La Lens Académie note Lens-Clermont (2-1)

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Luissette en a dans le pantalon de Jr.

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Après la belle purge du Havre pour bien commencer l’année, nous voici de retour à Bollaert pour la 1e fois en 2012, avec la réception de Clermont-Ferrand. Pour ceux qui comme moi se foutent complètement de la ligue 2 (d’ailleurs, je me fous également de la Ligue 1 vu je ne suis que le Racing, au gré de ses pérégrinations dans la France (très) profonde), sachez que les Auvergnats sont leaders en passe de monter à mi-parcours.

Si Brice Hortefeux ne peut que se réjouir d’une telle nouvelle, il n’en reste pas moins qu’à force de voir monter des Evian, Dijon, Ajaccio, et descendre des clubs comme Nantes, Monaco, Strasbourg et nous, la L1 va de plus en plus ressembler au championnat de Roumanie ou de Belgique, avec des stades forcément plus petits, des ambiances champêtres et des équipes qui font sur le papier moins envie. Ceci dit, hormis Evian et ses arrangements entre amis, les autres équipes citées ont gagné dignement leur place et leur légitimité dans l’élite sur le terrain et nous n’avons pas volé notre rétrogradation.

Cet aparté passé, la réception du « leader clermontois » par l’actuel 16e du classement, j’en ai des escarres rien qu’à l’écrire, est peut-être une des dernières occasions de nous relancer un peu dans ce championnat, et au passage de faire un peu plus le trou avec les rares équipes derrière nous.

Pour l’occasion, plus de 20 000 gugusses sont présents à Bollaert, qui, pour les fans de stats à la con, reste la 4e affluence de France derrière Marseille, Paris et Lyon, ce malgré une météo qui fleure bon la rhino-pharyngite. Mieux, un joli Tifo inaugure 2012, œuvre des « Galiboys ». Ce tifo me permet d’ailleurs de saluer l’évolution de ce groupe, à l’origine créé par le « 12 », (association des fans traditionnels du Racing, estampillée « beaufs et footix en tous genres par le reste de la France ») pour y accueillir les supporters en herbe. Galiboys est d’ailleurs un jeu de mot foireux avec Galibots, qui désignait les enfants de 12 à 14 ans qui travaillaient dans les mines de charbon. (Car c’est connu, si tu bosses pas à l’école dans le Nord, on t’envoie dans les mines, ce qui est toujours plus sain que d’en faire des enfants de chœur.)

Quand on sait que le supporter Lensois a trèèèèèèès longtemps été imperméable à la culture ultra, les Tigers ayant dû accepter pas mal de compromis pour pouvoir se faire une vraie place dans Bollaert et la Marek, il est assez remarquable qu’un groupe censé engendrer des supporters de base qui claquent leur SMIC à la boutique du club, finisse par être l’antichambre des futurs Ultras. Bref, bravo à eux, c’est bien(g).

 

L’avant – Môtch

Sur le pré, Jean-Wi aligne une équipe qui commence à avoir un peu d’allure. Déjà, on ne le répétera jamais assez, Eduardo n’est plus là. Il peut enquiller 54 buts en une demi-saison avec Ajaccio, ça ne changera rien à l’opinion de votre serviteur à son sujet. Conséquence : on commence le match à 11, ce qui est bien.

Cichero est toujours absent (et a d’ailleurs pris 5 mois de prison avec sursis pour l’incident à Bastia, sacré foutage de gueule si on se rappelle que les stadiers étaient descendus sur le terrain mettre sur la tronche des Lensois… Vivement le retour.), J-E Maurice a une gastro, son meilleure geste technique de la saison pour l’instant, Touré est toujours blessé et Ducasse toujours en phase de digestion de ses deux réveillons. Côté retour, Ben-Saada et Pollet redonnent un peu de variété à nos possibilités offensives.

Du coup, Jean-Oui biffe les noms de Thorgan « Y paraît qu’y est ‘core meilleur qu’euss’ frère eu’l batârd » Hazard, William « ce serait bien qu’il soit aussi bon qu’euss’ frère » Rémy, sur la feuille de match. Les accompagnent sur le banc, Kasraoui, Aurier et Kondogbia.

