DONETSK – BILBAO (0-1) et GETAFE – BILBAO (1-2) : La San Mames Académie voit double. Alors qu’elle est sobre. Enfin, presque.
Le Basque voyage bien
Egun on tout le monde ! Bon, je ne vais pas vous mentir, je trouvais que cette semaine sentait mauvais, avec deux déplacements, chez une des équipes les plus séduisantes de la phase de poules de la C1, puis chez un futur relégué qui devait se sortir les doigts. Et au final, avec l’aide des éléments, de l’arbitre en Ligue des Champions, de la foudre, d’Odin, du sang d’Iban Mayo, de la Force… (rayer la/les mention(s) inutile(s)) c’est passé ! D’un côté on est quasiment assurés de jouer la Ligue Europa (sauf à faire les cons à San Mames contre Borisov, mais là on ne mériterait pas la qualif de toute façon, ce serait pire que de perdre contre l’Astra Giurgiu. Comment ça, on a déjà perdu contre eux ? (allez-y, il y a une super recette) et de l’autre on remonte tranquillement au classement.
Mais la vraie nouvelle de la semaine, c’est ça ! Désormais au Pays Basque, on peut tout payer directement en euzko et en carte ! Pour fêter cet événement d’ampleur « Pernautienne », les notes de cette académie seront converties directement en euzko. Et ouais on est comme ça à la San Mames Académie, on aime les conversions (surtout celle d’Herrera en joueur moyen chez les Raides et Viles).

Maintenant, comme dirait le Batman 1er du nom au cinéma, j’ai nommé Julien Lepers, plaaaaace au jeu !

Le match contre Donetsk
D’emblée, en voyant les compos, un léger frisson parcourt mon échine (le premier qui me sort « De porc ! Echine de porc ! » devra faire très attention en démarrant sa voiture par la suite. On n’est jamais trop prudent). Aymeric Laporte, suspendu, est en effet absent. Cela permet à Txingurri de tenter une charnière expérimentale avec Etxeita et Mikel San José. Le Bel Homme basque, à savoir Aritz Aduriz, ménagé, débute sur le banc. Côté presqu’ukrainien, configuration classique, avec notamment ce diable de Luiz Adriano, qui pourrait battre le record de buts inscrits en phase de poules, au grand dam de Messi, Cristiano Ronaldo et tous ceux qui se paluchent sur les deux joueurs précédemment cités.


Que dire du match ? Eh bien, on a réalisé le casse du siècle. Oui, parce qu’à niveau, ce n’est même plus un braquage. On prend l’eau dès le départ, avec plusieurs occasions, heureusement vendangées par des Ukrainiens aussi généreux qu’au passage de chars russes. Pour le plaisir, Valverde sort Etxeita et fait rentrer…
Allez-y.
Devinez.
Mais oui ! C’est bien Gurpegui qui fait son apparition sur la pelouse de presqu’ukraine ! Attendez, juste une seconde.

Voilà, ça va mieux. Revenons au match.
Tiens, première fois qu’on sort de notre camp ou presque et on obtient un bon coup-franc. Avec Beñat, sait-on jamais, ça peut marcher.
Et c’est au fond ! Beñat dépose un amour de caviar à Mikel San José, qui fusille Pyatov à bout portant ! Je me pince pour y croire, j’avoue.
Bon alors la fin de match, que dire… Je pense sérieusement qu’on va ériger une statue à la gloire de Mark Clattenburg à San Mames. Parce que, sur la même action, on fait non pas une mais deux mains dans la surface (les soldes flottantes, tout ça). Si la première, celle de Gurpegui, peut ne pas se siffler, en revanche Balenziaga s’est ensuite carrément pris pour Luis Suarez, le carton rouge en moins. Bein l’a bien compris, qui, par l’intermédiaire de Patrice Ferri, s’en servira pendant deux jours pour réclamer la vidéo à cor et à cri.
Résultat des courses, on est quasiment qualifiés pour la C3 et surtout on remporte la deuxième victoire en Ligue des Champions de notre histoire. Et malgré tout, c’est toujours moins dégueulasse que de voir que Monaco peut se qualifier, en jouant moins que Lille et en marquant moins que Saint-Etienne…
Le résumé est là.
Le match contre Getafe
Après cet exploit, on attendait la confirmation contre Getafe, le club qui n’aura vraiment brillé qu’une seule fois dans son histoire, face au Bayern en quarts de finale de Ligue Europa. Cette saison, leur objectif est avant tout d’éviter la relégation. Dans un Coliseum Alfonso Perez (une espèce d’adhérent au Modem avant l’heure, qui a joué à la fois au Real et au Barca) à moitié vide, ce sont nos supporters qui mettent l’ambiance. Le fait de récupérer notre « quasi-équipe-type » (on parlera de onze-type quand Susaeta aura cessé d’être un fantôme) a dû aider. Voilà les compos :


