La Borussia Akademie note Olympiakos-Dortmund (3-1)

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On ne vous dit pas comment se sent Jean Colère.

Jean est passé par tous les états possibles en 105 minutes (mi-temps comprise).

 

L’Histoire :

Un nul frustrant, une défaite écœurante, Dortmund joue déjà une finale, un Endspiel comme ils disent dans les médias allemands. En tout cas, faire le plein en Grèce semble essentiel pour viser un 1/8ème de Ligue des Champions. Sinon, un nul et l’Europa League nous tend les bras. On a déjà vu l’année dernière à quel point l’équipe semblait motivée dans l’autre coupe d’Europe… Alors plus de place pour la déconne. Place au jeu.

 

Le combat :

Jean Racine du Mal. Les dix premières minutes du Borussia ne sont pas mauvaises. Au contraire. En dix secondes, la balle est remontée dans le camp adverse et n’en bougera presque plus. Kagawa en profite pour rater deux occasions. Jean recherche activement l’Arschloch Marseillais qui a balancé un lien youtube des plus grands moments d’André-Pierre Gignac. En tout cas, notre Kagawa en a été inspiré pour tenter un lob… Sa version à lui est à deux mètres du but. Ca finit donc largement au-dessus. La défense du Borussia a trop regardé jouer les collègues de devant. Schmelzer se laisse faire et permet à Holebas de mettre une belle tête au fond (1-0, 8′).

Jean Consternation. Dès cet instant, rien ne va plus dans l’équipe. Le jeu des Borussien ne tourne plus rond. Hummels tente des relances de l’extérieur du pied qui finissent inévitablement en touche. Götze ne se bat même pas. L’équipe semble résigner d’avance, prête à conclure un cessez-le-feu et rentrer chez elle. Les clichés, alors ? La dureté allemande ? Le réalisme ? Le combat jusqu’au-bout ? Rien à retirer. Même Weidenfeller en a marre dans ses buts et doit s’y reprendre à deux fois pour tirer un six mètres, face à son équipe amorphe.

Jean Espoir. Le BVB joue alors un contre à merveille. Lewandowski lance Götze sur son côté droit. Le une-deux fonctionne et Lewi place sa reprise dans le petit filet (1-1, 26′). Tranquille, simple, efficace. A l’allemande, le Borussia se remet dans le bon sens. Et pendant dix minutes, Jean y croit à nouveau. La révolte gronde, l’Olympiakos est sous pression, Kagawa et Schmelzer sont toujours aussi peu inspirés.

Jean « Olympiakos Strikes Back ». Les Grecs ont fait croire qu’ils paniquaient. Ils avaient déjà prévu le coup suivant, comme un empire du mal. Ils jouent un temps sur la diversion. Mirallas tombe de lui-même, se relève, centre sur Djebbour. Heureusement c’est à côté. Mais le BVB a déjà entamé sa reculade. La fin de la mi-temps est simple : on recule, on en prend un second (2-1, 40′), on frôle un troisième. C’est amplement mérité pour l’Empire. C’est le pire pour Jean. Aucune satisfaction. La mi-temps, ça sera le black-out, coupure du streaming sous le coup de la colère.

Jean « Nouvel Espoir » (et malheureusement pas « retour du Jedi »). Cinq minutes d’envie. Youreugeu Kleupeu (oui, Jean a fini la rencontre avec un streaming arabe du coup, alors qu’il était bien installé sur une version anglaise avant…) aura réussi à tirer seulement ça de ses joueurs. Très vite, la possession de balle devient stérile en milieu de terrain. Les Schwarz-Gelben ne créent aucun mouvement. Bender est en retard sur ses interventions. Gündogan laisse sa place de fantôme à Leitner, ce qui ne change rien. Les travers de porcs reviennent. L’équipe est figée, morte de trouille, sans talent, sans envie, sans rien. Lewandowski est le seul à montrer une once de motivation, quelques instants de génie. Le seul instant palpitant est la tentative, par le commentateur, de prononcer Jakub Blaszczykowski. Il tentera une dizaine de fois pour dix versions différentes.

Jean qui pleure. Enfin, Jean est « délivré » par… Modesto (3-1, 78′). Putain. Jean est encore plus attristé de voir son équipe achevé par Modesto. Il est satisfait de voir l’évidence enfin réaliser. L’Olympiakos mérite nettement sa victoire. Le streaming est alors dénoncé aux hautes autorités, comme diffusant du contenu qui n’est pas libre de droit. Black out final. Jean est impatiente de revoir les siens en Bundesliga. Les sosies de la Ligue des Champions, il ne les comprend pas.

