La Jup’ : Le Royal Mouscron-Péruwelz, filiale du LOSC

De plus en plus souvent en Belgique, pour avoir des résultats sportifs intéressants, il est nécessaire de rapprocher les clubs entre eux de manière à ce que les richesses humaine et financière soient concentrées en un seul projet. C’est le cas du Royal Mouscron-Péruwelz, promu cette saison en D1. Bâti sur les ruines de l’Excelsior Mouscron, le RMP a pu compter sur le soutien du LOSC pour passer de la Promotion (4ème division) à l’élite en 4 ans. Malgré la réussite sportive de cette collaboration et le retour d’un club mouscronnois au plus haut niveau, de nombreuses critiques se sont fait entendre.

Comment Mouscron est-il revenu si vite en D1 ? Quels avantages le LOSC trouve-il dans cette prise de participation ? Quel avenir pour le RMP ?

  

Une pratique courante

Moult rapprochement existent. Ainsi, le KRC Genk est né en 1988 de la fusion de deux clubs rivaux et encore européens quelques années auparavant. Waterschei et Winterslag ont ainsi créé un club propre à la ville de Genk. Après dix premières années compliquées, le KRC fait maintenant partie des gros clubs belges et est même plus titré que le Club Brugge ou le Standard de Liège sur les 15 dernières années.

Des rapprochements entre clubs et/ou communes ont également eu lieu lors de la faillite d’un club. Le SV Zulte Waregem est en réalité le nouveau nom du Zultse VV, qui a profité de la disparition du KSV Waregem pour récupérer les installations du club voisin défunt. Bilan, avec des moyens plus que limités, Zulte Waregem a terminé 6 fois dans la première partie de tableau (en 9 saisons de D1) dont une 2ème place en 2013-2014. On peut également rajouter une Coupe de Belgique en 2006 et une finale en 2014.

Le cas du Beerschot est encore plus complexe. Derrière ce nom se cachent en réalité trois clubs (différents). Le premier, le « vrai », s’appelle Beerschot VAC, est sept fois champion de Belgique, autant de fois vice-champion et a évolué en D1 pendant 81 saisons. Il a disparu en 1999. Le deuxième fut fondé sous le nom du FC Germinal Ekeren. Après la faillite du premier, il récupéra les installations (dont le Stade Olympique des JO de 1920, ce qui lui permit de répondre d’avoir les infrastructures nécessaires pour jouer en D1 ou D2) et fut renommé « Germinal Beerschot Antwerpen », dit GBA. Il troque au passage ses couleurs traditionnelles (jaune et rouge) par celles de l’historique Beerschot (mauve et blanc). Ce club a disparu en 2013. Mais la municipalité d’Anvers voulait absolument un occupant au Kiel. Après avoir tenté de ramener Zulte Waregem (le vice-champion de D1 en titre, rien que ça), elle va devoir se rabattre sur un club beaucoup plus modeste. C’est là qu’apparaît le troisième club : le KFC Olympia Wilrijk, club de quartier d’Anvers, s’installe au stade olympique et devient le FC Olympia Beerschot Wilrijk. Si le maillot extérieur a gardé les couleurs Jaune et Bleu d’origine (mais avec une bande horizontale mauve en plus), le maillot domicile a lui aussi repris le Mauve et le Blanc. Champion devant 12 000 personnes, le Beerschot n°3 jouera cette saison en D4.

Il y a encore plus complexe, accrochez-vous : en 2013, le FC Metz rachète le RFC Sérésien (RFCS), club de la ville de Seraing en 5ème division, avec l’ambition de l’emmener le plus rapidement possible en D2. Ce club possède le même nom qu’un ancien club de D1, absorbé par le Standard de Liège en 1996. En avril 2014, le RFCS rachète le matricule du Royal Boussu-Dour Borinage (RBDB), club de D2 en difficulté financière. Seraing accède ainsi à l’antichambre de l’élite. Le RBDB est renommé « Seraing United » à l’occasion de son déménagement de 140km. Le nouveau blason affiche la mention « 1900 », ce qui est une sacrée escroquerie : cette date correspond en effet à la fondation supposée du premier RFC Sérésien, avec lequel le second n’a juridiquement aucun rapport, et de toute manière « Seraing United » ne correspond pas au nouveau nom du second, mais à celui du RBDB, club fondé en 1921.

