La Bianconeri Académie note Sienne-Juventus (0-1)
Même en rose il a la classe.
Ciao les bidons d’or, c’est Michel Panini.
Pour son deuxième match de la saison en championnat, la Juve se déplace à Sienne, au stade Artemio-Franchi, afin d’enchainer un second succès. La question était de savoir si la Vieille Dame allait confirmer ses belles dispositions contre un promu, voire monter en régime. Malheureusement, les Bianconeri ont déçu, non en raison d’une valeureuse équipe Toscane emmenée par un D’Agostino de qualité mais davantage parce qu’ils ont déjoué. Il est trop tôt pour parler de titre, les progrès à effectuer sont encore nombreux, mais la rigueur de Conte, les arguments sur le banc et le fait que cette saison la Juve ne perd pas de points contre des équipes de provinces laisse présager une année positive.
L’avant-match :
Conte conserve son 4-2-4 et décide d’appliquer quelques changements. En défense, Paolo De Ceglie expulsé contre Parma, l’oblige à titulariser l’ex-futur retraité : Fabio Grosso. A la grande surprise de Michel, le milieu de terrain est conservé à l’identique avec Pepe et Giaccheroni sur les ailes tandis que Krasic est une nouvelle fois exclu du onze. Devant, Del Piero laisse place à Vucinic alors que Matri demeure en pointe. Vidal s’intègre progressivement dans l’équipe et sera titulaire contre Bologna, en attendant il prend place sur le banc.
Quand Michel regarde le banc des remplaçants, il se demande s’il n’a pas abusé du Romanée Conti en salle de réunion, mais non, la Juve possède un banc dans lequel on retrouve Storari, Bonucci, Vidal, Krasic, Elia, Del Piero et Quagliarella. Toni à la maison. Et Estigarribia (déjà) porté disparu.
Dans les rangs de Sienne, Michel se méfie de Gaetano D’Agostino, talentueux milieu de terrain au profil proche de Pirlo, formé à la Roma, révélé à Udine et à deux doigts de rejoindre la Juventus lors de l’intersaison 2009.
Le match :
Michel n’a pas envie de s’attarder outre mesure dessus. Insipide, pauvre en occasion en dépît d’une volonté de la Juve de jouer dans le camp adverse. Les transmissions trop lentes, le manque de mouvement du quatuor offensif et le déchet technique turinois ont eu raison de la bonne volonté des joueurs de Conte. Il aura fallu attendre la 54e minute de jeu pour assister à l’unique réalisation de la partie. Changement d’aile de Pepe, Giaccherini s’infiltre côté droit et centre en retrait pour un Vucinic altruiste qui décale idéalement Matri. Quelques tentatives toscanes, un D’Agostino toujours agréable à voir jouer pour Sienne et pas grand chose. Fausse domination, fausses occasions.
Rideau.
Service minimum, bilan comptable maximum. Trois points face à un promu. Amazing. 6 sur 6 en championnat. Bien que la Juve a eu le monopole du ballon avec 60.5 % de possession et 507 passes réalisées pour un taux de réussite de 83%, Michel déplore les 5 malheureux tirs cadrés seulement.
Les notes :
Buffon (3/5) Gigi se fait chier et il le montre. Il relance au pied pour ses défenseurs avec autant de nonchalence que Nicolas Anelka sous les ordres Raymond Domenech. Comme le petit gros qu’on a mis en cage pour faire le nombre lors de nos matchs à la récré. A croire que les assauts de la saison dernière lui manquent. Concentré, il a rassuré ses coéquipiers, Michel ne va pas vous mentir, c’était plutôt peinard.
Lichtsteiner (3/5) Aussi sûr qu’un placement chez une banque Suisse en temps de crise financière. Pas du tout inquiété, pas vraiment inquiétant non plus pour l’adversaire. Il s’est contenté du minimum syndical comme son équipe.
Barzagli (4/5) Un retour énorme à la 36e où Michel a bien cru revoir les démons de la saison dernière. Un tacle glissé dans la surface entre son gardien et l’attaquant adverse. Propre, classe. Michel ne peut que l’encourager à poursuivre dans cette voie.
Chiellini (3/5) Une heure de jeu plutôt calme. Sorti sur blessure peu avant l’heure de jeu, Michel ne connait pas la gravité de la blessure.
