Bilbao – Barcelone (2-5) : La San Mames Académie revient avec un feu d’artifice (dans la gueule). Et vous présente un petit nouveau.

Egun on et urte berri on à tous !

Oui, la San Mames Académie n’est pas morte. Elle ne faisait que se reposer, après un match plutôt rageant contre l’Atletico et un début d’année 2015 pour tout dire frustrant. Mais malgré tout, quelques bonnes nouvelles sont à signaler :

  • On est toujours en lice en Ligue Europa (facile en même temps, on n’a pas joué), ainsi qu’en Coupe du Roi. Le prochain match est contre l’Espanyol Barcelone, c’est plus que jouable. (Edit : bon suffit que j’écrive ça pour qu’on fasse 1-1 chez nous…).
  • Notre goléador Mikel San José poursuit sur sa lancée et en est déjà à deux buts sur l’année civile. J’attends de voir s’il sera de nouveau convoqué en équipe d’Espagne, mais s’il joue à côté de Sergio salope Ramos, tout coup de pied arrêté pour la Roja deviendrait extrêmement dangereux.
  • Jon Aurtenetxe est revenu. Si si je vous le jure. Bon après, ça ne l’a pas empêché de faire de la merde en Copa del Rey.
  • Aymeric Laporte, qu’on apprécie plutôt par ici, reste à son niveau. Même s’il ne nous a pas encore sorti de performance ahurissante en 2015, je reste confiant, il en garde sous le pied pour la Ligue Europa.

 

Le match :

(Résumé ici)

Plutôt que de vous mettre une bête compo, je vous livre un montage de Bleacher Report, qui vous permettra de comprendre pas mal de choses sur le déroulé de la rencontre.

Contrairement à ce que pourrait laisser penser ce schéma, ce n’est pas l’équipe en blanc et rouge qui a dominé.

Comme ton instinct de hipster du foot, nourri au gegenpressing et aux concepts d’enganche ou d’ailier central inversé, a pu te le susurrer, on a joué haut d’entrée. Très haut. BEAUCOUP trop haut. Alors oui je sais que c’est dans l’ADN du club, héritage Bielsa tout ça. Il y a même des gens qui invitent des Académiciens dans une cave pour parler de ça. Mais il aurait fallu le faire contre Malaga ! Pas face à une équipe avec trois flèches devant qui n’attendent que de t’assassiner en contre. Après, je ne vais pas faire la fine bouche, j’ai adoré voir Kinki Muniain chiper le ballon dans les pieds de Busquets au bout de 20″. On était d’ailleurs six dans leur camp à ce moment-là ! C’est pour ça que je ne taperai pas sur l’envie et l’enthousiasme des mecs (pas vraiment mon genre), qui se sont battus comme des Leones pendant 90 minutes. Mais quelques remarques tout de même :

– C’est bien beau de tenter de presser le Barça à la gorge. Le petit souci étant qu’entre De Marcos qui joue pratiquement ailier droit, Rico (on y reviendra) et San José attirés par le but comme des vautours face à une vieille charogne (ou un académicien stagiaire d’Arsenal par l’hypothèse d’un transfert de Loïc Perrin), ça laisse quelques toutes petites brèches. Oh rien de bien méchant, voyez plutôt.

– Markel Susaeta serait-il le nouveau Casper ? Lui par contre monte moins souvent qu’un Angevin en Ligue 1.

– Je veux bien qu’en hommage à l’attitude de l’Académicien de Bilbao en soccer five, Etxeita décide de muscler ses interventions. Mais comment dire…

– Cela doit bien faire 180 minutes que Mikel San José n’a pas marqué. Crise de confiance pour notre meilleur attaquant ?

 

Les faits de jeu :

6e : Sur un corner de Susaeta, le Bel Homme Aduriz est le plus prompt pour couper la trajectoire. C’est haut. Pas autant que le Géranal Désarmé une semaine d’attentats, mais trop tout de même.

15e : Coup-franc de M. « J’ai un goût incroyable pour choisir mes costards et je t’emmerde », Léo Messi. Le ballon est dévié par Laporte et/ou Susaeta. Surpris, Gorka Iraizoz met à peine une semaine à plonger mais est curieusement trop court (0-1).

18e : Centre de Muniain. Aduriz tente un high-kick très van-dammien mais se heurte à Claudio Bravo.

20e : Placé beaucoup trop haut, De Marcos laisse filer Messi dans son dos (le genre de trucs qui mérite une voiture piégée au Pays Basque), qui centre pour Luis Suarez. Mais Omar Da Fonseca est privé d’orgasme par une parade howardienne d’Iraizoz. Chienne de vie.

23e : Joli coup-franc de Susaeta, qui ne se signale donc (pour le meilleur et pour le pire) que pour les coups de pieds arrêtés. Mais Claudio Bravo est Charlie et sort le ballon.

25e : Voir photo plus haut. Contre du Barca. En reculant, Laporte, San José et Etxeita se comprennent mal et laissent Suarez être servi seul en retrait. Le Merckx du foot (vous l’avez ?) ne se fait pas prier pour ajuster Iraizoz (0-2).

