J’aurais pu te parler de la rivalité entre la Roma et la Juventus. Du choc culturel pour Luis Enrique et ses idées, du départ de Fabio Capello pour la Juventus en pleine nuit, des révélations de Zeman, du match de la saison 82-83, du fait que la Roma est l’unique club – de mémoire – à avoir perdu à domicile une finale de Coupe d’Europe et du fait qu’à Rome un Scudetto en vaut 10 ailleurs, ce qui est utile lorsque l’on n’en a que 3. Mais je préfère te narrer ma semaine.

D’abord, obligé d’honorer ma parole pour assister à Rennes-Udinese. Le genre d’invitation dont je me serais bien passé, comme les 29 000 autres spectateurs. Spectateur n’est pas le bon terme, puisque cela suppose que ce match était un spectacle. Une comédie ? Assurément. J’ai bien essayé de simuler une crise de foie ou n’importe quelle excuse, mais tu n’es pas sans savoir que les contrôles en cas d’arrêt maladie sont de plus en plus stricts. Les Rennais se disaient qu’en me séquestrant dans les tribunes de la Route-de-Lorient, ils allaient s’attirer la sympathie de Daniel Riolo dans ses analyses. Manque de bol, ils m’ont dégoûté du football pour une semaine, et je ne crois pas être le seul. Alors me voilà, assistant à cette rencontre entre une équipe italienne pas trop mal – du moins qui maîtrise les bases du ballon, ce qui dans le football moderne semble déjà être un exploit – et une équipe de basketteurs et de videurs de boite de nuit, pardon de footballeurs de Ligue 1. Des types qui auraient choisi un autre sport à mon époque, mais qui parait-il aujourd’hui sont les fleurons de la formation à la française. Soit. Coincé entre Pierre Dréossi dont la joie de vivre ferait passer François Fillon pour Patrick Sebastien et Patrick Le Lay qui visiblement ne sait pas trop ce qu’il fait là. Même pas Salma Hayek à se mettre sous la dent. Sur le terrain, pas grand-chose, je ne sais même plus le résultat. Le Lay a bien essayé de me glisser deux, trois conseils de son expérience à TF1 sur le concept du temps de cerveau disponible. Je lui ai répondu qu’à l’UEFA on ne s’adressait pas à la ménagère de moins de cinquante ans.

Patrick Le Lay : « Qu’est-ce que c’est ça, Michel ? »
Michel : « Je crois que c’était un contrôle du genou de Doumbia, mais j’ai pas pu regarder jusqu’au bout. Je suis cardiaque. »

L’évènement de la semaine, c’est évidemment la soirée de prestige de l’UEFA. A mi-chemin entre la soirée d’intégration, ou désintégration pour certains, – en retard, certes – et la fête de Noël avant l’heure, c’était the place to be comme dirait Sepp entre deux conneries sur le racisme dans le football. J’en profite pour t’avouer une chose en exclusivité. J’ai enfin réussi à faire voter la règle du 6+5. Non, pas pour les clubs. Non, non. Le 6+5 des secrétaires de l’UEFA. Je m’explique, cela fait des années qu’on traine des secrétaires plus austères qu’une salle de réanimation. J’ai donc instauré dans les recrutements d’effectif le 6+5. 6 merveilles de l’Est triées par les soins de l’ancien propriétaire du Baron. Si tu reçois des communiqués en cyrillique, ne t’en fais pas. On n’a pas vraiment eu le temps de les former, mais je peux te dire que j’en ai déformé plus d’une. Pardon, parce que si tu as allumé la télé récemment, ce n’est pas le moment de déconner avec ce genre d’affaire. Les cinq autres remplissent les critères de la discrimination positive. Revenons à cette soirée qui va me permettre de te présenter le Roma-Juventus par une anal-ogie de toute beauté. On a ressorti tous les vieux incontinents, même les dinosaures de la FIFA ont réussi à obtenir une autorisation de leur maison de retraite pour assister à la soirée. Et si on les appelle dinosaures, ce n’est surement pas pour leur dentition qui n’a plus rien de naturelle. On est plus proche du cimetière des Eléphants que des Dents de la mer. Mon objectif est simple, observer les effets de la règle du 6+5. Je claque des bises, je serre des mains, je glisse discrètement des carte de visite, on ne sait jamais, une érection (démocratique) est si vite arrivée. Copé prépare bien 2017 depuis que Sarkozy est élu, alors pourquoi pas. Tandis que ma vision de jeu retrouve son flair d’antan, je suis attiré par cette brune mystérieuse qui a trait pour trait le même visage qu’Olga Kurylenko dans Quantum of Solace. Regard félin et des jambes délicieuses, cette femme n’a pas de genoux, simplement un pli qui permet à ses chevilles de caresser ses cuisses. Je suis conquis, ça valait le coup de venir. Ainsi, je m’approche avec ma désinvolture légendaire, sirotant délicatement mon quatrième Martini de la soirée et ingurgitant quelques saloperies trop salées que mon médecin va me reprocher. Je rentre le ventre, mon costume est impeccable et mon parfum Déclaration de Cartier – tout un programme – ne m’a jamais trahi. La jeune femme est seule, un peu à l’écart entre un jeune loup de l’UEFA trop zélé pour attirer qui que ce soit, et des vieux responsables d’obscures Fédérations. Un coup dans les cheveux, prêt à engager la partie comme mon premier coup-franc distillé dans la lucarne. Et là, un raté de la fédération chypriote vient m’importuner, me coupant dans mon élan vers les sommets, pour me rappeler pourquoi j’emmerde à ce point tous ceux qui réclament l’arbitrage vidéo dans le football. A ce moment précis, j’ai très envie d’entamer une carrière de serial-killer. Mais, je garde mon sang-froid et le convie à l’écart avant de l’assassiner grâce à ma verve affutée :