Grosso (3/5) 0 risque pour son retour. Une montée en 90 minutes, pas mis en difficulté par son adversaire direct. Bref, lui qui songeait à prendre sa retraite à l’intersaison a livré le service minimum. Comme un symbole de Djimi Traoré qui renaît de ses cendres, Michel ne peut même pas l’incriminer de quoi que ce soit. Mais, même s’il a essayé de berner Michel en entamant un nouveau look pour une nouvelle vie, Michel n’a pas oublié sa dégaine si particulière. Ses grandes cannes le gênent toujours autant, et son agilité est digne de R2D2 sur la banquise.
Pepe (2/5) Il fait sa place et Michel n’est pas pour. Il a débuté à droite, puis a terminé côté gauche. Si l’équipe a été moyenne, Michel ne sait pas si c’est la faute aux ballons qui n’arrivaient pas au quatuor offensif ou si ce sont eux qui n’ont rien fait pour l’avoir. Prenez un stylo, vous avez trois heures. A l’origine du renversement de jeu qui amène le but, le reste de son match est ahurissant pour un ailier : plus de fautes commises que subies, aucun duel gagné, pas de centres, un jeu de passe très faible et aucun tir. Pour un ailier, c’est affligeant.
Pirlo (4/5) S’il n’a pas été décisif sur ce match, il demeure indispensable dans cette équipe. Michel apprécie ses gestes de classe, sa conservation de balle et son rôle de rampe de lancement des offensives turinoises. Toutes les offensives passent entre ses pieds. Le quater-back de la Juve, c’est lui. Par ailleurs, il ne se plaint même pas de défendre et Michel l’a même surpris en train de tacler…
Marchisio (3/5) Moins en vue que contre Parme, il fait preuve d’une belle complémentarité avec l’ami Andrea. Ce dernier se place en meneur reculé sur le terrain, lance les actions, tandis que Claudio vient s’insérer entre les lignes adverses lors des offensives turinoises. Il n’a pas eu d’occasions de briller, mais il n’a pas commis d’erreur. Sérieux et appliqué pour Michel.
Giaccherini (2/5) Bien présent sur le but, de la bonne volonté, il essaye même de défendre mais c’est insuffisant. Michel ne se contente pas du « il a couru », c’est simplement le minimum.
Vucinic (3/5) Censé être le parfait complément de Matri de par son jeu en décrochage. Il a grandement déçu Michel. Autant statique que la paire Del Piero – Matri contre Parme, il a loupé le peu qu’il a entrepris. Le Mirko version AS Roma n’est pas encore arrivé à Turin. Il a sûrement raté une belle occasion de se montrer… Cependant, il serait malhonnête de ne pas mentionner que le Monténégrin est passeur décisif sur le but. Selon Michel, cette passe ne justifie pas un 4. Etre décisif est le minimum pour un attaquant, et la pauvreté de son match doit être prise en compte. Rien d’autre à retenir, mais il a habitué à bien mieux. Michel aimerait voir Quagliarella à ce poste.
Matri (4/5) Il a réclamé autant de fautes et de corners que Bernadette Chirac de pièces jaunes entre janvier et février sur Tf1. Statique, fébrile, et un peu lourd, le Matri de la saison dernière est bien loin. Néanmoins, il est l’unique buteur de la partie, ce qui sauve son match. Michel souhaite que ce but constitue un déclic pour qu’il retrouve son efficacité passée. Allez, un petit 4, même si son match incitait davantage Michel à lui donner 3… A laissé sa place à l’autre Alessandro à la 77e.
Les remplacants :
Bonucci (2/5) Il a remplacé Chiellini à la 57e. Michel a eu quelques sueurs froides à son entrée, et s’est vengé sur les Viennoiseries qui trainaient dans le coin. Michel allait presque lui mettre une bonne note tant il n’a pas commis de boulettes. Manque de pot, il a préféré attendre le temps additionnel pour faire une passe en retrait dégueulasse qui a mis en danger Gigi Buffon. Irrécupérable.
Vidal (3/5) Son entrée à la 55e a amené une réorganisation tactique. Exit le 4-2-4, pour un 4-3-3 qui s’apparente plus à un triangle à pointe haute qu’occupe Vidal. A la manière d’un Boateng au Milan, il joue le rôle d’un 8+, très mobile, très haut sur le terrain en soutient de la pointe et souvent positionné à l’entrée de la surface. S’insérant entre les lignes, tandis que Marchisio et Pirlo forment un duo en retrait. Inattendu, en effet, puisqu’il passe plus de temps à attaquer qu’à défendre. Il a pris des initiatives, tenté des frappes et a essayé de mené des contres-attaques. Du déchet, mais Michel attend de le voir titulaire.