 

Sur le terrain, ça donne ça :

 

Le Môtch :

On ne va pas se mentir, en ce soir d’énième clasico en Espagne, on a eu droit à un nouveau Purgico. Les intentions sont louables mais le niveau de nos joueurs (comme de nos adversaires d’ailleurs) reste très bas. Hormis Cuvilier, Ben Saada, Toudic et Bérenguer, les autres sont d’une faiblesse criarde, notamment sur le plan tactique. Il n’est pas rare qu’une des deux défenses réussisse à se faire peur en jouant des 5 contre 2 ou en étant complètement aux fraises sur une seule passe.

La première occasion est au crédit des Clermontois, notre équipe n’ayant a priori pas entendu le coup d’envoi, avec une frappe molle d’Alessandrini repoussée mollement par Fabre. La suite est un peu plus équilibrée mais hormis Ben Saada et Cuvillier, on joue d’abord pour ne pas en prendre un avant de jouer pour marquer. Forcément, dans ces cas-là, on s’en remet aux CPA, qui, avec le retour de Ben Saada, sont plutôt pas mal tirés.

Sur l’un d’eux, Farnolle, le gardien de Clermont (qui m’a l’air sacrément mauvais), se troue et met sa défense en panique. Toudic récupère le cuir mais ne réussit pas le plus simple, à savoir, la mettre au fond en étant à 5 mètres du but… La dernière occasion est Clermontoise, avec une belle frappe d’un gars dont j’ai pas noté le nom, mes excuses à la famille tout ça, sorti par Fabien « j’ai bien le temps pour faire un peu le spectacle tellement je m’ennuie » Fabre. En effet, malgré quelques remontées pas mal négociées entre Baal, Ben Saada et Bergdich, quelques ballons intéressants récupérés bien comme il faut par Pollet, ce beau monde rentre aux vestiaires sur un 0-0 insipide.

La seconde période débute un peu mieux, ou pouvait de toute façon difficilement faire pire, avec une volonté claire d’écarter le jeu côté artésien.

Si Démont n’est pas monté aussi souvent que d’habitude, Bergdich de l’autre côté n’hésite pas à combiner avec Baal et recherche systématiquement Pollet et Toudic dans la surface. Sur l’un d’eux, un défenseur Clermontois fait un contrôle un peu limite, que l’arbitre sanctionne d’un penalty. Franchement, je ne suis vraiment pas certain qu’il y avait main, mais l’arbitre, qui n’était pas caché par deux gros mecs en train de se goinfrer de frites, lui, était vraiment bien placé et n’a pas hésité un instant.
Pollet transforme et le Racing réussit à ouvrir le score sans avoir mis en danger l’adversaire. C’est bien.

Dans la foulée, le Racing a la bonne idée de ne pas reculer et de continuer à presser haut. Sur un ballon récupéré par Pollet dans les 40 mètres adverses, Toudic s’avance et profite de la (Jean-Michel) apathie de la défense pour tenter sa chance aux 20 mètres. Le combo « rebond devant le gardien – terrain gras – gardien tout nul – main pas ferme » permet aux Lensois de doubler le score. Le môtch est quasi-plié en 2 minutes. Derrière Clermont tente bien de réagir mais la maîtrise est globalement lensoise.

Ceci dit, si on était capable de gérer sereinement un 2-0 à la maison, ça se saurait. Comme tout se passait bien sur le terrain, Jean Wii panique un peu sur le banc et sort coup sur coup 3 joueurs offensifs, quasi les seuls capables de tenir le ballon (Ben Saada, Cuvillier & Pollet), pour faire rentrer 3 défensifs, Kondogbia, Aurier et Rémy. De l’audace, encore de l’audace toujours de l’audace aurait dit Danton… mais pas là.