« Je t’emmerde, la vidéo est un non-sens, comme un symbole de ceux qui la réclament et qui ne comprennent rien à l’essence du football. Que la mise en place est impossible, que les images ne parlent pas et ne sont que des interprétations, que la vidéo tue le foot, que la vie est injuste comme le football et que c’est pour cela qu’on l’aime. Le football filmé, c’est comme filmer l’amour, c’est de la pornographie. Le football c’est des émotions, et que France-Allemagne 82 est l’un des plus grands matchs de l’histoire du football. Que réclamer la vidéo pour un penalty ou un hors-jeu est une ineptie, parce qu’un match est un fil d’actions et qu’une touche donnée par erreur est aussi importante qu’une erreur à 20 mètres du but ». J’ai dû inspirer Bob De Niro dans une autre vie.

Mieux que l’arrêt Bosman, le 6+5 de l’UEFA.

Je décide de repasser à l’assaut de mon Ukrainienne. Pendant l’intermède chypriote, la demoiselle a été marquée à la culotte – c’est le cas de le dire, même si je l’espère plus ambitieuse dans ses sous-vêtements – par un Russkof trop alcoolisé et couperosée par de la vodka de supermarché pour constituer une menace. Et puis un Russe avec une Ukrainienne, ça va lui rappeler l’URSS à cette pauvre petite. Elle veut de l’occidental, j’en suis sûr. N’ayant pas envie de tomber dans la surenchère digne d’un combat de coqs dans un poulailler, je détourne l’attention du dirigeant Russe en lui indiquant qu’une bouteille à son nom l’attend au minibar. Je compris bien plus tard, qu’il n’était pas alcoolique, mais qu’il avait sorti le grand jeu à la belle à base de poème, fleurs et autres galanteries bienpensantes. Mais madame n’aime ni la poésie ni le concept de gendre idéal. Lui, c’est la Roma. De fait, Panini entre en jeu : regard appuyé, main audacieuse, rapprochement des corps, quelques mots glissés à l’oreille – on ne va pas se mentir, plutôt bredouillé dans un franglais dont j’ai le secret, mais souvent un regard exprime plus que des mots, enfin sauf si tu as un œil de verre je te l’accorde – Je lui demande de quelle couleur sont ses yeux, puis sûr de mon fait, je lui propose de me rejoindre dans ma suite après la soirée pour discuter, boire du bon vin… et que nos corps s’enlacent dans une explosion de phéromones. Elle sourit, semble joueuse et visiblement pas désarçonnée par ma proposition. J’enchaine : « La vie est courte, la vie est triste, c’est une chance pour quelque chose de spécial. » Elle se présente, elle se nomme Irina. Parfait, elle ne m’a pas pris pour un pervers sexuel. Je suis Michel Panini, dis-je. Je complimente la mère qui l’a mise au monde dans une fulgurance digne de Thierry Gilardi dans une finale de LDC. Elle ne me quitte pas du regard. Le dénouement est proche. Je complimente ses lèvres éblouissantes. Ca y est, la balle est fond des filets. Elle accepte de passer le reste de la soirée avec moi. Rien de surprenant, je te rassure, mais j’ai simplement ajouté du suspense pour toi. Elle me répond « Je ne suis pas sûr d’être en état pour le faire, j’ai beaucoup bu. » Je réplique : « Ce n’est pas un contrat. Ce n’est seulement que du plaisir ». Dans une autre vie, j’aurai été communiquant. J’en profite pour te dispenser quelques conseils, les femmes aiment les hommes surprenants et les accroches inattendues (Pas ton « Eh mademoiselle aux cheveux lisses, t’aurai pas un 06 »). Bref, je suis la Juventus : Pragmatique et réaliste. Le Russe qui tombe dans l’alcoolisme, c’est la Roma. La suite de la soirée ne sera pas retranscrite. Michel est un gentleman et cela implique de ne pas se vanter. C’est cela la classe. Un homme élégant n’étale pas le nombre de ses conquêtes, ni ne détaille ses ébats, même s’il en a 622 comme Michel.

