CD FAS – Impact Montréal (2-3) : L’Impact Académie livre ses notes
La conquête du Grand Nord vue par Mauricio.
Le Nouveau Monde
Un matin d’Août 2014, sous les ordres de Patricio Bernierosa, une expédition quitte le Grand Nord Américain pour un dangereux et inconnu périple en Amérique Centrale. De Montréal, ils partirent dix-huit, accompagnés de leurs habituels soigneurs et d’une équipe technique dont le devoir est de mener la troupe de Patricio à bon port, et en bonne santé. Malmenés, stigmatisés, humiliés sur leurs terres d’origine, les nouveaux conquistadors n’ont qu’un objectif en tête : imposer au continent entier leur supériorité, en commençant par s’accaparer les terres des plus petits pays, bien qu’elles ne soient parfois que très peu arables, sablonneuses et sans lignes blanches.
De cette lointaine région, la troupe ne connaît pas grand chose, si ce n’est la légende colportée par certains membres de l’équipée. Il y a de nombreuses années, le pilote en chef de l’escouade d’aujourd’hui, Frances Klopasus, se rendait sur ces terres hostiles pour négocier quelques biens de valeur avec les autochtones. Malgré le succès qu’a connu cette expédition, les récits qui en ont été faits se sont avérés terribles. Certes, l’empire dans lequel ils vivent les pousse à se comporter comme des animaux. Viols, pratique connue et reconnue de la sodomie à la purée d’avocat (qui donnera le guacamole) et donc sexualité dépravée et hérétique… L’actuel entraîneur-chef de l’Impact n’en est jamais revenu le même. Quelques années plus tard, notre capitaine Patricio Bernierosa y a également mis les pieds. Avec ses conquistadors, il avait remporté une victoire importante malgré les nombreuses exactions des locaux. Le monde entier avait été choqué des pratiques sacrificielles inspirées des Mayas, et Bernierosa s’était juré de revenir un jour mettre un terme à cet royaume malsain qui n’avait que trop duré.
C’est chose faite en ce mois d’Août 2014. Il n’y aura pas de lâcheté, ni d’effet de surprise, les Conquistadors de Montréal sont attendus par la population locale, leur impact par les humanistes du monde entier. Bien préparés au-delà du Rio Paz, le bien nommé, les troupes canadiennes pénètrent vaillamment dans le royaume du Cuzcatlan. Les guerriers Bleu Blanc Noir se mettent en place dans l’enceinte de l’Estadio Cuscatlan, l’arène de combat dont les travées sont aux trois quarts vides, la population locale étant plus occupée à faire l’amour à son bétail ou pratiquer un cannibalisme phallique bien particulier. Mais les soldats pipils sont, eux, bien au rendez-vous, prêts à en découdre pour défendre leurs traditions ancestrales de jeu court et rapide, odieux truqueurs qu’ils sont.
Affamés, les Pipils se jettent sur les combattants montréalais. Le premier assaut est violent, mais vite repoussé par l’habileté de nos troupes défensives. Wandrillos Lefèvreira semble être dans un excellent jour, sortant efficacement de la mêlée pour assener des coups de taille aux coureurs indiens. Mais la supériorité technique et l’impact de l’Impact fait immédiatement la différence. Le nouveau champion montréalais, Ignacio Piattiño, mène ses troupes d’un pied de maître. Frappant constamment d’estoc, il ouvre une brèche pour Marc De Vaille, un aguerri aristocrate dont le dépeçage d’ennemis est le principal hobby. Connu de tous, l’attaquant montréalais provoque l’hystérie de locaux qui se ruent sur lui, comme des psychopathes sexuels sur une petite fille perdue, abandonnant ainsi Andres Romario qui peut une première fois affaiblir les fortifications cuzcatlan.
