Impact Montréal – Seattle Sounders (1-0) : L’Impact Académie livre ses notes

Une joie très démonstrative.

Prenez garde tous, un enchaînement de bonnes nouvelles peut très vite entraîner des dommages physiques, domestiques ou textiles. Pour exemple, cette belle semaine montréalaise. Entre la victoire de dernière minute contre Seattle et la signature de Drogba, j’ai bien eu peur de ne pouvoir écrire cette Académie tant je me suis niqué les mains avec cette putain de collec’ de pin’s à la con par force masturbation. Laissez-moi vous conter ces quelques jours rapidement…

Et encore, je ne vous montre pas ma bite.

Alignement

On fait dans le classique.

Commençons par le commencement. Les Sounders s’amènent au Québec avec une équipe composée en partie de benjamins première année. Pas de Dempsey, pas d’Oba (enfermé dans un placard), pas de Pappa (mais deux mamans) bourré au volant… Une occasion en or de prendre trois points, donc, face à une grosse équipe qui n’a plus que de grosse la tache au fond de son caleçon à la vue du divin chauve montréalais, le beau Laurent Ciman.

Le Matchauricio

Faisons court, faisons bien. On s’est quand même pas mal fait chier. D’autant que Seattle a bien compris qu’il n’avait pas grand-chose à espérer de ce match que de serrer fort les fesses en attendant que ça passe (ou que ça ne passe pas, ça dépend si vous êtes restés sur les fesses ou sur le match).

De notre côté, on a eu bien de la misère à porter le danger sur le but des Sounders qui ont rapidement parqué le bus. Une belle attitude de fiottard, mais bon, on n’est pas non plus des génies de l’originalité offensive donc ça peut se comprendre. Si Piatti, un peu la tête dans le guidon, a beau avoir tenté deux, trois chaloupés, c’est surtout Ciman qu’on a vu au four et au moulin, sauvant notre anus d’une terrible défloration ou portant le danger sur les cages adverses, apportant le surnombre ou trouvant des passes superbes.

Et alors qu’on en avait tous un peu plein le cul, et qu’on voyait venir le 0-0 gros comme une maison, Donadel décida d’envoyer un coup franc, à la 88e minute, en plein sur la tête de l’homme providentiel, celui qui marche sur l’eau et qui transforme la pisse en Duvel, Laurent Ciman. Il n’en fallait pas plus au Belge pour offrir la victoire à l’Impact. Il n’en fallait pas plus, non plus, à votre serviteur pour souiller la belle tunique d’une de ses distinguées dames de compagnie.

Cimaaaaaaaan !

Retrouvez les faits saillants en vidéo ici.

Un pack de Montréal

Evan Bush (3/5) : Pas vraiment inquiété pendant le match, ni après d’ailleurs. Les quelques interventions nécessaires ont été effectuées proprement, tout comme ses relances. Un match tranquille et correct.

Donny Toia (3/5) : À part quelques petites erreurs de couvertures, loin de celles des colons envers les Amérindiens, qu’il faudra tout de même penser à corriger, l’ex-Chivas a encore réalisé un match plein. Pas sûr de l’avoir vu vraiment défaillir depuis le début de la saison, sauf peut-être physiquement une ou deux fois, n’en déplaise à Madame.

Laurent Ciman (5/5) : Sauvetage en défense, tacles virils, guerrier Maasaï blanc. Quand il sent que ça déconne devant et que derrière c’est plus calme, il monte mettre sa ganache ou trouver une passe entre les lignes. Homme à tout faire, il est le meilleur défenseur de la ligue, facile.

Victor Cabrera (3/5) : Petit à petit, l’Argentin fait son nid. Prend quelques risques à la couverture, mais ne la tire pas à lui. Finies, aussi, les crampes à la 60e minute. Victor prend le rythme et est en train de s’imposer pépère en titulaire. Bon il pique la place de mon Wandou sûr, mais il n’y a rien à en redire pour le moment.

Ambroise Oyongo (3/5) : Remis de ses petites défaillances à Kansas City, le Camerounais aura mis du temps à arriver, mais fait tranquillement son trou lui aussi, en attendant la concurrence d’Hassoun Camara, toujours blessé. Il a d’ailleurs débordé dix fois plus que Romero, avec une grosse grosse activité dans son couloir. Valeur de plus en plus sûre.

Calum Mallace (2/5) : Heh, ça commence à être dur, très dur pour Mallace. Je ne le vois pas évoluer dans le bon sens. Il a toujours du mal à trouver sa place sur le terrain, alors qu’il devrait couvrir les espaces laissés par un Donadel qui ne peut (plus) tout faire. Pareil à la récupération, où il est en difficulté, laissant des trous béants dans l’axe montréalais, obligeant la défense centrale à contenir des vagues offensives qui n’ont pas lieu d’être.

Marco Donadel (3/5) : Encore un coup de pied arrêté décisif, encore une belle activité, encore les cheveux sales. L’Italien est maintenant et définitivement, j’espère, dans le rythme. Il a trouvé ses marques et est très précieux au milieu, vu le niveau assez faible de Mallace. Associé à Patrice Bernier, ça pourrait dépoter. Hein Franky ?

Dilly Duka (2/5) : Très discret sur son côté, où il aura passé son temps à s’enfermer plutôt qu’à rentrer dans l’axe comme il sait bien le faire. Souvent cherché par Donadel dans des positions impossibles. Ses quelques bons appels sont passés inaperçus aux yeux de Piatti, qui avait la tête dans ses chaussettes.

Ignacio Piatti (3/5) : Il aurait sans doute mérité son 2/5 aussi, comme Duka et Romero, pour avoir trop porté son ballon et tenté l’impossible, c’est-à-dire faire la différence tout seul. Mais sa capacité à créer le danger sur un crochet ou un contrôle mène souvent au danger pour l’équipe adverse.

Andres Romero (2/5) : A passé plus de temps à aboyer (littéralement) sur l’arbitre plutôt qu’à jouer, comme lors de ses derniers matches. Sa baisse de forme après un très bon début de saison lui cause un énorme manque de lucidité balle au pied.

Dominic Oduro (3/5) : Court partout, tout le temps, libère des espaces que les autres ne prennent pas, se dévoue énormément pour l’équipe. Très précieux collectivement, mais manque de soutien.

Les substituts

Jack McInerney : A eu 20 minutes pour montrer qu’il méritait plus sa place qu’Oduro. Raté.

Maxim Tissot : Encore un peu de temps de jeu pour Tissot, mais difficile de se montrer dans ce match fermé…

Patrice Bernier : Entré seulement à la 88e, ce qui me rend infiniment triste.

Le tableau

Au-dessus de la ligne de flottaison.

Bon sinon, parlons sérieusement. Didier putain de Drogba. Je n’y croyais tellement pas… Ça me paraissait tellement improbable, mais nos chers dirigeants ont réalisé là un bien beau coup. Et moi, à l’annonce, j’ai tout salopé mon Havre de Paix, mais une autre de mes dames de compagnie a bien esquivé le coup cette fois-ci.

Va encore falloir refaire le carrelage de la salle de bain.

Allez, rendez-vous samedi pour une nouvelle game de balle à New York.

Becs anaux,

Mauricio Vincello.

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