(Oui Aymeric Laporte est de retour. Oui, j’ai eu un orgasme en voyant ça, mais là n’est pas le sujet).
Que dire de cette rencontre ? Eh bien en première mi-temps, on domine assez nettement et on obtient un corner juste avant le repos. Beñat en profite pour déposer le ballon sur la tête de… San José, qui ouvre le score. Notre maître-artificier des coups de pieds arrêtés sévira encore à la 90e, mais cette fois, malgré la magnifique « course je-coupe-je-coupe-pas » d’Aduriz, il marque lui-même. Comme on est sympas, on laisse revenir les Azulones dans les arrêts de jeu, mais pas assez pour égaliser, hein, faut pas déconner. Mine de rien, ça fait trois victoires de suite pour nous, ça n’était pas arrivé depuis le début de la saison, on se sent tout de suite plus légers que quand on flirtait avec la zone rouge.

Bon allez, voyons les notes.
(Résumé ici)
Les notes groupées
Iraizoz (3 euzko /5) : Plutôt bon contre Donetsk, il n’est pas inoubliable sur le but de Getafe. Après, il ne faut pas lui en vouloir, il avait déjà commencé à déconner avec les supporters à ce moment-là.
De Marcos (2 euzko + /5) : Du De Marcos dans le texte. Toujours aussi généreux dans son couloir. Un soupçon d’apport offensif en plus et ce serait parfait.
Balenziaga (Paiement refusé /5) : Inutile devant, jamais très loin du gag derrière. Aurait dû en prime être expulsé contre Donietsk. On va finir par payer des commissions d’intervention à cause de lui (coucou à tous mes lecteurs à découvert).
Etxeita (Je ne suis pas un euzko /5) : Pardon, c’était juste pour la vanne, il n’a joué que trente minutes.
San José (Erreur de la banque en votre faveur /5) : La semaine de sa vie. Le mec qui est le plus souvent remplaçant chez nous et titulaire avec la Roja (contre la France, notamment) est bien parti pour s’installer en défense centrale. Et en plus, il sait marquer.
Aymeric Laporte (Banque /5) : On voit vraiment la différence quand tu n’es pas là. Pitié, ne pars pas !
Gurpegui (2 euzko + /5) : Je me suis suffisamment foutu de sa gueule pour reconnaître quand il fait un match correct.
Iturraspe (4 euzko /5) : Le patron du milieu est revenu. J’espère juste que Marcelo Bielsa l’a oublié, mais j’avoue ne pas trop y croire.
Rico (Livret A /5) : Avec lui, le rendement est garanti. Gros travail défensif et gros déchet quand il s’agit de jouer vers l’avant. Et comme ce qu’il rapporte est indexé sur l’inflation, quand on voit la situation en Espagne…
Beñat (Juninho /5) : En voilà un bon placement en euzko ! Il n’a quasiment rien coûté, et même quand il n’est pas très en forme, ses coups de pieds arrêtés sont dévastateurs. Et en ce moment, il est en grande forme.
Unai Lopez (3 euzko – /5) : A revoir, mais plus intéressant que Susaeta.
Susaeta (Krach /5) : Rien ne va plus chez l’un des surdoués qui avait fait vivre à Patrice Evra l’une des pires soirées de sa vie. Si on pouvait récupérer le vrai Markel d’ici la fin de la saison, je ne cracherais pas dessus (vous l’avez ?).
Muniain (Livret jeune /5) : Voir Rico. Avec un meilleur taux, dû à son jeune âge.
Borja Viguera (2 euzko /5) : Difficile de juger un attaquant qui n’a pas eu un ballon à négocier.
Aduriz (2 euzko + /5) : Voir au-dessus. Il gagne un «plus » pour sa feinte sur le but de Beñat.
Johny Kreuz (@Ros_Jo21)
Bravo, Bravo les gars, vous avez étés parfait!!!!
Bon une qualif en C3 si vous déconné pas car franchement Borisov qui jouait sa qualif contre nous ont proposé, c’est quoi en dessous du néant?
Allez à mercredi!