Forcément, de môtch merdique, on passe à un môtch soporifique, les seuls CPA étant un moyen de se créer une occasion. A une tête à bout portant d’Aurier suite à un corner, sauvée sur sa ligne par un défenseur, répond un coup de tête mou que Fabre récupérera sans ciller.

La fin de môtch permettra néanmoins aux lensois de rendre hommage aux plus grands tacticiens du foot en laissant marquer les visiteurs. Sur une dernière incursion auvergnate, 8 lensois dans leur 20 mètres réussissent en effet l’exploit de se faire balader sur 2 passes par 3 Clermontois.

Au bout du rouleau, l’arbitre renverra tout ce beau monde aux vestiaires à temps pour mater la coupe du Roi. A noter, pour la stat, une 3e victoire lensoise contre Clermont cette saison, qui, s’ils veulent monter, devront quand même trouver un vrai gardien.

 

Les gôrs :

Fabre : 4. Le frère caché de Denise a été sûr dans ses prises de balles et a le mérite de rassurer sa défense là où son prédécesseur avait plus tendance à faire flipper tout le monde. Quelques plongeons dans la boue histoire de rigoler un peu mais une soirée vraiment peinarde pour lui. C’est juste con de prendre un but alors qu’on joue un 9 contre 4…

Démont : 3. Aurier sur le banc, Yoyo est redescendu d’un cran, histoire de nous rappeler qu’il était un temps le latéral droit le plus flippant de L1. Là, on est en L2, alors il a de la marge mais il a néanmoins bien tenu son rôle en étant aux fraises sur toutes les actions clermontoises, notamment sur le but où il se jette comme un foufou dans le vide. Quelques montées de balles intéressantes quand même, son habituel corner en deux temps vendangé et une frappe lolilol des 40 mètres pour les copains. Bref, une bonne soirée pour notre capitaine.

Yahia : 2. Soirée peinarde pour Yahia qui n’a pas eu grand-chose à faire et ne l’a d’ailleurs pas fait. Il a pris ses habituels ballons dans le dos et a fait parler sa famélique pointe de vitesse pour ne pas les récupérer. Comme d’habitude, il squatte la surface adverse sur chaque CPA sans trop se soucier de son replacement, a relancé plusieurs fois dans l’axe inutilement et a pris son carton hebdomadaire. Bref, une bonne soirée pour notre boucher.

Queudrue : 4. Bien plus serein que contre Le Havre, il a décidé d’arrêter de faire n’importe quoi quand il avait le ballon dans les pieds et s’est souvenu qu’on était en L2, et qu’il jouait encore il y a peu en Premier League. Du coup, les feintes se sont simplifiées, les passes à 10 mètres sont arrivées à destination, les coups de coude ont été mis au bon moment, les tacles ont fait mal et sa caboche a récupéré tout ce qui traînait. Pour ceux qui n’ont pas vu le match, rassurez-vous, il a quand même dégagé n’importe comment quelques ballons… Bonus +1 : il ne s’est pas encore blessé en 2012.

Bergdich : 4. 2e titularisation d’affilée pour le Marocain qui semble bizarrement préférer l’hiver et les terrains détrempés. En même temps, en jouant à Lens, ça peut être utile. Un match intéressant pour Zakaria, jamais pris en défaut sur son côté et qui s’est un peu laissé pousser les couilles depuis l’année dernière en n’hésitant plus à monter très haut. De bonnes combinaisons avec Baal et Pollet, quelques centres intéressants et des duels gagnés sans faire de faute. C’est sûr que c’est pas Bédimo, mais le souvenir de Ramos est bien loin quand même.

Bérenguer : 4. Placé en 6, juste devant la défense, il a fait parler le physique pour dépiauter à lui tout seul le milieu auvergnat. Un pressing constant sur le porteur, rendu possible par les apports défensifs de Baal et Queudrue, et un nombre impressionnant de duels gagnés. Il lui manque juste un 8 à qui refiler le ballon pour bonifier son travail de sape.