Sous le choc, les guerriers indigènes peinent à reprendre leurs esprits, et sur une nouvelle botte de Piattiño, De Vaille vient asséner un autre coup aux Pipils, pour la seconde fois en une minute. Un coup que l’on a cru de grâce, car s’affichait alors dans les Cieux centre-américains les mots « FINISH’EM » formés par le étoiles. Mais c’était sans compter sur la soif de vaincre et la dévotion du CD FAS, qui se débat de toutes ses forces malgré deux doigts dans l’anus. L’absence du puissant Larrea se fait sentir, l’axe défensif montréalais est mis à contribution, et la muraille finit par craquer. Le frondeur Moràn, entre paradis et enfer, lance sa pierre de toutes ses forces. Le projectile est dévié par les boucliers des défenseurs et vient se figer dans une faille du mur canadien, provoquant une mauvaise fissure, comme après avoir trop forcé pour rentrer dans un fondement.
Une courte trêve est alors décidée, nos guerriers accordant un peu de repos aux opposants indigènes. Mais ce n’était là qu’une ruse de ces fieffés sauvageons qui en profitèrent pour nous voler une catapulte, technologie qu’ils ne pouvaient se procurer autrement que par la ruse, ces vulgaires lanceurs de sagaie. Il ne leur fallut que trois minutes pour retourner l’engin contre nous, et par là même nos entrailles, avant de défoncer nos contreforts avec véhémence. Assommés que nos guerriers fussent, l’atout Piattiño mis quelques temps avant de prendre une décision importante. Il était maintenant temps d’en finir, en utilisant la même arme. C’est Marc De Vaille qui se chargea de viser les dernières défenses du CD FAS avec l’engin de siège. À défaut de catapulte, il sortit de son short son engin personnel pour donner un avantage décisif à ces compagnons d’armes.
Mais encore une fois, les autochtones n’avaient pas dit leur dernier mot, car par moult gestes pernicieux ils s’attaquèrent au plus faible élément du troupeau, le naïf Felipe. Enervé d’être tant moqué, il quitta les lieux en pleurs et s’éloigna dans la jungle avoisinante, laissant ses coéquipiers en infériorité numérique. Il fallut alors tenir, tenir et tenir encore, pour enfin venir à bout de ces autochtones. Mais notre foi aura eu raison de ces sauvageons, leur âme va enfin cesser d’errer grâce au salut montréalais. D’ailleurs, en repartant, ils nommèrent ces terres Salvador….
Alignement


Un pack de Montréal
Evan Bush (3/5) : Un penalty et une frappe déviée encaissés, on ne peut pas dire qu’il y est pour grand chose. Heureusement qu’il a vécu un blanchissage le week-end dernier, parce que prendre deux buts de moyenne par match, c’est un peu lourd pour un gardien qui ne fait que très peu d’erreurs. Il a également pris soin d’améliorer ses relances. Je pense qu’il a fait un bisou à MDV à la fin du match.
Krzysztof Krol (2/5) : Le Polonais est de retour après une petite trêve. Encore souvent en difficulté, surtout pour ce qui est du replacement et de la couverture, il a beaucoup tendance à être aspiré par le ballon, oubliant un joueur dans son dos pour tenter une intervention qu’il ne doit pas faire. Assez peu en vue sur le plan offensif, il avait pourtant Piatti devant lui…
Wandrille Lefèvre (4/5) : Encore un match de haut niveau pour Wandou. Une muraille derrière, un placement parfait lui permettant de nombreuses interceptions, assez haut dans notre camp qui plus est. Très peu de déchet, des ouvertures millimétrées… Seul point noir : il dévie malencontreusement la frappe de Moràn hors de portée de Bush.
Matteo Ferrari (2/5) : N’a pas l’air complètement à la ramasse car bien aidé par Lefèvre, jusqu’à l’action du penalty où il se fait bouffer comme un vieux, ou comme un retraité (oh wait). Après, quand il a fallu subir en fin de match, ce n’est plus du tout la même limonade, car on le voit nonchalant, lent, voire énervant, comme quand il demande un hors-jeu plutôt que de défendre.
