Par Porthos Molise, en direct de l’Olympic,

 

Par quoi commencer ?

Cinquante mille spectateurs dont mille cinq cent venus de Marseille, quelques supp’ du PQSG qui passaient par là et quarante cinq mille touristes venus consommer voir l’Ohème marquer des buts contre un sparing-partner volontaire.
Ah j’oubliais les trois cents cons parqués dans leur bloc L6 qui étaient là pour encourager leur équipe et essayer de se faire entendre entre deux « Ici c’est Paris » et « Marseille, on t’encule ».

Bref, donc, je vais pas m’étendre sur le déroulement de la partie. On a tous vu et constaté, plus ou moins, le résultat et le différence de niveau. Ceci dit, je sais pas ce que vous en pensez, mais pour moi, malgré le score, le Red Star a joué une très belle partie, même s’ils se sont effondrés sur la fin, question de physique. On paye également notre absence de milieu et notre faiblesse sur le côté gauche. Néanmoins, ça tenait déjà pas face à du National, j’vois pas comment ça aurait pu tenir face à du Liguain.

 

L’avant-match :

Je ne vais pas déblatérer sur le score et le déroulement du match, ni sur les approximations de pseudo-journalistes stagiaires aussi crétins que le spectateur moyen samedi soir. Mais vous trouverez n’importe quel résumé semi-correct sur n’importe quel site de foot s’en donnant les moyens. Et puis si le Mad a du temps…

Non moi, je préfère vous raconter un peu mon programme de la soirée… Il y avait du fun, comme disent les Québécois.

La nuit précédente, j’avais fait ce rêve bizarre où le Red Star jouait un match sur un terrain détrempé. A Bauer, je crois. Au début, il pleut genre tranquille. Et puis il se met à pleuvoir de plus en plus, les joueurs ont de l’eau jusqu’aux genoux. Et finalement, il pleut tellement des cordes à n’en plus finir que ça se transforme en match de water-polo à un moment.

Et comme on perd 6-0 au bout de dix minutes, l’arbitre décide d’arrêter le chrono. Pour faute de goût.

Après je me réveille. Oh tranquillement vers, disons, 13h, et je me prépare psychologiquement à la soirée qui vient. Pour la première fois de ma vie, j’écoutais une émission de Luis Fernandez (1) et j’ai vite compris pourquoi je n’avais pas voulu écouter avant. Des publicistes qui parlent d’un produit appelé Red Star entre deux annonces sur les marques Beckham et PSG… Luis Fernandez est particulièrement à gerber. Ça cause fric, ça cause pognon, flouze et brouzouf, mais finalement pas vraiment de foot. C’est vraiment ça le monde actuel ? Merde alors.

Et bon, Haddad nous a fait du Haddad. Oh, me faites pas dire ce que je ne pense qu’à moitié.  Il fait du bien au club, c’est sûr. Mais là ou j’accroche vraiment pas, c’est niveau vocabulaire. Les mêmes mots reviennent toujours : « marque », « production », « produit ». Haddad est un publiciste (2), ultra à l’aise dans un univers médiatique. Que ce soit des encyclopédies, du shampooing, des bagnoles, de l’eau lyophilisée ou du Red Star, c’est du pareil au même pour un bon commercial.

Et force est de constater qu’il est bon.

Alors par contre, l’histoire Domenech c’est du branletage de nouille version papier. Je n’y croyais pas une seule seconde. Dommage, car Estelle Denis à Bauer, ça aurait été plus glamour que Jacqueline Rouillon. ‘Fin bref, pardonnez ces circonvolutions. Nous ne sommes plus trop habitués, nous autres du côté de la rue du docteur Bauer, à tant de tapage médiatique.

Ceci dit, ceci fait, petite réza au Café de France, histoire d’avoir à grailler après le match. Plutôt pas mal comme boui-boui, malgré la populace très « lotofoot ». Bon, donc c’est réglé et direction l’Olympic, face Bauer, pour boire en supporter. Dans les discussions, la rumeur enfle : Doumbia serait titulaire. Personne n’ose vraiment y croire, mais on boit pour exorciser le mal.

Bon, en fait, il sera remplaçant, ouf.

Après la distrib’ d’écharpes et de banderolles, nous voilà tous partis en cohorte vers le SDF, soit à peu prêt vingt minutes de marche en banlieue rouge où y’a jamais rien qui bouge. Une marche ponctuée de chants et de pétards en tout genre sans croiser grand monde sinon quelques bagnoles perdues. Et finalement, nous l’aperçûmes, le beau, le très commercial, le Coca-Cola Stade de France.

Fou que je suis, j’ose commander une bière au stand le plus proche, histoire de pisser des litres le  match venu… Et me vient une question que j’aimerai poser à tous les supporters de Liguains : ça vous gène pas de claquer 6 boules pour boire de la pisse au sucre dans des gobelets en plastoques ? Non parce que franchement, c’est ça. De la pisse au sucre… Et coupée à l’eau. Le nom de bière n’est-il pas censément réservé aux boissons avec alcool qui ont goûts de bière ?