Cet exemple résume assez bien ce qui distingue la Juventus de la Roma. Une femme choisit le gars viril, parfois macho, un peu vulgaire et sûr de lui. Parce qu’il a été clair. Celui qui se barre avec la belle, c’est la Juventus. Sang-froid, réalisme et pragmatisme contre romantisme, passion et idéaliste. C’est beau le romantisme, mais ça ne fait pas gagner.

Vous avez dit « classe » ? Ne quittez pas.

Lundi dernier, j’étais au Hall of Fame 2011 qui célébrait les figures emblématiques du football Italien. Autant te dire que ce n’était pas les trophées UNFP. Bisous à Isabelle Moreau quand même, dont les plans sur son sourire inutile mais indispensable, était bel et bien la seule raison de regarder le CFC jusqu’au bout. Cette cérémonie m’a réconcilié avec le foot, parce qu’après la soirée somnifère du Stade Rennais, je pensais avoir touché le fond. Roberto Baggio, Arrigo Sacchi, Pierluigi Collina, Adriano Galliani, Marcelo Lippi, Riva et moi-même, ça avait de la gueule, enfin, surtout moi. De plus, la remise des prix était au Palazzo Vecchio, j’ai enchainé les Crostini au fromage et à l’huile d’olive comme Gignac les Kebabs après avoir bouffé des soupes pendant une semaine à Merano. Dommage que Diego n’ait pas pu venir, on aurait pu finir la soirée dans ses bonnes adresses jusqu’à 4h du matin. Il en aurait profité pour chier sur le Fisc Italien et balancer sur deux ou trois mecs.

Voilà ma semaine, j’espère ne pas t’avoir traumatisé quand tu la compares à la tienne, comment dire ? Plutôt merdique, on ne va pas se mentir.

 

La Lupa :

Les mecs qui ont le coach du Barça B, la tactique du Barça, la possession de balle du Barça, mais en fait non.

Stekelenburg – Taddei, De Rossi, Heinze, José Angel – Greco, Pjanic, Viviani – Totti – Osvaldo, Lamela.

La panchinà : Lobont, Cicinho, Rosi, Simplicio, Perrotta, Borriello et Caprari.

 

La Fidanzata d’Italia :

Les Princes du Piémont en week-end à Rome, sans Etienne Daho.

Buffon – Lichtsteiner, Barzagli, Bonucci, Chiellini – Vidal, Pirlo, Marchisio – Pepe, Matri, Estigarribia.

La panchinà : Storari, De Ceglie, Pazienza, Elia, Del Piero, Quagliarella et Giaccherini.

 

Le bulletin de notes :

Buffon (5/5) est allé chercher au fond des filets l’unique tentative des Giallorossi en premier mi-temps. Mais, il a arrêté un penalty de Totti. Et cela n’a pas de prix. Jubilatoire à ce moment-là du match, et surtout jouissif vu la tronche de Francesco.