Karl Ouimette (2/5) : Talent gâché. Encore une fois, Karl à droite, a bien galéré pour trouver ses marques. Souvent un peu haut, donc mal aligné, il a causé bien des soucis à un Ferrari qui n’avait pas besoin de ça. J’ai espéré le voir sauver l’action où Matteo s’est fait mangé, mais il a provoqué le penalty en ratant son balayage. Le CD FAS ne s’est pas fait prier pour gratter un péno du coup.
Patrice Bernier (2/5) : Encore un match à la limite pour Patrice, beaucoup moins solide qu’à l’accoutumée et parfois très emprunté. Avec l’absence de Larrea, c’est encore plus criant car il ne faut pas compter sur Felipe pour filer un gros coup de main défensif. Et puis il n’a même pas tiré le penalty, lui le spécialiste. Plus depuis son dernier raté…
Felipe Martins (1/5) :

Ignacio Piatti (4/5) : Il avait été relativement discret, sûrement pas au top physiquement, contre le Fire samedi dernier, il était beaucoup mieux mercredi au Salvador. Il amorce l’action qui mène à l’ouverture du score de Romero, il offre le but du 2-0 à Di Vaio une minute plus tard, et va provoquer tout seul la défense adverse pour obtenir le penalty de la victoire sur une main. Il ne lui reste maintenant qu’à mettre un but et d’ouvrir ses compteurs en MLS. Mais je pense toujours qu’il serait plus efficace en 10.
Dilly Duka (2/5) : Dilaver, le dernier dinosaure, a du mal à trouver sa place et bien plus encore. Certes, l’ancien du Fire a du ballon quand il s’agit de provoquer, mais là on lui demande d’organiser et de faire les passes décisives au centre, ce qui est beaucoup moins dans ses gammes semble t-il. Son truc, je pense, c’est la boîte et les débordements, moins la mène.
Andres Romero (3/5) : D’une constance remarquable. Encore un but pour Romero, encore énormément de mouvement, de provocations. Un peu plus discret après la pause, sans doute un peu fatigué aussi, mais on comprend aisément le fait que Klopas profite de cette super forme un maximum de temps. Devrait souffler un peu ce week-end.
Marco Di Vaio (4/5) : Si on devait retenir le principal point positif de l’arrivée de Piatti pour le moment, c’est certainement l’effet sur le moral de Di Vaio ! Le gars est complètement remotivé, sourit beaucoup plus et marque des buts. Deux ce mercredi, avec les cojones qu’il faut et une soif de vaincre qui ferait frémir plus d’une rondelle.
Substituts
Calum Mallace (2/5) : Option bétonnage à la mi-temps avec un changement Duka/Mallace. L’égalisation du CD FAS intervient à la 48e minute. Voilà.
Issey Nakajima-Farran : Honnêtement, je ne l’ai pas vu.
Maxim Tissot : Lui par contre, quand il rentre on le voit ! Un très bon quart d’heure défensif, qui nous a permis de moins saloper nos slips en fin de match.
Retrouvez les faits saillants en vidéo ici-bas
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Le tableau qui fait plaisir

Mission accomplie. Prendre six points contre le CD FAS, c’est fait. Malgré un match bien parti qui a failli mal tourné, malgré un coaching de Biello assez étrange, c’est fait. On va pouvoir voir New York perdre tranquillement des points contre les Salvadoriens, pour ensuite les taper tranquillement et s’offrir un énorme quart de final continental. Histoire de rattraper la saison. En parlant de New York, rendez-vous dans leur grosse pomme pour y envoyer quelques pruneaux samedi. On fera bien attention que Piatti soit dans l’avion avant de repartir, promis.
Becs anaux,
Mauricio Vincello
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Har y combre te vamos a encontrar, te vamos a cortar en pedasos, poner tu miembros en bolsas de plastico y botarlas en todo el país.