi, regarde les trains passer, tant qu’il y a 0-0 c’est dans la poche.

C’est pas qu’on s’est emmerdés ; c’est que quand tu alignes Willian Jesus et Neymar et que personne ne décroche, que personne ne prend les espaces, que tu joues en trois touches et en marchant, c’est comme rouler à 80 sur une autoroute allemande avec une belle Lambo Aventador. À la limite, vas-y à pied, puisque de toute façon ton accélérateur ne répond plus, tu ne peux pas compter sur ta star, qui n’a rien d’autre à faire que de s’entraîner pour la prochaine épreuve de sol des olympiades de GRS. Neymar mérite une paire de claques, et on sera bien prompt à lui pardonner s’il revêt un jour le bleu de chauffe, et illumine de son talent ces premières mi-temps soporifiques.

Comme souvent, ce soir le foot a sourit aux besogneux, et ce sont ceux qui ont le plus bossé qui se sont illustrés sur l’ouverture du score, d’un beau geste de Paulinho sur une ouverture superbe de Coutinho – comme on en a l’habitude. Tenez, observez Willian et Neymar sur ce but, pour rigoler.

Un milieu solide, une défense peu inquiétée, avec un travail propre de la charnière Miranda – Silva, présents sur les rares coups de pied arrêtés pour maîtriser les gabarits d’ex-Yougoslavie, et même pour inscrire un but d’école sur corner, grâce à un excès de vice de Mitrovic, revenu défendre, et se gourant de cibles dans son plaquage. Il a choisi le bon sport.

Ce Brésil joue à son rythme, un faux rythme, qui ne contentera pas les amateurs de beau jeu mais qui montre une jolie maîtrise défensive, et une belle coordination entre défense et milieu, pour une fois aidé par ses deux défenseurs latéraux qui ont fait une jolie partie. Bref, cette équipe, comme les autres nations favorites, peut se faire sortir en huitièmes que ça ne surprendrait personne. Mais ils pourraient tout autant gagner le titre.

Y’a plus de certitudes, ma bonne dame.

Les Notes

A. Becker (3/5) : déjà il a un peu trop le ballon à mon goût, et il aime prendre des risques. Idéal pour un joueur de champ, pas top pour un goal.

Fagner (4/5) : très solide. Chevauche des Walkyries sur son temps libre.

T. Silva (5/5) : cet homme a passé une soirée tranquille, et il a marqué un but.

J. Miranda (4/5) : le capitaine du soir a été surpris en train de ronfler, mais il a mis le pied où il fallait.

Filipe Luis (3/5) : pour être sévère parce qu’il a fait un bon match au milieu de terrain, en désertant son côté sur les phases défensives.

Casemiro (4/5) : il avait la clé du milieu, il l’a avalée avant le match, et Mikinlosic-Vadic va devoir attendre quelques heures avant de la récupérer.

Paulinho (4/5) : sans forcer mais avec une grande régularité dans l’effort et la disponibilité, il a été propre et a marqué.

Coutinho (5/5) : le patron de cette sélection.

Willian (1/5) : le Yoyo Gourcuff de cette sélection. Boudé par ses coéquipiers, le bus l’a laissé au stade ce soir.

Neymar (1/5) : un coffre à ballons doublé d’un spécialiste de la roulade et de la jérémiade, c’est carton jaune, comme tes cheveux dégueus.

Gabriel Jesus (2/5) : il a couru.

Rivalno Taffares

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