La raison de ces disparitions, fusions, rachats, déménagements est évidemment financière. Il est de plus en plus compliqué d’être un petit club indépendant. Il suffit de regarder la D2 la saison passée pour s’en convaincre. La D2 est un mouroir. L’Antwerp, club recordman du nombre de saisons en D1, se meurt. Si Westerlo a su être champion sans aide extérieure (mais en prenant de gros risques financiers), les trois suivants au classement étaient tous aidés : Eupen est propriété du Qatar. Saint-Trond appartient à Roland Duchâtelet, président du Standard de Liège. Mouscron ne déroge pas à la règle. C’était sans doute d’autant plus inévitable que le football wallon va très mal. En 2014-2015, sur les 34 clubs des deux premières divisions nationales, seuls 8 sont wallons.

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De l’Excel au RMP

Décembre 2009. Le Royal Excelsior Mouscron déclare forfait pour la troisième fois consécutive. Celui-ci entraîne le forfait général. À mi-saison, un club disparait de première division. Pas n’importe lequel. L’Excelsior Mouscron est hyper populaire en Belgique. Passé de la D4 à la D1 en quelques saisons, le club hurlu décroche une troisième place pour la première saison de son histoire parmi l’élite (1996-1997). Suivent une éphémère participation européenne (élimination au 1er tour face à Metz), jouée au Stadium Nord de Villeneuve d’Ascq (rare cas d’une équipe jouant son match à domicile à l’étranger), de nouvelles excellentes performances en championnat (4ème en 1999 et 2000, 5ème en 2004) et deux finales de Coupe de Belgique (2002 et 2006). Les problèmes financiers ne sont pas nouveaux, ils sont connus depuis plusieurs mois. La licence pour la saison 2009-2010 a été difficilement obtenue, mais la solution trouvée n’était que temporaire.

J’ai assisté au match Mouscron/Standard le 30 octobre 2009. Trois jours auparavant, la fédération belge et l’UEFA avaient retiré cette licence à l’Excel suite au non-paiement des dettes. Le résultat du match importait peu (ça tombe bien, ça a fini sur un 0-0 effroyable). C’était peut-être le dernier match de l’histoire du club. Les supporters étaient venus en nombre et continuaient encore à chanter deux heures après le coup de sifflet final dans les tribunes. « You’ll never walk alone » résonne au Stade du Canonnier. Maxime Lestienne, 17 ans, la dernière pépite du centre de formation, est en pleurs. Je me souviens avoir vu Alexandre Teklak en fin de match. Légende du club, 10 saisons à Mouscron. Avec le recul, la situation était assez inappropriée, mais je demande s’il est possible de récupérer son maillot. Sa réponse montre à quel point la fin est proche : « J’aimerais beaucoup, mais on joue peut-être la semaine prochaine, on ne sait pas trop, et on n’a plus de maillots d’avance, donc on m’a demandé de le garder. »

La situation est intenable : l’entraîneur Miroslav Dukic (passé par le Valence CF depuis) et la quasi-totalité du staff démissionnent la semaine suivante. Mouscron jouera un mois supplémentaire, jusqu’à la liquidation prononcée le 4 décembre 2009. Les joueurs sont libérés de leur contrat. Seules la réserve et les équipes de jeunes finiront la saison.

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Dès lors la municipalité mouscronnoise va s’activer pour faire jouer un club au Canonnier. Un accord sera trouvé avec le RRC Péruwelz (D3), un club situé à 50km de Mouscron. Le RRCP termine la saison 2009-2010 à Mouscron mais est relégué en D4 en raison d’une erreur administrative. À l’été 2010, l’accord trouvé entre la ville de Mouscron et le club de Péruwelz entre dans une nouvelle phase : le nom est changé (on parle désormais du Royal Mouscron-Péruwelz), les couleurs reprennent la couleur dominante du RRCP (le bleu) et de l’Excelsior Mouscron (le rouge).

