La Gones académie note Lyon-Toulouse

Torben Pfannkuch rejoint le cercle des poètes disparus avec sa Gones académie

Horsjeu.net s’est trouvé un nouveau partenaire particulier, une nouvelle académie, pour continuer le travail entamé par le Mad Professor et Warren Tupett. Torben Pfannkuch  notera les prestations de ses gones préférés à (presque) chaque match. Pas de chance pour sa première, il a eu le droit à un match passionnant…

Lyon est encore convalescent et cela se voit. Après une victoire contre Paris censée être, une nouvelle fois, fédératrice, L’OL n’a pas été réellement inquiétant. Alors, un bon point de pris, face à la domination des Toulousains, ou une occasion ratée de revenir sur le podium, et à six points de Bordeaux ? Les deux sans doute…

Lloris: 7. Dieu a été solide, comme souvent, lorsque les Toulousains ont compté dix occasions de but. Rien de surprenant, c’est son état normal. Maintenant, reste aux autres à se mettre enfin au niveau du gardien titulaire des Bleus.

Lovren: 3. Ce fut son plus mauvais match depuis son arrivée. Peu tranchant dans son couloir alors qu’il avait démontré une relative aisance à droite. Le côté gauche de la défense reste donc en friche derrière Cissokho. Il a parfois semblé émoussé, mais cela n’excuse en rien le fait d’être mis en difficulté par Braaten… Parce que Braaten, voilà quoi…

Réveillère: 4. Meilleur que Lovren, ce qui n’était pas dur ce soir, le latéral droit a livré un match presque correct, sans plus. On l’a vu moins souvent en difficulté, mais ce n’était pas non plus rassurant, en témoignent les corners concédés. A peine plus d’impact offensif… pour quelques rares montées.

Boumsong: 3. On avait loué son jeu de tête à son arrivée, on n’en a rien vu ce soir. Le problème est qu’il s’agit de sa seule qualité en ce moment. Gignac l’a transformé en plot inutile, lui faisant subir misère sur misère. On attend avec impatience la titularisation de quelqu’un d’autre, mais Bodmer semble plutôt vouloir concurrencer Cleber Anderson alors…

Cris: 8. Il a semblé presque à son aise ce soir tandis que son partenaire coulait. Le Brésilien a donné l’impression que le Policier était de retour sur certaines phases de jeu, capable de faire le boulot des deux défenseurs centraux. Certes, Gignac lui a aussi posé quelques problèmes, mais il a représenté une garantie plus sûre que son compère, ou que certaines de ses précédentes performances.

Makoun: 1. Il a été présent sur le terrain, la preuve, il a été expulsé. En retard de partout: sur son placement, sur ses anticipations et sur ses tacles, pour une expulsion logique. Semble complètement perdu sur le terrain et c’est d’autant plus criant qu’il remplace Toulalan. Complètement largué, il a été le maillon faible ce soir, comme lors de beaucoup de matchs.

Gonalons: 4. Pas aidé par un Makoun complètement inoffensif, il a passé le match à aller au charbon. Toutefois, il manque de métier de façon souvent dramatique quand le duo est aligné. Son apport offensif fut limité, si l’on oublie l’aide apportée aux Toulousains, en perdant un ballon face à Luan et en offrant donc l’amorce d’une occasion de but. Trop tendre pour ce genre de match, on transpire d’angoisse à l’idée de la reconduction de cette paire de récupérateurs face au Réal, ou même face à Bordeaux…

Lopez: 5. « Attaquant axial qu’on déporte à gauche », c’est ce qui le caractérise en ce moment. S’il s’est démené, s’il a tenté de bien servir ses partenaires, ce match est loin de montrer le niveau qu’il avait en début de saison. Moins explosif, moins en réussite, l’Argentin souffre, mais se bat. Et c’est ce qui lui vaut une telle cote d’amour.

Delgado: 4. L’autre Argentin a semblé actif sur son aile droite, puisqu’on le voyait courir partout ou presque. Pour l’efficacité, on repassera: mauvais en défense, pas assez inspiré en attaque, son remplacement est tout sauf une surprise. Le genre de match qui fait comprendre à ceux qui ne l’ont pas encore vu jouer pourquoi il est remplaçant.

