Impact Montréal – Dynamo Houston (3-0) : L’Impact Académie livre ses notes

Mais ils étaient dans quel groupe au Brésil ?

Coupés du monde

La coupe du monde… Quelle puérile invention. Un mois de football dans un pays du tiers-monde devant les caméras de la planète entière. C’est le mois quadriannuel où tout est possible. Les gouvernements votent leurs lois les plus anales en toute discrétion, les dictateurs assassinent les opposants politiques et les singes, au zoo, en profitent pour fourrer des loutres, leur petit péché mignon. C’est aussi le moment où les équipes de football, en Europe, se reconstruisent avant le début d’une nouvelle saison. En MLS, c’est le moment du break forcé et le temps pour l’Impact de Montréal d’effectuer les changements que l’on attendait de lui cet hiver. Mieux vaut tard que jamais.

Après avoir remporté le championnat canadien contre Toronto, battu en pantoufle l’ancien leader de la ligue, puis fait disparaître nos espoirs en prenant une branlée à domicile contre DC, la pause d’été est arrivée au moment où il fallait pour l’Impact. Nick de Santis en a alors profité pour faire son petit bizness estival. Exit Brovsky (qui s’est fendu, bel homme, d’une superbe lettre d’adieu aux supporters), Bernardello ou Jérôme, arrivé puis reparti en moins d’un mois ; bonjour Danso, Larrea et Krol. Bien évidemment dotés d’un énorme phallus, ces messieurs ne se priveront pas, j’en suis sûr, de la mettre au fond, et d’offrir à l’Impact, toujours dernier, une place en play-offs à l’issue de la saison.

Alignement

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Un pack de Montréal.
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Comment donc Houston.

Seule entrée directe dans le XI de départ, Gorka Larrea, le milieu défensif espagnol expérimenté, en remplacement de Bernardello, parti voir du côté du Mexique et de Cruz Azul. À noter le retour de Ferrari associé à Pearce, Tissot, lui, monte d’un cran, mais reste dans le couloir. Ah oui, et comme on sait pas encore vraiment comment jouer, on commencera en 4-5-1 pour finir en 4-4-2. Si ça se passe à peu près comme le match de samedi à chaque fois, ça me va.

Faits saillants

Poum. On est complètement back dans le game, c’est moi qui vous le dis. Preuve en est, deux blanchissage d’affilée, une chez les gars en pleine bourre de Vancouver (huit matches sans défaite pour les Whitecaps), avec un point à la clé (0-0), et la seconde samedi. Oui, je tue tout suspense, mais en même temps le score était dans le titre alors ferme la. Enfin, je ne m’emballe pas trop quand même. La dernière fois qu’on a fait deux matches sans prendre de but, on s’est fait martyriser l’anus en une mi-temps par DC. Patience.

Ceci dit, de nouveaux points positifs apparaissent. La charnière centrale Pearce-Ferrari, la sept ou huitième différente de la saison, semble apporter quelques assurances de solidité. Quand ces deux-là n’ont pas à courir trop vite, ça se passe quand même beaucoup mieux. J’espère pour eux qu’ils n’auront jamais à fuir une gang de psychopathes sexuels trique à la main, ça pourrait très mal tourner pour leur fondement respectif.

La recrue espagnole Gorka Larrea, qui nous a gratifié d’une photo de présentation entrée directement dans les annales, forme déjà une paire intéressante avec Dieu Bernier, mais si l’animation offensive globale laisse encore à désirer. Il aura fallu attendre la fin de la première demie pour voir Eric Miller (de nouveau titulaire) transmettre un amour de centre à Jack Mac dont la déviation de la tête a permis à l’Impact de faire 1-0.

Pour ce qui est de la deuxième demie, je la résumerai en deux points. Premier point : l’analité totale du Dynamo Houston. Les gars sont sacrément nuls, 8e de l’Association Est, en perte de vitesse, la faiblesse des Texans nous est apparue soudainement, comme un exhibitionniste qui ouvre subitement son pardessus. Déjà qu’à l’Impact, on joue comme des Écossais, c’est pour dire… Cette nullité, combinée au deuxième point, ont permis à Montréal de donner de l’ampleur à sa victoire. Le point numéro 2, c’est la bonne idée de Klopas : passer en 4-4-2 à la mi-temps en faisant entrer Di Vaio et sortir un milieu défensif, en l’occurrence Larrea un peu à court de jus, commun symbole de stérilité. Ainsi, l’Impact laisse la balle à l’adversaire et a pu contenir les quelques assauts du Dynamo sans trop de problèmes, avant d’opérer en contre. Di Vaio, puis Felipe, se manquent, mais Jack Mac y va de son doublé en reprenant bien étrangement un centre de Justin Mapp entré à l’heure de jeu. Ça ne ressemble pas à grand chose mais on s’en fout un peu, en plus avec de la chance ça sera le but de la semaine en MLS. En tout cas, lui, il a la baraka.