Le RMP ne passera qu’une saison en Promotion. Grâce à leur victoire lors du Tour Final, les hommes de Philippe Saint-Jean retrouvent immédiatement la D3. Le RMP réussit à faire venir Stéphane Pichot. En novembre 2011, le LOSC officialise son partenariat avec le RMP et entre dans le capital du club à hauteur de 26%, ce qui permettra au RMP de faire venir Adnan Custovic, ancien buteur de l’Excelsior. Les avantages pour le club lillois sont multiples : le but est de faire jouer les joueurs sortant du centre de formation à un niveau supérieur au Championnat de France Amateur et réduire ainsi l’écart avec la Ligue 1, tout en gardant un suivi maximal sur les joueurs. Ces prêts n’interviendront toutefois qu’à partir de l’accession à la D2 (acquise en 2012), événement qui marque également l’augmentation de la participation du LOSC (51% des parts depuis l’été 2012). Lille est ainsi devenu le premier club français propriétaire d’un club étranger.

De plus, avec ce club-filiale, le LOSC trouve également un moyen de contourner les règlementations de l’UEFA concernant le transfert de joueurs de moins de 16 ans. Il était en effet devenu impossible pour le club français de recruter un joueur belge domicilié et jouant à plus de 50km de la frontière française. Grâce au centre de formation de Mouscron, déjà très réputé à l’époque de l’Excel et disposant désormais en plus du savoir-faire lillois, le LOSC peut ainsi de nouveau « mettre la main » sur de tels joueurs. Si cette décision de l’UEFA est sans aucun doute indispensable, elle montre ici les limites de son application dans un pays comprenant différentes communautés linguistiques et culturelles : pour un joueur flamand, signer à Mouscron est sans doute tout aussi dépaysant que signer à Lille.

Enfin, l’intérêt de Lille est évidemment financier. De nombreux supporters belges sont toujours venus voir jouer le LOSC (aussi bien lors des années sombres en D2 à Grimonprez-Jooris qu’aujourd’hui au stade Pierre-Mauroy). En 2012/2013, sur les 30 000 abonnements, le LOSC annonçait 1500 abonnements belges, auxquels il faut ajouter la fréquentation non-fidélisée.

Le slogan de la campagne d’abonnements s’inspire de la devise de la Belgique « L’union fait la force »

Le slogan de la campagne d’abonnements s’inspire de la devise de la Belgique « L’union fait la force »

La clientèle belge est donc indispensable pour le club. On pense notamment aux loges trop peu remplies et qui pourraient amener le club vers l’équilibre financier sans l’obligation de vendre. Il y a quelques semaines, le LOSC a d’ailleurs officialisé l’arrivée d’un sponsor maillot belge. Cette société appartient au groupe Omega Pharma, dirigé par Marc Coucke, souvent cité en tant que potentiel repreneur du club. Il a d’ailleurs récemment reconnu que devenir sponsor principal n’était que « la première étape ».

La D2 (2012 – 2014)

Si l’ambition est évidemment la montée immédiate, l’objectif est plus raisonnable : le RMP se donne 2 ans pour accéder à la plus haute division nationale. La première saison est irrégulière : certaines périodes sont brillantes (pour la D2 belge en tout cas), d’autres le sont beaucoup moins. Au final, Mouscron gagne le droit de participer au tour final, le mini-championnat pour la montée. Opposés à un club de D1 (Cercle Brugge) et deux clubs de D2 (Westerlo, White Star Woluwé), les Mouscronnois feront un joli parcours mais ne monteront pas, la faute à la différence de buts particulière avec le Cercle (défaite 1-3 à domicile, victoire 1-2 à l’extérieur).