Kallström: 5. Si l’on juge les performances de Pjanic et de Kallström, on pourrait penser que le poste de meneur de jeu est maudit à Lyon. Même si Kim a tenté, il a presque réussite zéro, que ce soit sur ses centres, ses coups francs ou encore ses corners. S’il n’a guère été approvisionné en ballons, son travail de récupération a été pendant longtemps à l’image de celui de l’équipe entière: largement déficient.

Gomis: 6. Un match délicat à juger car il fut l’objet d’une surveillance de deux, voire parfois trois Toulousains. Il confirme qu’il est sans doute un très bon pivot, proposant des solutions pertinentes par son sens du placement. Mais c’est effectivement un pivot, vu sa pointe de vitesse qui le rend totalement inutile sur ce genre de match, où Lyon procède en rares contres. Impossible pour lui de sortir du marquage, il fut finalement aussi inoffensif que son équipe, même si son jeu sans ballon est excellent.

Les remplaçants:

Govou: 5. Comparé à Delgado, il a moins couru et a plus créé. Toutefois, ce fut quasiment systématiquement brouillon, comme si le Syd tentait de faire basculer le match à lui seul, chose qu’il n’a plus fait depuis… le OL-Bayern de Munich de 2000-2001? Après son entrée, les Toulousains ont été moins en verve de son côté. Mais impossible de dire s’il s’agit de son boulot, les Violets affichant un physique en berne à partir de ce moment.

Bastos: 4. Son entrée a concrétisé une tentative de passage en 4-4-2, le système gagnant. Pas cette fois-ci. Si le rouge de Makoun pèse, Bastos ne fut pas non plus transcendant, laissant les supporters et les amateurs de ballons sur leur faim tant il fut quasi invisible.

Pjanic: 5. En progression. Ceci étant, vu le dernier match, ce n’est pas difficile, il fut désastreux à Paris. Dans un rôle bâtard, entre meneur de jeu et milieu récupérateur, il a caractérisé l’envie de Puel de ramener les trois points, mais aussi le côté châton (plutôt que félin) de Lyon. Quelques tentatives de jeu intéressantes, sinon rien à voir ce soir. Certes, l’expulsion de Makoun permet de pondérer les choses, mais les Toulousains étaient visiblement dans le rouge à son entrée, ce qui trahit un manque de percussion du joueur, incapable de faire la différence, une nouvelle fois..

Si comme Torben Pfannkuch avec l’OL, Warren Tupett ou le Mad Professor avec Arsenal et Marseille, tu soutiens un club, manque d’objectivité et de patience, écris nous à editeur@horsjeu.net pour faire des essais et créer ton académie.


8 thoughts on “La Gones académie note Lyon-Toulouse

  1. C’est le principe des académies, comme celles des Gunners et de l’OM.
    Elles ne notent que les joueurs qu’elles suivent toute la saison… Et Torben suit l’OL.

  2. Cool un nouvel expert! Bon courage à toi!
    Sinon pas d’accord sur Lloris que j’ai trouvé lamentable et limite paumé et Cris tout juste bof.

  3. On n’a pas la même vision de Cris… Personnellement, j’admets qu’il n’a pas été transcendant sauf sur certaines phases de jeu, sauf que Boumsong étant tout sauf mobile, il a dû défendre pour deux et l’a pas trop mal fait.

  4. Welcome Torben !
    J’aurai plutôt pensé que Torben était à Dallas, mais pourquoi pas. Après tout, à Lyon, c’est parfois un univers impitoyable.

    Je plussoie Pa : Lloris a fait peur sur sa sortie bizarre sur le corner qui amène la tête de Pierre-André Gignac (comme dirait Gravelaine) sur le poteau…

    Torben est plus généreux que le sévère Mad professor !

  5. bastos titulaire a gauche;lopez derriere gomis et un vrai meneur jeu (ederson ou pianic) c est pour quand?

  6. A quand des notes pour les entraineurs?
    Juste histoire de démonter,pardon,de rendre gràce aux choix de Puel.

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