Angleterre – Italie : La Bacci A Tutti Accademia se réveille
Double M en retard sur ses menstruations
Ils sont venus même jusqu’à ma porte pour réclamer que je déblatère sur ce match, mes compatriotes. » Comment ? Qu’est-ce nous apprenons ? Vous n’avez toujours pas rendu votre analyse à Horsjeu.net ? Mais ce n’est pas possible, grouillez-vous le derche nom de nom ! » Ainsi, sous la vindicte du demos, je m’incline. À vrai dire, ce n’est pas foncièrement volontaire de ma part d’avoir oublié de vous narrer cette doucereuse soirée. C’est que j’ai du boulot moi ! Vous ne me voyez plus gesticuler tel un culbuto à la téloche, mais je turbine moi ! J »ai des lois à préparer ! Des bonnes à rosser ! Des convives à rincer !
Alors bon, maintenant, je vais essayer de vous parler d’un match dont vous n’avez plus vraiment quelque chose à carrer. Mais je me permets d’annoncer, sans une petite malice au coin des guitounes, que ce fut, et c’est toujours, le match le plus intense et le plus palpitant de ce mondial. Pas comme ces branquignols de favoris qui ne font que nous décevoir, un par un et en file indienne. Là au moins on a tremblé ! Vu du spectacle dans un match plus qu’équilibré ! Et croyez-moi quand je vous dis que cela m’a grandement surpris de voir les bouffeurs de gelée donner autant de fil à retordre à mes petits azzuri. Quand je les croyais finis, ils appuyaient sur l’accélérateur et égalisaient ! Ils ont réalisé une première mi-temps très solide.
Mais que c’est dur de jouer l’Italie, mammamia ! Les Anglais ont craqué physiquement en deuxième mi-temps, croulant sous les coups de boutoir de l’Architecte, encadré comme César à Alesia, craquelant sous le burin d’ébène, Mario, auteur d’un but crucial, comme toujours, même s’il se pointait souvent vers le rond central pour prendre ses ballons. La bataille du milieu remportée, l’on pouvait s’exposer magnifiquement et assurément vers l’avant, même si le côté gauche ne pouvait, avec Chiellini, faire office de rampe de lancement parfaite. Ce fut un premier match digne d’un début de mondial : éreintant, âpre dans la lutte, mais abouti, fini dans sa propre existence de performance physique. Voilà. L’Italie est lancée, et rien, je dis bien rien, ne pourra la stopper. Forza Azzurra !
Titolari :
Sirigu (3/5) : tout va bien, le remplaçant de Superman n’est pas un sous-homme. Pas comme ces salopes de Lampeduza. Il faut dire que Rooney (3 tirs, 0 tir cadré, 1 corner magnifique aussi) ne l’a pas beaucoup contrarié.
Darmian (3/5) : résolument offensif, comme tonton Roger dans le club, il m’a convaincu de ne pas tenter un retour en politique, mais de laisser ma place aux jeunes pendant que je les manipule dans l’ombre.
Barzagli (4/5) : le roc, le seul joueur digne de soutenir une conversation avec Marcel Desailly. Avec Chiellini dans l’axe, ce serait franchement bandant; De Sciglio, reviens vite! Et je te ferai le coup du PEL François.
Paletta (2/5) : y a match avec Rooney, niveau implants capillaires et nullité sur le terrain. Ce n’est pas une charrette qu’il se traine au cul, c’est un char à bœufs de Nouvelle Zélande.
Chiellini (3/5) : je l’ai presque confondu avec Marcelo! Quelle technique! Enfin, on rigole, mais lui ne mange ses poux avec les doigts ni ne marque des buts contre son camp. Et, à un poste qui n’est pas le sien, il se démerde comme un chef.
De Rossi (3/5) : il se frappe le boulot ingrat, ça je connais. Le peuple, dans ces cas-là, est complètement con avec vous. Comme je ne suis pas le peuple, mais beaucoup mieux, j’applaudis Daniele des deux mains. Rien à voir avec ta tante, connard.
Verratti (3/5) : tu as bien changé, Marc Veyrat.
Pirlo (4/5) : caviar sur caviar, on se serait cru au congrès mondial des champions de détournement de fonds publics.
Candreva (4/5) : c’est lui qui va nous faire gagner la coupe du monde. Ça c’est tout à fait le genre de formule que l’on prononce pour un joueur différent chaque jour. En tout cas, le centre d’Antonio pour Balo, c’était pas de la camelote.
Marchisio (3/5) : tout va très bien. A part qu’il termine le match péniblement et commet encore beaucoup trop de fautes.
Balotelli (3/5) : bonne conservation de balle, bon coup de boule (sur le ballon, précision importante quand on parle de Mario). Exposition coloniale satisfaisante.
Sostituzioni :
T. Motta : cette fois il s’est bien échauffé…
Immobile : sa copine ne lui a pas encore expliqué la règle du hors-jeu.
Baci, tutti quanti seguite mi,
Double M.
Vous êtes bien malpoli, êtes-vous certain de ne pas avoir d’ascendant mexicain ou hondurien ?
Je n’ose même pas imaginer votre langage lorsque vendredi notre petit Yeltsin Tejeda fera d’Andrea Pirlo sa chose.
Au Honduras on est très poli, et c’est plus pratique vu qu’on a le droit à 5armes par habitants