La deuxième débute excellemment bien. Mais une nouvelle fois, le RMP va pêcher et rentrer dans le rang. La raison est évidente : l’équipe n’est pas suffisamment bien encadrée. Le LOSC va alors prêter trois joueurs venus du CFA, compétition alors dominée par l’équipe B lilloise. Sébastien Pennacchio, Thibault Peyre et Nicolas Pérez sont prêtés au RMP. Dans le même temps, l’entraîneur Arnaud Dos Santos, dépassé, est remplacé par Rachid Chihab. Il est un fidèle Losciste. Éducateur depuis 20 ans au club, il a entraîné toutes les catégories d’âge jusqu’à prendre en main la réserve. Réputé très dur, rarement satisfait et privilégiant la progression mentale au développement des qualités physique, technique ou tactique des joueurs, le choix surprend. Si la formation lilloise est réputée pour les qualités sportives et humaines des joueurs passés par le Domaine de Luchin, Chihab ne présente-t-il pas un profil d’éducateur plus efficace dans la formation plutôt que dans la post-formation ?

Au final, le bilan de Chihab est quasiment similaire à celui de Dos Santos (1,93pts/match contre 1,95). Le RMP termine logiquement à la 4ème place du championnat et a de nouveau le droit de participer au Tour Final, en compagnie d’Oud-Heverlee-Louvain (D1) et Saint-Trond et Eupen (D2). Quand on m’a demandé il y a quelques mois les chances de montée du RMP, j’avais répondu qu’elles étaient minces. Les Hurlus n’obtenaient pas de bons résultats face aux gros de D2. Ils vont pourtant obtenir leur ticket pour la D1 à la dernière journée, en prenant 11 points sur les 6 journées.

De nombreuses critiques

La participation du LOSC au projet sportif du RMP fait pourtant débat. Si le club français investit 2M€ par an, et que la plupart des supporters reconnaissent que sans lui, le RMP ne serait probablement pas en D1 mais (bien) plus bas, on lui reproche d’avoir trop francisé le club hurlu. Peu de joueurs de l’effectif ont en effet « l’âme mouscronnoise ». Un ou deux titulaires par semaine tout au plus en 2013-2014.

Une autre cause du mécontentement fut le départ de l’excellent Philippe Saint-Jean. Personne ne connaissait l’Excelsior (et donc le RMP), le centre de formation et le championnat aussi bien que lui. Il a amené le club de la D4 à la D2 et l’a quitté « pour divergences ». Il n’était probablement pas d’accord avec le LOSC sur la manière de mener le projet, qui a placé ses pions. Le directeur sportif est ainsi François Vitali, responsable du recrutement du LOSC.

Par conséquent, au fil des remontées successives, les supporters ont déserté le stade. En Promotion ou en D3, il n’était pas rare d’avoir 4000 personnes au Canonnier. Le RMP n’était pas l’Excel, les derbys étaient contre Tournai et pas contre Charleroi ou le Standard, mais les valeurs de l’Excel semblaient plus fortes que la disparition administrative. En D2, lors de la saison régulière, on comptait régulièrement moins de 1000 spectateurs. La désertion du stade correspond au moment où le LOSC est devenu majoritaire dans le capital du club et a pu imposer ses hommes. On entend toutefois très peu de chants anti-lillois, pour ne pas dire aucun lors des matchs auxquels j’ai assisté. Tout est pro-mouscronnois, à la gloire du RMP ou du défunt Excel.

Le RMP changera de nom la saison prochaine pour se rapprocher un peu plus de son illustre prédécesseur. Le Royal Excelsior Mouscron étant indisponible pour des raisons juridiques, le club deviendra « Royal Excel Mouscron ». La dénomination « Péruwelz » est abandonnée. Aucun chant à la gloire du RRCP n’est d’ailleurs entonné. Les supporters péruwelziens n’ont d’ailleurs jamais accepté le changement de stade, de nom, de couleurs. Dès mai 2010, les sympathisants du Racing ont créé le Péruwelz Football Club, afin de continuer à jouer dans leur historique stade de la Verte Chasse. En 2013-2014, le PFC a remporté la Coupe du Hainaut. En 2014-2015, il découvrira la Provinciale 1, l’équivalent de la 6ème division.