C’est sur cette note acidulée que je conclus. Non, non, je n’ai vraiment pas envie de commenter ce match. Sachez juste qu’à la fin, nous partîmes manger au Café de France. Et c’est là que je remarquait la plaque de supporter de l’OM au-dessus du bar. Putain, si même ici, ils s’y mettent.

Et ça n’a pas loupé, quand le mec a vu nos écharpes, c’est parti… Et je revoyais venir les putains de discut’ de merde où tu dois te justifier de supporter un club de National, putain…

Hey les mecs, si ça vous fait chier de supporter l’équipe de votre quartier ou de votre ville, allez donc supporter le Barça, ils gagnent tous les week-end des 15-0 contre Malaga… Au moins vous pourrez être fiers mais n’allez pas faire chier des mecs qui se bougent le cul pour supporter leur équipe, même en DH, et qui se tapent des piles de 3-0 ou 4-0 contre des équipes de villes que vous seriez même pas foutu de placer sur une carte. Pour ça, il faut en vouloir et c’est autrement plus respectable que de supporter une équipe à 10 000 km de chez soi, dans une ville où vous avez jamais mis les pieds tout ça pour vous inventer une vie depuis votre canapé…

Voilà, c’est dit.

Et puis bon, le gars m’a ensuite avoué que son fils jouait au Red Star. Comme quoi, il y a de l’espoir.  Toujours.

 

Les séquano-dyonisiens :

Gorgelin (3/5) :  La pelouse était pourrie, le ballon était glissant… Après quelques ratés de la main, il a décidé de tout repousser aux poings… Solide sur les tir, mais fébrile sur les centres. Et il a foiré quelques relances.

Cerielo (3/5) : Il avait la niaque. Volontaire, il a vite compris qu’il ne pourrait guère sortir de sa partie de terrain. Quelques clins d’œil à la tribune supporter.

Allegro (4/5) : Contemplez son œuvre, ô Puissants, et désespérez !

Dembele (3/5) : Première titularisation pour la nouvelle recrue. Convaincante pour ma part… Pas vraiment un joueur de foot, mais un défenseur qui nous fera du bien en National.

Abadie (1/5) : Faible, trop faible, malheureusement…

Fardin (3/5) : Il monte en puissance. Auteur de sa patate habituelle, sans danger pour Mandanda. Pour le reste, du classique. Ah on fait ce qu’on peut, ma bonne dame.

Dieye (1/5) : Transparent… S’est fait bouger comme un puceau par du Ayew. Aurait dû casser quelques tibias.

Peralta (2/5) : J’avoue que je l’ai pas vraiment vu. Sauf quand il a été remplacé par Gagnier à la 73ème.

Bezouien (2/5) : Alors, vous avez vu, il tricote, hein ?! Et est-ce que c’est efficace ? Non. Remplacé à la 73ème par Malfleury.

Touati (4/5) : Une petite course et puis s’en va, mais quelle course, putain. J’en ai chié dans mon froc !

Marlet (3/5) : Non ce n’était pas son putain de jubilé romantique. C’était un match de coupe, même dans un stade de merde. Et Marlet vous a rappelé à son bon souvenir, et puis il s’est éteint, tranquille et serein. Perso, je ne qualifie pas d’occasion de but sa frappe momolle de 2ème mi-temps. Remplacé par Doumbia à la 65ème (je crois).

 

Les seconds couteaux :

Doumbia (NN) : Pourquoi est-il entré ?

Malfleury (NN) : Pourquoi n’était-il pas titulaire ?

Gagnier (NN) : Deux petits hors-jeu et puis s’en va…

 

L’adversaire :

Bravo à eux, ils ont battus une équipe du Red Star 5-0, là où Vannes n’avait mis que quatre buts. On peut donc penser que Marseille est supérieur à Vannes, mais de pas beaucoup.

Porthos vous donne les images du match, volées à des marseillais. C’est toujours ça.

Et puis parce que le Stade de France reste un Stade de Merde plein de footix, je vous invite à consulter le site de sauvegarde de Bauer, le vrai stade du Red Star.

Le collectif des amis du Red Star

Le Forum des supporters

Cordianalement,

Porthos Molise

(1) En différé, l’émission de chais pu quel jour où Haddad était interviewé.

(2) PDG de Première Heure, pour ceux qui l’ignoreraient…

5 thoughts on “La Jules Rimet Académie note Red Star – OM (0-5)

  1. Je ne connais rien de rien au red star, à part que parait-il jadis c’était un grand club. Mais en tout cas, ton acad est toujours agréable à lire, notamment quand tu craches sur les fans de la dernière heure. Par ce qu’à ce rythme là je sens bien que vont émerger quelques fans de Nicosie dans peu de temps.

  2. Je suis pas pour le Red Star, mais très bonne ta fin d’article. Et encore t’as de la chance de voir ton équipe, moi je me suis payé tous les matchs de la saison passée du s.o Chambery (et ouai ;)) à domicile, et en CfA 2. Et pour les 32ème et les 16 èmes de finales de la la coupe, ben y avait plus de places. Ou quand les supporters de la dernière heure baisent les autres.

  3. La victoire du Red Star m’aurait fait bander. Dommage, c’est également dommage de voir que presque plus de la moitié du stade était marseillais…

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