Baal : 2. Encore un match sans consistance pour l’ex Manceau. Pour sa décharge, il s’est retrouvé dans un poste un peu bizarre, sorte d’Inter à l’ancienne, entre Berdgdich et Ben Saada. Pas forcément un mauvais match, mais pas suffisant pour mériter mieux que ça. Trop de pertes de balles évitables et de passes ratées ternissent une copie déjà bien pâle.

Ben Saada : 4. Comme d’hab, le Tunisien est le meilleur footballeur sur le terrain. Il semble en plus avoir pris la bonne résolution de faire des passes en 2012 et a le mérite de les réussir. Il a mis la misère à son vis-à-vis tout le match, a eu la bonne idée de tirer la plupart de nos CPA et de bien le faire. C’est bien.

Cuvilllier : 2. Moins en vue que contre Le Havre, il m’a gonflé à constamment réclamer quelque chose quand tout n’allait pas dans son sens. -1 pour sa frappe de 45 m en seconde période alors qu’il y avait 3 lensois dans la surface qui attendaient la passe.

Toudic : 4. Il revient bien et marque pour la deuxième fois de suite à Bollaert. Toujours aussi opportuniste, il a le double avantage de ne pas tergiverser et de ne pas rester sur un échec. C’est parfois soulant de le voir rater deux fois de suite la même chose, mais si c’est pour le voir marquer 5 minutes après, ça me va. De toute façon, si on veut remonter un peu au classement, ça passe par un réveil de nos attaquants, donc de Toudic.

Pollet : 3. La grande saucisse belge est le meilleur buteur lensois. Voilà voilà… Y’a pas une histoire de fin du monde cette année ?

 

Les entrants :

Kondogbia : NN. Je ne veux pas être désagréable.

Aurier : NN. Son retour sur le banc coïncide avec ses volontés de départ. C’est con qu’on ait récupéré la moitié du transfert de N Roux à Lille, hein Serge ?

Rémy : NN. A dû être adopté.

Prochain match : Monaco-Lens.

 

Luissette Attaque.

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10 réflexions sur “La Lens Académie note Lens-Clermont (2-1)

  1. Il n’y a vraiment que l’académie de luissette pour me faire regarder les matchs de lens mais alors le but clermontois est vraiment choquant.

  2. non c’est la 2eme victoire de Lens contre Clermont car à l’aller ils nous ont battu 2-0

  3. On a perdu chez eux à l’aller, Yahia nous ayant prodigué un de ses matchs dont lui seul à le secret.

    Sinon très bonne acad’ , jusqu’au Commentaire sur Pollet… Je vais la jouer Mourinho; Por qué?

  4. Berdgdich…
    d, pas d, peut-être d?
    T’as raison, dans le doute, mets-en partout

    Sinon ça fait plais’ de te revoir dans le coin Luissette

  5. J’ai un peu trop picolé moi, ça aurait du m’interpeler 3 victoires contre la même équipe.

    Pour Pollet : bah, il est quand même super pas bon dans l’ensemble. Hormis son combo, contrôle de la poitrine (raté une fois / 2) passe en retrait, il ne sait pas faire grand chose.

    C’est quand même con qu’une armoire à glace comme lui ait jamais été foutu d’en caler un de la tête. Comme en plus il est lent et a les pieds carrés…

    Après, on lui demande pas d’être Batistuta et je lui reconnaît un état d’esprit irréprochable. Un bon mec de L2 quoi.

  6. C’est l’une des rares satisfactions sur le plan individuel cette année, et pourtant il est loin de faire l’unanimité chez beaucoup de lensois… Le mec il joue dans une équipe de branques, les ballons potables il peut les compter sur les doigts d’une main d’un semi-manchot et malgré ça, il claque quasi un match sur 2… Et il rechigne jamais dans l’effort, c’est le premier à presser les défenses adverses (d’ailleurs ça nous amène le 2nd but hier). Il fait le taf quoi. Après bien sur il peut encore s’ameliorer dans ce qui est jeu en pivot, protection de balle (…) mais c’est l’un des derniers à blâmer et à rabaisser dans cette équipe …

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