2014-2015

Avec le plus petit budget de Jupiler Pro League (autour de 5M€), le RMP devrait lutter pour le maintien toute la saison. Il a en plus fallu reconstruire un groupe. Lille a ainsi fourni 8 joueurs : 4 prêts reconduits (Pennacchio, Peyre, Pérez, Diaby), 2 nouveaux prêts (Mbemba, Jeanvier) et 2 transferts définitifs (Badri, Michel). Trois joueurs arrivent en provenance du Club Brugge. Les principales autres recrues sont plus expérimentées : on notera Pierrick Cros (Sochaux), Steeven Langil (Guingamp) ou Pieterjan Monteyne (Mons, 405 matchs en D1). Avant la 1ère journée de championnat, l’entraîneur Chihab attend encore deux renforts pour porter l’effectif à 26 joueurs.

Vers l’indépendance

Le futur du RMP devrait toutefois s’écrire sans le LOSC dans le futur. En effet, la direction du LOSC a fait savoir, peu de temps après l’officialisation de la montée hurlue, que Mouscron devait aspirer à être autonome. Si dans un premier temps, le coût du partenariat semblait être mis en avant pour justifier un retrait (évoluer en D2 n’était pas suffisamment viable), il apparait aujourd’hui que le problème est directement lié aux sponsors du LOSC. Marc Coucke, évoqué plus haut, est en effet également le président du KV Ostende, club évoluant également en D1. Ce club a d’ailleurs récupéré le Lillois Ruiz, potentiellement le meilleur joueur prêtable de l’effectif lillois. Il semble donc difficile de posséder un club évoluant dans la même division que celui de son sponsor principal. Et si Coucke venait à devenir l’actionnaire principal du club français (et donc également propriétaire du RMP), il serait dans l’obligation de se séparer d’un club belge, le règlement interdisant à un propriétaire de posséder deux clubs de la même division. Mais il aurait l’obligation d’aider le RMP tant que ce club est dans l’escarcelle losciste, comme le précise dans L’Avenir du 24 juillet 2014 le Président mouscronnois Edouard Van Daele : « une convention écrite impose le soutien au RMP à tout futur actionnaire majoritaire du club lillois. Avant d’être éjectés, nous devons donc faire l’objet de négociations ». En attendant, le processus d’autonomie financière est déjà en marche. Le budget mis en place pour cette saison 2014-2015 repose sur les droits TV, la billetterie et l’apport d’investisseurs locaux. « Lille n’apporte donc aucun euro. En tant que partenaires, les dirigeants français se sont juste engagés à tendre vers l’équilibre et à combler les éventuelles pertes que nous pourrions connaitre ».

Chères lectrices, chers lecteurs, je vous aime bien. Si l’intérêt anal est réciproque, vous pouvez me retrouver sur Facebook et Twitter. Notre ami Bart Van den Van Krrr a aussi Facebook et Twitter.

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Jean-Marie Pfouff.

academicien

Le plus grand auteur Anal de football

10 Comments

  1. Merci pour ce nouvel instant belge. Je n’irai pas jusqu’à dire que j’ai tout compris à la situation, mais très bel effort.

    PS : ma môman m’ayant rappelé à coups de baffes durant ma tendre enfance que l’on prononçait Moukron et pas Mousskron, je me dois de rapporter la précision ici. Même si l’on peut légitimement n’en avoir rien à branler de Mouscron.

  2. Le RMP n’a t-il pas cet été effectué sa mue en REM (Royal Excelsior Mouscron) ?
    Peruwelz est-il toujours dans le coup ?

  3. Un grand merci pour ce joli résumé de la situation !
    J’en ai même appris un peu sur mon LOSC ;)

    Dommage pour le match d’hier, défaite 3-1 dès la 1ère journée, face au champion des Play Offs. Le match avait pourtant bien commencé…

  4. @Blaah : Merci bien ! Tu peux toujours te la péter en parlant de « Moeskroen » (prononcé « Moscroune »), traduction flamande de la commune. Mais je suis pas sûr que ça fasse effet à Marseille. Parle plutôt des buts de Michy contre le Cercle Brugge (prononcé « BruRRRReuh »).