Del Piero (Non noté) Alessandro a pris place sur le pré pour les vingt dernières minutes. Positionné seul en pointe, devant un double rideau défensif, il aurait pu être passeur décisif sur un superbe ballon délivré pour Vidal. Le Chilien en a décidé autrement en catapultant la balle dans le ciel toscan. Michel n’attendait rien de particulier de lui dans une fin de match pareille. Conte a souhaité tenir le score.
Le coach :
Antonio Conte (3/5) Michel regrette qu’il persiste à aligner ces deux ailiers de débordements en six mètres. Faute de mieux pour le moment me direz-vous. La titularisation de Vucinic qui a pour rôle de décrocher alors que Matri prend place dans la surface de réparation à l’affut d’une balle de but semblait prometteuse. Néanmoins, bien que Vuninic est passeur sur l’unique but du match, l’entente entre les deux joueurs n’est pas bonne. Pire, Vucinic a été aussi statique que Del Piero. Peu de ballons arrivent c’est vrai, mais les appels et le mouvement sont trop faibles. Lorsque l’on a Pirlo derrière, on doit en profiter par de bons appels. Il devra y remédier en testant Quagliarella probablement. Enfin, Michel apprécie sa rigueur sa communication. Encore du travail, pas encore le mot Scudetto dans la bouche mais des points précieux emmagasinés.
Les faits marquants selon Michel :
Joey Barton a fait des émules en Italie. Gaetano D’Agostino arbore le même look : à savoir, petite moustache, cheveux rasés sur les côtés, mèches longues sur le dessus.
Grosso jouait pour la Juve, Del Grosso pour Sienne.
Grosso a joué. Cheveux courts, teint halé. Exit ses bouclettes et les cheveux gras. Au moins, visuellement ça pique moins les yeux. Pour le reste…
Pirlo a taclé à la huitième minute. Impossible is nothing.
Système de jeu stéréotypé. Et mal intégré, pour le moment. Trop axial la majeure partie du temps. A l’inverse quand l’ailier droit a le ballon, il tente le débordement, puis le centre, les deux attaquants axiaux et l’ailier gauche s’intercale dans la surface comme des piquets de vigne. Inefficace. Déjà vu.
52e : Pirlo perd un ballon. Incroyable mais vrai.
Elia, Estigarribia : 0 minutes de jeu. Portés disparus. Michel aimerait quand même les voir à l’oeuvre, parce que Giaccherini et Pepe ont déjà beaucoup trop joué.
Krasic : Ce n’est pas la soufflante qu’il a reçu par Conte alors qu’il devait entrer en jeu qui va arranger son cas. Incompréhension sur le terrain et en dehors. Apparemment, les consignes du coach l’ont laissé perplexe. Il est resté sur le banc toute la partie. Ca sent le paté.
Michel Panini.
Michel est toujours fair play et vous donne les belles images du match.
Elia est une chèvre. Point.
je suis totalement d accord avec Michel sur les deux ailiers à savoir Pepe et Giacherini car trop passif. j’aurai préféré Krasic et Elia, j’insiste la dessus car nous perdons du temps, et Pirlo porte le trop le jeu à son compte
Pirlo manquait de solutions, primo les ailiers ne passent personnes et manquent de créativité, deuxio les deux pointes étaient bien trop statiques…
tout a fait clair Michel les ailiers font defauts , (Elia et krasnic) seraient un bombe en y ajoutant le Qualiarela comme soutient …
Elia et krasnic :sont rapide, bon dans les dribbling et dans l’un contre un, il saute souvent l’homme » et .Qualiarela aussi
Michel ne sait pas si Krasic a la tête à l’endroit cette année et Conte n’a pas l’air de l’apprécier non plus.
En revanche, oui, il serait intéressant de voir de nouvelles têtes à ce poste car Pepe et Giaccherini ne vont pas se reveler en Nani ou Ashley Young du jour au lendemain…
Quagliarella avait plu à Michel la première partie de saison dernière, à voir en effet.
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