29e : Superbe combinaison du Barca. Messi lance (dans le boulevard laissé par Etxeita) Xavi, qui crochète Iraizoz (qui passait par là) et centre devant le but pour Neymar. C’est sauvé miraculeusement sur sa ligne par Aymeric Laporte. Vous-ai déjà parlé de lui, d’ailleurs ?

31e : Balenziaga réussit un débordement sur Dani Alves. Pendant que je me pince pour y croire, son centre est renvoyé par Pique. Par le Pique de 2014 hein. La trajectoire flottante ramène le ballon sur la tête d’Aduriz, qui s’écrase sur le poteau (la tête hein, pas le Bel Homme). Quand ça veut pas…

34e : Neymar est servi tout seul à l’entrée de la surface. Il se prépare à tirer, mais Laporte revient tellement vite pour lui enlever le ballon des pieds que le Brésilien n’a pas le temps de plonger.

45e : Mi-temps. Un goût amer dans la bouche. Et ce n’est ni de la 8,6 ni du calimotxo, mais plutôt le regret de voir tes petits gars hyper combatifs mais pas récompensés. Malgré tout, on y croit toujours pour la deuxième période.

52e : Le match est relancé. Passe magnifique d’Unai Lopez pour Aduriz qui frappe. Bravo relâche le ballon mais… Mikel Rico (que faisait-il aux 6m ?) surgit et réduit le score. Et si l’exploit était en marche ?

60e : Ah bah non. Centre de Suarez. Iraizoz et trois défenseurs (oui, trois…) se jettent. Messi rate sa reprise mais le ballon est dévié par Iraizoz, De Marcos, le béret d’un spectateur et probablement Thomas Muller (jamais là où on l’attend, celui-là) et finit au fond. J’enrage (1-3).

63e : Bon là rien à dire. Action d’école du Barca conclue par Neymar. J’hésite à partir du pub, mais je vois que la finale de la Can part pour se jouer aux tirs au but. Je décide de rester, au cas où. (1-4)

65e : Je me dis que finalement, j’ai bien fait. Muniain revient à la vie pour lancer parfaitement Aduriz et superbe but du Bel Homme qui sauve l’honneur. (2-4)

74e : Bah oui tiens Etxeita ! On a encore un infime espoir de revenir, c’est donc le moment de prendre un rouge débile ! Branleur, va.

Au calme, San José en profite pour demander à l’arbitre pourquoi il a refusé le but d’Iraizoz contre Malaga. Enfin je crois.

85e : Messi flâne devant notre défense, avant de servir Busquets, qui centre pour Pedro, hors-jeu(.net) de 2m au départ, qui marque. Au point où on en est, je n’ai même plus la force de gueuler (2-5).

Fin du match. On prend une volée mais curieusement ce genre de matches me redonne confiance. Ça prouve qu’on peut hausser notre niveau de jeu quand on veut. De bon augure pour la Ligue Europa.

 

Les Notes :

Iraizoz (2/5) : Deux points pour ta parade incroyable. Après, tu es tout sauf irréprochable sur quatre des cinq buts.

De Marcos (1/5) : Devrait ouvrir un dictionnaire pour y relire la définition de « marquage ».

Balenziaga(2/5) : Du mieux mais niveau repli, c’est pas encore ça.

Etxeita (0/5) : Tu me copieras cent fois : « je ne dois pas prendre un rouge débile contre un adversaire de ce calibre. Et comme je vais mon dimanche libre au prochain match, je servirai des pintxos à l’Académicien et à son stagiaire ».

Laporte (3/5) : A la rue sur le but de Suarez. Nous a sauvé pendant les 89 minutes restantes.

San José (2/5) : N’a pas marqué. N’a pas encore l’habitude de se replier quand il joue milieu défensif. Mais j’apprécie son travail de l’ombre.

Mikel Rico (2+/5) : A marqué. A juste oublié qu’il était censé redescendre par moments.

Muniain (2/5) : Tiens salut Kinki ! Tu t’es rappelé que tu avais le droit de jouer au foot ? Ravi de te revoir, en tout cas.

Susaeta (1/5) : Quelqu’un pour lui rappeler qu’on n’est pas au base-ball ici et qu’un match n’est pas qu’une succession de coups de pieds arrêtés ?

Aduriz (3/5) : Une activité débordante en pointe. Aurait pu être le héros du jour avec plus de réalisme.

 

Le gag du jour :

Alors qu’on était menés 4-1 et qu’Etxeita venait de se faire sortir, Valverde s’est pris pour Jean Fernandez et a remplacé Muniain par… Gurpegui. Je dois vraiment en rajouter ?

 

Le mot du stagiaire

Grande nouvelle ! La San Mames Académie compte un nouveau membre ! Je ne suis donc plus seul pour subir les centres foireux de Balenziaga, les air-interventions de Gurpegui ou les toiles d’Iraizoz. Je lui avais demandé de vous parler du match à sa manière. Voici sa copie :

Kaixo !