Lichtsteiner (2/5) dénombre plus de roulades que de centres. Surement un contentieux à régler à Rome. Ou un concours à distance avec Gabriel Heinze. Aussi enthousiasmant qu’un RER, le Suisse rate deux belles occasions, comme un symbole d’un mauvais placement.

Barzagli (3/5) Impérial dans la ville éternelle face à Osvaldo à la 51’ et  sur Totti en fin de match. -1 pour avoir perdu le ballon des yeux sur l’action du penalty digne des hochements d’un chien sur la plage arrière. Elève assidu.

Bonucci (3/5) propre sur lui, ce qui n’est pas arrivé souvent cette saison. Son match surprenant semble signifier « Je vais bien, ne t’en fais pas » mais associer Leonardo Bonucci et Mélanie Laurent, en figure de style, c’est une antinomie.

Chiellini (4/5) vient placer son coup de tête pour égaliser. Presque irréprochable défensivement, il a coupé les offensives adverses comme du petit bois avec le souci de se projeter vers l’avant. A tendance à trop privilégier le jeu long en fin de match alors que Matri est sorti. -1 pour ne pas marquer De Rossi sur le corner.

Vidal (3/5) a alterné l’anal et le génial. Son air-dégagement est un hommage subliminal à Victor Valdes. Tandis que sa faute dans la surface a réveillé le fantôme de Felipe Melo. Mais sa prestation d’ensemble et son rôle à la création est plus crucial qu’un sommet pour l’environnement. Une demi-volée à la 30’, puis une passe croisée pour Pepe Van Bastien à la 37’. Et une ouverture Master class sur l’égalisation. Enfin, il délivre une nouvelle passe pour Lichtsteiner qui préfère gâcher dans le petit filet à la 83’. Néanmoins, ses mollets ont reçu plus de charge qu’un cycliste italien.

Pirlo (3/5) n’a fait chauffer sa carte Gold qu’avec parcimonie. Il s’est sali à défendre et courir – quelle idée – et son emprise sur le jeu en a pâti. Un coup-franc à ras de terre trop mou et un ballon dans la tête de Totti, pour le plaisir. Une ouverture de quarante mètres incroyable, que le Tramway Suisse a gaspillé.

Marchisio (2/5) a passé son match dans la même dimension parallèle que Lucho Gonzalez. Le Principino n’a pas tenté une frappe ni eu d’influence dans le jeu. Première contre-performance de la saison.

Pepe (0/5) Fossoyeur. Il a vendangé une occasion de la tête, puis s’est pris pour Van Basten, pied gauche, pour le même résultat. Enfin, il a anéanti une occasion de deux-contre-un alors que Matri était seul dans la surface. Son inattention permet à Totti de ne pas être hors-jeu sur le corner. Pitié, sur le banc.

Estigarribia (2/5) Le Paraguayen s’est procuré une occasion à la 9’ puis à la 24’, mais n’est jamais parvenu à déborder Taddei et son inculture défensive ensuite. Sa reprise foirée termine en passe décisive. Monde de merde.

Matri (1/5) aurait des envies de suicide que cela ne m’étonnerait pas. Quand un tétraplégique des surfaces lui passe devant pour tenter sa chance, c’est dur. Quand, en plus, on n’a aucune occasion du match, c’est pire. On est donc remplacé légèrement dépité.

Sostituzioni :

Quagliarella : manque le but de la victoire à la 88e minute.

Giaccherini : n’est pas assez réaliste pour offrir la victoire à la Juve à la 84’.

Elia : Une accélération pour lancer Quagliarella. Rédemption ?

Michel Platini : « Salut, gamin. »
Francesco, 7 ans : « Enfoiré va. »
Michel Platini : « Marrant, ce gosse. »

Les faits marquants :

Luis Enrique porte des baskets avec un costume. Négationniste du style.

La Juventus est invaincue, ce qui n’est plus le cas de Manchester City.

Dominer une mi-temps sans marquer, égaliser en deuxième et gâcher trois balles de match en 10 minutes. C’est qui les romantiques ?

Doit-on se satisfaire de l’égalisation ou regretter le but encaissé ? Souligner l’invincibilité ou déplorer les occasions ratées ?

La Roma n’a plus battu la Juventus à l’Olympico depuis le 8 février 2004.

 

En face :

Stek’ : est une grande frite qui a du mal dans les sorties aériennes.

José Angel : n’a pas encore acquis la notion de marquage défensif.