La baraka, on peut espérer que Marco Di Vaio la retrouve. Après quelques actions mal conclues, il réussit finalement à marquer un but offert par Tally Hall qui repousse dans ses pieds une frappe de Romero. Enfin. 3-0 pour l’Impact, voilà qui fait du bien.

Un pack de Montréal

Troy Perkins (3/5) : Bientôt dans le dictionnaire, à côté de la définition de constance, on aura une photo de Troy Perkins. Le portier montréalais a ce talent d’offrir des prestations de qualité et de les renouveler à chaque match ou presque. On lui accorde une boulette à l’année, ça n’était pour samedi dernier.

Eric Miller (4/5) : Le rookie est de retour. Barré d’abord par la levée de bouclier des fans due à la non-titularisation de Brovsky, puis par les choix de Klopas, Eric retrouve une place de titulaire depuis le départ du Jebi Knight local. Une mention d’aide (premier point en carrière pour Miller) à la crème pour l’ouverture de Jack Mac, aucun problème en défense.

Heath Pearce (4/5) : Ce n’est plus le même Pearce. Il y a deux mois, je me foutais éperdument de sa yeule, mais là il faut dire qu’Heath a relevé la barre. Une prestation béton, rarement pris dans son dos… Un match qui éclipse totalement la surprenante bonne prestation de Ferrari. Keep going.

Matteo Ferrari (3/5) : De retour des enfers, Matteo a fait un pacte avec le Diable. Contre son âme, il a demandé de pouvoir jouer au foot encore une année. Apparemment Lucifer a accepté, il s’en mordra la queue quand il verra qu’il doit se le taper chez lui pour l’éternité.

Hassoun Camara (3/5) : Toujours pas rappelé par Deschamps pour remplacer la coupe de cheveux honteuse de Debuchy… Pourtant, il a toutes les capacités pour nous faire une Thuram contre l’Allemagne. Vite, DD, il ne te reste qu’une paire de jours.

Patrice Bernier (4/5) : Si Ferrari a signé un pacte avec Satan, Bernier en a signé un avec Dieu. C’est pas vraiment un pacte d’ailleurs, c’est plutôt Dieu qui est descendu voir jouer Patrice et lui insuffler la vie éternelle d’un high five divin.

Gorka Larrea (3/5) : Je vous mets la photo susmentionnée, regardez moi cette classe, genre playboy des fonds marins qui fait rêver les ménagères. Et un petit air de Björn Borg. En tout cas, il m’a déjà fait oublier Bernardello. Comme quoi, on avait tous remarqué que Hernan en DP, c’était de l’escroquerie. Gorka est plus propre, plus simple et plus beau.

Maxim Tissot (3/5) : Repositionné ailier, plus haut sur le terrain comme il a appris, Maxim a retrouvé ses instincts, même s’il manque encore un peu de tranchant. Il est, en tout cas, beaucoup plus efficace dans les tâches défensives et semble plus à l’aise, moins stressé.

Felipe Martins (2/5) : J’en ai marre de parler de Felipe. Il joue ses matches à moitié, il est imprécis, parfois nonchalant… Il manque grossièrement une balle de break. C’est pourtant souvent lui qui marque le but crucial. Attention à l’arrivée de Piatti mon petit, attention !

Andres Romero (3/5) : Le Romero nouveau tient quelques mois, vous pouvez le conserver dans une cave fraîche, légèrement humide, dans des fûts de chêne pour éviter toute moisissure. À consommer sans modération dans la limite des stocks disponibles.

Jack McInerney (5/5) : Jack Mac continue sa saison royale. Un doublé dont un but étrangement superbe, sorte de retourné-plat du pied sans tomber. Depuis qu’il est arrivé, ça rentre presque comme papa dans mamans. En tout cas, moi, à chaque cartouche de Jack Mac, j’en mets une à la Mauricette portant son maillot (oui, dans mon havre de paix, chaque Mauricette porte le maillot d’un joueur du match, Impact comme adversaire. Je ne vous explique pas la suite). Bon, il a l’air d’en avoir rien à pogner de ses buts, à peine un sourire. J’espère que le groupe vit bien.

Substituts

Marco Di Vaio (4/5) : Salut, c’est encore moi. Salut, comment tu vas ? Le temps m’a paru très long depuis ton dernier but, j’ai pensé à toi. Tu sais, j’ai beaucoup changé, je m’étais fait des idées sur toi, sur moi, sur nous. Des idées folles, mais j’étais fou.

Justin Mapp (non noté) : Salut, je viens mettre ma mention d’aide à l’édifice, des bisous.

Calum Mallace (non noté) : Salut, je viens.

Retrouvez les faits saillants en vidéo et en québécois après l’avertissement ici

Le tableau

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Le Remontage.

Et de trois victoires messieurs ! On remonte, neuvièmes, en route pour les playoffs. La remuntada québécoise est en marche : LE REMONTAGE ! Prochaine étape, Carson dans la banlieue de LA bro, pour tabasser Chivas. Tu pourras te remettre dans le bain du football vrai après les quarts de la coupe du monde comme ça.

Becs anaux,

Mauricio Vincello.

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