Tu me reconnais, c’est moi le stagiaire anal. Je ne suis plus en 3ème depuis longtemps mais ça ne m’empêche pas de flâner au sein de la rédac’ de Hors-Jeu pour ensuite livrer mes observations. C’est ainsi que, entre un verre de patxaran, quelques pintxos et un sandwich Ossau-Iraty/piment d’Espelette, je vous fais part de mes remarques sur ce très beau Athletic Club/Barcelone de dimanche soir.

Un match ô combien sympathique entre deux équipes joueuses qui nous ont offertes un grand spectacle et ont fait chanter en chœur les fidèles de la cathédrale. Un match où les locaux, malgré un score qui parait sévère de prime abord, n’ont pas démérité, loin de là. Ne refusant aucunement le jeu, les leones se sont fait piéger à différentes reprises sur des contres blitzkrieg menés par les hommes de Luis Enrique. Tout avait de toute façon mal commencé, avec l’ouverture du score barcelonaise sur un coup-franc dévié de Messi qui prit à contre-pied l’ami Gorka. Et puis il y eut cette occasion superbe de Suarez, de la tête, qui tomba sur un os… Ou plutôt sur Iraizoz, auteur d’une parade extraordinaire. Mais ce brave Gorka ne put rien quelques minutes plus tard lorsque ce même Suarez finit par trouver le fond des filets.

A la mi-temps, Bilbao s’est procuré quelques occasions (dont le poteau trouvé par Aduriz) mais a fini par céder face au rouleau compresseur catalan, qui a détenu le ballon pendant pratiquement 70% de la première période.

En deuxième période, ce fut le quart d’heure de folie. A partir de l’heure de jeu, les basques finissent par réduire l’écart grâce à Mikel Rico, le Guardiola de Biscaye (si si, il y a une petite ressemblance physique). Nous sommes alors à la 59ème minute de jeu. Puis
à la 62ème, le malheureux Oscar de Marcos y alla de son but… Mais du mauvais côté, ce qui nous fait 3-1 pour le grand Barça, puis 4-1 quand, dans la minute qui suivit, Neymar crucifia à son tour l’ange Gorka.

Résignés les bilbotarras ? Jamais ! 66ème minute, c’est le moment choisi par Aritz Aduriz pour enfin en mettre un au fond, et pas le plus moche. Match haletant, on ne sait plus où donner de la tête et les spectateurs que nous sommes en avons pour notre pesant de pata negra. Alors que nous profitâmes de quelques rares moments de répit, c’est l’instant choisi par Xabier Etxeita pour se faire remarquer et prendre un carton rouge pour une semelle sur ce loco (« fou » en espagnol) Luis Suarez. Roja directa comme diraient nos amis hispanophones ou comme diraient les fans de football adeptes du streaming.

La fin de match ? Anecdotique, si ce n’est ce but de l’entrant Pedro à la 86ème, qui porte le score à 2-5. Mais cela ne gâchera en rien l’enthousiasme débordant du public de San Mamés, qui n’hésitera pas à chanter à la gloire de ses héros, malheureux certes mais vaillants et toujours présents malgré le scénario défavorable.

Que retenir de ce match côté basque ? Déjà, quelques motifs d’espoir au niveau du jeu qui font du bien tant les résultats ont été faits de hauts et de bas cette saison. Un bon point à prendre en compte alors que des échéances de la plus haute importance approchent, comme l’Europa League et cette double confrontation face à l’Espanyol (encore des barcelonais) en demi-finale de Coupe du Roi.

Du côté des joueurs, il n’est peut-être pas nécessaire de souligner le nouveau bon match de Gorka Iraizoz et d’Aymeric #Laporte2016. On peut par contre évoquer le but d’Aritz Aduriz qui fait du bien au moral, mais déplorer l’attitude générale de cette défense très fébrile, dans laquelle le trio infernal Messi-Neymar-Suarez a pu se balader comme l’on se balade sur les ramblas lors d’une chaude soirée d’été, les touristes allemands et néerlandais totalement déchirés en moins. Ah oui, et Mikel San José n’a pas marqué.

Voilà, c’est tout pour moi. Mon statut de stagiaire anal désormais terminé, il ne me reste plus que deux options. La première, retourner toucher le RSA. La seconde, avoir une chance de faire mon retour chez Hors-Jeu après avoir su séduire mon maitre de stage (facile) et les gros membres (je vous passerai les détails par contre). Il faudra avant tout bien anal-yser la situation.

Agur !

Merci à toi Pitxitxi, et bon courage pour séduire les gros membres. Ou si Gwen Tagrenmer voit que tu te présentes comme étant le stagiaire anal.

 

Johny Kreuz  et Pitxitxi du coup.


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academicien

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Un commentaire

  1. Et personne pour dire que dans un match opposant deux équipes indépendantistes, on laisse gagner la plus grosse pour espérer barrer la route victorieuse du grand Real ??

    Naïfs.

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