Heinze : a remporté tous ses duels, avec l’arbitre, mais pas que. A 25 mètres de ses buts, il pourrait jouer pendant des heures. Un joueur qui s’adapte à ses défauts grâce à son intelligence est un génie.

De Rossi : est roux et barbu, ça fait beaucoup. Mais titularisé en défense centrale, il a livré un grand match. Capitano Futuro est l’équivalent Italien de Sergio Busquets.

Taddei : attend toujours une greffe du visage, sinon correct à droite hormis un air-dégagement devant Estigarribia.

Pjanic : Jean-Michel Larqué a dû apprécier sa technique de dissimulation toujours efficace. Miralem est sorti pour des maux de tête.

Greco : est plus violent que Juliette en témoigne son raffut sur Vidal dès la deuxième minute de jeu.

Viviani : n’est pas l’ancien gardien de Saint-Etienne, mais ne vaut guère mieux.

Lamela : le futur gros con du football italien. « On voit bien qu’il n’est pas fini, on pourrait manger à plusieurs dedans » aurait dit Michel Coluchi.

Osvaldo : 17,5 millions d’euros pour une belle testa di cazzo.

Totti : Le Sénateur a raté son penalty. A 36 ans, il a encore été exemplaire, même si il est loin le temps où il pouvait chambrer la Juventus d’un signe de la main comme le 8 février 2004.

 

Le coup de cœur de Michel :

« Le Real était favori. Il paraît. Fatigué de voir le Barça toujours trop fort, l’opinion dominante avait décidé que cette fois le Real allait s’imposer. On ne savait pas vraiment pourquoi, si ce n’est que le Barça était, paraît-il, en fin de cycle. Et puis le Real avait forcément progressé. A mon sens, on ne savait rien. Tout simplement parce qu’aucune de ces deux équipes n’avaient de véritables références cette saison. Il fallait donc voir, et on a vu. Inventif, Mourinho nous offre donc Coentrao arrière droit. Comprenne qui pourra. On a aussi, Diarra au milieu, aussi peu créatif dans le jeu que Mourinho tactiquement. Pourtant, ça débute idéalement pour les tenants du Real favori. Quelques secondes de jeu, une énorme boulette de Valdès et un but de Benzema. Ce cadeau est-il dû au pressing intense du Real ? L’idée peut tenir la route. Un pressing qui se poursuit et auquel le Barça répond par un sang-froid incroyable. La volonté absolue, radicale de sortir proprement conduit à une prise de risque extrême. C’est aussi un message : « Vous pouvez venir presser autant que vous voulez, on jouera notre jeu ». Le début de match du Barça semble même poussif, perturbé par ce Real. Cristiano manque une belle occasion, symbole pour lui d’un match raté. Peu à peu, ce pressing devient désordonné et le Barça reprend le fil. Tactiquement, encore une fois, Guardiola donne une leçon à Mourinho. Cette défense à quatre, puis à trois (Puyol est très souvent arrière droit), bref toujours en mouvement gêne les attaquants du Real. Ça coulisse de manière parfaite. Busquets avance, recule et gère tout. Au milieu, Messi descend souvent aider ses coéquipiers, laissant Sanchez seul devant. Le contrôle du jeu, du rythme du match est alors en route. Le schéma ? Mais quel schéma ? C’est un mouvement, ce n’est pas une tactique. 4312, 433, 343 et même 361, Guardiola fait exploser les vieilles idées. Seul Benzema, de très loin, le meilleur Madrilène fait bonne figure. Doucement, le Real est éparpillé. Le succès du Barça se dessine tranquillement. Il y a un tel relâchement, une telle gestion de l’environnement au Barça que ça doit être troublant pour un adversaire venu pourtant avec la certitude d’enfin y arriver. Le pire pour le Real, c’est que ce Barça est moins précis dans les derniers gestes, sinon on aurait eu droit à une nouvelle raclée. Le Barça, moins fort que la saison dernière ? Le Real plus fort ? Difficile à dire, mais ce qui est sûr, c’est que l’écart entre les deux est encore trop grand. »
Daniel San sur son blog RMC Sport.