Jean est écœuré. Il veut quitter cette ville.

 

Les (sosies des) soldats :

Weidenfeller (2/5) : Ouais, bon, ok, j’arrive pas trop à lui en vouloir de toute manière… Et puis c’est celui qui ressemblait le plus à Jean, le seul un peu énervé d’être abandonné de la sorte.

Piszczek (2/5) : Ouais, bon, non, pas vraiment son jour à lui non plus. Il n’aura pas surnagé au milieu du naufrage défensif. Il reste le meilleur défenseur de la soirée.

Subotic (1/5) : Un surplein de motivation pendant dix minutes de deuxième mi-temps. Sinon ? Rien.

Hummels (0/5) : C’était quoi cette relance de l’extérieur vers Piszczek à la 20′ ? Ah, sa plus belle action ? Et merde.

Schmelzer (1/5) : Jean avait oublié contre Brême que le numéro 1 à gauche, c’était lui. Et bien, Jean n’a pas envie de cramer Löwe mais aimerait bien le voir plus souvent, en fait.

Bender (2/5) : Il a voulu jouer au rythme de l’équipe. Il a passé sa deuxième mi-temps en retard.

Gündogan (1/5) : Il a réussi la plupart de ses passes. Après, Jean cherche encore quand elles ont été faites. Et ce qu’elles ont apporté.

Perisic (3/5) : Le bénéfice du petit nouveau. Il a apporté du bon jus au début, du mieux par intermittence, avant de se disperser en jouant à la fois l’ailier gauche, l’ailier droit et le milieu derrière l’attaquant. Ouais, il était presque seul en même temps.

Götze (1/5) : Quand on sait ce qu’il peut faire… On en comprend pas ce qu’il a fait.

Kagawa (0/5) : Nein nein nein nein.

Lewandowski (4/5) : Décidemment, Lewi se fait un malin plaisir à « contrarier » Jean Colère. Plus la saison avance, mieux il joue. Il marque un but presque à lui tout seul, avec une belle frappe croisée. Il ne lui manque plus que neuf joueurs supplémentaires autour de lui pour apporter plus de ballons dangereux. En ce moment, il serait capable d’en planter trois par match et le Borussia en profite à peine.

 

Les sosies des réservistes :

Leitner (2/5) : rentré tôt dans la deuxième mi-temps, à la place de Gündogan, il a eu le temps de montrer le trou béant que celui-ci laissait.. Mais aussi que la défaillance était générale.

Kuba (non noté) : vite rentré dans le jeu, il a fait soufflé un peu Perisic en occupant sérieusement son poste. Et grâce à lui, Kagawa a pu partir plus vite au Japon voir si son talent y est.

Großkreutz (non noté) : il rentre quand il y a déjà 3-1. Il rentre à la place de Götze. Jean n’a pas compris trop l’intérêt. Il aurait aimé définitivement voir la même équipe devant que vendredi dernier.

 

Le sosie du maître ès tactiqueYoureugeu Kleupeu (2/5) : Y’a un soucis quelque part quand l’équipe perd à ce point ses moyens dès qu’elle joue dans une atmosphère moins familière. Sans parler du très léger rebond post mi-temps. Jean ne peut lui mettre moins pour le plaisir qu’il apporte habituellement. Mais son sosie arabe, il peut le conserver pour des moments moins importants.

 

Jean Colère.

Jean ne vous filera pas les images, il est trop colère pour ça. Démerdez-vous les trouver.

3 thoughts on “La Borussia Akademie note Olympiakos-Dortmund (3-1)

  1. Ils ont même nettoyé leurs crampons sur le maillot jaune, tellement c’était trop fort pour le champion d’Allemagne en titre! Non mais c’est scandaleux cette équipe n’a pas de défense, Hummels passe son temps a glissé, il faut qu’il s’achète de crampons pour jouer au foot pas pour faire la danseuse sur chaque action adverse…

  2. Pourtant, vendredi soir, il n’y avait pas de soucis en défense.. Subotic et Hummels ont même été bons. Alors que c’était le Werder en face. Pizarro, ça me faisait plus peur que Mirallas.

    Y’a un truc que je ne saisis pas, mais on s’est vraiment ramassé tout seul.

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