    @JM Pif-Pfaff : très joli nom, un homme de goût. La mue était en effet prévue cet été, mais le dossier a été envoyé trop tard. Du coup ça sera pour la saison prochaine.

    @ThePleoOne : merci ! Dommage pour hier effectivement, il y a quelques regrets. D’un côté c’est encourageant, mais je ne peux pas m’empêcher de penser que lorsque les équipes monteront en puissance, la différence de niveau entre Mouscron et les autres teams sera encore plus grande.

  5. Bon ben là, chapeau bas, Jean-Marie tu as tué le game de la Jup’. Bien joué !

  6. Très intéressant. Ce système est assez déroutant en tout cas. Je comprends aussi que les Belges râlent un peu de voir leur club perdre de leur âme même si, sans le LOSC, ils l’auraient sans doute perdu tout court ou presque.

    Après, c’est l’éternel débat qui anime les tribunes : vaut-il mieux un club moins fort sportivement mais plus proche de son public, qu’une machine à empiler les titres mais qui se coupe de sa base de supporters « historiques » ? A partir d’un certain niveau de compétition, les 2 semblent en tout cas, sinon incompatibles, du moins très difficiles à réaliser en même temps.

  7. Certains passages sont plus difficiles à comprendre que les play-offs belges mais ça reste très intéressant.

    J’avais déjà entendu un peu parler du Royal Boussu-Dour Borinage comme il y a un ancien niçois qui joue là-bas: Julien Berthomier.

  8. @Bart : Merci ! Prochaine étape, faire découvrir Eupen à la France entière avant leur remontée en D1. La Jup’ est visionnaire.

    @Roland : effectivement. Je ne sais pas trop comment ça s’est passé pour les supporters de Zulte et Waregem lors de la fusion. C’est des flamands, on n’ose pas trop leur parler. Petit à petit ça commence à venir en France : certains clubs se revendiquent plus d’une région administrative ou géographique que d’une ville, pour des raisons financières. Strasbourg a « vendu son âme » en devenant le RCSA (pour Alsace), on parle de « Bretagne-Sud » à Lorient, de « Côte d’Opale » à Boulogne-sur-Mer (avec en prime des négociations pour fusionner avec Le Touquet), etc… Côté fusion, on peut citer Arles-Avignon.

    @Cyril : oui, certains passages ne sont pas faciles à expliquer et comprendre. Le passage sur Seraing/FC Metz par exemple.
    Ah oui, Berthomier. Le nom me parle. 1 but l’année dernière, contre un club qui a depuis fait faillite (pour démontrer, s’il en est encore besoin, que les clubs de D2 sont un centre de soins palliatifs).

  9. Beau résumé de la situation. Déçu par contre de ne pas avoir évoqué les fusions/absorptions/rapprochements ratés. Il y a en a une belle flopée aussi : La Louvière, le FC Charleroi et compagnie.

  10. Merci Mario !

    J’aurais pu effectivement parler des ratés. Mais je ne les ai pas pris pour plusieurs raisons :

    – Je connais moins bien les cas de La Louvière et Cie que d’autres. Après la chute du RAAL, je n’ai plus suivi grand-chose.

    – Le thème de l’article parlant du RMP, il me semblait plutôt judicieux d’évoquer un autre cas de rapprochement avec un club français (Seraing/Metz) ainsi que des exemples concrets de réussite, plutôt que de m’attarder sur un raté.

    – Le lectorat n’est pas uniquement belge, il est également français : le Beerschot et Genk sont des noms qui parlent. Zulte Waregem également en raison des récentes perfs, peut-être à moindre niveau. Seraing est peut-être plus inconnu, mais le lien avec Metz m’a poussé à en parler.

    Maintenant je ne m’interdis pas de parler des autres cas dans un article à part plus tard, tout comme j’aimerais bien écrire sur le RWDM ou Eupen.

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