« Cette victoire du Barça est peut-être l’une des plus impressionnantes sur le plan tactique. Grâce à la polyvalence de Busquets, Alves, Iniesta, Puyol et Sanchez, Guardiola a pu ajuster l’organisation de son équipe jusqu’à trouver la bonne formule quelques minutes après l’égalisation de Sanchez. Derrière, la machine s’est mise en route et le Real, sans second plan tactique, n’a rien pu faire pour l’arrêter. »
Real Madrid 1-3 Barcelone, l’analyse tactique d’e-foot. Sinon, le footballologue est pas mal non plus.

 

Ci vediamo pronto,

Michel Panini.

Michel est sur la toile, comme un symbole d’une lucarne bien nettoyée. Il distille quelques tacles en costard et étale son carnet d’adresse sur Facebook, ainsi que sur Twitter, mais il faut être plus circoncis d’après Jérémie Janot. Ces dernières semaines, la Bianconero Académie a moins de j’aime que Ribéry de QI. Autant dire que Michel est au rez-de-chaussée dans l’affection des lecteurs et que son ego fait des mots croisés dans la cave d’un dépressif longue durée. Alors, si tu aimes la classe de Gianni Agnelli, les veline matérialistes, les cartes Gold exhibées, les costards bien taillés et que tu roules en Fiat, tu peux cliquer sur les liens en-dessous pour que Michel Panini ne devienne pas limite nervous break-down.

13 thoughts on “La Bianconero Académie note AS Roma-Juventus (1-1)

  1. C’est vrai que Pirlo a couru hier soir, mais bon il était toujours bien coiffé à la fin, la classe est sauve.
    Pour la suite j’aimerais bien voir Quagliarella à la place de Pepe, le sous Jimmy Briand rital

  2. Michel bon ce match, la Juve doit savoir le gagner. Avec les absents côté romain je pensais que ce serait une promenade de santé mais non. La défense de la Roma a été courageuse. De Rossi- Heinze ça se bat comme des chiens. Et face à ça, une attaque assez apathique de la Juve. Quagliarella manque le but de la victoire ce qui aurait pu lui donner de la confiance et lui permettre de laisser Matri se reposer un peu parce qu’il m’a l’air carbo.
    Pepe, j’ai envie de dire, comme d’hab… Pas top mais parfois il marque. Un simple joker, le Valbuena de la Juve.

    Et sur la vidéo je te rejoins, qui a lu Mr Blociszewski sait j’ai envie de dire, sans rentrer plus dans les détails. Même les grands réals français sont contre c’est pour dire!

  3. Sur le Roma un petit mot, j’ai oublié. Luis Enrique sauve sa tête et c’est tant mieux. De jeunes entraineurs frais comme lui et Conte ça fait du bien à la Serie A et au football italien.
    En parlant d’entraineur, repsect à Guidolin qui démontre qu’il est vraiment un super coach!

  4. Pour la finale perdue à domicile, il y a aussi le Sporting Lisbonne face au Cska Moscou en 2005. Comment je me souviens de ça? Putain de bonne question.

    Sinon, les CV pour travailler dans les bureaux de l’UEFA, on les dépose où?

  5. Ruben : Quagliarella à droite, je ne pense pas, c’est un axial à mon sens. Même s’il doit pouvoir jouer décaler sur un côté avec du mouvement. Elia, peut-être ?

    Capdevilla : Grazie.

    P2B : Raffaello, la classe évidemment.

    Kammars : J’attendais également une victoire facile, mais la Roma a joué plus bas en envoyant des tacles dans les tibias. Dommage que la Juve n’ait pas répondu. Ensuite, c’est regrettable de ne pas l’emporter sur les trois occas’ en fin de match. C’est pas un mauvais résultat, mais avant le match j’aurai été déçu d’un 1-1.

    Tristan : Tu as surement raison, je n’ai pas vérifié, ce dont je suis sur, c’est que c’est le premier club à avoir perdu une finale à domicile en CE. A jamais les premiers pour paraphraser le slogan Marseillais.

    Union des Associations Européennes de Football
    Route de Genève 46
    Case postale
    CH-1260 Nyon 2
    Switzerland

    Tentes ta chance, Tristan.

  6. Encore plus propre et plus classe qu’un tacle de Suley. Bravo Mich-Mich ( si je peux me permettre bien sûr )

  7. tres plaisant michel, si vous pouviez aussi diminuer la longueur, ca serez super aussi pour les paresseux de mon genre. sinon bonne continuation.

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