La Jules Rimet Académie note Red Star / Martigues (2-1)

Par Porthos Molise, en direct de l’Olympic,

La fureur s’est enfin calmée, et je me suis remis de ma cuite monstre du samedi soir pour pouvoir enfin vous pondre cette académie. Depuis la dernière fois où vous me lûtes, il s’en est passé des choses, ah foutre que oui. Oubliez le vieux Red Star qui pataugeait crassement dans sa fin de tableau, saluez la nouvelle terreur du National.

Après la victoire arrachée face à Rouen, nos gars sont allés taper le nul à Besançon et surtout, surtout obtenir une victoire de haute volée à Nîmes dans un match que je n’ai pas vu, mais qui s’il ne valait pas le voyage, méritait certainement le détour (résultat 3-4 pour ceux qui n’aiment pas cliquer sur les liens).

Alors ouaip, c’est plutôt confiant qu’on attendait Martigues, premier relégable suite à un parcours en championnat qui est l’exact opposé du Red. D’ailleurs, ça me force à utiliser ce titre des grands soir que même un chevalier des arts et des lettres (sous Mitterrand ?) n’oserait pas utiliser.

Destins croisés

Qu’est-ce qu’il a fallu aux joueurs du Red Star pour en arriver là ? Ce sont quasiment les mêmes qui se prenaient des piles à domicile face à des équipes aussi faiblardes que Bayonne ou Besançon. Un changement d’entraîneur ? Doudou est sans doute un chic type, mais on ne peut pas dire que ce soit un fin stratège. Un match au sommet contre Marseille ? Faudra m’expliquer comment se prendre une branlée 5-0 devant cinquante mille gus peut donner la niaque.

Non, la différence est mentale, psychique même. Des mecs qui se prenaient pour les derniers de la terre se rendent compte qu’ils valent mieux que ça. Putain, c’est christique ça. Les derniers deviendront les premiers. Si c’est vrai ce qu’il dit ce bouquin (pas lu, personnellement), alors les lendemains qui chantent seront vraiment pour demain ? Si oui, en avant camarade !

Dans le rôles des cocus de service : Martigues. Bien classés avant la trêves, relégables désormais. La rencontre de ce week-end avait pour eux valeur de dernière chance, dans leur course folle vers les bas-fonds. Et quand on voit le train qu’on a mené en première partie de saison (sept défaites d’affilée), on se dit qu’ils sont pas sortis de la merde.

Ceci dit, fallait s’attendre à un match vilain. Les mecs n’avaient plus rien à perdre. Et le déroulement de la partie nous donna raison. Ouh qu’ils plongèrent, ouh qu’ils fautèrent, ouh qu’ils protestèrent les martingaleux face à la cul-de-bordenouillerie rouge écarlate. Quelques mois plus tôt, il gagnaient haut la main, mais ce soir, ah ! Ils peuvent toujours croire qu’ils avaient une chance de gagner, la vérité c’est qu’ils n’en eurent aucune. Oui, bien sûr, les redstarmen levèrent le pied, et oui bien sûr ils se firent rejoindre à la marque à la 80ème. Mais ce Red Star gagne toujours dans les derniers instants, par n’importe quel moyen. En l’occurrence ici un but de raccro du genou du cul à la 93ème minute même pas entré complètement. C’est le destin qui veut ça.

Ce soir, nous sommes onzième du classement. Oh, OK, dans ce championnat à 18 trous, c’est difficile de se faire une idée du tableau final. Mais comme on dit, ce qui est pris n’est plus à prendre, alea jacta est et dans le cul la balayette !

Aux autres équipes d’essayer de revenir, j’attends de voir, tiens, comment ils s’en sortiront avec leurs cinq matchs de retard à jouer dans la même semaine.

Et puis désormais le Dieu du foot est avec nous. T’entends ça, camarade ?

Les All Saints :

Allain (4/5) : Impérial dans les cages, trahi sur le but. Il nous a fait oublier Gorgelin qui pourra toujours se toucher en attendant de retrouver du temps de jeu.

Kébé (2/5) : On attend toujours le joueur qui nous le fera oublier celui-là. Ça ne devrait pas être très dur.

Allegro, (4/5) : S’est foiré comme toute sa défense sur le but. Pour le reste, quel bel homme.

Clement (5/5) : De retour suite à la blessure de Dembele pour son premier match de l’année, et quel match ! J’ai la flemme de trouver les superlatifs correspondants mais putain, un match de ouf. Et il nous claque son but, comme ça, à la 44ème, histoire de.

Cérielo (3/5) : Ceux qui me lisent savent comment j’aime ce joueur. Plutôt brouillon ce soir, mais toujours combatif.

Dieye (2/5) : Plutôt bof… Mais constant, hein ! Remplacé par Guyon alors que revoilà la sous-préfète.

Lopez Peralta (4/5) : Ca y est, il est là. Après quelques matchs hésitants, il prend ses marques et impose sa patte. Rassurant pour la suite du championnat.

Bezouien (4/5) : De moins en moins schizophrène, de plus en plus utile. L’arrivée de Lopez Peralta l’a sérieusement recadré. Tant mieux.

Doumbia (2/5) : Touati et Gagnier blessés, il fallait bien mettre quelqu’un. Et pour parler en sa faveur, il a eu plus d’activité samedi que pendant tous ses précédents matchs réunis. A essayé une pirouette (cacahouète) et une belle talonnade pour du beurre. Reste super-super-lent. Remplacé par Ouarguini en fin de match.

Marlet (2/5) : On n’a pas vu grand-chose le temps de sa présence sur le terrain. Dommage. Remplacé par Cé Ougna à un moment opportun.

Malfleury (4/5) : Toujours bien placé, il nous offre le but de la victoire sur un cafouillage cafouilleux. Les Martiniquais n’en reviennent toujours pas.

Les Bienheureux :

Cé Ougna (NN) : L’avait pas foulé la pelouse depuis longtemps. Ne s’est pas foulé de cheville, tant mieux.

Guyon (NN) : A joué deux minutes chrono.

Ouarguini (NN) : La nouvelle recrue, a pu test le Red Star Time. Raprazente…

Les Martingalois :

Ils peuvent pas test…

Les images de la révélation :

Pour voir un putain de miracle, zieutez donc les images du match en mode fanatique.

Et toujours :
Si
te de sauvegarde de Bauer
Le collectif des amis du Red Star

Le Forum des supporters

Cordianalement,

Porthos Molise

Porthos Molise

Supporter historique du Red Star depuis 1897, Père fondateur de la Jules Rimet Académie avant que l’Etoile Rouge ne redevienne tendance auprès des hipsters d’HorsJeu (les horjpsters). Ethnographe de comptoir et amateur d’excès lipidiques, j’ai contemplé le visage de Dieu. Il est gros et il s’appelle Jean-Jacques. En exil depuis que le Red Star est une équipe professionnelle qui gagne.

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